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Rosen: Karl Alzner parle des problèmes des Capitals

mercredi 2014-04-09 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Rosen: Karl Alzner parle des problèmes des Capitals
Karl Alzner dissèque les problèmes des Caps; John Moore apprend sur le tas

Le défenseur Karl Alzner des Capitals de Washington estime que l'honnêteté dans l'adversité est la meilleure politique qu’un joueur et qu’une équipe puissent adopter. Le problème selon Alzner est que son équipe n’a pas adhéré à cette philosophie.

« C'est un problème que nous avons connu cette année », a déclaré Alzner à LNH.com depuis le Prudential Center, vendredi dernier. « Nous n'avons pas toujours admis nos erreurs, nous ne les avons pas maîtrisées et nous n’avons pas su les résoudre. Nous les avons balayées sous le tapis et avons repoussé les problèmes à plus tard. »

Les Capitals ne pourront plus repousser les problèmes à plus tard.

Après avoir entamé la saison en pensant qu'ils pourraient rivaliser avec les Penguins de Pittsburgh pour la première place dans la division Métropolitaine, les Capitals sont maintenant les négligés pour atteindre les séries éliminatoires de la Coupe Stanley. L'organisation fait face à d’importantes questions, des questions difficiles à répondre, tandis que l'équipe titube vers la fin d’une saison régulière décevante et une saison morte qui pourrait être beaucoup plus longue que ce qu’on anticipait.

Quel est le problème? Peu importe le problème, peut-il être fixé? Si oui, pourquoi n’a-t-il pas été fixé au cours de la saison? Est-ce que les gens qui occupent des postes importants au sein de l’organisation sont les bonnes personnes? Est-ce que le noyau de l'équipe a besoin d'être changé ?

Les partisans de Washington veulent des réponses. Ils le méritent.

Alzner ne les a pas. Mais il a son idée pour expliquer pourquoi les Capitals sont en chute. Et il ne peint pas un tableau favorable.

Il commence avec l'attitude de l'équipe.

« Nous jouons certains bons matchs et nous jouons bien contre les bonnes équipes, mais contre les équipes qui sont plus bas au classement, nous levons le pied de l'accélérateur, a déclaré Alzner. C'est pratiquement comme si nous avions un trop-plein d’arrogance parfois, en pensant que nous formons la meilleure équipe dans la ligue, qui fait que nous ne pouvons pas jouer à notre meilleur. Je pense que c'est un changement d'attitude mentale que nous devons corriger. »

DANS LE COURRIER DE ROSEN

Les rumeurs voulant que Jason Spezza ait discrètement demandé à être échangé à la date limite des transactions sont-elles vraies, et pourrait-il être échangé au cours de l’été? -- @WRHeronkill

Je ne sais pas si Spezza a demandé à être échangé, mais rappelez-vous que plusieurs rumeurs circulaient juste avant la date limite des transactions de la LNH à l’effet que les Sénateurs d’Ottawa avaient offert leur capitaine aux autres équipes. Ces rumeurs n’ont pas rendu le directeur général Bryan Murray très heureux, au point où il s’est empressé de les nier quelques jours avant la date limite en affirmant qu’il n’avait pas eu de discussions avec d’autres formations au sujet de Spezza. Est-ce que Spezza pourrait être échangé cet été? Fort probablement. Mais les transactions de cette envergure ne sont pas ébruitées dans les médias jusqu’à ce qu’elles soient conclues. Il faudra donc attendre pour voir ce qui arrivera à Spezza, mais avec la saison que les Sénateurs ont connue, toutes les options devraient être considérées.

