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    Un des Blues ou des Blackhaws ne passera pas en deuxième tour des séries

    Par Brian Hedger et Louie Korac - Correspondants LNH.com

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    Un des Blues ou des Blackhaws ne passera pas en deuxième tour des séries
    Un des Blues ou des Blackhaws ne passera pas en deuxième tour des séries

    Blues de St. Louis

    Rang: 352-23-7111 Pts.

    Blackhawks de Chicago

    Rang: 546-21-15107 Pts.

    Les Blues de St. Louis et les Blackhawks de Chicago ont été deux des meilleures équipes de la LNH cette saison, mais une glissade à la toute fin pour les deux formations mènera à l’élimination d’une d’entre elles au terme de la première ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

    St. Louis et Chicago ont tous les deux terminé avec au moins 107 points, mais les deux ont conclu la campagne derrière l’Avalanche du Colorado dans la section centrale. La confrontation entre les Blues et les Blackhawks sera la deuxième de premier tour dans l’histoire des séries à mettre en vedette deux équipes avec au moins autant de points. Les Sharks de San Jose et les Predators de Nashville avaient également récolté au moins 107 points lors de leur duel en 2007.

    Les Blues étaient en bonne position pour non seulement remporter le titre de la section centrale, mais aussi le trophée des Présidents à titre de meilleure équipe dans la LNH aussi récemment que le 3 avril, mais six revers de suite pour terminer la saison ont placé St. Louis au deuxième rang de la section. Et on ne sait toujours pas de quoi aura l’air l’alignement pour le match no 1, parce que six joueurs réguliers ont été rayés de la formation en fin de campagne.

    Lorsqu’en santé, les Blues ont été une véritable machine axée sur la défensive, qui pouvait également marquer beaucoup de buts lorsque nécessaire. La philosophie de l’entraîneur Ken Hitchcock combinée au talent et à la profondeur que le directeur général Doug Armstrong a assemblés donnaient l’impression que les Blues étaient une équipe prête à défier les Blackhawks pour le sommet de la section et de la LNH.

    Quand les équipes évoluent à cinq joueurs sur la patinoire, les Blackhawks ont été difficiles à contrer cette saison. Chicago avait le plus faible total de défaites en temps réglementaire de la ligue avant leur glissade de fin de campagne, coïncidant avec des problèmes de blessures de leur côté. Les Blackhawks ont affiché un dossier de 1-7 lors de matchs décidés en prolongation et de 6-8 en fusillade. À moins qu’il n’y ait deux pénalités simultanées lors d’une période de surtemps en séries, ils ne devraient plus refaire face à ce genre de situations.

    Les Blackhawks ont ramené presque tout le monde de l’équipe qui avait gagné le trophée des Présidents et la Coupe Stanley l’an dernier. Et compte tenu de l’amélioration de Brandon Saad, Nick Leddy et Ben Smith, ainsi que des ajouts de Kris Versteeg et Peter Regin pendant la saison, les Blackhawks pourraient bien être encore meilleurs que cela lorsqu’en santé. Jonathan Toews et Patrick Kane n’étaient pas disponibles en fin de saison régulière, mais devraient être prêts à affronter les Blues.

    Ces deux équipes se sont rencontrées 10 fois en séries éliminatoires, mais jamais depuis 2002. Les Blackhawks sont sortis gagnants à sept reprises, quoique les Blues ont remporté les deux plus récentes séries.

    St. Louis a gagné les trois premières fois que les équipes ont joué l’une contre l’autre en 2013-14; deux des victoires ont été enregistrées en tirs de barrage. Chicago a remporté les deux derniers duels, incluant un gain de 4-2 le 6 avril.

    Les Blackhawks ont établi les standards dans la LNH au cours des deux dernières campagnes, et les Blues ont tenté de les rattraper. Ils auront maintenant une chance de prouver qu’ils l’ont fait dans ce qui devrait être une des meilleures confrontations de la première ronde.

    Attaquants

    Les Blues ont fonctionné toute la saison à quatre lignes d’attaque qui ont toutes contribué et aidé à établir un record de concession pour le nombre de victoires.

    Le capitaine David Backes, qui a été considéré pour le trophée Selke au fil des dernières saisons, a pavé la voie à un groupe qui comprend Alexander Steen et T.J. Oshie, qui viennent de connaître la saison la plus productive de leur carrière. Et des jeunes à leur deuxième année dans la LNH comme Jaden Schwartz et Vladimir Tarasenko, tous deux choisis en première ronde en 2010 (14 et 16e), ont poursuivi leur ascension.

