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    Les Blue Jackets ne l’auront pas facile face aux Penguins

    Par Dan Rosen et Mike Morreale - Journalistes LNH.com

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    Les Blue Jackets ne l’auront pas facile face aux Penguins
    Les Blue Jackets ne l’auront pas facile face aux Penguins

    Penguins de Pittsburgh

    Rang: 251-24-7109 Pts.

    Blue Jackets de Columbus

    Rang: 743-32-793 Pts.

    En jetant un coup d’œil aux duels entre les nouveaux rivaux de la section métropolitaine – les Penguins de Pittsburgh et les Blue Jackets de Columbus – cette saison, peu de choses laissent croire que cette affrontement soit égal.

    Les deux équipes se sont affrontées à cinq reprises et à chaque fois Pittsburgh l’a emporté, tirant de l’arrière pendant seulement 56 secondes sur 300 minutes.

    Menés par un jeu de puissance à tout casser, les Penguins ont dominé les Blue Jackets 16-7 au chapitre des buts. Cinq de ces filets ont été inscrits lors des 19 occasions de Pittsburgh avec un homme en plus. En comparaison, Columbus n’a marqué qu’un but sur le jeu de puissance en 14 tentatives.

    Et l’inégalité de cette confrontation ne date pas d’hier. Depuis que Sidney Crosby a fait ses débuts dans la LNH, il n’a subi la défaite qu’une seule fois contre Columbus en temps réglementaire, défaite survenue à sa saison recrue.

    Mais les Blue Jackets ne sont pas encore prêts à concéder la victoire aux Penguins. Lorsqu’ils observent la série, ils reconnaissent certains éléments qui pourraient jouer en leur faveur.

    D’abord, Columbus a décoché plus de tirs au filet que Pittsburgh lors de leurs cinq duels cette saison, dominant les Penguins 155-145 à ce chapitre. De plus, le gardien no 1 Sergei Bobrovsky n’a pris part qu’à un match contre Pittsburgh cette année, ratant les autres en raison de blessures ou de maladie.

    Columbus sait que Bobrovsky, récipiendaire du trophée Vézina l’an dernier, pourrait faire la différence dans cette série, surtout avec un opposant comme Marc-André Fleury, qui a connu son lot de difficultés au printemps lors des récentes saisons.

    D’ailleurs, toute la pression sera sur les Penguins, qui figurent au deuxième rang dans l’Est, alors qu’ils tenteront de faire oublier les difficultés que l’organisation a éprouvées au cours des dernières années au premier tour des séries.

    « Je suis juste excité par l’opportunité de faire partie des séries éliminatoires », a déclaré l’entraîneur des Blue Jackets, Todd Richards, au Columbus Dispatch. « C’est une chose que vous devez mériter, et nos joueurs ont tout donné cette saison et l’ont bien méritée. Maintenant, nous avons l’occasion d’affronter ce qui est, à mon sens, une des meilleures équipes de la ligue, une équipe qui possède plusieurs joueurs talentueux qui savent quoi faire pour gagner et qui sont bien dirigés.

    « On aura l’occasion d’aller dans leur amphithéâtre. On présente une fiche de 0-5 contre eux et ce sera probablement une chose dont on va parler. Mais plusieurs de ces matchs ont été de très bons duels. Si on avait marqué un but ici et là, peut-être qu’on aurait été 2-3, 1-4 ou peu importe. »

    Attaquants

    Sidney Crosby devrait gagner le trophée Hart aussi facilement que le Art Ross après avoir franchi le plateau des 100 points une cinquième fois et Evgeni Malkin pourrait être de retour au jeu pour le premier match des séries après avoir raté les 11 derniers matchs de la saison régulière en raison d’une blessure à un pied. Il a complété la campagne avec 72 points en 60 rencontres.

    En plus de ces deux superstars, les Penguins peuvent aussi miser sur Chris Kunitz, James Neal et Jussi Jokinen pour composer deux premiers trios redoutables, et Lee Stempniak s’est avéré un remplaçant de qualité pour Pascal Dupuis, blessé, au sein du trio de Crosby. Beau Bennett peut aussi tenir ce rôle.

    Les deux autres trios sont évidemment beaucoup moins productifs, mais cela est inévitable et n’est pas considéré comme un problème.

    Et les Penguins ont encore de la profondeur dans les troisième et quatrième trios, spécialement avec Brandon Sutter, Marcel Goc, Craig Adams et Joe Vitale, qui sont tous capables de jouer au centre. Bennett, lui, a joué dans les deux premiers trios en l’absence de Malkin et s’il est retourné dans un troisième ou quatrième trio, cela ne fera que renforcer les Penguins.


