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Cinq questions : L’analyste de NBC Pierre McGuire au sujet de l’Avalanche, des Bruins et plus

mardi 2014-04-01 / 3:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Cinq questions : L’analyste de NBC Pierre McGuire au sujet de l’Avalanche, des Bruins et plus
Cinq questions : L’analyste de NBC Pierre McGuire au sujet de l’Avalanche, des Bruins et plus

La chronique hebdomadaire de LNH.com appelée « Cinq questions à… » est publiée chaque mardi. Nous nous entretenons avec des personnalités phares du monde du hockey et nous leur posons des questions qui nous permettent d'en savoir plus sur leurs vies, leur carrière et leurs équipes.

Cette semaine, on rencontre l’analyste de la station NBC, Pierre McGuire :

À titre d’analyste principal de NBC qui se situe entre les deux bancs des joueurs, Pierre McGuire a une vue unique des joueurs qui se trouvent sur la glace, des tendances qui se développent au cours de la rencontre, des hauts et des bas sur le banc, et il peut aussi entendre les ajustements apportés par les entraîneurs avant que ceux-ci ne soient visibles pour les téléspectateurs.

Que l’on soit d’accord avec lui ou non, McGuire est un incontournable dans votre salon si vous regardez une rencontre à NBC et NBCSN.

Il a rejoint NBC en 2006 et il y travaille à temps plein depuis 2011. Il travaillait auparavant à TSN après avoir amorcé sa carrière dans les médias à la description des parties du Canadien de Montréal à la radio en 1997. McGuire a également remporté la Coupe Stanley à deux reprises en tant que dépisteur et entraîneur-adjoint des Penguins de Pittsburgh, et il a été l’entraîneur-chef des Whalers de Hartford pendant moins d’une saison.

McGuire a abordé plusieurs sujets touchant la ligue avec LNH.com lundi en répondant à nos cinq questions, qui sont en fait devenues huit questions en raison d’une longue discussion sur les statistiques avancées alors que notre entrevue téléphonique tirait à sa fin.

Avant que la conversation ne tourne autour des statistiques, McGuire a parlé de la blessure du centre de l’Avalanche du Colorado Matt Duchene, des déboires des Maple Leafs de Toronto, des Bruins de Boston, de la recrue des Red Wings de Detroit Gustav Nyquist et de l’entraîneur qui obtiendra l’un de ses votes pour le trophée Jack Adams.

Voyez ces réponses ci-dessous.

Voici donc Cinq (huit) questions à… Pierre McGuire:

Nous ne connaissons pas encore l’étendue de la blessure de Jonathan Toews, mais nous savons que Matt Duchene sera absent pendant quatre semaines en raison d’une blessure à un genou. Les Blackhawks de Chicago et l’Avalanche du Colorado vont vraisemblablement s’affronter en première ronde des séries éliminatoires. Est-ce que Colorado peut battre Chicago dans une série 4-de-7 sans Duchene, même si Toews manque à l’appel et que Patrick Kane sera tout juste de retour de sa blessure?

« Ce sera difficile, très difficile. Matt Duchene est l’un des meilleurs jeunes joueurs offensifs dominants de la ligue. Ce qu’il a accompli cette saison est plus que remarquable, tout comme ce qu’a accompli toute l’équipe au Colorado. De Joe Sakic à Patrick Roy en passant par Semyon Varlamov, toute l’organisation mérite beaucoup de crédit. Erik Johnson est l’un des joueurs les plus améliorés de la LNH. Leur défensive ne compte pas de vedette mais fait preuve de caractère et de robustesse. J’ai beaucoup de respect pour ce qu’ils ont réussi à faire, mais je crois qu’il sera difficile pour eux de battre les champions en titre de la Coupe Stanley sans Matt Duchene. »

Plusieurs opinions ont été émises pour expliquer l’effondrement des Maple Leafs de Toronto, eux qui viennent de perdre huit matchs consécutifs en temps réglementaire. Quelle est ton opinion à ce sujet?

