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Anze Kopitar s’impose comme candidat au trophée Selke

lundi 2014-03-31 / 13:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Curtis Zupke - Correspondant LNH.com

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Anze Kopitar s’impose comme candidat au trophée Selke
Le jeu complet d’Anze Kopitar a finalement attiré l’attention sur le centre des Kings de Los Angeles pour le trophée Selke remis au meilleur attaquant défensif

EL SEGUNDO, Calif. – Ce serait facile de déduire qu’Anze Kopitar a développé son esprit défensif sous l’emprise de son père Matjaz en Slovénie. Il ne serait normal en effet qu’un fils épouse le style de jeu de son père.

Mais le centre des Kings de Los Angeles ne peut pas dire que c’est vraiment le cas parce qu’il se rappelle quel genre de joueur était son père vers la fin de sa carrière.

« J’ai tous ces matchs sur vidéo, a-t-il rappelé. Je l’ai beaucoup vu jouer. Je l’ai même affronté une fois quand il était joueur-entraîneur. Nous sommes venus en collision et nous sommes tous deux tombés. C’a fini là.

« C’était un ailier gauche. Il était plus une menace offensive qu’en défense. J’imagine que je tiens ça de lui. »

Matjaz a plus tard mis l’emphase sur l’importance du jeu complet qui est devenu la marque de commerce d’Anze en Europe quand il s’inspirait de son idole de jeunesse Sergei Fedorov, puis à Los Angeles avec deux entraîneurs forts sur le jeu défensif, Darryl Sutter et Terry Murray.

Établi depuis longtemps comme un joueur de centre complet de premier plan, Kopitar a finalement attiré l’attention comme candidat au trophée Selke, remis au meilleur attaquant défensif de la LNH.

Ce n’est pas qu’il a été complètement oublié dans le passé. Il s’est classé quatrième au scrutin de l’an dernier, derrière Jonathan Toews, Patrice Bergeron et Pavel Datsyuk. Mais le seul joueur à avoir remporté ce trophée en jouant pour une équipe de l’Association de l’Ouest a été Ryan Kesler, des Canucks de Vancouver, en 2011.

« J’ai joué avec Kesler à Vancouver », se souvient le défenseur des Kings Willie Mitchell. « Je ne veux pas lui manquer de respect, mais quand on voit la façon dont Kopi contrôle le jeu au centre de la patinoire depuis quelques années... C’est incroyable tout ce qu’il fait. Personne ne peut lui enlever la rondelle. Il utilise son gros gabarit et sa longue portée pour la protéger. On le regarde en avantage numérique et on se dit qu’on n’a qu’à lui remettre la rondelle. Il va y avoir deux ou trois joueurs sur lui et il va trouver une façon d’entrer en territoire adverse et de préparer un jeu.

« Je le dis depuis longtemps et des gens ont ri de moi. On pense à Datsyuk et [Henrik] Zetterberg [à Detroit], il est aussi bon qu’eux. Il est si bon que ça. Vous regardez quelques faits saillants et qui voyez-vous en zone défensive, tout près du filet? C’est Kopi. Puis il trouve le moyen de mener l’attaque à l’autre bout."

Kopitar est coté parmi les meilleurs joueurs de la ligue pour la possession de la rondelle. Il est classé parmi les 12 meilleurs pour les mises en jeu gagnées ainsi que les plus et les moins. Mais sa relation avec ses coéquipiers donne probablement une meilleure mesure encore de toute sa valeur.

Quand Sutter veut sortir un joueur d’une léthargie, il l’envoie dans le trio de Kopitar. C’est arrivé avec Jeff Carter et Dwight King. Puis avec Marian Gaborik, qui vient d‘amasser huit points à ses neuf derniers matchs.

« C’est un de nos joueurs les plus constants depuis le début de la saison », l’a vanté son compagnon de trio Justin Williams. « On sait à quoi s’attendre de lui. C’est soit un bon match, soit un grand match, jamais rien de moins. »

Kopitar donne crédit à Murray, son ancien entraîneur, pour lui avoir inculqué l’importance du jeu défensif à ses débuts dans la LNH, selon la philosophie du directeur général Dean Lombardi pour qui une équipe gagnante se construit « de l’arrière vers l’avant. »

« C’est à ma troisième saison [2008-09] que j’ai commencé à réaliser à quel point c’était important, se souvient Kopitar. [Murray] faisait passer la défense en premier. »

Déjà il était difficile de ne pas réaliser que le gros joueur de centre de 6 pieds 3 pouces et 224 livres était une vedette en puissance. L’entraîneur Randy Carlyle, qui a dirigé les Ducks d’Anaheim avant les Maple Leafs de Toronto, a dit que Kopitar jouait comme « un homme parmi des enfants » la première fois qu’il a dirigé son équipe contre lui.

C’est au cours de ses premières années dans la ligue que Kopitar a été confronté à Fedorov, deux fois gagnant du trophée Selke, qui avait attiré son attention en se convertissant en défenseur. Qu’il puisse aussi marquer des buts en faisait un modèle idéal.

« C’était certainement bizarre », se rappelle Kopitar de son premier match contre Fedorov. « Il y a eu un moment dans votre vie ou vous espériez obtenir l’autographe de quelqu’un et là vous jouez contre lui. »

Kopitar a effectivement un bâton autographié par Fedorov quelque part chez lui. Et on pense que ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’il ait aussi son trophée Selke.

« Je pense qu’il devrait être finaliste chaque année », a déclaré son ancien coéquipier, le défenseur Rob Scuderi, présentement avec les Penguins de Pittsburgh. « Il est très sous-estimé. Il n’a jamais sacrifié de défense pour son jeu offensif, même s’il pourrait facilement le faire grâce à son grand talent. Mais il est ce genre de joueur toujours en bonne position.

« Je crois qu’il ne reçoit pas tout le crédit qu’il mérite parce qu’il joue dans l’Ouest. Il aurait beaucoup plus d’attention s’il était dans l’Est. »

« Il n’a pas la reconnaissance qu’il obtiendrait avec une équipe canadienne ou dans une grande ville de l’Association de l’Est, mais je ne suis pas certain que c’est ce qu’il veut », a renchéri Williams.

Les Kings ont entrepris une sorte de campagne afin de favoriser la candidature de Kopitar pour le trophée Selke en utilisant des commentaires d’experts sur Twitter. Kopitar, qui est le meilleur compteur des Kings pour une septième année de suite, ne veut pas de toute cette attention et est d’accord avec ce qu’a dit Williams.

Il ne s’en fait pas de ne pas être aussi encensé que des joueurs comme Toews et Bergeron.

« C’est certainement moins de pression, apprécie-t-il. On m’a parlé de ça [le trophée Selke]. J’ai déjà gagné des trophées individuels. Comparés aux trophées d’équipe, ce n’est même pas proche de ce qu’on peut apprécier avec des coéquipiers. Je ne joue pas pour le Selke. Je joue pour quelque chose de plus gros. »

 

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