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    Sous le radar: Ondrej Palat est devenu un rouage essentiel pour le Lightning

    Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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    Sous le radar: Ondrej Palat est devenu un rouage essentiel pour le Lightning
    Ondrej Palat a bien failli être oublié lors du repêchage de 2011 dans la LNH, mais une sélection tardive a mené Palat aux portes de la célébrité avec le Lightning de Tampa Bay.

    Ondrej Palat était assis, et il attendait.

    Et attendait encore.

    Alors que le repêchage de 2011 dans la LNH en était à sa deuxième journée à St. Paul au Minnesota, Palat se trouvait à environ 7000 km chez lui, à Frydek-Mistek en République tchèque, en attente de savoir s’il allait pouvoir faire un autre pas vers son rêve d’avoir une carrière dans la LNH.

    Palat avait quitté le nid familial deux ans plus tôt afin de jouer pour les Voltigeurs de Drummondville dans la LHJMQ, et à sa deuxième saison il a amassé 96 points en 61 matchs, ce qui l’a placé à égalité au sommet des pointeurs de l’équipe avec l’actuel joueur de centre des Flyers de Philadelphie Sean Couturier, choisi au huitième rang au total à l’encan de 2011.

    Après avoir été ignoré à deux reprises par la LNH, ces statistiques seraient suffisantes pour que quelqu’un en prenne bonne note, n’est-ce pas?

    Assis devant son ordinateur portable, Palat a vu la deuxième ronde se terminer, puis la troisième, ainsi que les quatrième, cinquième et sixième également sans que son nom apparaisse sur son écran d’ordinateur.

    À 20 ans, Palat en était à sa dernière année d’admissibilité pour le repêchage, et alors que le septième tour tirait à sa fin, tout juste après que le Lightning de Tampa Bay eut sélectionné Matthew Peca grâce à un choix acquis des Coyotes de Phoenix au 201e échelon, Palat a décidé que c’en était assez de cette torture.

    Il a violemment fermé son ordinateur et s’est éloigné.

    « Je me suis simplement dit, ‘C’est tout, je ne serai pas repêché’, a dit Palat. Puis cinq minutes plus tard, mon agent m’a appelé pour me dire que j’avais été sélectionné par Tampa. C’était assez excitant. »

    Palat a été choisi au 208e rang, à quatre de la toute fin, et alors que rien n’est jamais garanti pour un joueur sélectionné aussi tard, c’était l’opportunité dont il avait besoin pour paver sa voie jusqu’où il est rendu aujourd’hui.

    Le Lightning amorcera les séries éliminatoires de la Coupe Stanley 2014 Palat, âgé de 23 ans, qui jouera un rôle clé au sein de l’équipe de l’entraîneur Jon Cooper en tant que spécialiste du désavantage numérique et attaquant défensif capable de marquer, obligeant les experts à le considérer parmi les candidats pour l’obtention du trophée Calder, remis à la meilleure recrue de la LNH.

    Mais rien de tout cela n’aurait été possible si le Lightning n’avait pas décidé d’utiliser son tout dernier choix à l’encan 2011 pour le sélectionner, et si Palat n’avait pas rencontré Cooper quelques mois plus tard au camp d’entraînement des Admirals de Norfolk dans la Ligue américaine.

    Cooper et son personnel d’entraîneurs avaient trois options: renvoyer Palat à Dummondville, l’envoyer dans la East Coast Hockey League, ou le garder.

    Palat ne leur a éventuellement pas laissé le choix.

    « Au camp d’entraînement, ça se voyait tout de suite, a déclaré Cooper. C’était un jeune assez discret, il ne parlait pas très bien l’anglais. Sauf que ça se voyait que le jeune avait quelque chose de spécial, mais on ne savait pas vraiment quoi encore. Mais il travaillait tellement fort tout le temps qu’on a décidé de le garder à l’œil.

    « On allait vraiment le retrancher, mais on a décidé de lui donner une chance pour voir s’il allait réussir à y arriver. C’était surtout basé sur son éthique de travail. Et une fois qu’il a eu le pied dans la porte, c’était fini.

    « On a ouvert la porte juste un peu pour lui, et il a carrément donné un grand coup de pied dedans. »

    Cette petite ouverture dans la porte voulait dire d’être rayé de l’alignement à Norfolk au début de la saison 2011-12, mais d’ensuite être utilisé sur le quatrième trio et, éventuellement, sur le deuxième trio, où il évoluait avec son actuel coéquipier Tyler Johnson et l’attaquant des Sabres de Buffalo Cory Conacher pendant que Norfolk complétait une saison historique par sa domination.

    Les Admirals ont établi un record du hockey professionnel nord-américain en terminant la saison régulière avec 28 victoires de suite et en remportant leur premier match des séries éliminatoires avant d’en perdre un contre les Monarchs de Manchester, une légère erreur dans leur parcours jusqu’à la Coupe Calder 2012.

    Palat a explosé la saison suivante avec le Crunch de Syracuse, le nouveau club-école du Lightning, avec 52 points en 56 rencontres, se méritant un rappel du Lightning au début du mois de mars, avec Cooper qui l’a rejoint à Tampa quelques semaines plus tard après que le directeur général Steve Yzerman eut congédié Guy Boucher.

    « Ça se voyait quand il était à Norfolk que qu’il était un excellent joueur et qu’il n’avait peur de rien, c’est simplement sa confiance qui n’était pas si élevée », a évoqué le défenseur du Lightning Radko Gudas, un compatriote tchèque qui a joué avec Palat au sein de l’équipe nationale des moins de 18 ans et qui a connu le même parcours que lui dans les mineures. « C’était super de le voir s’améliorer de plus en plus, partant d’un joueur laissé de côté à un joueur à évoluer sur notre quatrième trio, puis au sein de nos deux meilleures lignes d’attaque lorsqu’on a gagné la Coupe Calder.

