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Le jeune attaquant Ryan Johansen se révèle avec les Blue Jackets

vendredi 2014-03-28 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Craig Merz - Correspondant LNH.com

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Le jeune attaquant Ryan Johansen se révèle avec les Blue Jackets
À un moment donné, le joueur de centre Ryan Johansen se dirigeait pour être un autre fiasco dans l’uniforme des Blue Jackets de Columbus. Quel est donc la différence entre le Johansen qui réchauffait le banc à Springfield et celui qui est maintenant le meilleur marqueur des Blue Jackets? Il a acquis de la maturité mentalement et physiquement.

COLUMBUS – Il y avait beaucoup d’excitation autour du joueur de centre des Blue Jackets de Columbus Ryan Johansen à la suite d’une victoire de 3-2 le 20 mars contre le Canadien de Montréal.

La plupart des gens voulaient parler de la première bagarre dans la LNH du joueur de troisième année. Il avait jeté les gants contre Max Pacioretty tôt dans la rencontre et on se demandait comment il répondrait à la suite de cette incursion en territoire inconnu.

La réponse est venue avec 3:01 à jouer en temps réglementaire quand il a démontré tout le talent et le savoir-faire qui avaient fait de lui le quatrième choix du repêchage de la LNH par les Blue Jackets en 2010.

Johansen a intercepté une courte passe du défenseur Jarred Tinordi à l’extérieur de la ligne bleue et il est entré dans la zone du Tricolore. Poursuivi par deux joueurs du Canadien, il a freiné brusquement et ramené la rondelle vers lui pour figer le gardien. Il a ensuite décoché un tir qui a battu Carey Price afin de procurer la victoire aux Blue Jackets.

« Il représente une combinaison unique de talent en zone offensive et de bonnes mains », a souligné le directeur général des Blue Jackets, Jarmo Kekalainen.

Ce but de Johansen pourrait être considéré comme le moment déterminant d’une saison au cours de laquelle le jeune athlète de 21 ans révèle son talent, mais l’entraîneur-chef des Blue Jackets, Todd Richards, se souvient d’une autre chose relativement à cette soirée au Centre Bell.

« Il y a un jeu qu’il a effectué plus tôt dans le match à la première période, a-t-il dit. Après s’être emparé de la rondelle devant notre banc, il l’a lancée sur la rampe et il a pivoté pour la récupérer de l’autre côté du joueur. Il s’est ensuite avancé et après avoir attendu, il a effectué une passe à David Savard pour procurer une excellente occasion de marquer.

« Quand on voit un joueur de sa taille faire pareille chose à une telle vitesse, non seulement grâce à sa mobilité et son agilité mais aussi en raison de sa vision, de sa force et de sa puissance, c’est impressionnant. »

Johansen a même fait encore plus contre le Canadien pour aider les Blue Jackets à se relever après une défaite contre les Hurricanes de la Caroline deux jours plus tôt. Il a remporté 18 de ses 22 mises en jeu, incluant six de ses neuf en zone défensive, et il a effectué sept tirs en 17:49 de temps de glace.

« Il a dominé dans le cercle des mises en jeu, a affirmé Richards. Ce sont des choses en tant qu’entraîneur ou en tant que partisan des Blue Jackets qui sont vraiment excitantes.»

On attendait ça depuis longtemps dans une concession reconnue pour ses choix de première ronde qui n’ont pas répondu aux attentes (Gilbert Brule, Nikita Filatov, Alexandre Picard et Nikolai Zherdev) ou qui ont été échangés avant d’être au sommet de leur carrière (Derick Brassard, John Moore, Rick Nash et Jakub Voracek).

Les Blue Jackets ont été patients, mais sérieux pour développer Johansen. Il a fait ses débuts dans la LNH le 7 octobre 2011 contre les Predators de Nashville et il a réussi son premier but deux semaines plus tard contre les Red Wings de Detroit. Après avoir obtenu 21 points (neuf buts, 12 aides) en 67 matchs à sa première campagne, on s’attendait à ce qu’il soit un des joueurs qui apporteraient une grande contribution lors de la saison 2012-13.