Selon toi, quelle équipe pourrait surprendre au cours des séries éliminatoires dans l’Association de l’Est? -- @thackattack41

Si les Rangers de New York peuvent être considérés comme une équipe surprise, ils seraient mon choix. Toute équipe qui a la chance de ne pas croiser les Bruins de Boston avant la finale d’association part avec une longueur d’avance selon moi, mais les Rangers font preuve d’une attitude qui, à mon avis, les servira bien en séries. Contrairement au début de la campagne, alors qu’ils croyaient être une bonne équipe, les Rangers savent maintenant qu’ils en sont une. Ils possèdent de la profondeur, de l’équilibre et un excellent gardien. Martin St. Louis et Rick Nash doivent être à la hauteur. C’est essentiel. Les Rangers n’iront nulle part si ces deux joueurs éprouvent des difficultés. Henrik Lundqvist devra évidemment être exceptionnel, mais il doit l’être tous les soirs. Ryan McDonagh devra être en santé, et il semble qu’il le sera. Chris Kreider ne sera pas de retour dans l’immédiat, mais il sera d’une grande aide lorsqu’il sera disponible.

Quelle semble être l’équipe la plus dangereuse parmi les équipes qui ont terminé entre le quatrième et le huitième échelon de leur association respective? -- @AronPeters

Les positions des équipes dans leur association ne sont plus prises en compte dans le nouveau format des séries éliminatoires fondé sur les divisions et les places de quatrième as. Je comprends cependant où vous voulez en venir, alors je ne vais pas vous ennuyer avec les détails du nouveau format des séries. Ces détails sont faciles à trouver à la page des classements du LNH.com. Les Kings de Los Angeles n’auront pas l’avantage de la glace, et ils ont occupent actuellement le sixième rang de l’Association de l’Ouest au chapitre des points amassés. Ils représentent mon choix pour répondre à votre question. J’aurais aussi pu choisir les Blackhawks de Chicago, mais ils peuvent toujours obtenir l’avantage de la glace au premier tour, et je les ignorerai donc pour l’instant. Les Kings, tout comme les Rangers, possède une belle profondeur et peuvent compter sur un gardien exceptionnel. Leur style de jeu axé sur la possession de rondelle les rend difficiles à battre. L’ajout de Marian Gaborik sur le premier trio a été important puisqu’il apporte un élément d’explosivité aux côtés d’Anze Kopitar et de Justin Williams qui était auparavant absent de l’alignement des Kings. Cela a aussi permis à l’entraîneur Darryl Sutter de placer Dustin Brown sur la troisième unité, où il peut être lui-même et être efficace.

Est-ce que les Canucks de Vancouver seront meilleurs ou pires l’an prochain? -- @MegaManYVR

Excellente question, mais quiconque vous assure qu’il possède la réponse est un menteur. Personne ne sait dans quelle direction les Canucks se dirigeront puisqu’à l’heure actuelle, ils n’y a personne au volant. Mike Gillis a été limogé hier, alors les Canucks doivent se trouver un nouveau président et un nouveau directeur général (il pourrait s’agir de la même personne) avant de décider ce qu’il adviendra de l’entraîneur John Tortorella et des joueurs. Sur papier, l’alignement est décent, particulièrement si Ryan Kesler n’est pas échangé. Tous les directeurs généraux aimeraient bâtir autour d’un noyau composé des jumeaux Sedin, d’Alexandre Burrows, de Kevin Bieksa, de Jason Garrison, de Dan Hamhuis et d’Alex Edler. Est-ce qu’Eddie Lack est la réponse devant le filet? Est-ce que Jacob Markstrom peut lui offrir de la compétition? Est-ce que les Canucks possèdent la marge de manœuvre nécessaire avec neuf contrats comportant une clause de non-échange? Le nouveau directeur général devra répondre à toutes ces questions et à bien d’autres encore, mais jusqu’à ce qu’il le fasse, il est impossible de savoir dans quelle direction les Canucks se dirigeront la saison prochaine.

