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Price et le premier trio ont aidé le Canadien à atteindre les séries éliminatoires

mercredi 2014-04-02 / 18:21 / LNH.com - Nouvelles

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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Price et le premier trio ont aidé le Canadien à atteindre les séries éliminatoires
Carey Price a certainement eu un gros mot à dire dans la participation du Canadien de Montréal aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley, mais les bonnes performances de l’unité en désavantage numérique et de deux défenseurs qui déplacent bien la rondelle ont été des facteurs tout aussi importants.

Sur papier, le Canadien de Montréal n’a pas d’affaire à être là où ils se trouvent, soit avec une place assurée dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley alors qu’il reste encore 11 jours au calendrier régulier de la LNH.

Le Canadien présente un différentiel négatif à 5-contre-5, ses statistiques concernant la possession de rondelle figurent dans la deuxième moitié de la ligue, son unité en supériorité numérique se situe au centre du peloton, il doit encore former des duos permanents de défenseurs et il accorde beaucoup trop de tirs à l’adversaire.

Pourtant, le Tricolore affrontera fort probablement le Lightning de Tampa Bay en première ronde et il détient une confortable avance sur les équipes qui luttent pour être les deux formations de quatrième as dans l’Association de l’Est.

On a donc demandé à Michel Therrien, comment cela se pouvait-il?

« Nous sommes un groupe qui travaille très fort », a déclaré l’entraîneur du Canadien, mardi, après que l’équipe eut décroché une place en séries malgré une défaite de 3-1 contre le Lightning. « Ces gars-là travaillent fort. Ils jouent à l’intérieur d’un système. »

Therrien a alors pris une pause, réfléchissant à sa réponse avant de frapper directement sur le clou.

« Évidemment qu’avec un gardien comme Carey Price, c’est un gros plus », a louangé Therrien.

Price est en réalité la principale raison pour laquelle le Canadien se retrouve où il se retrouve et l’entraîneur-chef du Lightning, Jon Cooper, n’a pas hésité avant le match de mardi à le qualifier de « meilleur gardien de la ligue ».

Bien que Price ne soit pas l’unique explication de la participation du Canadien aux séries, il domine la liste des cinq principales raisons.

1. Un gardien d’élite

Si quelqu’un avait encore besoin de connaître l’importance de Price au sein de la formation du Canadien, cette personne l’a appris quand il est revenu des Jeux olympiques de Sotchi blessé, après avoir remporté la médaille d’or avec l’équipe canadienne.

Toute équipe qui perd son gardien partant va connaître des difficultés, mais dans les huit matchs que Price a ratés après avoir aggravé une blessure au bas du corps pendant les Jeux olympiques, le Canadien n’a remporté aucun match en temps réglementaire, conservant une fiche 3-4-1. Montréal a accordé 28 buts lors de ces huit rencontres, une moyenne de 3,5 buts par match.

L’absence de Price a très bien démontré comment il peut masquer les nombreuses lacunes du Canadien. Depuis son retour au jeu, le CH a remporté huit de ses 10 matchs, accordant 22 buts pendant cette période. Price a démontré toute sa valeur dans les moments critiques pour donner aux siens une chance de l’emporter à chaque match.

Un exemple parfait a été démontré mardi contre le Lightning, quand Price a effectué plusieurs arrêts dignes des faits saillants pour préserver une égalité, avant que Tyler Johnson ne marque le but victorieux en désavantage numérique sur une échappée à 12:41 de la troisième période.

« J’estime que nous n’avons pas bien joué, a admis Therrien. « Mais Carey Price nous a donné une chance de rester dans le match. »

C’est une déclaration qui s’est avérée véridique à de nombreuses occasions cette saison.

2. Un but qui ne semblait pas important, mais qui a signifié beaucoup

Quand Lars Eller a sauté sur un retour pour déjouer Robin Lehner à 16:38 de la troisième période contre les Sénateurs d’Ottawa le 15 mars, il a mis fin à sa disette de 24 matchs sans but.

Il a réagi comme si son chat venait de mourir.

Le but a réduit l’avance des Sénateurs à 4-2 et Eller ne voyait aucune raison de célébrer.

« Ce fut plaisant de marquer, mais il y avait d’autres choses qui s’étaient passées pendant le match, s’est souvenu Eller. J’étais sur la glace pour les quatre buts des Sénateurs. Réduire l’écart 4-2 avec quelques minutes à jouer au match ne signifiait pas grand-chose, car la victoire ou l’égalité semblait hors de portée. Donc, je n’avais pas tellement envie de célébrer.

« Je présentais un différentiel de moins-3 et il ne me semblait pas approprié de démontrer beaucoup de joie. »

De la manière que le match s’est terminé, ce but a été le début d’une remontée historique, quand David Desharnais a créé l’égalité avec 0,3 seconde à jouer à la troisième et que Francis Bouillon a marqué à 1:26 de la prolongation.

« Ce que j’espère maintenant, c’est que cette victoire puisse changer le cours de la saison », avait dit Therrien après le match.

Ce fut le cas.