« Je crois qu’ils doivent effectuer une longue évaluation à l’interne afin de déterminer à quel point leur équipe est bonne ou mauvaise. Il y a des carences évidentes à la ligne bleue, et un manque de profondeur au centre. De toute évidence, la blessure à David Bolland leur a fait mal et il n’est toujours pas à 100 %, mais leurs problèmes sont importants en défensive et au centre. Et lorsqu’on éprouve des difficultés à ces deux positions, il est très ardu de gagner dans cette ligue. Si l’on regarde les meilleures formations de la LNH, elles sont très fortes en défensive et peuvent compter sur une belle profondeur au centre. »

En parlant des meilleures équipes de la ligue, est-ce que les Bruins de Boston ont une faiblesse?

« Non. Je crois que je ne les ai pas vus aussi bien jouer depuis 2011. Ils forment une équipe exceptionnelle, très bien dirigée, qui démontre énormément de caractère. Ils auraient pu se relâcher [dimanche], mais ils ont choisi de ne pas le faire. Et l’enthousiasme sur leur banc contre Philadelphie était fantastique. Tout part de Zdeno Chara et Patrice Bergeron, mais leur personnel d’entraîneurs composé de Doug Houda, Geoff Ward, Doug Jarvis et Claude Julien a fait un travail phénoménal pour que ces joueurs restent concentrés sur l’objectif ultime. Ils n’ont absolument pas souffert de leur défaite en finale l’an dernier. Ils ont mis la pédale au plancher. Ils comptent sur deux excellents gardiens. Leur défensive est incroyable et continuera à s’améliorer. Cette équipe est à prendre au sérieux.

« Je suis aussi d’avis qu’ils possèdent le meilleur troisième trio de la ligue à l’heure actuelle avec Chris Kelly, Carl Soderberg et Loui Eriksson. Chris Kelly est peut-être le joueur le plus altruiste de la LNH. Il a toujours évolué au centre, mais les entraîneurs sont allés le voir et lui ont dit : "Écoute, nous voudrions utiliser Soderberg au centre, est-ce que cela te dérangerait de changer de position?", et Kelly a répondu "Aucun problème". Il a déménagé à l’aile gauche et il a accompli un travail fantastique. »

À qui Gustav Nyquist te fait-il penser et pourquoi?

« Je reconnais beaucoup Glenn Anderson en lui, surtout en raison de sa vitesse et de sa capacité à marquer sur des contre-attaques. Il me fait aussi penser un peu à Teemu Selanne en raison de la manière dont il patine et qu’il peut exploser, surtout quand Teemu était plus jeune. Il me fait penser à tellement de joueurs parce qu’il peut marquer de tellement d’endroits sur la glace, et qu’il n’abandonne pas dans les situations difficiles.

« La chose qui me fascine le plus à propos de lui est son désir d’avoir la rondelle. Il y a beaucoup de joueurs qui ont besoin de se faire remettre la rondelle. Nyquist va la chercher, et il excelle dans ce domaine. »

Les membres des médias votent pour le trophée Jack Adams. Quels facteurs prends-tu en considération lorsque tu fais tes sélections, et qui a le plus de chance de se retrouver sur ton bulletin de vote?

« Je vais vous donner un nom immédiatement, mais je ne vous donnerai pas les deux autres. Patrick Roy recevra l’un de mes votes.

« Ken Hitchcock recevra des votes. Mike Babcock aussi. Je pense que Lindy Ruff devrait faire partie de la discussion. Je pense vraiment que Todd McLellan à San Jose doit être pris en considération. Ce fut une année exceptionnelle pour les entraîneurs. Je suis aussi d’avis que Jon Cooper à Tampa Bay doit être considéré. Ce n’est pas quelque chose que l’on fait au hasard. Tant qu’à voter pour une récompense comme celle-là, aussi bien le faire sérieusement.

« Cependant, je ne crois pas que quiconque avait prédit que le Colorado allait faire les séries au début de la saison, et encore moins qu’ils allaient peut-être bénéficier de l’avantage de la glace en première ronde. Alors peu importe ce qui se passe d’ici la fin de l’année, Patrick Roy recevra l’un de mes votes. Je dois encore décider des deux autres, mais Roy est assuré de mon vote. »

Est-ce que les statistiques avancées, comme celles fondées sur la possession de rondelle en fonction de Corsi, etc., sont prises en compte dans tes analyses avec Mike Emrick et Eddie Olczyk?

