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    Patrick Roy et l’Avalanche sont prêts à affronter le Wild

    Par Corey Masisak et Tal Pinchevsky - Journalistes LNH.com

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    Patrick Roy et l’Avalanche sont prêts à affronter le Wild
    Patrick Roy et l’Avalanche sont prêts à affronter le Wild

    Avalanche du Colorado

    Rang: 252-22-8112 Pts.

    Wild du Minnesota

    Rang: 743-27-1298 Pts.

    Il a fallu attendre jusqu’au tout dernier jour de la saison régulière de la LNH pour déterminer que ces deux équipes allaient s’affronter en première ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

    L’Avalanche du Colorado a été couronné champion de la section centrale quand les Blues de St. Louis ont encaissé une défaite de 3-0 face aux Red Wings de Detroit dimanche après-midi. Mené par un entraîneur de première année en Patrick Roy, ce fut un autre exploit remarquable accompli par l’Avalanche cette saison, alors que l’équipe avait terminé à l’avant-dernier rang du classement de la ligue en 2012-13.

    Pendant ce temps, le Wild du Minnesota s’est maintenant qualifié pour les séries pour une deuxième année d’affilée. Après avoir accordé des contrats identiques de 13 ans et 98 millions $ à l’attaquant Zach Parisé et au défenseur Ryan Suter à l’été 2012, le Wild a mis fin à une disette de quatre ans l’année dernière, mais a été éliminé par les Blackhawks de Chicago en cinq matchs lors de la première ronde.

    Au moment de la mise en jeu initiale du match no 1, ce sera la première fois que l’Avalanche et le Wild partageront la même feuille de pointage depuis le 30 janvier. Ils se sont affrontés cinq fois en l’espace de deux mois, alors que deux matchs ont été décidés au terme d’une fusillade. Le Colorado a terminé avec une fiche de 4-0-1 contre le Minnesota; la recrue Nathan MacKinnon a marqué deux buts gagnants.

    Le Wild a inscrit deux buts lors des cinq affrontements contre l’Avalanche, une défaite de 5-4 le 30 janvier au Pepsi Center.

    Mais le Minnesota aura un tout nouveau look lorsqu’il fera face au Colorado cette semaine. Le gardien Ilya Bryzgalov n’a rejoint le Wild que lors de la première semaine de mars, et a joué un grand rôle pour permettre au Minnesota d’être de retour en séries. En 11 matchs de saison régulière avec le Wild, Bryzgalov a démontré un dossier de 7-0-3 avec une moyenne de buts alloués de 1,78 et trois jeux blancs.

    Le Colorado disputera probablement l’entièreté de la première ronde sans son joueur de centre Matt Duchene, qui a subi une blessure au genou le 29 mars dans un match contre les Sharks de San Jose. Duchene était le meilleur pointeur de l’Avalanche cette saison; il avait amassé 70 points (23 buts, 47 aides) en 71 rencontres.

    Attaquants

    En Duchene, Gabriel Landeskog, Nathan MacKinnon et Ryan O’Reilly, l’Avalanche compte sur le meilleur quatuor de joueurs ayant moins de 24 ans de la ligue. Ils sont également les quatre meilleurs pointeurs de l’équipe. Duchene ne devrait pas être prêt à temps pour le début des séries éliminatoires, mais il pourrait être de retour d’ici la fin de la première ronde.

    MacKinnon va remporter le trophée Calder et pourrait être un des meilleurs joueurs de la LNH à l’être devenu en si peu de temps. L’excellente saison d’O’Reilly à l’attaque est passée un peu sous silence en raison des performances des autres gars de son équipe, mais produire offensivement à ce niveau avec ses habiletés de bon joueur dans les deux sens de la patinoire fait de lui un des meilleures joueurs de la LNH à ne pas être une vedette.

    Dans une équipe remplie de joueurs avec plus de tentatives de tirs contre que pour, Paul Stastny est le seul attaquant en santé à avoir un pourtentage Corsi au-dessus de 49 pour cent. Comme O’Reilly, il a connu une très bonne campagne qui devrait être bien récompensée au terme de la saison, alors qu’il deviendra joueur autonome.

