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Iginla joue à nouveau comme un futur membre du Temple de la renommée

dimanche 2014-03-30 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Matt Kalman - Correspondant LNH.com

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Iginla joue à nouveau comme un futur membre du Temple de la renommée
Jarome Iginla ne croit pas que son rendement a vraiment diminué la saison dernière. Il avait cependant quelque chose à prouver lorsqu’il a accepté un contrat avec les Bruins de Boston, et jusqu’ici cette saison, il prouve qu’il est loin d’avoir perdu son statut de joueur étoile.

WILMINGTON, Mass. – L’autonomie des joueurs, les méga-contrats et l’écart de richesse entre les propriétaires ont fait en sorte qu’il est presque aussi rare de voir une super-vedette passer toute sa carrière au sein de la même organisation que de voir un joueur amasser 150 points en une saison.

Lorsque Nicklas Lidstrom a pris sa retraite avec les Red Wings de Detroit en 2012 après 20 saisons disputées dans le même uniforme, le nombre de légendes ayant passé toute leur carrière avec la même équipe a diminué davantage. En 2013, l’idole d’une ville entière, Jarome Iginla, a été échangé des Flames de Calgary aux Penguins de Pittsburgh. Iginla demeure le meneur de tous les temps chez les Flames pour les parties disputées, les buts et les points. Il disputait une 16e saison pour l’équipe qui avait fait son acquisition alors qu’il était âgé de 18 ans, et qui l’avait nommé capitaine à 26 ans.

Certaines légendes, comme Brett Hull et Paul Coffey, ont été échangées à plusieurs reprises au cours de leur carrière, connaissant des succès variés à chacune de leurs destinations. Une minorité de joueurs font comme Lidstrom et demeurent avec la même équipe du début à la fin de leur carrière. D’autres sont échangés vers la fin de leur carrière, et l’histoire démontre que les résultats pour ces joueurs sont plutôt mitigés.

À Boston, les partisans ont été les témoins de la tragédie et du triomphe qui découlent du départ de légendes. Ralenti par le jeu physique et les opérations aux genoux, Bobby Orr a peiné à disputer 26 rencontres avec les Blackhawks de Chicago après avoir quitté Boston à la suite d’une dispute contractuelle. Raymond Bourque n’a pas été en mesure de remporter la Coupe Stanley à sa première tentative avec sa nouvelle équipe, mais a permis à l’Avalanche de mettre la main sur le précieux trophée à sa deuxième campagne à Denver.

C’est avec de telles références qu’Iginla, quelques jours avant de fêter son 36e anniversaire, a accepté de changer d’équipe une autre fois en acceptant une offre des Bruins de Boston. En raison de la réputation d’Iginla d’être non seulement un prolifique marqueur mais aussi un joueur fougueux qui n’hésite pas à préconiser le jeu physique, ce qui l’a poussé à jeter les gants devant Vincent Lecavalier au cours d’un match de la finale de la Coupe Stanley, il semblait être fait sur mesure pour le style de jeu des Bruins. Dans la tradition des Derek Sanderson, Terry O'Reilly et Cam Neely, Iginla peut vaincre des équipes à l’aide de son tir et de son physique.

Il s’est avéré que tous ceux qui avaient prédit que le mariage entre Iginla et les Bruins allait produire des résultats spectaculaires avaient raison. Iginla ressemble toujours au joueur qu’il était à Calgary, et les Bruins ont bataillé pour le premier rang de l’Association de l’Est tout au long de la saison.