En raison du lock-out, les Blue Jackets l’ont toutefois cédé aux Falcons de Springfield dans la Ligue américaine pour qu’il poursuive son développement. Johansen a été rappelé à la reprise des activités dans la LNH, mais peu de temps après, il a encore été cédé, ratant huit rencontres des Blue Jackets.

Johansen a retrouvé la forme et il a été rappelé pour prendre part à la poussée des Blue Jackets en vue des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, qui a pris fin quand l’équipe a terminé à un point de la deuxième participation de son histoire dans les séries d’après-saison. II a réussi cinq buts et sept aides, présentant un différentiel de moins-7 en 40 matchs. Il a ensuite été renvoyé à Springfield, mais il a vécu l’embarras d’être laissé sur le banc lors de la deuxième ronde des éliminatoires en raison d'un manque d’inspiration.

Quand on lui a demandé cette semaine si ce fut le pire moment de sa carrière professionnelle, Johansen a esquissé un sourire ironique et il a dit: « Oh oui. »

Richards se demandait si Johansen allait devenir un autre fiasco dans l’uniforme des Blue Jackets.

« Vous attendez et vous vous demandez quand ça va commencer à être compris, a expliqué l’entraîneur. Est-ce que ça va marcher, est-ce que ça ne se produira pas. J’ai vu de jeunes talentueux pour lesquels ça n’a pas fonctionné… Il y avait un doute. »

Kekalainen estime que le séjour de Johansen à Springfield a constitué un apprentissage nécessaire pour un jeune joueur qui cherchait à faire son chemin.

« Quand on est rétrogradé pour se retrouver à ce niveau après avoir joué dans la LNH, il est naturel pour tout le monde de jouer avec intensité, a-t-il expliqué. Il s’attend maintenant à ça à chaque soir dans la LNH. »

À l’approche de la fin du mois de mars, Springfield disparaît dans le rétroviseur. Mardi, dans ce que le président des opérations hockey des Blue Jackets, John Davidson, a appelé le match le plus important de la saison, Johansen a inscrit deux buts dans une victoire de 4-2 contre les Red Wings pour mettre fin à une séquence de deux défaites.

Le premier but de Johansen était le premier filet réussi par les Blue Jackets en 37 jeux de puissance, et ce fut aussi une belle démonstration de son talent. Il a montré de la patience pour trouver une ligne de tir. Son puissant tir a ensuite donné un bon retour de lancer. Sa rapidité et son talent lui ont permis de reprendre possession de la rondelle et de déjouer le gardien Jimmy Howard.

Son deuxième but, inscrit dans un filet désert, était le 29e de Johansen cette saison, ce qui le place en bonne position pour devenir le troisième joueur de Columbus à atteindre le cap des 30 buts. Nash a atteint ce plateau à sept reprises, avec un sommet de 41 buts en 2003-04. Geoff Sanderson a réussi 34 buts en 2002-03 et 30 lors de la saison inaugurale des Blue Jackets en 2000-01.

Quel est donc la différence entre le Johansen qui réchauffait le banc à Springfield et celui qui est le meilleur marqueur des Blue Jackets? Il a acquis de la maturité mentalement et physiquement.

« J’essaie de ne pas trop penser à Springfield, mais c’est arrivé, a révélé Johansen. Je ne jouais pas au meilleur de mes habiletés. En même temps, durant l’été et au début de cette saison, je ne cessais de me dire: ‘Je peux le faire. Je peux être un joueur d’élite capable de dominer des matchs ou être efficace à tous les soirs.’

« Je suis encore jeune. J’avais seulement besoin d’apprendre comment devenir un professionnel. Je travaillais fort, mais je ne faisais pas les efforts supplémentaires pour devenir un grand joueur. Cette année, j’ai fait de grands pas et je deviens un bon joueur dans la ligue. »

Johansen a grandi de plusieurs autres façons. Le joueur natif de Port Moody en Colombie-Britannique pesait 194 livres et mesurait 6 pieds 3 pouces quand il a été réclamé au repêchage. Or il est maintenant inscrit à 223 livres, ayant ajouté du poids et du muscle.

