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La constance, la défensive et la profondeur ont propulsé les Bruins en séries

samedi 2014-03-22 / 16:50 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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La constance, la défensive et la profondeur ont propulsé les Bruins en séries
Il y a eu quelques nouveaux visages cette saison, mais les piliers au sein de l’alignement excellent toujours quand vient le temps de prévenir les buts, et l’entraîneur Claude Julien a mené son navire en misant sur la stabilité pour propulser les Bruins en séries éliminatoires.

Zdeno Chara est possiblement encore le meilleur défenseur de la Ligue nationale et Tuukka Rask est un favori pour remporter le trophée Vézina cette saison. Ajoutez au mélange de la profondeur en attaque et une solide unité défensive derrière Chara, en plus d’un personnel d'entraîneurs chevronnés, et on constate qu’il y a beaucoup de raisons pour lesquelles les Bruins de Boston ont été la première équipe à se qualifier pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley cette saison.

Les Bruins se sont procuré un laissez-passer vers les séries éliminatoires vendredi soir en remportant leur 11e match d'affilée dignement, avec une performance quasi parfaite en défensive dans une victoire de 2-0 contre l'Avalanche du Colorado au Pepsi Center.

Chara a mangé les minutes de jeu comme c’est son habitude. Il a encore été utilisé durant près de 25 minutes par match et a toujours fait face aux confrontations les plus difficiles, et Chara, qui a eu 37 ans plus tôt cette semaine, devrait être à nouveau parmi les candidats pour l’obtention du trophée Norris. Il a remporté cet honneur en 2009.

Rask, un autre pilier à Boston, prouve la valeur de son contrat de huit ans et 56 millions $ signé en juillet dernier. Il est parmi les meneurs de la ligue dans les quatre catégories principales de statistiques pour les gardiens de but. Rask est troisième pour la moyenne de buts alloués (2,07) et le pourcentage d’arrêts (0,929), il est cinquième au chapitre des victoires (31) et premier au chapitre des blanchissages (six).

Avec Chara et Rask, il n'est pas étonnant de constater que les Bruins sont une fois de plus parmi les prétendants dans l’Association de l’Est, après avoir atteint la Finale de la Coupe Stanley la saison dernière. Mais ils n’y sont que pour une partie du succès de Boston cette saison.

Voici cinq raisons de plus qui expliquent pourquoi les Bruins se dirigent à nouveau vers les séries éliminatoires:

1. Pas de chambardements

Alors que de nombreux entraîneurs modifient leurs lignes d’attaque en cours de match pour essayer de donner à leur équipe une étincelle ou relancer l'offensive, l'entraîneur des Bruins Claude Julien préfère une approche plus constante avec ses trios. Il sait très bien ce qu'il fait.

Sauf en cas de blessures, les lignes d’attaque de Boston sont restées pratiquement les mêmes pour l'essentiel de la saison, parce que ça fonctionne!

David Krejci est au centre de Milan Lucic et Jarome Iginla depuis le début de la campagne. Iginla a remplacé Nathan Horton sur ce trio et a pu s'intégrer facilement. Ils ont récolté un total combiné de 168 points. Krejci mène les Bruins avec 60 points, Iginla est deuxième avec 56 et Lucic est troisième avec 52. Iginla mène l'équipe avec 26 buts. Ils sont les trois meilleurs marqueurs de Boston et constituent sans doute la meilleure ligne de la LNH, du moins de l’Association de l’Est.

Patrice Bergeron joue toujours entre Brad Marchand et Reilly Smith. Bergeron est en train de connaître une autre saison digne du trophée Selke, sinon du Hart. Smith, qui devait au départ évoluer parmi les six derniers attaquants de l’équipe, a été le contributeur le plus surprenant de Boston, après avoir été considéré comme un joueur quelconque inclus dans la transaction de Tyler Seguin au cours de l'été, transaction qui a également fait passer Loui Eriksson à Boston.

Marchand a rebondi après un début difficile pour dépasser le cap des 20 buts pour la troisième fois de sa carrière.

Les troisième et quatrième trios ont fait l'objet de plus d'adversité que les deux premiers en raison de blessures et de suspensions, mais quand Julien dispose de son groupe des six derniers attaquants préféré, il y va généralement avec le même alignement, avec Chris Kelly, Carl Soderberg et Eriksson au sein d’une dangereuse troisième ligne capable de produire en attaque. Gregory Campbell évolue quant à lui au centre de Shawn Thornton et Daniel Paille sur le quatrième trio.

Soderberg a fait sa marque en apportant le soutien en attaque dont Boston avait besoin. Il a amassé 41 points et dispose en moyenne de près de 14 minutes de temps de glace par match. Eriksson a eu une saison difficile en raison de commotions cérébrales, mais il a tout de même amassé 28 points en 49 rencontres.

2. Une défensive jeune qui contribue

Les Bruins ont commencé la saison avec un plan visant à utiliser leurs trois jeunes défenseurs à profusion, pensant que Torey Krug, Dougie Hamilton et Matt Bartkowski feraient partie d’un groupe de sept mené par Chara, Dennis Seidenberg, Johnny Boychuk et Adam McQuaid.