    Tarasenko a terminé la saison avec 21 buts et 43 points en 64 rencontres. Il a raté les 15 dernières avec une fracture à un pouce mais il pourrait revenir à temps pour le début des séries.

    Vladimir Sobotka est un des centres les plus sous-estimés en défense et il est un artiste des mises en jeu tandis que Patrik Berglund amène du poids et de la profondeur. Tous deux ont produit par séquences. Le vétéran Brenden Morrow apporte quant à lui leadership et expérience des séries à une équipe qui doit encore apprendre à gagner à ce stade l’année. Tout comme Steve Ott, l’ancien capitaine des Sabres de Buffalo acquis avant la date limite des échanges.

    Maxim Lapierre, Ryan Reaves, Chris Porter, Magnus Paajarvi et Dmitrij Jaskin sont tous des joueurs énergiques et agressifs avec aussi des habiletés naturelles.

    Marquer des buts sera important pour les Blues, qui ont été frustrés par Jonathan Quick et les Kings de Los Angeles ces deux dernières saisons.


    Il aura fallu un certain temps, mais les Blackhawks de Chicago ont finalement retrouvé la profondeur au sein de leurs deux derniers trios à la suite des départs de Dave Bolland à Toronto et Michael Frolik à Winnipeg.

    Ben Smith a pris la place de Frolik à l’aile droite du quatrième trio pendant presque toute la saison mais s’est avéré encore plus utile dans le dernier droit quand il a donné des minutes de qualité à l’aile droite ou au centre des deuxième et troisième trios.

    Andrew Shaw en est un autre qui a prouvé son utilité en jouant un peu partout dans les trois premiers trios. L’attaquant de puissance Bryan Bickell semble avoir finalement atteint la forme pour les séries, le vétéran Michal Handzus est toujours là pour les mises en jeu, tandis que Marcus Kruger et Brandon Bollig apportent stabilité et constance dans un quatrième trio auquel on confie souvent de difficiles missions défensives.

    Les Blackhawks sont évidemment toujours aussi riches de leurs deux premiers trios. Le capitaine Jonathan Toews (haut du corps) et l’ailier droit Patrick Kane (bas du corps) devraient être complètement guéri pour entreprendre les séries et retrouveront le premier compteur Patrick Sharp ainsi que Marian Hossa, Kris Versteeg et Brandon Saad.

    Jeremy Morin, Peter Regin et la recrue Joakim Nordstrom ont tous bien fait en l’absence de Toews et Kane et ajoutent encore de la profondeur. Teuvo Teravainen, qui vient d’être retourné dans la Ligue Américaine, devrait être davantage un facteur la saison prochaine.


    Défenseurs

    Les Blues ont donné les clés de leur brigade défensive à Alex Pietrangelo et Jay Bouwmeester. Tous deux ont eu droit à des prolongations de contrat avant le début de la saison puis mené un groupe de défenseurs parmi les moins généreux de la LNH. Pietrangelo a établi des marques personnelles pour les mentions d’aide et les points.

    Kevin Shattenkirk est un défenseur à caractère offensif qui a établi des marques identiques en jouant la majorité du temps au côté du solide vétéran Barret Jackman, un défenseur fiable dans son territoire qui tire fierté de frustrer l’adversaire.

    Roman Polak fait partie du troisième duo et il a joué en compagnie de Jackman, Carlo Colaiacovo, Jordan Leopold et Ian Cole.

    Leopold a connu une saison frustrante marquée par les blessures à une main puis à une cheville, une entorse qui ne sera vraiment guérie qu’après la fin de la saison. Engagé en début de saison pour ajouter de la profondeur, Colaiacovo est le premier candidat au poste de sixième défenseur compte tenu de ses performances récentes.

    Les Blues sont parmi les premiers de la ligue pour le plus petit nombre de buts accordés et ils aiment se vanter d’étouffer l’opposition.

    Les Blackhawks ont gardé huit défenseurs pendant presque toute la saison.

    Engagé comme joueur autonome, Michael Kostka a été échangé au Lightning de Tampa Bay et remplacé par le Suédois David Rundblad, acquis dans un échange avec les Coyotes de Phoenix. Michal Rozsival et Sheldon Brookbank ont fait partie d’une rotation à trois au côté de Nick Leddy et devraient donc être bien reposés.

    Duncan Keith a connu une saison de rêve et sera certes considéré pour le trophée Norris, qu’il a déjà gagné en 2010, quand les Blackhawks ont mis fin à 49 années sans championnat de la Coupe Stanley. Certains, dont son entraîneur Joel Quenneville, estiment que Keith est encore meilleur aujourd’hui.

