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    Les Bruins et les Red Wings s’affrontent en series pour la première fois depuis 1957

    Par Matt Kalman et Mike Morreale - Correspondants LNH.com

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    Les Bruins et les Red Wings s’affrontent en series pour la première fois depuis 1957
    Les Bruins et les Red Wings s’affrontent en series pour la première fois depuis 1957

    Bruins de Boston

    Rang: 154-19-9117 Pts.

    Red Wings de Detroit

    Rang: 839-28-1593 Pts.

    Après trois décennies passées dans une association peuplée surtout par des équipes dans un fuseau horaire différent du leur, les Red Wings de Detroit ont déménagé dans l’Association de l’Est pour la saison 2013-14. Et leur récompense pour avoir atteint les séries éliminatoires pour une 23e saison de suite est d’affronter la crème de la crème de leur nouvelle association.

    Les Bruins ont représenté l’Est en Finale de la Coupe Stanley à deux reprises au cours des trois dernières campagnes, et ont remporté le trophée des Présidents pour une première fois depuis 1989-90. Boston est un favori évident pour se rendre en finale à nouveau, mais la belle fin de saison de Detroit pourrait faire des Red Wings un dangereux adversaire de premier tour.

    Boston est mené par trois joueurs dominants à leur position respective – le gardien Tuukka Rask, le défenseur Zdeno Chara et le joueur de centre Patrice Bergeron. Rask est le favori pour remporter le trophée Vézina, tandis que Chara fait partie des nombreux aspirants au trophée Norris et que Bergeron est un des deux ou trois meilleurs choix pour gagner le trophée Selke.

    Le seul moment d’instabilité chez les Bruins cette saison est survenu tout de suite après que le défenseur no 2 Dennis Seidenberg se soit blessé gravement au genou, mais les jeunes défenseurs de l’équipe se sont améliorés et Boston demeure la meilleure formation dans l’Est concernant la possession de rondelle et pour ce qui est de ne pas la laisser finir derrière Rask.

    Les Red Wings ont éprouvé des difficultés à prolonger leur séquence de participations en séries pour une deuxième année de suite, mais encore une fois, l’équipe de Mike Babcock a trouvé un moyen de s’assurer d’une place à la toute fin. L’an dernier, les Red Wings avaient éliminé les Ducks d’Anaheim (qui avaient terminé au deuxième échelon dans l’Ouest) et ont eu la chance de jouer le même tour aux éventuels champions de la Coupe Stanley, les Blackhawks de Chicago, à trois reprises, mais ont finalement perdu la série en sept matchs.

    Detroit a été ravagé par les blessures cette saison, mais le directeur général Ken Holland et son personnel avaient monté une enviable collection d’espoirs avant la campagne 2013-14, et cette saison est devenue leur chance de montrer de quoi ils étaient capables. Gustav Nyquist a amorcé l’année dans la Ligue américaine de hockey et l’a terminée tout juste dans les discussions entourant le futur récipiendaire du trophée Hart avec la fin de campagne offensive qu’il a connue.

    Ces deux organisations ont ensemble fait partie de la ligue pendant 88 ans. Les Bruins ont été l’une des deux équipes d’expansion en 1924, et Detroit, d’abord portant le nom de Cougars puis de Falcons avant de choisir celui de Red Wings, a suivi deux ans plus tard.

    Elles se sont affrontées en séries éliminatoires de la Coupe Stanley seulement sept fois, toutes entre 1941 et 1957, alors que les Bruins ont remporté quatre de ces séries. Detroit a signé 266 victoires contre Boston dans l’histoire des confrontations entre les deux équipes, Boston en a gagnées 254 et il y a eu 95 matchs nuls. Les Bruins ont inscrit 1848 buts, tandis que les Red Wings en ont marqués 1846.

    Cette saison, les Red Wings ont défait les Bruins trois fois en quatre duels. Detroit est la seule équipe de la LNH à avoir gagné trois fois contre les gagnants du trophée des Présidents. Une de ces victoires est survenue le 2 avril pour aider Detroit à solidifier sa place en séries, et a mis en vedette un but extraordinaire marqué par Nyquist.

