Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

    Touchette : Le CH et le Lightning sont séparés à la naissance

    Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

    Partagez avec vos amis


    Touchette : Le CH et le Lightning sont séparés à la naissance
    Lorsqu'il se regarde dans le miroir, le Canadien doit sûrement noter une certaine ressemblance avec son rival du premier tour, le Lightning de Tampa Bay

    Le Canadien de Montréal a peut-être connu une récolte de 100 points, mais s'il n'atteint pas la deuxième ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, il récoltera surtout des ... tomates, gracieusement de ses fans.

    À Montréal comme ailleurs, 50 pour cent des notes du bulletin de fin d'année, c'est bien connu, est attribué selon les performances en séries. Ainsi va la vie dans la LNH.

    Les attentes sont donc élevées pour une équipe, qui, avouons-le, aura fait mentir les bonhommes sept heures de ce monde qui, il n'y a pas si longtemps, lui prédisaient bien des malheurs.

    Levez la main ceux, qui, haut et fort, avaient juré que le Canadien ne ferait pas les séries ?

    Curieusement, ceux-là ne se manifestent que rarement. Anyway.

    Lorsqu'il se regarde dans le miroir, le Canadien doit sûrement noter une certaine ressemblance avec son rival du premier tour, le Lightning de Tampa Bay, certainement l'une des plus grosses surprises de l'année.

    Les comparaisons

    Je m'explique: Le Lightning mise sur un super attaquant en Steven Stamkos, l'homme qui tire plus vite que son ombre; le Canadien a Thomas Vanek et Max Pacioretty.

    Le Lightning compte sur un excellent défenseur offensif en Victor Hedman, qui a franchi le cap des 50 points; le Canadien, lui, a P.K. Subban, l'un des quatre joueurs de l'équipe à avoir obtenu au moins 50 points.

    Et comme le Canadien, le Lightning, surtout pendant l'absence prolongée de Stamkos, a souvent été transporté à bout de bras par son gardien de but. Ben Bishop, l'homme qui donne l'impression de remplir 90 pour cent de son filet.

    Autre point en commun: le Canadien et le Lightning ne sont pas particulièrement robustes, mais ils sont rapides.

    Bref, c'est à croire que les deux équipes ont été séparées à la naissance.

    Pas étonnant que le Lightning ait amassé 101 points, un de plus seulement que le Canadien.

    Le hic, c'est que Bishop est blessé. Combien de matches sera-t-il en mesure de jouer ? Mystère et boule de gomme.

    Imaginez un peu la situation si le Tricolore devait attaquer cette première ronde sans Carey Price. Le Québec tout entier serait probablement en train de faire brûler des lampions à l'Oratoire Saint-Joseph.

    Or Price joue le meilleur hockey de sa carrière.

    À pareille date, l'année dernière, il était vulnérable, presque démoli. Il avait connu une fin de saison régulière combien difficile et le Canadien, au premier tour des séries, n'avait pas fait vieux os face aux Sénateurs d'Ottawa.

    Cette année, Price marche sur les eaux. Stéphane Waite l'a peut-être remis en selle, mais sa médaille d'or acquise aux Jeux de Sotchi lui a permis de passer à un niveau supérieur. Dans sa tête, il a grandi de six pouces, peut-être plus.

    Le Canadien en six. Mais vous n'êtes pas obligés de me croire.

    De la fierté d'abord

    L'un des plus beaux défis dans le sport consiste à redonner vie à une organisation jadis prestigieuse.

    C'est la mission qui attend Brendan Shanahan, qui, il y a quelques jours, a été nommé président et gouverneur suppléant des tristes Malpe Leafs de Toronto, qui ont raté les séries éliminatoires pour la huitième fois en neuf ans.

    Ça fait tellement longtemps que les Leafs ont connu du succès qu'on en vient à oublier qu'ils ont déjà formé l'une des puissances de la LNH.

    Rarement a-t-on vu une concession déjà glorieuse végéter aussi longtemps.

    Au cours de leur histoire, les Leafs ont remporté la Coupe Stanley pas moins de 13 fois, ce qui leur confère le deuxième rang derrière le Canadien.

    Mais leur dernière conquête remonte aussi loin qu'en 1967. Depuis, ils n'ont jamais cessé d'accumuler les déboires, si l'on fait exception de quelques brèves percées ici et là.

    Il y a évidemment beaucoup à faire chez les Leafs mais, avant tout, Shanahan devra ramener ce sentiment de fierté, qui a déjà animé les joueurs de cette organisation car les Leafs, en vertu de leurs

    succès passés et de leur renommée, ne devraient jamais être perçus comme une organisation comme les autres.

    Il appartient maintenant à Shanahan de redonner aux Leafs leurs titres de noblesse. Une bien grosse commande, en effet.

     

    La LNH sur Facebook