Pourquoi est-ce qu’Adam Larsson n’évolue pas à temps plein avec les Devils du New Jersey? Est-ce de sa faute, ou est-ce que les Devils ont simplement trop de défenseurs? -- @jfabrazzo

Il s’agit d’un mélange de ces deux éléments, et du fait que l’entraîneur des Devils Peter DeBoer ne semble pas avoir le même degré de confiance envers Larsson qu’envers Jon Merrill, ou encore Éric Gélinas, qui a été employé à l’attaque dernièrement. Je ne peux pas croire que le recruteur en chef des Devils, David Conte, soit particulièrement ravi de la manière dont Larsson est utilisé. Les Devils ont utilisé le quatrième choix au total au repêchage de 2011 pour sélectionner Larsson, qui est supposé devenir le pilier à la ligne bleue de l’équipe. Il n’y est pas parvenu jusqu’ici, et il n’est même pas passé près de le faire. Plusieurs personnes peuvent être blâmées pour cet échec, mais il revient ultimement à Larsson de faire en sorte qu’il soit impossible de le rayer de l’alignement, et il ne l’a pas fait encore. S’il n’est pas échangé cet été (il ne faut pas écarter cette possibilité), la prochaine campagne sera très importante pour Larsson. Le temps du développement est terminé. Il doit produire des résultats au New Jersey, mais il faut aussi qu’on lui offre la chance de le faire.

À quel point les partisans des Blues de St. Louis doivent-ils s’inquiéter à propos du rendement de l’équipe à l’approche des séries éliminatoires? -- @tjklost1223

Je dirais que le niveau d’inquiétude des partisans des Blues devrait être minimal. Je n’irais pas jusqu’à dire que le rendement récent des Blues est alarmant, puisqu’ils forment une excellente équipe qui sait depuis un certain temps déjà qu’elle profitera de l’avantage de la glace en séries éliminatoires en vertu de leur probable première place de la division Centrale. Il n’y a pas beaucoup d’enjeu pour eux, à part peut-être le trophée des Présidents, ce qui important puisqu’il donne à l’équipe qui le remporte l’avantage de la glace pour toute la durée des séries, mais ce n’est pas vraiment un trophée qui stimule les joueurs d’une équipe. Les équipes souhaitent être sur une bonne lancée quand les séries s’amorcent, car il ne s’agit pas de simplement d’allumer un interrupteur quand les séries se mettent en branle, mais les partisans de St. Louis ne doivent pas s’alarmer, du moins pas encore.

Si vous avez une question à laquelle vous souhaitez que Dan Rosen réponde, envoyez un tweet à @drosennhl. Le courrier sera une section hebdomadaire de cette rubrique.

Qu'en est-il des problèmes d'identité des Capitals, problème qui a été soulevé par Troy Brouwer vers la fin du mois dernier, quand il a dit au Washington Post : « Je me sens comme si nous voulions changer notre identité tous les soirs. » ?

Les commentaires de Brouwer ont été perçus comme une attaque à peine voilée dirigée à l’endroit de l'entraîneur Adam Oates. Cependant, l’opinion de Alzner au sujet de l'identité des Capitals, ou de l'absence de cette dernière, atteint le cœur des problèmes de l'équipe.

Il croit également que l’équipe ne joue pas toujours en fonction de ses principales forces.

« Nous sommes censés être une équipe offensive qui joue à plein régime et nous n'avons pas vraiment fait cela, dit-il. Notre jeu de puissance a été le seul vrai point positif cette année. Mais à 5-contre-5, nous devons faire mieux. Je veux dire, à 5-contre-5, nous sommes probablement l'une des pires équipes de la ligue au niveau des buts marqués et des buts accordés. Nous devons nous améliorer à ce chapitre. »

C’est un fait

Avant les matchs de mardi, les Capitals étaient au 24e rang dans la ligue au niveau du différentiel à 5-contre-5, à moins-23. Ils devançaient les Sabres de Buffalo (moins-66), les Oilers d'Edmonton (moins-49), les Flames de Calgary (moins-31), les Panthers de la Floride (moins-29), les Islanders de New York (moins-26) et les Predators de Nashville (moins-25).

Sans surprise, aucune de ces équipes ne participera aux séries éliminatoires.

