Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Tortorella a apprécié le processus qui a mené à la conquête de la Coupe Stanley en 2004

lundi 2014-03-17 / 17:51 / LNH.com - Nouvelles

Par Lonnie Herman - Correspondant LNH.com

Partagez avec vos amis


Tortorella a apprécié le processus qui a mené à la conquête de la Coupe Stanley en 2004
John Tortorella a pris quelques instants lundi pour faire quelque chose qu’il ne fait pas souvent : ressasser le passé et plonger dans ses souvenirs.

TAMPA - John Tortorella a pris quelques instants lundi pour faire quelque chose qu’il ne fait pas souvent : ressasser le passé et plonger dans ses souvenirs.

L’occasion était belle de le faire puisque le Lightning de Tampa Bay rend hommage à l’édition 2003-04 de l’équipe qui a remporté la Coiupe Stanley. L’organisation a réuni 14 anciens joueurs qui évoluaient alors sous les ordres de Tortorella, lui qui se trouve maintenant derrière le banc des Canucks de Vancouver, et le Lightning profitera de la visite de Vancouver lundi pour célébrer cette conquête.

« Je ne suis pas le genre d’homme à évoquer ce genre de souvenirs, mais je dois à cette équipe de le faire aujourd’hui, a admis Tortorella. Nous célébrons le dixième anniversaire de cette conquête, et nous sommes liés par celle-ci pour toujours. »

Tortorella et ses anciens joueurs se sont réunis pour un souper dimanche après l’arrivée des Canucks depuis Sunrise, où ils avaient affrontés les Panthers de la Floride plus tôt au cours de la journée.

« J’ai beaucoup aimé m’asseoir avec eux [dimanche], a avoué Tortorella. Je n’avais jamais participé à une réunion de ce genre. J’étais un peu nerveux avant d’entrer dans la pièce, mais la soirée s’est mise en branle et les joueurs se sont mis à raconter des histoires après avoir bu quelques bières. J’ai été très surpris, car je croyais savoir ce qu’ils faisaient de leurs soirées, mais je me suis rendu compte qu’il n’en était rien. Ils m’ont raconté certaines anecdotes [dimanche] que j’ignorais complètement. Moi qui croyais avoir la situation bien en main. »

Ce rassemblement, et les manifestations d’émotions qui ont suivi, ont touché Tortorella.

« Dave Andreychuk, qui était le capitaine de l’équipe, et Tim Taylor, l’un de ses adjoints, m’attendaient à la porte lorsque je suis arrivé. C’était spécial. C’est difficile à décrire si on ne l’a pas vécu, a indiqué Tortorella. Il s’agissait de l’une des soirées les plus gratifiantes que j’ai vécues au cours des dernières années. Peut-être même plus gratifiante que les célébrations qui ont suivi la conquête de la Coupe Stanley, car comme dix ans ont passé, on voit où en sont les autres. Ce couloir et le vestiaire étaient remplis de gens ce soir-là; il était impossible de rejoindre les autres.

« [Dimanche] en petit groupe, sans personne d’autre, nous avons pu aborder plusieurs sujets. C’était très intéressant, et ce fut très agréable pour moi de revoir ce groupe de joueurs. Le plus gratifiant de toute cette expérience n’est pas d’avoir remporté la Coupe Stanley, ce fut le processus qui a mené à cette conquête. De passer au travers ces 60 jours et ces quatre rondes, et d’y arriver. »

Tortorella était bien plus enclin à discuter de ce processus que des victoires remportées par son équipe.

« En tant que membre de l’organisation, on fait partie de ce processus, a-t-il expliqué. Ce processus s’amorce plusieurs années avant d’avoir la chance de mettre la main sur la Coupe Stanley. Aucun d’entre nous ne savait que nous allions remporter la Coupe Stanley cette année-là. Je crois que cette innocence nous a aidés. Nous ne ressentions pas de pression car nous ne savions pas ce que nous étions en train d’accomplir. Nous ne faisions que jouer. Mais ce que je trouvais le plus gratifiant était d’observer nos réactions chaque jour. À un certain moment, nous alternions les victoires et les défaites à tous les matchs. J’ai beaucoup de respect pour les athlètes et pour ce qu’ils doivent accomplir. C’est ce que j’ai pu observer. C’était très enrichissant. »

Au cours de l’éreintant périple en séries éliminatoires, certains événements ont contribué à la légende de Tortorella. Il y a notamment eu la deuxième partie de la finale de l’Association de l’Est contre les Flyers de Philadelphie, lorsque l’entraîneur des Flyers Ken Hitchcock s’en prenait verbalement au défenseur du Lightning Brad Lukowich avant d’envoyer Donald Brashear sur la glace. Brashear avait à peine posé un patin sur la glace qu’il envoyait un coup de poing à la tête de Lukowich.