    Les Blue Jackets ont établi un record de concession pour le nombre de buts marqués en une saison quand sept joueurs ont marqué 15 buts ou plus et ils semblent prêts à continuer dans la même veine à leur deuxième participation à vie en séries.

    À leur seule autre présence en 2009, ils ne pouvaient compter que sur trois marqueurs de 15 buts et ils n’ont inscrit que sept buts lorsque éliminés en quatre matchs par les Red Wings de Detroit.

    L’équipe manquait de profondeur à l’attaque, ce qui ne semble pas le cas cette saison.

    Les trois premiers joueurs de centre, Brandon Dubinsky, Ryan Johansen et Artem Anisimov, sont dangereux, tout comme Nick Foligno, Cam Atkinson, Boone Jenner et RJ Umberger sur les ailes.

    Umberger et Foligno ont raté la dernière semaine de la saison régulière en raison de blessures mais devraient être disponibles pour le début des séries. Engagé pour sept ans dans le but d’être le gros marqueur, Nathan Horton a raté les trois premiers mois de la saison après avoir été opéré à une épaule et a continué d’éprouver des ennuis de santé et ratera la série contre Pittsburgh.

    Dubinsky vient de compléter une de ses meilleures saisons dans la LNH, Johansen, qui n’a que 21 ans, a connu une éclosion spectaculaire et Jenner, une recrue de 20 ans, a non seulement dépassé les 15 buts et les 25 points, il a aussi distribué plus de 200 mises en échec. Matt Calvert, Mark Letestu, Corey Tropp et un quatrième trio de cols bleus composé de Blake Comeau, Derek MacKenzie et Jared Boll ont aussi contribué à la renaissance des Blue Jackets.


    Défenseurs

    Les Penguins peuvent compter sur Kristopher Letang, ce qui fait que leur défense sera plus dynamique. En l’absence de Letang en raison de son AVC les Penguins ont vu à resserrer leur jeu défensif. Matt Niskanen a eu droit à plus de responsabilités et il a répondu en connaissant sa meilleure saison depuis son arrivée dans la LNH en 2007-08.

    Paul Martin est revenu au jeu le 3 avril après avoir raté 18 rencontres en raison d’une fracture à une main et a donc pu retrouver son synchronisme avant le début des séries. L’entraîneur Dan Bylsma l’a tout de suite replacé au côté de Brooks Orpik et ces deux-là constituent le premier duo de défenseurs des Penguins en l’absence de Letang.

    Olli Maatta a dû lutter contre du jeu inconstant et une fatigue légitime à son retour des Jeux olympiques de Sotchi, où il a joué pour la Finlande. Mais on ne s’inquiète pas beaucoup pour lui à Pittsburgh étant donné son coup de patin et son sens du hockey tous deux exceptionnels. Niskanen et lui ont formé un duo solide tout au cours de la saison.

    Rob Scuderi est une valeur sûre en défense et il a déjà gagné la Coupe Stanley à deux reprises, à Pittsburgh en 2009 et à Los Angeles en 2012. On parle d’un joueur fiable qui peut donner une vingtaine de minutes par match.

    Robert Bortuzzo, Deryk Engelland et Simon Després sont disponibles pour le poste de sixième défenseur. Bortuzzo et Engelland sont plus strictement défensifs même si Engelland a été utilisé à l’avant occasionnellement cette saison. Després est plus à caractère offensif.

    Plutôt que de s’apitoyer sur son sort quand il n’a pas été choisi pour représenter les États-Unis aux Jeux olympiques de Sotchi, Jack Johnson a préféré se concentrer sur ce qu’il pouvait faire de mieux pour aider les Blue Jackets à finir la saison en force et accéder aux séries.

    Le fait que les dirigeants américains lui aient préféré les jeunes Cam Fowler, Kevin Shattenkirk, Justin Faulk et John Carlson a constitué une surprise pour certains, mais Johnson a réagi en complétant la campagne avec plus de 30 points, 120 tirs bloqués et 175 mises en échec. Aussi bon James Wisniewski a-t-il été à sa troisième saison à Columbus, on a l’impression que Johnson est le moteur de la défense des Blue Jackets.

    Ceux-ci ont appliqué plus de mises en échec que jamais dans l’histoire de la concession et c’est Johnson qui a donné le ton. Les défenseurs ont aussi contribué à l’attaque, Wisniewski, Johnson, Fedor Tyutin et la recrue Ryan Murray ayant tous franchi la marque des 20 points.

    Wisniewski a même établi un record de concession pour un défenseur et a terminé troisième dans la ligue pour les points en avantage numérique avec 28.