« C'est fou, c’est vraiment fou, a déclaré Alzner. Nous n'avons pas d'identité. Qu'est-ce que nous sommes censés être, qu'est-ce que nous ne sommes pas censés être ? C'est quelque chose qui doit changer. Je suis personnellement un grand partisan du jeu serré, du jeu basé sur le travail, des matchs qui se terminent 2-1 et 1-0, mais ce n'est pas la façon dont cette équipe est construite. Si nous ne sommes pas bâtis de cette façon, nous devons être meilleurs dans le style pour laquelle cette équipe est construite. »

Alzner n'était pas intéressé à jouer le jeu du blâme. Il a affirmé que tout le monde, de haut en bas, a eu son mot à dire dans la saison décevante de Washington. Il se pointe lui-même du doigt comme exemple.

« Si vous êtes un gars qui est censé toucher souvent le fond du filet, vous devez marquer des buts, a-t-il dit. Si vous êtes un joueur dont le rôle consiste à garder les rondelles loin du filet, comme moi, alors votre différentiel plus/moins doit absolument être meilleur que moins-8. Nous devons être plus responsables que nous l’avons été cette année. »

Alzner, cependant, ne pense pas que tout cela est lié au talent global des Capitals. Il est toujours impressionné par ce talent, mais cela ne fait qu'ajouter à sa grande déception, ce qui semble se transformer de plus en plus en colère.

« Je ne sais pas si c'est vrai ou pas, mais je pense qu'il y a une bonne partie des entraîneurs et des dirigeants à travers la ligue qui préférerait certainement notre alignement à leur formation, a déclaré Alzner. Nous avons une bonne formation. Nous avons peut-être un léger manque de profondeur en défensive avec les blessures et les rappels, mais nous avons tellement de bons joueurs ici, qu’en début de saison, je pensais que nous pourrions lutter avec Pittsburgh pour le titre de notre division. Je crois que c’est ce que les autres pensaient aussi. Nous sommes sous le choc, ça n’a pas marché.

« Peut-être que c'est ce dont nous avons besoin en ce moment, une sorte de choc pour secouer le système. »

L’apprentissage de John Moore

La semaine dernière, quand le défenseur des Rangers de New York John Moore était toujours à l’écart, aux prises avec les symptômes d'une commotion cérébrale, il a reçu une mission de l'entraîneur adjoint Ulf Samuelsson. Moore devait regarder le match des Rangers contre les Canucks de Vancouver, au Rogers Arena, depuis la galerie de la presse et devait écrire au sujet de ce qu’il avait observé.

Moore, qui est revenu au jeu lors du match suivant contre l'Avalanche du Colorado, a principalement porté son attention sur la ligne bleue des Canucks, comme un moyen d'éviter de pointer ses propres coéquipiers. Il a écrit tout ce qui attirait son attention, en notant le jeu et le moment où celui-ci s’est déroulé.

Après le match, il a remis ses notes à Jerry Dineen, l’entraîneur vidéo des Rangers, qui a monté la vidéo selon les notes inscrites sur le papier, afin que Samuelsson et Moore puissent visionner les séquences le lendemain.

« J'ai écrit un peu, a déclaré Moore. Ce sont de petits détails, des décisions rapides où une demi-seconde de retard fait la différence entre une chance de marquer et un bon jeu défensif. C’était une bonne opportunité pour cela, je ne jouais pas, mais on peut aussi utiliser ces moments pour s’améliorer. »

Moore a ensuite donné quelques exemples de ce qu'il a noté.

« Sur le but de Daniel Carcillo, c'était un jeu où les défenseurs de Vancouver n’étaient pas assez dur autour de leur filet, a-t-il dit. Leur gardien avait la rondelle et ils sont arrivés en essayant de faire le travail avec leurs bâtons au lieu de neutraliser physiquement l’adversaire. C’était une des séquences et nous en avons parlé.