Une défaite contre les Sénateurs ce soir-là aurait été la quatrième de suite pour le Canadien en temps réglementaire. Ce fut plutôt le début d’une série de huit victoires en neuf matchs avant la défaite contre le Lightning, mardi.

Cette belle poussée a amené le Canadien à dépasser un groupe d’équipes qui bataillaient pour les dernières places donnant accès aux séries éliminatoires dans la section atlantique, et tout cela à partir d’un but qui semblait sans signification pour Eller.

« Ce fut plaisant de marquer, mais ce fut encore plus plaisant que ce soit le début d’une telle remontée, a dit Eller. La façon dont tout cela a pris fin a été tout simplement incroyable. »

3. Gagner la moitié des batailles des unités spéciales

Le Canadien a traditionnellement toujours eu l’un des meilleurs avantages numériques de la LNH, terminant parmi les 10 premiers avec l’avantage d’un joueur dans six des huit dernières saisons, incluant les cinq dernières.

Avant les matchs de mercredi, le Tricolore occupait le 16e rang avec un pourcentage d’efficacité de 17,9 pour cent, mais son jeu de puissance a connu des ennuis au cours des 35 dernières rencontres, présentant un faible pourcentage de 14,0 pour cent.

L’inefficacité du Canadien avec l’avantage d’un homme a été compensée par son extraordinaire unité en désavantage numérique, qui est classée au troisième rang de la ligue avec un taux de 85,7 pour cent.

Une grande partie de ces succès a été l’œuvre de Price. La saison dernière, il avait conservé un taux d’efficacité de ,804 en désavantage numérique, le pire parmi les gardiens partants de la LNH. Cette saison, Price a amélioré cette statistique à ,902, la deuxième meilleure de la ligue parmi les gardiens qui ont reçu au moins 200 tirs en infériorité numérique.

Mais le Canadien peut aussi compter sur Tomas Plekanec, l’un des meilleurs attaquants de la ligue en désavantage numérique, et sur des défenseurs qui sont prêts à bloquer des tirs et à sauter sur les retours.

Cela a permis au Canadien de présenter un pourcentage combiné supérieur à 100 dans l’échelle des unités spéciales.

4. Un premier trio efficace

Le directeur général du Tricolore, Marc Bergevin, a peut-être réussi le meilleur coup à la date limite des échanges quand il a acquis l’attaquant Thomas Vanek, des Islanders de New York, en retour de l’espoir Sebastian Collberg et d’un choix de deuxième ronde en 2014.

Therrien a placé Vanek à l’aile droite, une position qu’il n’avait pas occupée souvent, aux côtés de David Desharnais et de Max Pacioretty durant la troisième période de la rencontre marquée par la remontée contre les Sénateurs, le 15 mars.

À ce moment-là, Vanek n’avait amassé qu’une mention d’assistance en quatre matchs avec le Canadien. Depuis, il a inscrit six buts et récolté quatre aides en neuf matchs.

Dans ces neuf rencontres, ce trio a totalisé 14 buts et 15 mentions d’assistance, donnant des maux de tête aux opposants, ce qui crée un effet d’entraînement et permet aux autres attaquants de l’équipe de faire face à une plus faible opposition.

« Nous formions définitivement une bonne équipe, mais il nous manquait un peu de mordant à l’attaque certains soirs, a mentionné Pacioretty. Avant ce match contre Ottawa, on avait de la difficulté à marquer. Son acquisition a apporté beaucoup d’attaque. Ça n’influence pas seulement les gars comme moi qui jouent avec lui. Ça force les autres équipes à se concentrer un peu plus sur lui et ça peut aider les autres trios. Le fait d’ajouter un attaquant offensif comme lui aide tous les autres joueurs de l’équipe. »

5. Un dynamique duo à la défense

Tous les directeurs généraux de la LNH parlent du besoin d’ajouter des défenseurs qui déplacent bien la rondelle, une denrée rare, un élément convoité.

Le Canadien a deux des meilleurs de la ligue dans ce département.

Andrei Markov et P.K. Subban possèdent les habiletés pour contrôler le jeu, chacun à sa manière.

Markov peut ralentir le jeu à son rythme en utilisant sa vision et sa ruse pour effectuer la bonne passe la plupart du temps, et il possède une incroyable capacité à retenir la rondelle à la ligne bleue adverse, prolongeant ainsi la présence en zone offensive.

Subban peut électriser une foule avec son maniement de bâton et il est peut-être le meilleur défenseur de la ligue pour contrer l’échec avant adverse, en utilisant son exceptionnel coup de patin pour devancer le premier joueur adverse et organiser ainsi la contre-attaque.

Avant les matchs de mercredi, Subban venait au quatrième rang des défenseurs de la ligue avec 53 points, tandis que Markov était à égalité en 15e place avec 42 points. Aucune autre équipe de l’Association de l’Est n’a deux défenseurs parmi les 20 premiers. Les deux seules autres équipes de la ligue qui jouissent de ce privilège sont les Blackhawks de Chicago (Duncan Keith et Brent Seabrook) et les Blues de St. Louis (Alex Pietrangelo et Kevin Shattenkirk), deux des meilleures formations de la LNH.

 

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