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    Deux buts rapides sur le jeu de puissance en troisième permettent aux Rangers de l’emporter

    Par Adam Kimelman - Directeur adjoint de la rédaction à NHL.com

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    Deux buts rapides sur le jeu de puissance en troisième permettent aux Rangers de l’emporter
    Deux buts rapides sur le jeu de puissance en troisième permettent aux Rangers de l’emporter

    NEW YORK – Si l’attaquant des Rangers de New York Brad Richards pouvait changer le passé, les séries éliminatoires de 2013 n’auraient jamais eu lieu.

    « Je n’ai vraiment pas envie de parler de l’an dernier, a souligné Richards. Je vais vous parler de [jeudi]… J’ai connu plusieurs bonnes saisons, alors il n’y a aucune raison de parler de ma mauvaise campagne. »

    Si Richards pouvait connaître davantage de matchs comme celui qu’il a connu pour entreprendre les séries 2014, personne ne lui parlerait de l’an dernier.

    Richards a inscrit le but gagnant en plus d’obtenir des mentions d’aide sur deux autres buts, tous en troisième période, alors que les Rangers ont défait les Flyers de Philadelphie 4-1 dans le premier match de leur série de premier tour de l’Association de l’Est au Madison Square Garden.

    Richards avait pourtant été laissé de côté à ses deux derniers matchs éliminatoires l’an dernier.

    « Nous n’avons jamais douté de son talent et de ce qu’il apporte à l’équipe », a indiqué le défenseur des Rangers Ryan McDonagh. « Il en a fait la preuve aujourd’hui dans le match numéro un. Il veut faire encore mieux pour le reste de la série. »

    Derek Stepan, Mats Zuccarello et Carl Hagelin ont touché la cible pour les Rangers, qui prennent les devants dans cette série quatre de sept qui se poursuivra dimanche (12 h (HE); NBC, TSN, RDS).

    Les Rangers de New York ont marqué deux buts en avantage numérique en l’espace de 47 secondes en troisième période pour briser une égalité de 1-1.

    Il s’agissait de la neuvième défaite consécutive des Flyers au Madison Square Garden, séquence qui s’est amorcée le 20 février 2011. Andrew MacDonald a été l’unique marqueur et Ray Emery a réalisé 32 arrêts pour les Flyers, qui ont été dominés 13-1 au chapitre des lancers en troisième période, et 36-15 pour l’ensemble du match.

    La rencontre a basculé à 7:35 du troisième tiers lorsque l’attaquant recrue des Flyers Jason Akeson, à sa première partie en carrière en séries éliminatoires, a reçu une double pénalité mineure pour avoir porté son bâton trop élevé sur Carl Hagelin.

    Richards s’est d’abord trouvé au bon endroit au bon moment pour profiter du retour de Martin St-Louis à 8:22, puis quelques instants plus tard, il a effectué une belle feinte de lancer avant de faire une brillante passe à Stepan, fin seul près du poteau à la droite du gardien, et ce dernier n’a pas raté sa chance à 9:09.

    « Lorsque l’on obtient un jeu de puissance de quatre minutes en troisième période dans une rencontre éliminatoire égale 1-1, si on ne marque pas ou que l’on ne s’empare pas au moins du momemtum, cette partie peut tourner à l’avantage de notre adversaire assez rapidement puisqu’il peut bâtir là-dessus, a analysé Richards. C’était énorme de pouvoir marquer un but. De retourner sur la glace et d’en inscrire un autre nous a permis de l’emporter. »

    Hagelin a complété la marque lorsqu’il a profité d’un retour de Richards à 15:52.

    Bien que Richards n’a pas voulu parler de rédemption, ses coéquipiers étaient heureux de retrouver le joueur qui a mis la main sur le trophée Conn Smythe avec le Lightning de Tampa Bay en 2004.

    « Il s’est présenté avec une excellente attitude, il a travaillé très fort pour se donner la meilleure des chances de créer des choses et d’avoir un impact, a mentionné McDonagh. Je ne crois pas que qui que ce soit ait douté de son importance pour l’équipe ou ait ignoré le genre de saison qu’il a connu. Il a prouvé tout cela ce soir et il a amorcé les séries avec force. Nous aurons besoin d’autres performances comme celles-là, et il le sait. Il faut simplement qu’il bâtisse là-dessus. C’était seulement le match numéro un, et il reste encore beaucoup de temps à cette série. »

    Autant l’apport de Richards sur la glace est important, son expérience de 94 parties éliminatoires l’est tout autant.

