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Touchette : Andrei Markov demeure un beau risque

lundi 2014-03-24 / 14:45 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Andrei Markov demeure un beau risque
Touchette: Le Canadien devrait offrir un nouveau contrat au défenseur Andrei Markov

Le Canadien de Montréal a réalisé un beau coup lorsqu'il a acquis Thomas Vanek, des Islanders de New York, avant l'heure de tombée des transactions dans la LNH, mais il en a probablement réussi un aussi bon en résistant à la tentation (si tentation il y a eu ...) d'échanger Andrei Markov, toujours sans contrat en vue de la prochaine saison.

On a beau dire, mais Markov, à 35 ans, se veut encore l'un des joueurs les plus importants du Canadien.

Et certainement l'un des plus constants.

Il n'est plus aussi rapide qu'avant, il se fait parfois déborder ou prendre à contre-pied, mais il demeure le stabilisateur, le meneur silencieux d'une défense, qui serait bien fragile sans lui. Que ce soit en supériorité ou en infériorité numérique, l'importance de son rôle n'a pas diminué.

Markov, selon les derniers chiffres, est parmi les dix joueurs les plus utilisés du circuit depuis le début de l'année. La preuve, il joue en moyenne un peu plus de 25 minutes par rencontre.

Ce n'est pas tout. P.K. Subban et lui contribueront probablement plus d'une centaine de points à la cause du Canadien, cette saison. Ce n'est pas banal, en effet.

Ce qui soulève la question suivante: est-ce que le Canadien devrait lui accorder un contrat de longue durée ?

Là-dessus, certains observateurs diront qu'il représente, malgré tout, un joueur à risque compte-tenu de son âge et de ses antécédents médicaux, lui qui, on le sait, a déjà subi des blessures sérieuses.

Ceux-là marquent un point. Markov, bien sûr, n'ira pas en s'améliorant et il s'en trouvera toujours pour évoquer son bilan médical.

Mais lorsqu'on y regarde de plus près, le Canadien, probablement, prendrait un bien plus gros risque en le laissant partir. Qui donc serait en mesure de chausser ses bottines à court ou moyen terme ? Je vous le demande.

Cela dit, il est toujours plus facile de dépenser l'argent des autres ! En attendant, le directeur général

du Canadien, Marc Bergevin doit jongler avec plusieurs scénarios.

Markov, je vous l'accorde, a perdu quelques plumes en cours de route, mais au sein d'une équipe qui a le double mandat de rebâtir et de gagner une place dans les séries éliminatoires à tous les ans, on imagine plutôt mal le Canadien sans celui qui est à la fois un bon prof pour ses défenseurs et un élément-clé au rendement immédiat de l'équipe.

Et de 15

Il y a des gens, qui collectionnent les timbres, d'autres les tableaux.

Les Penguins de Pittsburgh, quant à eux, collectionnent les trophées Art Ross.

Depuis la saison 1988-89, ils en comptent pas moins de 14 s'il vous plait et, d'ici peu, ils en ajouteront un 15e puisque Sidney Crosby, sans trop faire de bruit et avec plusieurs longueurs d'avance, s'achemine vers le deuxième championnat des marqueurs de sa carrière.

Au cours de cette séquence peu ordinaire, Mario Lemieux a récolté six trophées Art Ross, Jaromir Jagr cinq et Evgeni Malkin, deux, sans compter celui enlevé par Crosby à l'âge de 19 ans.

Et dire que Crosby en a probablement perdu deux autres, minimum, à cause des blessures, qui lui ont coûté quantité de matches depuis le début de sa carrière.

Sur une période de 25 ans, aucune autre équipe ne peut se vanter d'avoir réuni une telle collection si l'on fait une exception de celle d'un dénommé Wayne Gretzky, qui, à lui seul, en a récolté

dix entre 1981 et 1994.

En termes clairs, monsieur Art Ross, règle générale, passe ses hivers à Pittsburgh et ses vacances chez ... Wayne Gretzky.

Où donc s'en vont les Leafs ?

Samedi dernier, l'ancien joueur de centre des Maple Leafs de Toronto, Dave Keon, a célébré son 74e anniversaire de naissance.

Le même jour, les Maple Leafs subissaient la défaite face au Canadien. Une autre.

Keon, qui a été l'un des meilleurs joueurs de la concession torontoise, a vécu la belle époque des Leafs. Dans les années soixante, il les a aidé à remporter la Coupe Stanley pas moins de quatre fois, y compris leur dernière en 1967.

Depuis, leurs insuccès ne se comptent plus.

Et voilà qu'ils sont menacés de rater les séries pour la huitième fois au cours des neuf dernières années.

Où donc s'en va cette équipe ?

Keon, témoin privilégié d'une époque glorieuse, doit souvent se poser la question. Il n'est pas le seul.

 

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