    À sa sixième année avec les Blue Jackets, Tyutin se retrouve parmi les six premiers compteurs de l’histoire de la concession. Opéré à un genou le 7 mars, Murray devait s’absenter de quatre à six semaines mais il a guéri plus vite que prévu et l’entraîneur Todd Richards n’a jamais hésité à ramener sa recrue dans la formation.

    Dalton Prout et Nikita Nikitin illustrent bien la profondeur de l’équipe à l’arrière et sont toujours prêts à se sacrifier pour protéger le gardien Sergei Bobrovsky.

    Gardiens

    Tous les yeux seront rivés sur Marc-André Fleury, qui devra convaincre en séries après une autre bonne saison régulière.

    Pourra-t-il supporter la pression? Comment réagira-t-il après avoir accordé un but? Sera-t-il hanté par ses performances douteuses du passé?

    Fleury a gagné la Coupe Stanley en 2009 après avoir mené les Penguins jusqu’au sixième match de la grande finale la saison précédente, mais depuis ses performances ont séries ont tourné au désastre.

    Il n’a que 14 victoires à sa fiche en 31 matchs des séries depuis 2010, avec une moyenne de 3,18. Il en a particulièrement arraché au cours des deux dernières saisons comme en témoignent sa moyenne de 4.11 et son taux d’arrêts de ,857 en 11 présences devant le filet.

    La confiance et la force mentale qu’il devra afficher sont aussi essentiels aux succès des Penguins que la production de Crosby. Fleury a été très solide en saison régulière et il devrait donc entreprendre les séries avec confiance, mais il sait mieux que quiconque qu’il sera jugé d’après ses performances en séries.

    Son auxiliaire Jeff Zatkoff n’a aucune expérience des séries. Si Bylsma devait avoir recours à ses services, cela voudrait dire que les Penguins sont dans le trouble, et ce n’est rien contre Zatkoff.

    Sergei Bobrovsky a bien démontré que son trophée Vézina de la saison dernière n’était pas qu’un coup de chance.

    Le gardien acquis des Flyers de Philadelphie en juin 2012 a conservé son approche à la fois cérébrale et confiante et continué d’être l’homme des grandes occasions.

    Choisi dans l’équipe russe aux Jeux de Sotchi, il a présenté une fiche de 1-0-1, une moyenne de 1,15 et un taux d’arrêts de ,952. Le gardien de 25 ans a affronté de l’adversité en début de saison comme en témoignait sa fiche de 9-11-2. Il a aussi peiné un peu après avoir été malade mais il a retrouvé la forme au bon moment pour aider les Blue Jackets à accéder aux séries.

    Il devra faire ses preuves cependant puisqu’en sept matchs éliminatoires dans l’uniforme des Flyers, il affiche une moyenne de 4,04 et un taux d’arrêts de ,848. Son auxiliaire sera Curtis McElhinney.


    Entraîneurs

    Les séries seront aussi très importantes pour Bylsma, qui aura quelque chose à prouver même s’il a déjà fait ses preuves depuis son arrivée à Pittsburgh en 2009.

    Bylsma a mené les Penguins à la Coupe Stanley quatre mois après avoir remplacé Michel Therrien et en finale de l’Association de l’Est la saison dernière. Mais sa saison s’est très mal terminée lorsque son équipe a été éliminée en quatre matchs par les Bruins de Boston et limitée à seulement deux buts.

    Les Penguins ont facilement terminé au premier rang de la nouvelle division Métropolitaine cette saison, pratiquement assuré dès décembre. Mais comme Crosby, Fleury et tous les autres, l’entraîneur sera jugé par les performances de son équipe en séries éliminatoires.

    La dernière saison a été estimée un échec même si les Penguins se sont retrouvés parmi les quatre derniers finalistes sur 30 équipes. Il leur faudra se rendre au moins aussi loin pour qu’on ne parle pas encore d’une déception.

    Les Blue Jackets sont parvenus à se qualifier pour seulement la deuxième fois de leur histoire en bonne partie grâce au calme affiché par Todd Richards. Il est passé inaperçu que le sixième entraîneur dans l’histoire de l’équipe n’a jamais nommé un capitaine après le départ de Rick Nash au cours de l’été 2012. Il a préféré s’entourer de plusieurs leaders, dont les trois adjoints, Jack Johnson, Brandon Dubinsky et Mark Letestu.

    Avec Richards, les Blue Jackets ont compris l’importance de faire des jeux simples le long de la bande. L’entraîneur a aussi mis l’emphase sur le contrôle de la rondelle et les nombreuses options que permettent les courtes passes.

    Unités spéciales

    Le mot « spéciale » est bien choisi ici parce qu’il est difficile de trouver de meilleurs éléments en avantage et en désavantage numérique.