Les blessures à Seidenberg et McQuaid ont forcé Julien à modifier ces plans et même à ajouter Kevan Miller au groupe, lui qui a commencé la saison avec les Bruins de Providence dans la Ligue américaine. Krug, Hamilton, Bartkowski et Miller ont obtenu de bons résultats en dépit de certaines circonstances intenses, tant et si bien que la défensive de Boston a à peine souffert de l’absence de Seidenberg et McQuaid.

Krug domine tous les défenseurs de Boston avec 37 points en 69 matchs, mais il est aussi le joueur le plus protégé de l’unité défensive de l’équipe, lui qui commence généralement ses présences sur la glace dans la zone offensive. Hamilton, qui a récemment obtenu un certain temps de glace en tant que partenaire défensif de Chara, a inscrit 21 points et montre un différentiel de plus-20 en 52 matchs. Bartkowski a 15 points, uniquement des mentions d’assistance, et affiche un différentiel de plus-21 en 54 parties. Miller a amassé cinq points avec un différentiel de plus-15 en 37 rencontres.

Ils ont aidé les Bruins à jouer la possession de rondelle, alors que les attaquants conscients de leur défensive de Boston, en particulier Bergeron et Kelly, n'ont pas eu à modifier beaucoup leur style de jeu pour pallier à la perte de Seidenberg et McQuaid. La transition s’est effectuée tout en douceur.

3. Monsieur partout

La communauté qui s’intéresse aux statistiques avancées a contribué à mettre en lumière l'impact de Bergeron. En fait, si le trophée Hart était attribué sur la base des statistiques avancées (les zones où il entame ses présences, la qualité des confrontations, le Corsi, etc.), Bergeron serait l'un des principaux candidats. Il devrait probablement l’être de toute façon.

Bergeron fait face à l’opposition la plus difficile soir après soir et amorce davantage de présences dans la zone défensive que dans la zone offensive, mais il est l'un des meilleurs joueurs de son trio pour la possession de rondelle et pour terminer ses présences sur la patinoire dans la zone adverse.

Les Bruins ont davantage de possession de la rondelle grâce à Bergeron, qui gagne près de 60 pour cent de ses mises en jeu et qui contribue offensivement aussi. Il a amassé 49 points en 70 matchs cette saison.

Parmi les centres qui performent dans les deux sens de la patinoire, Bergeron devrait être inclus dans la discussion avec des noms comme Sidney Crosby, Ryan Getzlaf, Claude Giroux, Jonathan Toews et Anze Kopitar.

4. Iggy l’a encore et il cadre parfaitement dans le décor

Le directeur général de Boston Peter Chiarelli pensait qu'il avait acquis Iginla avant la date limite des transactions dans la LNH la saison dernière, seulement pour découvrir que l'ancien capitaine des Flames de Calgary avait décidé qu'il voulait plutôt aller jouer avec Crosby, Evgeni Malkin et les Penguins de Pittsburgh. Il a été placé à l'aile gauche à Pittsburgh et ça n’a jamais semblé cliquer.

Chiarelli a finalement obtenu son homme le 5 juillet, en offrant à Iginla un contrat d'un an et 6 millions $ assorti de bonis, ce qui a sans doute été la meilleure signature au cours de la saison morte. Iginla s’est avéré être la solution idéale comme ailier droit, sa position naturelle, à Boston.

Julien n'a pas vraiment eu besoin de réfléchir trop longtemps avant de mettre Iginla à l'aile droite du premier trio avec Krejci et Lucic. Horton évoluait à cette position avant de signer avec les Blue Jackets de Columbus. Comme Horton, Iginla est un attaquant de puissance qui lance de la droite et qui se voulait un remplaçant naturel.

Personne, cependant, n'aurait pu prédire que le trio Lucic-Krejci-Iginla demeurerait entier depuis le jour 1. Iginla se dirige vers sa 12e saison de 30 buts ou plus. Il mène les Bruins avec 26 buts avec encore 12 matchs à jouer.

5. L’apport inattendu de Smith

Comme mentionné plus haut, Smith est arrivé à Boston dans la méga transaction qui a envoyé Seguin aux Stars de Dallas. Smith évoluait parmi les six derniers attaquants de l’équipe à Dallas, mais les Bruins n’ont pas eu à le protéger, car il a prouvé que ce n’était pas nécessaire.

Smith a joué régulièrement sur la deuxième ligne d’attaque complétée par Bergeron et Marchand et se retrouve au cinquième rang de l'équipe avec 47 points, dont 19 buts, en 70 rencontres. Julien l’a laissé passer à travers une disette qui s’est étendue du 30 janvier jusqu’à la mi-mars, mais il a commencé à être plus créatif récemment et semble être sur une heureuse séquence.

Chiarelli a déclaré plus tôt dans la saison qu'il voulait Smith dans cette transaction parce qu'il avait démontré une capacité à être un joueur solide dans les deux sens de la patinoire. Ce qui a surpris les Bruins est la force de Smith le long des rampes. Chiarelli a dit qu'il ne savait pas que c'était une de ses plus grandes qualités, mais c’est le cas.

Julien a admis le mois dernier lors d'une visite au Madison Square Garden que Smith avait été un contributeur surprenant, et a suggéré que la meilleure partie de son jeu était la façon dont il a toujours été un facteur. Smith a perdu cette constance en février, mais Julien a continué à l’utiliser, surtout parce qu'il ne voulait mélanger les autres trios qui fonctionnaient. Il semble que sa foi l’ait récompensé.

Suivez Dan Rosen sur Twitter: @ drosennhl

 

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