    Attaquants

    Les Bruins n'ont jamais manqué de production offensive de la part de leurs six premiers attaquants tout au long de la saison. La première ligne centrée par David Krejci avec Milan Lucic et Jarome Iginla sur les ailes a amassé au-delà de 180 points. Iginla s'est avéré le candidat idéal pour remplacer celui qui a quitté en tant que joueur autonome sans restriction, Nathan Horton, en enregistrant la 12e saison de 30 buts de sa carrière. Avec Iginla à leurs côtés, Krejci et Lucic ont été plus constants que jamais dans la LNH.

    Patrice Bergeron a continué de jouer du hockey défensif brillant comme centre de la deuxième ligne, mais il a également atteint des sommets offensifs sans précédent depuis sa deuxième saison dans la LNH avec 30 buts. Bergeron et l’ailier gauche Brad Marchand ont continué à s’entendre à merveille en tant que duo, tandis que Reilly Smith s’est révélé comme une grande surprise au sein de leur trio. Smith a connu une année d'éclosion après avoir rejoint Boston via Dallas, dans la transaction qui a impliqué Tyler Seguin. Le jeu de Smith dans sa propre zone a permis aux Bruins de continuer à confronter la ligne de Bergeron au meilleur trio de l’adversaire.

    Cependant, la domination des Bruins est venue du fait que l’équipe était bien plus qu’un club qui se fie sur deux lignes, une fois de plus. Les blessures ont empêché la troisième ligne de créer une chimie au début de l'année. Mais une fois que les Bruins ont déplacé Carl Soderberg au centre de Chris Kelly et Loui Eriksson, les Bruins sont enfin devenus une équipe de quatre trios.

    La quatrième ligne formée de Gregory Campbell au centre de Daniel Paillé et Shawn Thornton a été un pilier à Boston depuis quatre saisons. Bien que la production fluctue, les Bruins savent que le quatrième trio fournira toujours un effort maximal et qu’ils pourront avoir confiance dans les situations difficiles.


    Malgré la perte de nombreux attaquants importants durant de longues périodes, incluant notamment Pavel Datsyuk, Henrik Zetterberg, Stephen Weiss, Johan Franzen et Daniel Cleary, les Red Wings ont persévéré.

    Depuis qu’il a été acquis des Predators de Nashville, suite à une transaction survenue le mois dernier, David Legwand a également joué un rôle significatif et a donné à l'entraîneur Mike Babcock une autre option offensive en vue des séries éliminatoires. Le plus grand ajustement pour Legwand a été de rendre son jeu plus efficace dans son propre territoire.

    Les Red Wings ont continué à pratiquer le même style de possession de rondelle, peu importe qui était dans l'alignement.

    Gustav Nyquist, qui a joué trois saisons à l'Université du Maine avant de passer professionnel, a enregistré une séquence de six matchs avec au moins un but en novembre et une séquence de 10 matchs avec au moins un point (12 buts, 14 points) du 16 mars au 2 avril, la plus longue série du genre de l’équipe depuis celle de 11 matchs enregistrée par Zetterberg en 2011. Nyquist est devenu le 13e joueur de 24 ans ou moins à mener les Wings au niveau des buts, et le premier depuis Sergei Fedorov (56), lui aussi âgé de 24 ans à l’époque, en 1993-94.

    Les trios offensifs sont restés équilibrés et productifs et le retour de Datsyuk le 4 avril dernier, après avoir raté un mois en raison de l'inflammation dans le genou droit, a apporté un regain d’énergie à l’équipe.

    Alfredsson, l'acquisition clé de l'organisation au cours de la saison morte, a fait preuve de leadership et a apporté un peu de punch offensif au sein d’une jeune formation. Ces jeunes joueurs qui ont fourni des contributions importantes sont Tomas Tatar, Justin Abdelkader, Joakim Andersson, Tomas Jurco, Riley Sheahan, Luc Glendening, Darren Helm et Nyquist.