    Le jeu de puissance des Penguins peut tenir tête à celui des Capitals de Washington au sommet de la LNH. Les Penguins ont des armes offensives comme Crosby, Malkin, Neal, Kunitz, Letang, Niskanen, Martin, Maatta, Stempniak, Bennett et Sutter. C’est un luxe et le jeu de puissance des Penguins pourrait faire la différence dans bien des matchs des séries.

    Les Penguins sont aussi parmi les meilleurs de la ligue en infériorité numérique. Adams, Sutter, Orpik, Martin et Scuderi sont continuellement à la poursuite de la rondelle et excellent à tenir l’adversaire loin du filet. La fiche des Penguins avec un joueur en moins est d’autant plus impressionnante si l’on considère qu’Orpik, Martin, Scuderi, de même que Letang, ont tous été tenus à l’écart du jeu pendant de longues périodes.

    Les Blue Jackets ont beaucoup mieux fait en avantage numérique cette saison et c’est une facette de leur jeu qu’ils doivent continuer de développer s’ils veulent connaître du succès en séries. Après avoir terminé la saison 2012-13 au 28e rang, leur jeu de puissance a complété la dernière campagne 11e à 19,3 pour cent.

    Une exécution plus rapide et gagner plus de batailles à un contre un ont fait la différence. On a aussi régulièrement dirigé des tirs de qualité.

    Le succès n’a pas toujours été au rendez-vous cependant, et le jeu de puissance des Blue Jackets a traversé une séquence de 0-en-36 en mars. Mais on s’est ressaisi à temps avant les séries.

    Les Blue Jackets sont par ailleurs demeurés 14e de la LNH en infériorité numérique grâce aux performances notamment des défenseurs Johnson, Tyutin et Wisniewski, et des attaquants Letestu, Anisimov, MacKenzie et Dubinsky, ce dernier étant le meneur pour les points avec un joueur en moins.

    Il pourrait faire la différence

    Marc-André Fleury -- Cela peut sembler trop facile de choisir le gardien parce que son rôle est toujours crucial. Mais le cas des Penguins est différent en raison du passé de Fleury. Les Penguins ont atteint la finale d’Association la saison dernière parce que Tomas Vokoun est venu à la rescousse. Et une grosse raison pour laquelle ils ont été éliminés dès la première ronde par les Flyers de Philadelphie la saison précédente est que Fleury ne pouvait faire les arrêts. Ses performances dépendront autant de son état mental que de ses qualités d’athlète. Fleury fera le travail s’il est confiant et croit à ses moyens. Sinon, la saison des Penguins risque de prendre fin rapidement.

    Ryan Johansen -- Quand les Blue Jackets ont eu besoin d’une bougie d’allumage ou d’une étincelle en zone offensive, le jeune centre de 6 pieds 3 pouces et 223 livres a généralement été leur homme. Johansen possède une vitesse exceptionnelle et il a un des meilleurs lancers du poignet dans la LNH. Il a mené son équipe pour les buts, les points, les tirs au filet, les buts en prolongation et les mises en jeu gagnées. C’est à lui maintenant de répéter ses exploits à sa première présence en séries. En 34 matchs éliminatoires avec les Winterhawks de Portland de la Ligue junior de l’Ouest, il a marqué 19 buts et totalisé 46 points.


    Analyse

    Les Penguins vont l'emporter si… Fleury fait le travail, si les unités spéciales sont spéciales, s’ils évitent les blessures et si plusieurs joueurs contribuent à l’attaque. Fleury est la clé, comme on vient de l’exprimer à plusieurs reprises. Les unités spéciales des Penguins ont été dominantes en saison régulière et cela doit se poursuivre. Les Penguins sont l’équipe qui a été la plus affligée par les blessures et rester en santé pour les séries serait un gros plus. Si on s’attend à ce que Crosby et Malkin sonne la charge, aidés par Kunitz, Neal et Jokinen, la pression sera moindre si les Sutter, Bennett, Goc et compagnie donnent un coup de main dans les situations critiques.

    Les Blue Jackets vont l'emporter si… Sergei Bobrovsky offre des performances exceptionnelles et s’ils s’en tiennent à leur jeu. Ils ont besoin qu’un joueur vedette élève son niveau de jeu chaque soir, et ce pourrait être leur gardien. L’effort offensif devra aussi être collectif, comme ce fut le cas durant la saison régulière. Aussi, Todd Richards a toujours prôné un échec-avant efficace, impliquant de la robustesse, dans l’espoir de causer des revirements, et ces éléments sont vitaux pour les succès de son équipe.

     

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