« J’ai vraiment été chanceux de me faire offrir cette occasion ici. Moi et ma famille avons vraiment apprécié cette chance, a indiqué Iginla. J’évolue avec un excellent groupe de joueurs. Ce fut amusant de gagner et d’être compétitifs toute la saison. Nous avons passé l’année entière près du sommet de notre association, et je l’ai bien apprécié. Ça ne m’était jamais arrivé au cours de ma carrière de me trouver aussi haut au classement toute la saison. »

Après 74 rencontres, Iginla est le meneur de son équipe avec 30 buts, et il a amassé un total de 60 points. Au cours d’une récente séquence de huit parties, qui a coïncidé avec la séquence de 12 gains consécutifs des Bruins, Iginla a inscrit neuf buts. L’entraîneur Claude Julien a qualifié Iginla d’un joueur qui s’est amené et qui a offert un rendement « tel qu’annoncé ».

Il est difficile de croire qu’à son arrivée à Boston, des questions subsistaient à savoir quel type de contribution Iginla allait être en mesure de fournir à une équipe dont l’unique objectif est la Coupe Stanley. Avant son court séjour avec les Penguins l’an dernier, Iginla n’avait pas participé aux séries éliminatoires depuis 2009. De plus, la dernière image d’Iginla dans l’uniforme des Penguins était très positive pour les partisans des Bruins. En effet, le tir décoché par Iginla à la dernière seconde du quatrième match de la série finale de l’Association de l’Est s’est retrouvé dans la mitaine de Tuukka Rask, ce qui a permis aux Bruins de passer en finale. Les Penguins avaient été balayés et Iginla avait été blanchi au cours de cette série.

Pour des raisons qui demeurent inexplicables (Iginla avait amassé quatre buts et huit passes à ses 11 rencontres précédentes en séries), ce lancer et cette série sont restés gravés dans l’esprit de certains directeurs généraux de la ligue. La demande n’était pas particulièrement élevée pour un futur membre du Temple de la renommée qui compte plus de 500 buts à sa fiche et qui venait d’inscrire 14 buts en 44 matchs à sa dernière saison. Il n’avait pas marqué moins de 32 buts à ses 10 saisons précédentes, mais les options offertes à Iginla ont poussé son agent à appeler le directeur général de Boston Peter Chiarelli pour en arriver à une entente.

Chiarelli a admis avoir été surpris par ce geste puisque les Bruins pensaient bien avoir acquis Iginla avant que ce dernier ne soit échangé aux Penguins. Cependant, Iginla a utilisé sa clause de non-échange pour forcer Calgary à l’envoyer à Pittsburgh. Les dirigeants des équipes utilisent souvent la formule que le sport est une question d’affaires lorsqu’ils doivent expliquer pourquoi ils ont échangé un joueur aimé des partisans. Dans ce cas-ci, Iginla a prouvé qu’il n’y avait rien de personnel entre lui et la ville qui s’était sentie méprisée par ce dernier, et qui le lui a laissé savoir toutes les fois où il touchait à la rondelle au cours des deux matchs de la finale d’association présentés au TD Garden.

Iginla a commencé à s’attirer les faveurs des partisans de Boston dès le départ en acceptant un contrat d’un an assortis de bonis liés au rendement, ce qui a permis aux Bruins de trouver de l’espace sous le plafond salarial pour lui et d’autres joueurs. Les Bruins ont éventuellement bénéficié non seulement des sacrifices financiers consentis par Iginla, mais aussi de son désir de prouver à ceux qui doutaient de lui cet été qu’ils avaient tort.

« Je crois avoir éprouvé quelques difficultés dans la série contre Boston l’an dernier, a avoué Iginla. Ce n’était pas le seul contrat qui m’était offert, mais je croyais que c’était la meilleure opportunité qui s’offrait à moi, et de l’équipe avec laquelle j’avais le plus de chance de bien m’intégrer. Je me suis senti privilégié d’obtenir cette chance, alors la durée d’un an ne me dérangeait pas. En ce qui concerne les gens qui croyaient que j’étais au bout du rouleau, j’ai trouvé cela plutôt amusant. Je venais de disputer une demi-saison, et cette demi-saison ne s’était pas si mal déroulée. J’ai simplement connu une mauvaise série, tout comme le reste de mon équipe. Mais c’est ce dont se rappelaient ces gens.