    Malgré leur jeunesse, ils savent tous ce qu'il faut faire pour gagner. Tatar, qui a connu une saison exceptionnelle, Nyquist et les autres ont joué un rôle important au sein de la formation qui a mis la main sur la Coupe Calder dans la Ligue américaine de hockey avec l’équipe-école de Detroit, les Griffins de Grand Rapids, en 2012-13.


    Défenseurs

    Même à 37 ans, Zdeno Chara demeure un défenseur dominant comme pas un dans la LNH. Même si les rigueurs du calendrier dans la LNH et le fait d’avoir participé aux Jeux olympiques ont semblé ralentir Chara par moments, il a été au sommet de son art contre les meilleurs adversaires tout au long de la saison.

    Avec Dennis Seidenberg à l’écart avec une blessure au genou, les Bruins devront trouver un nouveau partenaire pour Chara durant les séries éliminatoires. Au cours de la saison régulière, le défenseur de deuxième année Dougie Hamilton et le vétéran Johnny Boychuk ont pris la majeure partie des présences à côté de Chara. Les Bruins vont probablement fonder leur décision sur les confrontations. Les deux options sont solides, mais ne peuvent pas remplacer totalement Seidenberg.

    Les blessures de Seidenberg et d'Adam McQuaid ont ouvert les portes à Matt Bartkowski et Kevan Miller. Le jeu à haut risque de Bartkowski est venu avec sa dose attendue difficultés, mais il s'est amélioré tout au long de la saison. Miller, un joueur autonome non repêché, a admirablement bien remplacé la taille et le physique de McQuaid au sein de la formation, pour la majorité de la seconde moitié de saison.

    Torey Krug, qui, avec Hamilton, Bartkowski et Miller est l'un des quatre défenseurs parmi les six premiers de Boston à sa deuxième ou à sa première année complète dans la LNH, a poursuivi ses exploits offensifs des séries éliminatoires de la saison dernière et s’est amélioré en tant que défenseur. Si les Bruins se retrouvent aux prises avec des blessures à la ligne bleue, comme ça a été le cas la saison dernière, ou qu’ils sentent le besoin de faire bouger les choses, le vétéran Andrej Meszaros est disponible.

    Niklas Kronwall a été le meneur à la ligne bleue, assurant une présence physique et une production offensive pendant toute la saison. Il a fait partie des meneurs de son équipe au chapitre des mises en échec et des lancers bloqués, en plus d’enregistrer sa meilleure récolte de points en cinq ans. Il a mené l'équipe au niveau du temps d’utilisation pour une deuxième saison consécutive. L'effort déployé par Kronwall ne doit pas être pris pour acquis puisque l'équipe a appris, en mars, que Jonathan Ericsson (chirurgie à un doigt) serait absent pour le reste de la saison régulière et potentiellement une partie des séries éliminatoires.

    Brendan Smith a rempli le poste de partenaire de Kronwall en l'absence d'Ericsson et a apporté de la constance. Jakub Kindl a commencé à s’affirmer au cours de la saison dernière et a prouvé qu’il pouvait être un régulier en 2013-14, avec son partenaire habituel Brian Lashoff.

    Smith et Kindl étaient deux inconnus avant d’entamer la saison. Ils avaient tous deux démontré des bribes de leur potentiel par le passé, mais des questions subsistaient à savoir si oui ou non ils seraient en mesure de contribuer sur une base régulière au cours d'une saison complète de 82 matchs.

    Les deux ont enregistré des sommets en carrière au niveau des points cette saison.

    Danny DeKeyser, qui a été embauché en tant que joueur autonome en provenance de l'Université Western Michigan en mars 2013, a également ajouté du talent et de la profondeur en défensive, jumelé au vétéran Kyle Quincey. DeKeyser et Quincey ont tous les deux bloqué plus de 100 tirs et Quincey a terminé parmi les cinq meneurs de l’équipe au chapitre des revirements provoquées.