    « L’an dernier, il était une force dans les mineures et quand il s’est amené ici, les quelque 10 matchs qu’on a disputés ensemble, ça se voyait qu’il se sentait bien et qu’il avait la confiance nécessaire pour passer à l’étape suivante cette année. »

    Mais même avec cet élan de confiance, Palat a eu besoin d’une autre ouverture dans la porte cette saison afin de pouvoir y mettre son pied à nouveau.

    Quand Steven Stamkos est tombé au combat en raison d’une fracture à la jambe le 11 novembre, Palat avait cinq points en 17 matchs. Mais en l’absence de Stamkos, Palat a amassé 32 point en 46 rencontres et a hérité d’une place convoitée sur l’aile opposée à Martin St Louis sur le premier trio du Lightning. Cette production offensive a été réussie malgré le fait qu’il n’ait pas été utilisé sur la première vague du jeu de puissance par Cooper, surtout parce que Palat évoluait déjà sur la première vague de désavantage numérique avec Johnson.

    Mais ce fut le temps passé aux côtés de St-Louis qui a eu le plus gros impact.

    « Il a vraiment été un héros pour moi quand je suis arrivé ici, a dit Palat. C’était énorme pour moi d’avoir joué avec lui pendant presque la moitié de la saison. Il m’a beaucoup aidé, m’a beaucoup parlé après chaque présence sur la patinoire. Il m’a aidé à devenir un joueur de la LNH. »

    Quand St-Louis a été échangé aux Rangers de New York à la date limite des transactions, une journée avant le retour au jeu de Stamkos, Palat a été placé sur un trio avec Valtteri Filppula et le joueur que le Lightning a acquis des Rangers sans la transaction, Ryan Callahan, pour former un trio défensif élite avec le mandat de faire face aux meilleurs trios adverses.

    C’était beaucoup de responsabilités pour une recrue, bien qu’une de 23 ans, mais la raison pour laquelle Cooper était à l’aise de se fier sur Palat est parce qu’il l’a vu passer à travers toutes les étapes nécessaires pour atteindre ce stade dans sa carrière, et il n’en a jamais ratée une.

    « Il travaille vraiment sur son jeu, alors en tant qu’entraîneur tu lui en donnes de plus en plus et il continue d’en prendre, a dit Cooper. Et il ne triche jamais, il ne vous laisse jamais tomber. C’est incroyable. »

    La production offensive de Palat cette saison a surpassé son total de points de sa saison de rêve à Syracuse l’an dernier, mais c’est son jeu défensif qui le rend encore plus essentiel au Lightning. Son différentiel impressionnant, qui le place parmi les meneurs de la LNH pour une recrue, est ce qui le rend le plus fier.

    « Avant la saison, si vous m’aviez dit que j’allais récolter plus que 50 points, j’aurais probablement ri de vous, a mentionné Palat. Mais pour moi, le plus important est tout de même le différentiel. »

    Et c’est peut-être pour cela que Palat n’a pas été aussi présent dans les discussions pour le trophée Calder cette saison qu’il ne l’aurait mérité. Lorsque comparé à la recrue de l’Avalanche du Colorado Nathan MacKinnon, quand on ne regarde que les buts, les aides et les points, Palat accuse juste assez de retard pour être écarté du débat selon certains.

    Et ça inclut Palat lui-même, qui ne veut ni parler ni penser à la possibilité de remporter le Calder, se sentant flatté que les gens soient même en train de considérer sa candidature.

    Mais ce n’est pas suffisant pour Cooper, qui était avocat avant de plonger dans sa carrière d’entraîneur de hockey. Sans même qu’on lui demande lors d’une récente rencontre avec les médias, Cooper s’est lancé dans une argumentation dans laquelle il expliquait pourquoi c’est sa recrue qui devrait l’emporter.

    « Il a les points qu’il a sans jouer sur le jeu de puissance. Il n’évolue sur la première unité de l’avantage numérique que depuis l’échange [de St-Louis], a expliqué Cooper. Alors il est sur la glace en infériorité numérique, sur la deuxième vague du jeu de puissance de temps en temps et a disputé plusieurs matchs sans avoir de temps de glace sur le jeu de puissance, amassant tout de même des points. Et il joue habituellement contre les meilleurs trios des autres équipes.

    « Je sais qu’ils vont probablement y aller avec le gros nom. Mais ne vous méprenez pas, je trouve MacKinnon excellent. Si j’avais à voter et que je ne pouvais choisir mes propres joueurs, je voterais pour lui c’est certain. Mais il n’est pas le gars qui est le premier à sauter sur la glace en désavantage numérique; c’est notre gars qui le fait. Notre gars dispute plus de minutes, joue dans toutes les situations, alors que leur gars est plutôt une menace offensive.

    « Comprenez-moi bien, [MacKinnon] est un joueur exceptionnel. Mais si vous jetez un coup d’œil au jeu d’ensemble et au travail en général, en regardant ce que chaque gars fait, c’est difficile de ne pas fortement inclure notre gars dans la conversation. »

    Cooper s’est aussi fait demander si le fait que MacKinnon soit plus jeune de cinq ans jouera en sa faveur.

    « Je pense aussi, a rapidement répondu Cooper. Septième ronde contre premier choix au total. »

    Et ceci pourrait résumer l’histoire d’Ondrej Palat; septième ronde contre premier choix au total, un joueur qui a persévéré pour pouvoir un jour être en mesure de jouer contre les meilleurs au monde.

     

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