« Je me souviens d'une rondelle poussée en fond de territoire, elle est allée d’est en ouest derrière le filet et le défenseur a eu une opportunité de fermer le jeu, mais il a laissé l’autre sortir du coin et se présenter dans l’enclave pour une chance de marquer. Ce que vous estimez être un jeu inoffensif dans le coin se transforme en chance de marquer quelques secondes plus tard. »

Moore a comparé sa prise de notes à un devoir à la maison. Il a dit qu'il n'avait jamais fait quelque chose comme ça, mais il pense que cela a aidé.

Depuis que Ryan McDonagh est à l’écart à cause d’une blessure au haut du corps, Moore a été jumelé à Dan Girardi pour les trois derniers matchs. Il a dit que le fait de jouer avec Girardi au sein de la première paire de défenseurs de l’équipe signifiait qu'il devait être plus responsable dans sa zone, car il joue contre les meilleures lignes adverses. Moore a dit que sa lecture défensive s’était améliorée depuis qu’il a complété son « devoir à la maison » à Vancouver.

« Il aurait été facile pour Samuelsson de me dire de faire du vélo stationnaire et qu’il me verrait au terme du match, a dit Moore. Mais il a pris le temps de le faire et cela m’a clairement aidé. »

Cammalleri et la psychologie de sa bonne séquence

L'attaquant Mike Cammalleri des Flames de Calgary a marqué 12 buts, dont cinq buts gagnants, et ajouté 10 passes dans ses 18 derniers matchs. C'est presque la moitié de son total de buts pour l’ensemble de la saison (26) et exactement la moitié de son total de points (44) en moins d'un tiers des matchs disputés (62).

Cammalleri s’est mis en marche après la date limite des transactions dans la LNH, c’est-à-dire à 15 h, le 5 mars. Il était sur le marché et, en tant que joueur écoulant sa dernière année contractuelle au sein d’une formation hors des séries éliminatoires, il était considéré comme un élément qui allait assurément être échangé avant la date limite. La seule question était de connaître sa destination.

Cammalleri n’a jamais été échangé. Le président et directeur général par intérim des Flames Brian Burke n'a pas été en mesure de conclure une transaction satisfaisante. Depuis, Cammalleri a été l'un des meilleurs buteurs de la LNH.

Coïncidence ?

Cammalleri ne nierait pas l'idée voulant qu'il joue mieux et produit plus présentement, parce que la date limite des échanges n’est plus dans son esprit.

« Ça pourrait être dans l'inconscient, a déclaré Cammalleri. Vous pratiquez, vous vous présentez et vous essayez vraiment d’être impliqué et engagé, mais je suppose que, peut-être, au niveau du subconscient, quelque chose vous frappe et vous force à vous engager pleinement à l’endroit où vous évoluez et ce qui s’y passe. »

Toutefois, Cammalleri estime que sa lancée est liée à la façon dont les Flames jouent depuis la date limite (11-7-0, 3,22 buts par match). Il est aussi un partisan de la loi de la moyenne et, comme il produisait à un rythme en deçà de sa moyenne annuelle en carrière de 26 buts par saison avant la date limite, il était donc normal qu’il se mette à profiter de quelques chances après la date limite.

« Même avant la date limite, Cammy obtenait des chances », a déclaré l'entraîneur des Flames, Bob Hartley. « Parfois, vous passez par une période difficile et peut-être que c'est ce que Cammy a vécu. Évidemment, quand vous évaluez un marqueur, si vous regardiez la colonne des buts marqués avant la date limite des transactions, la lumière rouge ne voulait pas s’allumer. Les gardiens trouvaient le moyen de faire les arrêts ou il manquait le filet par quelques pouces. Depuis, tout fonctionne, et je doute que ce soit une question de pression liée à la date limite, parce que Cammy est un vétéran aguerri, de plus il est fort mentalement. Je ne pense pas qu'il était tourmenté par cela, mais présentement, c’est évident qu’on peut dire qu'il fait flèche de tout bois. »

Ryder et la frustration d’une mauvaise séquence

Comme Cammalleri, l’attaquant Michael Ryder des Devils du New Jersey a inscrit une moyenne de 25-26 buts par saison au cours de sa carrière. Au moment où il avait 16 buts à sa fiche après les 46 premiers matchs (un rythme de 28 buts), il se disait qu’il pourrait au pire régresser très légèrement, voire pas du tout.