    « C’est l'occasion, c'est notre chance, ces jeunes ont travaillé dur, nos vétérans ont travaillé fort pour maintenir l’équilibre », a dit Babcock via le site des Red Wings. « Nous avons une opportunité. Il faut en profiter. »

    Gardiens

    Tuukka Rask devrait être grandement considéré pour l’obtention du trophée Vézina cette saison, après avoir été ignoré des trois finalistes lors de la dernière campagne. Et avec Rask qui n’a que 27 ans, il est peu probable qu'il soit ignoré de ce groupe au cours des années à venir.

    Rask n'a jamais montré de signes de fatigue alors qu’il menait les Bruins en finale de la Coupe Stanley en juin dernier et il a répondu à sa solide performance avec une excellente saison. Rask, qui a remporté la médaille de bronze avec la Finlande aux Jeux olympiques de 2014 à Sotchi, apporte une présence apaisante derrière la défense des Bruins et représente une source de confiance pour tous les joueurs en face de lui. Bien que la plupart des soirs, les Bruins ne demandent pas à Rask de faire la différence, il a montré qu’il en avait la capacité lors des soirées plus difficiles de la part de ses coéquipiers en remportant les matchs à lui seul. Son temps passé devant le filet en tant que gardien qui a conduit son équipe en finale de la Coupe Stanley et son temps passé sur le banc en tant qu’auxiliaire qui voit son équipe remporter le précieux trophée lui ont appris tout qu’il doit faire pour terminer le travail en juin.

    Rask devrait être bien reposé, car son substitut Chad Johnson a prospéré à sa première saison complète dans la LNH et a obtenu des statistiques similaires à celles de Rask, dans un échantillonnage de matchs plus restreint.


    Jimmy Howard a subi des blessures à la main et au genou, a combattu la grippe et a joué derrière un jeu inconstant déployé par une équipe relativement jeune cette saison. Malgré tout cela, il demeure une très belle option entre les poteaux.

    Il a été récompensé avec une prolongation de contrat d’une durée de six ans et d’une valeur de 31,8 millions $ en avril 2013, après avoir enregistré 21 victoires, présenté une moyenne de buts alloués de 2,13 et un pourcentage d’arrêts de ,923, malgré les départs de Nicklas Lidstrom et Brian Rafalski en 2012-13.

    Il est récemment devenu le 108e gardien de but dans l’histoire de la LNH à récolter un impressionnant total de 150 victoires en carrière.

    Ses statistiques n’ont toutefois pas été aussi bonnes que celles de l’année dernière et il n’a pas encore frayé son chemin parmi l'élite de la LNH. Howard a déjà volé quelques matchs pour les Red Wings et c'est quelque chose qu'il pourrait devoir faire à nouveau avec plus de régularité dans les séries éliminatoires, mais il en a la capacité.

    « Ça n’a pas été facile cette année, de regarder les jeunes, tout en espérant le retour des blessés », a déclaré Howard via le site Red Wings. « Nous avons fait un bon travail pour nous maintenir au-dessus de la ligne rouge (au classement) et le fait de voir ces jeunes à l’œuvre, la façon dont ils ont performé et de voir leur évolution, cela démontre le bel avenir de cette équipe. »

    Pour servir d’auxiliaire à Howard, on fera appel à Jonas Gustavsson.


    Entraîneurs

    L'attitude voulant que l'équipe passe toujours en premier est devenue la marque de commerce du vestiaire des Bruins et cela provient directement de l'entraîneur Claude Julien, et se manifeste dans la façon dont les joueurs sont prêts à se sacrifier entre les coups de sifflet, à accepter leurs rôles et à rester concentrés dans le moment présent. Julien a mené les Bruins à une place en séries dans chacune de ses sept saisons et ses équipes ont remporté neuf rondes, en plus de remporter la Coupe Stanley en 2011. Le retour des Bruins à la santé au cours de la majorité de la deuxième moitié de la saison a permis à Julien d’utiliser ses quatre lignes, chose qu’il continuera à faire durant les séries éliminatoires. Julien a également toujours été patient avec ses trios, ce qui s’est poursuivi cette saison. Ses attaquants l’ont récompensé avec des saisons productives. Julien a été très patient avec ses jeunes défenseurs au cours de la saison régulière et nous verrons si cela paiera en séries éliminatoires.