Après la rencontre, Tortorella avait fait les manchettes en disant à Hitchcock de « fermer sa gueule ».

En faisant cela, Tortorella a dirigé les projecteurs sur lui, ce qui a permis à ses joueurs de se concentrer sur le prochain match.

« Je ne vais pas m’asseoir ici et vous dire que je suis un génie pour avoir dit cela, a mentionné Tortorella. J’étais [furieux] à propos de ce que [Hitchcock] avait fait. Mais au bout du compte, j’étais heureux de voir que les réactions étaient dirigées vers moi, car je voulais que l’équipe rebondisse de la bonne manière. Est-ce que c’était prémédité? Non. Vous vous fichez de moi? J’étais en colère. Il hurlait après mes joueurs, et Lukowich a été blessé après qu’il ait envoyé quelqu’un vers lui. Mais cela nous a aidés finalement. Ce n’est pas grâce à cela que nous avons gagné la série, mais cela nous a aidés au cours des jours qui ont suivi, car les joueurs ont eu la paix et ont pu se préparer pour la rencontre suivante. »

Et lorsque cette improbable conquête a pris fin quand le Lightning a pris la mesure des Flames de Calgary au cours du septième match à Tampa, la conclusion a été quelque peu décevante.

« La seule chose dont je me souviens est que j’ai quitté l’aréna vers 4 h, a confié Tortorella. Je savais que je n’avais pas à rencontrer ces joueurs le lendemain, ou à préparer quelque chose, ce qui était un soulagement.

« Tous les autres entraîneurs et les autres membres de l’équipe se trouvaient dans une salle de l’amphithéâtre en train de faire la fête. Ma famille avait quitté. J’étais seul dans l’aréna et je ne savais pas quoi faire, alors je suis embarqué dans ma voiture et je suis parti. Je suis allé à la maison. C’était très bizarre pour moi. Je suis sorti et je me suis dit : “J’imagine que c’est tout”, et je suis rentré chez moi. Mes adjoints ne m’ont pas dit où ils allaient. Ils m’ont tous ignoré et ont grimpé à l’étage, alors que je retournais seul à la maison. J’avoue que j’étais un peu [frustré] le lendemain de ne pas avoir pris part à la fête à l’étage. Je ne savais pas où ils étaient tous passés. »

Sans aucun doute, cette expérience a changé la vie de Tortorella.

« Je m’occupe de mes affaires, et je tente de conserver la même attitude, a expliqué Tortorella. Là où j’ai changé, c’est que je sais maintenant à quel point il est difficile d’y parvenir. J’ai obtenu d’autres chances en raison de cette victoire. Je suis convaincu que certaines personnes chez les Rangers et les Canucks se sont dit : “Donnons lui une chance” en raison de cette conquête. Je n’ai pas gagné ce championnat tout seul, nous l’avons fait en équipe. Mais il arrive que des personnes veuille me parler en raison de cette conquête. »

Tortorella a admis que ce qu’il retiendra à jamais du parcours magique qui l’a mené à la Coupe Stanley est le respect qu’il avait pour ses joueurs et pour ce qu’ils ont accompli.

« Pour moi, tout ne se résume pas au dernier match et à la victoire, a-t-il conclu. C’était surtout un honneur de voir ces athlètes traverser cette épreuve de plus de 60 jours, de composer avec les changements de rythme et les blessures, et de les voir faire ce qu’ils avaient à faire. J’ai pu être le témoin de cela. Il s’agit du trophée le plus difficile à remporter, tous sports confondus. J’occupais le meilleur siège pour voir comment ces athlètes se comportaient et bataillaient pour y parvenir. C’est définitivement cela qui était le plus enrichissant. »

 

La LNH sur Facebook