    La profondeur de cette équipe à l’attaque perd beaucoup de son lustre avec Duchene et PA Parenteau hors de la formation en raison de blessures. Maxime Talbot a déjà marqué deux buts lors d’un match no 7 de la Finale de la Coupe Stanley, mais il ne contribue pas beaucoup à l’attaque dernièrement. Patrick Roy devrait s’en tenir à ses trois meilleurs trios le plus possible, parce que le quatrième passe beaucoup trop de temps dans son territoire même s’il n’y amorce pas toujours ses présences.


    À sa première saison complète avec le Wild, Jason Pominville a été un rouage clé à l’attaque, qui a peaufiné sa complicité avec Parisé et Mikko Koivu. Alors que les jeunes joueurs ont grandi et que le Wild a ajouté des éléments offensifs à la date limite des transactions, l’équipe est devenue moins dépendante de ses trois vétérans attaquants.

    Toute profondeur offensive développée par le Wild à travers les années est le résultat de l’évolution de Mikael Granlund, le choix de première ronde (neuvième au total) en 2010 qui est devenu le fabricant de jeux dynamique que l’organisation croyait qu’il deviendrait. Granlund a dû composer avec des blessures, mais quand il était en santé, l’entraîneur Mike Yeo a pu démontrer beaucoup plus de versatilité avec ses combinaisons de trios. Les jeunes joueurs Charlie Coyle, Erik Haula et Justin Fontaine ont également contribué à l’occasion, mais la meilleure décision quant à l’attaque a été de faire l’acquisition de Matt Moulson des Sabres de Buffalo le 5 mars.

    Pouvoir compter sur plus d’un vétéran marqueur au sein de sa formation a donné à Yeo plus d’options qu’il n’en a jamais eues depuis qu’il s’est amené à la barre du Wild en 2011.

    Matt Cooke et Kyle Brodziak ajoutent de la robustesse aux autres trios, et Nino Niederreiter a été relégué à un rôle plus défensif après avoir flirté avec une place au sein des deux premiers trios plus tôt dans la saison. Mais ça pique du nez par la suite. Stéphane Veilleux et Cody McCormick ont aidé en désavantage numérique, mais c’est à peu près tout. Et Dany Heatley et Mike Rupp ont été rayés de la formation.



    Défenseurs

    C’était supposé être la cause des insuccès de l’Avalanche, et c’est toujours sa plus grande faiblesse. Ceci étant dit, Erik Johnson s’est ressaisi après une bien mauvaise saison en 2012-13. Il n’est pas un défenseur élite, mais il peut gober plusieurs minutes par match et fait face à certains des bons joueurs adverses. Tyson Barrie a été plutôt épargné côté joueurs à affronter et situations difficiles, mais il a tout de même été très productif.

    Cory Sarich et Nick Holden se sont tenus dans la moyenne de la ligue. Sarich a également dû composer avec une blessure au dos. Andre Benoit a fait un peu moins que ça.

    Jan Hedja a fait face à des adversaires redoutables, mais n’a pas connu beaucoup de succès contre eux. Nate Guenin a démontré un pourcentage Corsi inférieur à 45 pour cent même avec des débuts de présences et adversaires favorables. Cette équipe ne peut probablement pas se permettre de perdre Johnson ou Barrie plus que tout autre joueur, incluant le gardien Semyon Varlamov.

    L’évolution de la défensive du Wild a été vitale à la performance générale de l’équipe. Au début de la saison, le Minnesota misait beaucoup sur Suter et le défenseur de deuxième année Jonas Brodin. Suter a fait tout ce que le Wild aurait pu lui demander de faire, terminant au sommet de la ligue au chapitre du temps de glace, pendant que Brodin se développait en un solide défenseur dans les deux sens de la patinoire.

    Comme Granlund l’a fait à l’attaque, Jared Spurgeon s’est développé au fur et à mesure que la saison avançait, obtenant de plus en plus de temps de glace et donnant à Yeo plus de versatilité pour utiliser ses différentes combinaisons défensives. Avec Spurgeon muté sur la première paire aux côtés de Suter, Brodin s’est vu donner plus de responsabilités pour mener le deuxième duo du Wild.