    Aucune équipe ne prendrait les Red Wings à la légère, peu importe où ils finissent au classement, en grande partie à cause de Mike Babcock.

    Babcock a travaillé avec ce qu'il avait sous la main et n'a jamais prétexté de quelconques excuses pour son équipe. Il a atteint la finale de la Coupe Stanley à trois reprises, remportant la Coupe en 2008, en plus d’être l'entraîneur qui a conduit le Canada vers la médaille d’or lors des Jeux olympiques de 2010 et de 2014. Il accorde une attention particulière aux détails et ses joueurs croient en son message. Babcock n'a jamais été du genre à crier ou à hurler. Il se concentre sur la tâche suivante et exige la même chose de la part de ses joueurs, dirigeant toute leur énergie sur le prochain travail à effectuer et sur le rôle qu'il a créé pour chacun d'eux.

    Babcock le fait aussi bien que n'importe quel entraîneur dans la ligue.

    « Babcock a fait un excellent travail, a déclaré Abdelkader. Il s'attend à gagner chaque soir, peu importe qui est dans l'alignement. Pour lui, ça n'a pas d'importance, peu importe qui est de l'alignement, il s’attend à nous voir nous présenter, à nous voir batailler avec acharnement et il nous donne une chance de gagner. »

    Unités spéciales

    Les Bruins ont remporté la Coupe Stanley en 2011 avec éclat et avec un jeu de puissance qui était pratiquement la risée de la LNH, ce qui est demeuré la définition de leur jeu de puissance au cours des saisons subséquentes. Mais cette année, cette situation a changé. Avec Krug et Hamilton pouvant occuper le poste de quart-arrière au sein d’unités séparées, Boston a réussi à déplacer Chara, le géant de 6 pieds, 7 pouces et 255 livres, devant le filet. Le colosse immuable a été l'une des principales raisons pour lesquelles les Bruins se sont soudainement retrouvés dans le premier quintette au niveau de l'efficacité en avantage numérique cette saison. Soderberg, Eriksson et Iginla ont également apporté une certaine productivité au sein du jeu de puissance et ont apporté la créativité qui manquait cruellement auparavant.

    Pour une équipe qui prêche la défensive, les Bruins ont parfois eu du mal à tuer les pénalités. Mais les performances de Rask ont fait en sorte que les mauvaises séquences soient de courte durée. Chara et ses coéquipiers ont fait de leur mieux pour compenser l'absence de Seidenberg, un as pour bloquer les tirs qui offre un jeu défensif robuste dans son territoire. Bergeron et Marchand, un spécialiste pour marquer en désavantage numérique, étaient en tête d’un groupe d’attaquants avares.

    Le retour de Datsyuk ne pourra qu’aider à renforcer le jeu de puissance aux côtés de Nyquist et Franzen, ce qui donnera bien du mal à l’adversaire. Kronwall a mené l'équipe au niveau des points avec l'avantage d'un homme et Franzen a été le chef de file au chapitre des buts. Les Red Wings été 18e au niveau du jeu de puissance cette saison, mais gardez à l'esprit que l'équipe a été privée de quelques vedettes offensives de premier plan pour une bonne partie de la saison.

    Alfredsson, qui a terminé parmi les cinq premiers pointeurs de l'équipe en avantage numérique, a joué un rôle important sur le jeu de puissance, lorsqu’il était en santé et qu’il faisait partie de l’alignement, et il continuera à le faire au cours des séries éliminatoires.