« Non. Je regarde les vidéos. Je sais que 'Doc' et Eddie font la même chose. Nous regardons beaucoup de matchs, et nous regardons beaucoup de vidéos. Ce que je tente surtout de faire est de me concentrer sur cinq à sept éléments pendant une partie, et j’espère que ces éléments ressortiront au cours de la rencontre, car nos vidéos sont déjà prêts, analysés et aptes à être diffusés. Mais on doit aussi s’adapter à la partie car c’est un sport très fluide.

« Un excellent exemple de cela est la rencontre Boston-Philadelphie [de dimanche]. Beaucoup de personnes se sont dit que les Bruins devaient penser à quelque chose du genre de "OK, nous sommes assurés d’une place en séries, nous sommes les champions de la division Atlantique, et la seule chose pour laquelle nous devons jouer à l’heure actuelle est notre fierté et peut-être le trophée des Présidents, ce qui ne veut rien dire lorsque les séries s’amorcent". Mais les Bruins se sont présentés et ont travaillé fort, sont revenus de l’arrière et l’ont emporté en fusillade. Alors peu importe quelles sont les statistiques avant la rencontre ou la manière que l’on tente de les interpréter, elles peuvent devenir inutiles assez rapidement. »

Je comprends ton point de vue, mais ceux qui utilisent ces statistiques le font pour analyser une équipe dans son ensemble. Par exemple, les statistiques des Maple Leafs en ce qui a trait à la possession de rondelles se situent sous la moyenne. Ils accordent énormément de lancers, et il semble que ces faiblesses les rattrapent.

« Il s’agit d’une excellente question et d’un point intéressant, mais si on regarde les statistiques [des Maple Leafs] d’il y a quelques semaines, on se rend compte qu’ils accordaient plus de lancers alors qu’ils n’en ont accordé récemment. Lorsqu’ils sont allés sur la côté Ouest et qu’ils ont battus Anaheim et Los Angles, ils ont alloués plus de tirs qu’ils ne l’ont fait contre Philadelphie et Detroit, et ils ont perdu ces deux rencontres. C’est pourquoi on peut regarder ces statistiques, qui peuvent se révéler utiles lorsque je prépare mon plan en cinq ou sept points pour un match, mais ils ont tout de même battus Anaheim et Los Angeles en accordant plus de lancers que lors de leurs défaites contre Philadelphie vendredi et Detroit samedi. »

Tu te situes donc dans le camp de ceux qui jugent plus utile de regarder les matchs?

« J’adore regarder les matchs. Je ne me lasse jamais d’en regarder. J’adore me trouver à l’aréna pour les entraînements, je ne me lasse pas de ça non plus. J’ai pu compter sur deux excellents mentors au cours de ma carrière, le regretté Bob Johnson et Scotty Bowman, et ces deux hommes répétaient sans cesse qu’on ne pouvait regarder trop de rencontres, et encore plus important, que l’on ne pouvait pas regarder trop d’entraînements. On remarque certaines choses. On peut trouver les tendances de certains joueurs, de certains entraîneurs et de certaines organisations en assistant à leurs entraînements. On peut voir quels joueurs qui sont en compétition pour un poste travaillent fort et lesquels ne le font pas. On peut distinguer les entraîneurs organisés de ceux qui ne le sont pas. On peut en apprendre beaucoup sur la chimie au sein de l’équipe, ou encore sur l’état de santé de certains joueurs. L’entraînement est une excellente façon d’évaluer certains éléments. »

« Cela fait maintenant 26 ans [que je travaille dans le domaine du hockey], 32 en comptant mes années passées au niveau collégial, et j’apprends quelque chose de nouveau tous les jours. C’est l’autre chose que Scotty et Bob avaient l’habitude de répéter lorsque j’étais un jeune homme en début de carrière : "Chaque jour où tu vas à l’aréna, apprend quelque chose de nouveau, que ce soit à propos d’un joueur, d’un système de jeu, d’un entraîneur, ou encore d’une patinoire". À cette époque, on jouait à l’Auditorium de Buffalo, au Colisée de Québec, au Forum de Montréal, au Garden de Boston et au Stadium de Chicago, et tous ces endroits étaient très différents. De nos jours, toutes les patinoires sont construites selon le même modèle, mais elles ont toutes des petites particularités comme les rampes, les baies vitrées, les joints entre ces dernières… des éléments physiques. On peut en apprendre beaucoup. Chaque année passée dans cette ligue, on en apprend davantage. Je crois que c’est important, peu importe l’emploi que l’on occupe dans la ligue. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

 

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