« Il est solide avec la rondelle, ça ne fait aucun doute, a noté le défenseur de Detroit Niklas Kronwall. Ça vient aussi avec l’expérience de savoir comment se comporter dans différentes situations et comment utiliser son corps, mais la chose la plus importante est la confiance et son jeu.

« C’est remarquable de voir sa croissance. C’est très agréable de surveiller ces jeunes joueurs qui s’amènent et de les voir bien faire. Il a vraiment élevé son jeu à un autre niveau. »

Johansen a aussi récolté 25 mentions d’assistance et il affiche un différentiel de plus-1. Kekalainen aime ces statistiques, mais il signale que tout le potentiel du joueur de centre est encore inexploité.

« Avec plus de rapidité et de force, il pourrait atteindre un autre niveau, a avancé Kekalainen. En travaillant à l’extérieur de la patinoire pendant la saison morte, il pourrait ajouter de la robustesse pour que ce soit plus facile pour lui de répondre aux attentes sur une base régulière pendant 82 matchs. »

Le joueur de centre des Red Wings David Legwand sait de quoi on parle quand il est question d’attentes, ayant été le premier joueur réclamé lors de l’expansion par les Predators de Nashville en 1998. Il entrevoit un brillant avenir pour Johansen.

« Il est solide, talentueux et il est capable de patiner, a noté Legwand. Il jouera dans la ligue pendant longtemps. Je sais qu’il a eu des hauts et des bas pendant une année ou deux. Quand il a la rondelle, on sait que quelque chose va se produire.

« Ayant à jouer contre lui, c’est un joueur qui a un bon physique. Il peut se déplacer et tenir bon. C’est bien de le voir. »

Johansen est devenu le joueur des Blue Jackets sur lequel on compte. Il a marqué des buts spectaculaires en tirs de barrage pour décider de l’issue de matchs contre les Rangers de New York et le Wild du Minnesota cette saison, et il affiche aussi des qualités de leader.

Ce n’est pas surprenant pour l’entraîneur-chef des Blues de St. Louis, Ken Hitchcock. Il a été congédié par les Blue Jackets quatre mois avant que Johansen ne soit réclamé au repêchage, mais il faisait encore partie de l’organisation à l’époque.

« C’était un joueur qui avait été bien entraîné dans le hockey junior et il a été bien dirigé à Columbus, et on peut voir que l’âge n’a rien à voir, a-t-il dit. Il a probablement eu cinq ou six années de bons enseignements et il a été très réceptif. On voit maintenant l’évolution d’un bon joueur.

« On peut lui faire confiance partout, et on peut donc l’utiliser contre les meilleurs joueurs. On peut le mettre dans une position pour qu’il marque des buts.»

Le département du marketing des Blue Jackets est à la recherche d’un visage pour la concession depuis que Nash a été échangé aux Rangers en juillet 2012, bien que Kekalainen ne croit pas à cette stratégie.

« Les gars qui nous amèneront en territoire gagnant seront les visages de la concession », a-t-il estimé.

Le 21 mars, Johansen a démontré qu’il y avait un changement de la garde quand Nash est revenu au Nationwide Arena pour la première fois avec les Rangers alors qu’il a reçu un accueil mitigé au début.

Tôt dans le match, Nash a essayé de lancer une attaque dans sa propre zone et il a été rapidement projeté sur la patinoire par Johansen, au grand plaisir d’une salle comble.

« Il essayait de faire certaines feintes, a expliqué Johansen. Il était une cible, bien évidemment. Il revenait à Columbus et nous ne voulions pas qu’il donne un spectacle. J’ai vu que j’avais une occasion de le frapper. La foule a bien réagi. Ça nous a aussi permis un peu de prendre un élan. »

Puis il a souri, ce qui tranchait avec l’image de dur qu’il essayait de projeter.

« Il a encore quelque peu un visage d’enfant, a souligné son coéquipier Jared Boll. Mais son visage n’a pas d’importance en autant qu’il est capable de mettre la rondelle dans le filet. »

 

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