    Ses super performances ont relégué dans l’ombre celles de son vieux partenaire Brent Seabrook. Mais c’est le deuxième duo de défenseurs qui rend les Blackhawks si solides.

    Les Suédois Niklas Hjalmarsson et Johnny Oduya ont donné aux Hawks une deuxième paire de défenseurs qu’on peut opposer aux meilleurs trios adverses et ils sont très bien capables, en plus, de s’impliquer dans l’attaque que ce soit en transportant la rondelle ou en lançant de la pointe.

    Le directeur général Stan Bowman a clairement mis l’emphase sur l’importance du jeu des défenseurs et a rempli sa formation de joueurs capable de jouer des deux côtés de la patinoire.

    Gardiens

    Les Blues s’en étaient remis au duo efficace de Jaroslav Halak et Brian Elliott depuis deux ans et ces deux gardiens ont gagné le trophée Jennings en 2011-12. Mais le directeur général Doug Armstrong a jugé qu’une amélioration, même minime, était nécessaire.

    Ryan Miller s’est donc amené en même temps que Ott le 28 février dans le but d’offrir une compétition de plus haut niveau encore.

    Elliott a protégé le filet lors des deux dernières séries contre les Kings mais même s’il a été solide, il n’a pu égaler les performances de Quick. Halak, qui a quitté pour Buffalo dans l’échange, n’a jamais eu une vraie chance de faire ses preuves en séries avec les Blues.

    Miller montre une fiche de 25-22 en séries, avec trois blanchissages. Il s’est rendu en finale de l’Association à deux reprises chez les Sabres et les Blues comptent sur lui pour faire la différence.

    Avec Miller et Elliott, les Blues misent sur un fort duo de gardiens.


    Le plan original n’a pas été suivi longtemps. Engagé pour appuyer Corey Crawford, le vétéran Nikolai Khabibulin n’a pris part qu’à quatre matchs (1-0-1), le temps d’afficher une moyenne de 5,01 et un taux d’arrêts de ,811 avant d’être opéré à la coiffe du rotateur, et sa saison a pris fin à la mi-novembre.

    S’est alors amené la recrue finlandaise Antti Raanta, qui devait profiter d’une pleine saison dans la Ligue américaine de hockey. Il a bien répondu, notamment quand Crawford a dû s’absenter pendant presque tout le mois de décembre pour soigner une blessure au bas du corps.

    Son jeu s’est détérioré légèrement au retour de Crawford, mais il s’est avéré un auxiliaire compétent. Crawford, lui, semble meilleur que jamais à l’aube des séries. Et contrairement à l’an dernier, il a une Coupe Stanley à son palmarès.

    Sa blessure aura peut-être été un mal pour un bien. Elle lui a permis un mois de repos après avoir pris part à 27 des 33 premiers matchs de la saison. C’est peut-être une raison aussi pour laquelle il n’a pas été retenu pour les Jeux de Sotchi, ce qui lui a procuré deux autres semaines de repos. Il a eu beaucoup d’ouvrage dans le dernier droit, mais il devrait être en forme pour d’autres longues séries.


    Entraîneurs

    Ken Hitchcock apporte un gros bagage d’expérience et de succès en séries et les Blues l’ont justement engagé pour cette raison en 2011.

    Hitchcock a gagné la Coupe Stanley à Dallas en 1999 et atteint la finale la saison suivante, battu en six matchs par les Devils du New Jersey et un but de Jason Arnott en prolongation, mais il n’a pu répéter ses exploits à ses passages à Philadelphie, Columbus et depuis son arrivée à St. Louis, où il a néanmoins été nommé entraîneur de l’année en 2011-12. Ses équipes totalisent 72 victoires en séries éliminatoires.

    Âgé de 62 ans, Hitchcock n’est devancé que par Joel Quenneville pour le nombre de victoires en saison régulière parmi les entraîneurs actifs. Il peut compter sur des adjoints expérimentés comme Brad Shaw, qui dirige les défenseurs, Gary Agnew, en charge du jeu de puissance, Ray Bennett et Corey Hirsch, qui s’occupe des gardiens.

    Seul entraîneur actif à avoir inscrit son nom sur la Coupe Stanley à deux reprises, Quenneville est l’homme qu’il faut pour cette équipe bourrée de talent. En six ans, il a non seulement mené les Blackhawks au championnat en 2010 et 2013, mais il a accédé au sommet de la liste des entraîneurs de l’histoire de la concession.