    Detroit s’est classé dans la première moitié de la ligue en infériorité numérique, ce qui est tout un exploit quand on considère que l'équipe a été parmi les cinq plus pénalisées dans la ligue et était privée de deux de ses avants les plus efficaces pour tuer les pénalités, Datsyuk et Zetterberg.

    Il pourrait faire la différence

    Patrice Bergeron -- Bergeron fera l’objet de beaucoup d'attention pour l’obtention du trophée Selke, remis au meilleur attaquant défensif. Gagnant de ce prix en 2012, Bergeron a obtenu de nouveau ce statut avec une grande saison au niveau du différentiel des plus et moins, sur les mises au jeu et pour son travail en infériorité numérique avec les Bruins. Mais en 2013-14 Bergeron a pu regagner la touche de marqueur qu'il avait montrée quand il était un joueur de soutien qui a fait le saut directement chez les Bruins depuis la LHJMQ. Il n’existe possiblement pas de joueur plus complet dans la ligue, surtout quand vous tenez compte du leadership que démontre Bergeron. Personne n'oubliera son vaillant effort lors du match numéro six de la finale l’année dernière, quand il a lutté contre un poumon perforé, une côte cassée et une séparation de l'épaule. Le jeu de Bergeron des deux côtés de la patinoire place les Bruins en position de gagner n’importe quelle série.

    Jimmy Howard -- Si les Red Wings peuvent obtenir des performances clés de la part de leur gardien, et Howard en a la capacité, il ne fait aucun doute que l'équipe sera difficile à éliminer. Il montre un dossier de 20-22 avec une moyenne de buts alloués de 2,57, un pourcentage d'arrêts de ,918 et deux jeux blancs en 42 matchs en carrière lors des séries éliminatoires. Howard n'a pas besoin d'être imbattable, il doit seulement faire preuve de constance. Quelques erreurs défensives de temps à autre ont contribué à ce qu’il connaisse une saison en deçà des attentes, mais c’est précisément lors de ces moments que Howard doit demeurer alerte et confiant, afin de sortir son équipe du pétrin. Les Red Wings se sont classés parmi les quatre pires équipes au niveau des buts marqués, sur les huit clubs qui prennent part aux séries éliminatoires dans l’Association de l’Est, c’est pourquoi Howard pourrait être la clé d’un parcours couronné de succès en séries.

    Analyse

    Les Bruins vont l'emporter si… les jeunes défenseurs tiennent le bout. Sauf en cas de baisse de production offensive sans précédent ou de catastrophes au niveau de leurs gardiens de but (comme une blessure à Rask), la seule préoccupation des Bruins en séries éliminatoires sera leurs jeunes défenseurs et la manière dont ils réagiront lorsqu’ils seront appelés à jouer le rôle d’acteurs principaux lors des séries éliminatoires. Hamilton, Bartkowski et Krug ont tous admirablement bien fait en relève la saison dernière. Mais il y a une grande différence entre être appelé en relève dans une situation gagnante et faire face à des équipes qui ont eu un an pour évaluer vos capacités. Si les jeunes défenseurs continuent de limiter leurs erreurs, les Bruins devraient obtenir suffisamment d’offensive et de bonnes performances de leurs gardiens de but pour passer au tour suivant.

    Les Red Wings vont l'emporter si… les jeunes joueurs continuent d'exceller sous pression, que Datsyuk et d'autres vétérans montrent la voie à suivre pour les jeunes et si Howard garde le fort entre les poteaux. Si Zetterberg peut se remettre de sa blessure au dos, cela ajouterait également une bonne dose d'adrénaline au sein de la formation. Zetterberg occupe le troisième rang parmi les joueurs actifs avec 55 buts en séries éliminatoires, en plus d’avoir soulevé la Coupe Stanley et remporté le trophée Conn Smythe. Alfredsson a inscrit 51 buts en 121 matchs en séries éliminatoires, au quatrième rang parmi les joueurs actifs, Johan Franzen a inscrit 42 buts en séries éliminatoires et Datsyuk en a enregistré 36.

     

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