    « C’est un meneur, a confié Hagelin. Il est déjà passé par là auparavant. N’importe quel joueur qui remporte la Coupe [Stanley] aura le respect des autres joueurs dans le vestiaire. Lui et Marty ont fait de l’excellent travail pour bien nous préparer pour cette série, en insistant sur quelques points avec nous. Juste de les avoir avec nous, leur présence, il s’agit d’une aide précieuse. »

    Une fois que les Rangers ont pris les devants, leur défensive a empêché les Flyers d’entreprendre une remontée, aidée par les trois punitions dont a écopé Philadelphie.

    « Cela me dérange, a avoué l’entraîneur des Flyers Craig Berube. Il n’y a aucune raison pour que cela arrive. Il faut demeurer en contrôle de nos émotions. Il faut demeurer calme. »

    L’une des pénalités a été l’œuvre du capitaine de Philadelphie Claude Giroux. Le troisième pointeur de la LNH en saison régulière a été incapable de diriger un lancer au filet pour la cinquième fois de la campagne, mais il s’agissait seulement de la deuxième fois où il était blanchi au chapitre des tirs et des points.

    Le premier trio des Flyers composé de Giroux, Scott Hartnell et Jakub Voracek n’a dirigé que deux lancers, tous deux provenant du bâton d’Hartnell.

    « Ils n’ont pas produit, a résumé Berube. Ils n’ont pas tiré, n’ont pas réussi à atteindre le filet et n’ont pas généré d’offensive. »

    Une partie de ces insuccès peut être attribuable au bon travail des attaquants de New York Brian Boyle, Dominic Moore et Derek Dorsett.

    « C’est un trio difficile à maîtriser, et ils ont fait un bon travail, a confirmé l’entraîneur des Rangers Alain Vigneault. Le trio de Dom a utilisé ses forces. Ils ont joué les pourcentages. »

    Les Rangers ont dominé au chapitre de la possession de rondelle et des chances de marquer après deux période, mais Emery, qui obtenait un premier départ en séries depuis le 24 avril 2011, alors qu’il portait l’uniforme des Ducks d’Anaheim, a gardé Philadelphie dans la rencontre.

    « Il a très bien joué, a affirmé Berube. Nous ne l’avons pas aidé en troisième période avec toutes ces punitions. »

    Emery obtenait le départ puisque Steve Mason est toujours ennuyé par une blessure au haut du corps qu’il a subie samedi contre les Penguins de Pittsburgh. Mason est un cas incertain pour le deuxième match. Il est arrivé avant la mise au jeu initiale jeudi, mais n’était pas en uniforme. La recrue Calvin Heeter était l’auxiliaire d’Emery.

    Les Flyers ont dirigé un seul lancer au but au cours des premières 7:28 de la rencontre, mais ils en ont tiré le maximum car ce tir de MacDonald s’est retrouvé au fond du filet. Scott Hartnell a d’abord frappé le défenseur des Rangers Ryan McDonagh derrière le but de New York, ce qui lui a permis de récupérer la rondelle dans le coin de la patinoire. Hartnell a ensuite effectué une passe à MacDonald à la pointe gauche, et le lancer de ce dernier a dévié sur le bâton de St-Louis avant de battre Lundqvist haut du côté de la mitaine. Il s’agissait du premier but en séries éliminatoires de MacDonald.

    Les Rangers ont nivelé la marque à 10:53 grâce au but de Zuccarello. Benoit Pouliot a remporté une bataille pour la rondelle contre Braydon Coburn devant le filet de Philadelphie avant de diriger une passe du revers en retrait à Zuccarello. Son lancer a touché son coéquipier Derick Brassard et le défenseur des Flyers Kimmo Timonen, qui bataillaient devant la cage. La rondelle est atterrie dans le demi-cercle et Zuccarello l’a poussée au fond du filet.

    Les Flyers croyaient qu’ils avaient une bonne chance de l’emporter jusqu’à la pénalité à Akeson.

    « Nous n’avons pas obtenu beaucoup de lancers, mais nous avons réussi plusieurs bonnes choses, a souligné Giroux. Il y a une raison pour laquelle ces séries ont sept matchs, Nous allons regarder ce que nous avons fait de mal et nous serons prêts pour la deuxième rencontre.

    « Nous allons nous en tirer. Ce n’est pas le moment d’appuyer sur le bouton panique. Ce n’est qu’une partie. »

    Suivez Adam Kimelman sur Twitter : @NHLAdamK

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