    Complétant l’unité défensive du Minnesota, Keith Ballard, Marco Scandella, Clayton Stoner, Nate Prosser et Jonathon Blum ont eu leurs moments, mais personne n’a vraiment aidé à solidifier la défense du Wild.

    Le Minnesota dépend beaucoup de ses meilleurs défenseurs, alors attendez-vous à ce que Suter se mérite encore plus de temps de glace pendant les séries. Il a obtenu en moyenne un imposant total de 31:37 minutes de temps de glace lors des cinq matchs du Wild au printemps l’an dernier. Il devrait égaler sinon dépasser chiffres cette année.

    La clé pourrait être Spurgeon, qui a vu son temps de glace s’accroître dramatiquement après les Jeux olympiques de Sotchi 2014. Obtenant de plus en plus de confiance de la part de son entraîneur, Spurgeon a égalé ou excédé ses précédents sommets dans toutes les catégories de statistiques majeures. Ce développement sera testé dès le début des séries.

    Gardiens

    Varlamov a été une révélation cette saison. Finalement en mesure de demeurer en santé et de trouver une constance, il est la plus grande raison qui explique que l’Avalanche a l’espoir d’avancer. Les Blackhawks de Chicago ont détruit l’Avalanche en terme de possession de rondelle, mais le Colorado a gagné quatre des cinq duels entre les deux équipes, largement grâce aux brillantes performances de Varlamov. Reto Berra et Jean-Sebastien Giguere sont aussi de la formation et… bien, ils sont disponibles.

    Varlamov doit bien jouer, sinon l’Avalanche est dans le trouble. C’est aussi simple que ça.


    Aucune équipe à avoir atteint les séries n’a vécu autant de changements devant son filet que le Wild, qui a vu quatre gardiens différents assumer le rôle de partant. Josh Harding semblait être le gardien élite de l’organisation au début de la saison jusqu’à ce qu’il soit placé sur la liste des blessés, lui qui souffre de sclérose en plaques. Harding a recommencé à patiner vers la fin de la campagne, mais rien n’indique qu’il sera prêt pour les séries.

    Niklas Backstrom a ensuite joué le rôle de gardien no 1, mais sa saison a pris fin prématurément après qu’il eut dû subir une opération à l’abdomen. Même si la recrue Darcy Kuemper est devenue une machine devant le filet, le Wild a ajouté de la profondeur à la position de gardien de but en allant chercher Bryzgalov des Oilers d’Edmonton le 4 mars. Au moment de la transaction, le Wild espérait que Bryzgalov puisse être le mentor du jeune Kuemper. Mais comme ç’a été le cas pendant une bonne partie de la saison, la situation du Minnesota devant le filet a changé sans avertissement.

    Kuemper s’est blessé au bas du corps, ce qui a donné à Bryzgalov le rôle de partant. Le résultat a été une véritable renaissance pour Bryzgalov. Si Harding réussit à revenir au jeu pour les séries, attendez-vous quand même à ce que ça soit Bryzgalov qui soit d’office à sa première participation en séries depuis 2012.

    Entraîneurs

    Roy est un des candidats en tête de la course à l’obtention du titre d’entraîneur de l’année, et compte tenu d’où l’équipe a terminé au classement l’an dernier, il pourrait très bien se mériter le trophée Jack Adams. Retenir les services de François Allaire et aider Varlamov à devenir un gardien élite est beaucoup plus important à retenir que lorsqu’il avait poussé la baie vitrée entre les deux bancs lors du premier match de la saison, mais les gens aiment mieux retenir ce genre d’événements.

    Roy a également permis à ses meilleurs joueurs de jouer avec plus de liberté. Ça leur a peut-être nui au département de la possession de rondelle, mais ce groupe d’attaquants en est un dynamique et ils ont connu du succès en faisant payer les autres équipes pour leurs erreurs sur le jeu de transition.

    Yeo, âgé de 40 ans, a bénéficié de plus en plus de joueurs de talent pour travailler au cours de ses trois saisons derrière le banc du Minnesota. L’ancien entraîneur adjoint des Penguins de Pittsburgh a donné une grande partie des responsabilités sur la patinoire à ses meilleurs vétérans, tout en voulant étendre ce rôle à ses meilleurs jeunes joueurs. Et à travers tout cela, il a maintenu son système inattaquable qui offre très peu de chances de marquer de qualité à l’adversaire.