    Il détient la meilleure moyenne de points au classement par saison de même que la meilleure fiche en séries éliminatoires (46-29). Et il vient au troisième rang de la ligue pour les victoires en saison régulière, devancé seulement par Al Arbour et Scotty Bowman, aujourd’hui conseiller principal chez les Blackhawks.

    Outre ses statistiques impressionnantes, son don pour pousser le bon bouton quand vient le temps de prendre des décisions, ses exigences à toujours penser aux deux côtés de la patinoire et son habileté à contrer l’entraîneur adverse font de Quenneville un des meilleurs hommes derrière le banc.

    Unités spéciales

    Les Blues ont entrepris la saison avec le meilleur jeu de puissance de la ligue, ayant marqué six buts à leurs 18 premières occasions et 12 buts à leurs 11 premiers matchs. Et leur jeu en désavantage numérique a été constant tout au cours de la saison.

    Ils sont une des quatre formations, avec les Bruins de Boston, les Penguins de Pittsburgh et les Flyers de Philadelphie, à se retrouver parmi les 10 premiers aussi bien en avantage qu’en désavantage numérique.

    Mais durant leur léthargie de fin de saison, c’est des unités spéciales dont s’est plaint Hitchcock, qui n’a pas caché son inquiétude.

    Quand ces unités spéciales fonctionnent à plein régime les Blues sont presque imbattables.

    Bouwmeester et Pietrangelo sont les piliers en désavantage numérique, tandis que Steen, Backes et Shattenkirk sont les joueurs clé en avantage numérique.

    Les Blackhawks ont entrepris la saison avec un des meilleurs jeux de puissance de la ligue et celui-ci est demeuré parmi les 10 premiers en dépit de quelques périodes difficiles en cours de route.

    Le jeu en désavantage numérique est une autre histoire car on a eu beaucoup de difficultés à remplacer Frolik et Bolland.

    Les Blackhawks ont été parmi les pires de la ligue en infériorité numérique en première moitié de la saison mais les choses se sont améliorées graduellement avec l’aide de différents attaquants testés. Les Blackhawks ont néanmoins terminé dans le dernier tiers de la ligue en désavantage numérique mais ils ont beaucoup mieux fait sur la route qu’au United Center. Ils ont aussi augmenté leur pourcentage de réussite d’environ cinq pour cent depuis les Jeux de Sotchi.

    Il pourrait faire la différence

    Alexander Steen -- C’est simple encore une fois: quand Steen s’inscrit au pointage, les Blues gagnent. Ils ont une fiche de 23-2-2 quand il fait allumer la petite lumière et de 36-3-3 quand il obtient au moins un point. Mais il sera surveillé de près, comme on l’a dit, et il aura besoin de l’aide de ses compagnons de trio, qui seront vraisemblablement Backes et O’Shie. Son habileté à créer des surnombres tout comme son brio en avantage numérique pourraient s’avérer déterminants.

    Bryan Bickell -- Les candidats évidents sont Toews, Kane, Sharp et Hossa, et chacun d’entre eux aura un rôle important à jouer. Mais Bickell a montré l’an dernier à quel point il pouvait devenir un joueur d’impact en séries. Si les Blackhawks peuvent compter sur le Bickell du printemps dernier, en plus de tous leurs joueurs d’élite, ils seront difficiles à battre.


    Analyse

    Les Blues vont l'emporter si… ils marquent des buts. Cela a été leur gros problème lorsque éliminé en six matchs par les Kings la saison dernière. Ils ont ce qu’il faut devant le filet et à la défense pour résister à n’importe quel adversaire mais avec 11 joueurs qui ont cumulé 30 points et plus et cinq marqueurs de 20 buts et plus (Steen, Backes, Schwartz, Tarasenko et Oshie), ils ont aussi une attaque suffisamment équilibrée pour emplir le filet, d’autant plus qu’on peut compter sur l’aide des défenseurs Pietrangelo, Shattenkirk et Bouwmeester.

    Les Blackhawks vont l'emporter si… ils retrouvent la même force et la même confiance qu’il y a un an. Le talent est aussi valable sinon meilleur. Si la fatigue mentale due au fait d’avoir tant joué depuis 15 mois pose problème, la présence des Blackhawks en séries pourrait être de courte durée. Mais si le désir de vaincre est toujours bien présent, ils ont une chance décente de devenir la première équipe à gagner la Coupe Stanley deux fois de suite depuis les Red Wings de Detroit en 1997 et 1998.

     

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