Ryder ne pouvait imaginer ce qui allait arriver.

Il a marqué un seul but en 33 matchs depuis qu’il a marqué des buts lors de quatre matchs consécutifs du 4 au 11 janvier. Ryder a mis fin à une disette de 23 matchs sans marquer le 20 mars, mais depuis, il n’a pas marqué à ses neuf dernières rencontres. Il peine à contribuer au sein d’une équipe qui l’a embauché pour marquer.

« J'ai eu quelques disettes auparavant dans ma carrière, mais pas des sécheresses aussi longues, a déclaré Ryder. Vous vous demandez toujours ce que vous faites. Parfois vous êtes frustré. Pendant un moment, je pensais trop à cela et je ne m’occupais pas des autres aspects. Je me suis éloigné de ce qui me faisait connaître du succès. Lorsque vous pensez trop à marquer des buts, vous oubliez le reste. Vous arrêtez de patiner. Vous perdez votre concentration. Vous vous concentrez sur un aspect précis plutôt que de vous occuper du portrait global. »

Ryder dit qu'il a essayé de s'éloigner de cette « pensée unique », mais que cela s’est révélé difficile, surtout quand il sait que les Devils pourraient rater les séries en raison de certains buts qu’il n'a pas marqués.

« Ils m'ont embauché pour aider offensivement et marquer des buts, a déclaré Ryder. Quand vous perdez des matchs par un but et que vous prenez le blâme parce que vous savez que c'est votre travail, c'est frustrant. Ça joue dans votre tête. »

Pas de Championnat du monde cette année pour le capitaine de la Caroline

Rob Blake peut économiser son énergie et rayer de sa liste de candidats pour le Canada au Championnat mondial de hockey 2014 le nom du capitaine des Hurricanes de la Caroline, Eric Staal. Blake, qui a été nommé directeur général de l’équipe du Canada le mois dernier, perdrait son temps.

CE QU'ILS ONT DIT



Eric Staal sur l’avenir des Hurricanes, qui n’ont pas participé aux séries éliminatoires depuis 2009, et des choses qu’il aimerait voir se produire :
« Nous espérons que des jours meilleurs arriveront bientôt. Ce sera le cas à mon avis. D’après moi, ce ne serait pas une bonne idée de démanteler cette équipe. Je crois que nous pouvons nous comparer aux meilleures équipes de la ligue en ce qui concerne nos joueurs vedettes, dont plusieurs sont encore très jeunes. Skins [Jeff Skinner] a 21 ans. Lindy [Elias Lindholm] en a 19. Murph [Ryan Murphy] a également 21 ans. Jordan [Staal] n’est âgé que de 24 ans. Nous comptons sur de jeunes joueurs qui arrivent à maturité et qui sont de plus en plus à l’aise. Tant que l’on continue à construire autour d’eux, ils vont acquérir davantage d’expérience, se voir confier plus de responsabilités, se fixer des attentes plus élevées, et nous connaîtrons alors des jours meilleurs. »

L’attaquant des Capitals des Washington Jason Chimera discute de son étonnement dû au fait que son équipe n’est pas parvenue à faire mieux cette saison :
« On regarde notre équipe sur papier, et on se dit que l’on ne devrait pas du tout se battre pour une place en séries, mais bien pour le titre de notre division. Pour une raison ou pour une autre, ce n’est pas allé comme nous le voulions, et on se met à repenser aux points que nous avons échappés en cours de route. Je me pose la question tous les jours, à savoir : "Pourquoi sommes-nous à cette position?". J’ai eu plusieurs conversations avec mon épouse où je lui ai dit : "Nous ne devrions pas être où nous en sommes. Nous ne devrions pas nous battre pour une place en séries." Avec l’équipe que nous avons, il est dur de croire que nous en sommes là. »

Ce n'est pas que Staal soit contre l’idée de jouer pour le Canada. Ce n'est pas du tout le cas. C'est tout simplement qu’après avoir subi une sérieuse blessure au genou droit l'an dernier lors du Championnat du monde, en plus des répercussions liées à cette blessure, il estime qu'il est dans son intérêt de décliner humblement l'invitation, si elle devait lui être présentée.