    Comme l’an dernier, le Wild était une des meilleures équipes de la LNH quant aux lancers alloués. Le Minnesota avait affiché un des meilleurs différentiels de la ligue à 5-contre-5, démontrant tout le dévouement de Yeo à la base.

    Unités spéciales

    Le Colorado figure parmi les 10 meilleures équipes sur le jeu de puissance, ce qui ne devrait pas être une surprise compte tenu du talent offensif de l’Avalanche et du duo Johnson/Barrie à la ligne bleue. L’Avalanche est 23e en désavantage numérique, ce qui ne devrait pas non plus constituer une surprise. À moins d’un revirement de situation concernant leur tendance cette saison à être trop passif à forces égales et à compter sur Varlamov, les joueurs de l’Avalanche auront besoin que leur jeu de puissance continue de cliquer.

    Malgré la présence de certains joueurs de calibre mondial, le Wild a éprouvé des difficultés sur les unités spéciales. Son jeu de puissance a terminé au milieu du classement de la ligue, et son désavantage numérique faisait partie des pires de la LNH.

    Parisé et Pominville ont produit la grande majorité de l’attaque en supériorité numérique, mais ce furent pratiquement les seuls. On espérait que Moulson puisse fournir plus d’attaque avec un homme en plus, mais il n’a pas été en mesure de remplir le vide.

    Vers la fin de la saison régulière, l’infériorité numérique du Minnesota a montré signe de vie quand le Wild n’a accordé aucun but en pareilles circonstances lors de quatre matchs de suite. Cette séquence a pris fin quand le Wild a accordé deux buts aux Bruins de Boston sur le jeu de puissance le 8 avril, mais le Minnesota s’est tout de même assuré de faire les séries grâce à une victoire de 4-3 en tirs de barrage. Le désavantage numérique devra retrouver son rythme si le Wild veut passer au tour suivant.

    Il pourrait faire la différence

    Matt Duchene -- C’est simple. Si Duchene peut jouer à un moment donné dans la série, les chances de l’Avalanche se verront significativement améliorées.

    Zach Parisé -- Au sein d’une équipe comptant sur seulement une poignée de joueurs ayant déjà fait un bon bout de chemin en séries, Parisé est le joueur le plus expérimenté de la formation à ce chapitre. Il y a deux ans, il a été un rouage clé quand les Devils du New Jersey sont passés à deux victoires de soulever la Coupe Stanley. Cette année, il a été le capitaine des États-Unis aux Jeux de Sotchi.

    L’expérience de Parisé et sa capacité de jouer dans chaque situation est le meilleur espoir du Minnesota pour un long parcours en séries. Un leader sur et en dehors de la patinoire, on lui fera confiance pour jouer de manière responsable dans les deux sens de la patinoire et pour créer des chances de marquer. Il l’a fait en saison régulière, terminant parmi les meneurs de l’équipe aux chapitres du différentiel et des lancers, même s’il a raté 14 matchs au milieu de la campagne en raison d’une blessure au pied.

    Analyse

    L'Avalanche va l'emporter si… Varlamov fait mieux que Bryzgalov et que le Colorado réussit à trouver un moyen de générer de l’attaque en l’absence de Duchene. L’Avalanche a bien joué depuis la blessure à Duchene, ce qui est bon signe.

    Le Wild va l'emporter si… les joueurs de profondeur jouent un jeu d’équipe qui réduit les chances de marquer adverses au minimum et que les joueurs étoiles pavent la voie avec des buts opportuns. Cet équilibre sera crucial. Ce sera difficile pour le Minnesota si l’équipe se fie trop sur Parisé, Suter, Koivu et Pominville.

    Bryzgalov a aidé à mener le Wild vers une fin de saison clé pour réussir à atteindre les séries. S’il peut continuer sur sa lancée, la transaction qui l’a amené au Minnesota en échange d’un choix de quatrième ronde pourrait s’avérer être un point tournant inattendu dans la saison du Wild.

     

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