« J’ai effectivement essayé de leur prouver quelque chose… C’est dans cet état d’esprit que j’ai entrepris la campagne. Mais à un certain point, vers l’âge de 33 ou 34 ans, cet état d’esprit revient tous les ans. Mais honnêtement, je crois que tous les joueurs essaient de prouver quelque chose en tout temps. Si on connaît une bonne saison, on doit prouver la saison suivante qu’on peut le refaire et que cette saison ne nous suffit pas. En tant qu’athlète, on doit toujours prouver quelque chose à nous-mêmes. »

À son premier match dans l’uniforme des Bruins, Iginla a démontré à ses nouveaux partisans qu’il était en mesure d’adopter le style de jeu des « Big, Bad Bruins », alors qu’il a jeté les gants contre le défenseur du Lightning de Tampa Bay Radko Gudas. Il s’est battu à trois autres reprises cette saison. Après un début de saison difficile sur le plan offensif, Iginla s’est hissé au premier rang des buteurs de son équipe, notamment au cours d’une séquence où il jouait comme à ses meilleures années à Calgary.

« Lorsqu’on traverse une bonne séquence, on a l’impression que la rondelle nous suit un peu plus sur la glace, a expliqué Iginla. Lorsqu’on lance, on trouve davantage les ouvertures. On reçoit plus de belles passes. Alors lorsque tout va bien, on se dit : "Wow, ce n’est pas si difficile". Mon approche a toujours été de connaître autant de bonnes séquences que possible, et de faire en sorte que les moins bonnes séquences durent le moins longtemps possible. Peu importe la raison [ça va très bien pour moi] à l’heure actuelle. »

Les Bruins ne pouvaient trouver un meilleur joueur qu’Iginla pour remplacer Nathan Horton sur le trio complété par David Krejci et Milan Lucic. Ce trio a été réuni dès le premier jour du camp d’entraînement et a formé une unité sur le jeu de puissance lors de tous les matchs sauf un, alors que Lucic était malade.

Lucic et Krejci, tous deux âgés dans la mi-vingtaine, continuent de se développer en tant que joueurs complets et constants, et Iginla a contribué à accélérer ce processus. En 74 rencontres, Krejci est le meilleur pointeur des Bruins avec 62 points alors que Lucic a récolté 21 buts et 54 points en 73 matchs.

« On apprend beaucoup de choses en le côtoyant… Ce qui ressort le plus, c’est que s’il est parvenu à marquer autant de buts et à être un joueur aussi compétitif pendant aussi longtemps, c’est parce qu’à chaque entraînement, chaque chance de marquer, chaque présence, il se présente dans les zones dangereuses et il tente de toutes ses forces de marquer ou d’effectuer un jeu, a analysé Lucic. Ce sont des habitudes qu’il a développées tout au long de sa carrière et qui l’ont aidé à devenir le joueur qu’il est aujourd’hui. Ce sont aussi ces habitudes qui lui ont permis de jouer de la sorte pour nous cette saison. »

Iginla a déclaré qu’il espérait recevoir des offres de contrats de plus d’un an cet été. Il a adoré son séjour à Boston, mais il sait aussi que tout peut arriver sur le marché des joueurs autonomes. La meilleure façon pour lui d’impressionner les Bruins et le reste de la ligue après sa solide saison est de connaître d’excellentes séries éliminatoires et de soulever la Coupe Stanley pour la première fois de sa carrière.

« J’ai tellement hâte, a conclu Iginla. Je n’arrive pas à croire qu’il ne reste que trois semaines. Je veux me racheter pour [la saison dernière], mais c’est aussi le moment le plus excitant de la saison. On mérite notre place et on obtient une chance d’aller jusqu’au bout. J’ai vraiment hâte. »

Iginla n’a finalement pas passé toute sa carrière avec une seule équipe. S’il parvient à ajouter une Coupe Stanley à son héritage, son départ en aura valu la peine.

 

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