« Oh, probablement pas », a répondu Staal lorsqu'on lui a demandé s'il avait envisagé d'aller au Championnat du monde, advenant le fait qu’on l’invite. « Évidemment, la dernière fois c'était frustrant. Ça a fini avec une blessure sérieuse qui a rendu mon été passablement difficile. Par la suite, j’ai connu des difficultés en début de saison, de sorte qu’il m’a été impossible de faire partie de l’équipe olympique. Donc je pense que mon objectif est d’abord de terminer cette saison en force et ensuite de connaître un bon été d’entraînement afin d’être prêt pour l’année prochaine. »

Staal a été blessé quand le défenseur suédois Alexander Edler est entré en collision avec lui, genou contre genou, en quarts de finale. Edler a été suspendu pour le reste du tournoi et également pour les deux premiers matchs des Jeux olympiques de 2014 à Sotchi. Le genou de Staal n'était pas encore remis à 100 pour cent, même après le début de la saison.

Ici et là

* Sean Monahan est la première recrue des Flames à marquer 20 buts en une saison depuis Dion Phaneuf en 2005-06, et le premier attaquant recrue de Calgary à le faire depuis Jarome Iginla en 1996-97. Monahan a dit ne pas avoir pensé au fait qu’il pourrait inscrire 20 filets jusqu’à ce qu’il inscrive son 19e, le 7 mars. Il n’a inscrit le 20e que 12 rencontres plus tard, soit le 30 mars.

« C'était frustrant, a dit Monahan. Il y a eu des matchs où j'ai connu de bonnes soirées, mais j'ai eu cette longue sécheresse. J’obtenais mes chances et je suppose que c'est la raison pour laquelle c’était encore plus frustrant que lorsque vous n’obtenez pas de chances de marquer. C'était difficile, mais vous devez vous en tenir à votre jeu. »

* L’attaquant Mats Zuccarello des Rangers détient un record de la LNH, un record qui vient avec la fierté nationale pour le joueur norvégien.

Les 57 points de Zuccarello (avant les matchs de mardi) représentent le plus haut total récolté en une seule saison par un joueur norvégien dans l'histoire de la ligue. Le record était précédemment détenu par Espen Knutsen, qui avait inscrit 53 points pour les Blue Jackets de Columbus en 2000-01. Zuccarello a entamé le match de mardi contre la Caroline fort d’une séquence d’au moins un point lors de quatre matchs consécutifs (4-3-7). Il a amassé 22 points, soit six buts et 16 passes, lors des 22 matchs précédents (6-16-22).

* Le gardien John Gibson des Ducks d’Anaheim est devenu le plus jeune gardien de but à enregistrer un blanchissage à ses débuts dans la LNH en plus de 28 ans, selon le Elias Sports Bureau. Gibson, à 20 ans et 297 jours, a effectué 18 arrêts dans une victoire de 3-0 contre les Canucks de Vancouver, lundi. L’ancien gardien de but des Sabres de Buffalo Daren Puppa, à 20 ans et 223 jours, a battu les Oilers d’Edmonton, alors menés par un certain Wayne Gretzky, vers un gain de 2-0, le 1er novembre 1885.

Gibson est également devenu le premier gardien de l'histoire des Ducks à gagner par jeu blanc à ses débuts avec l’équipe et est devenu le plus jeune gardien à apparaître dans un match avec la formation.

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

 

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