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L’arrivée de Patrick Roy derrière le banc a transformé l’Avalanche

lundi 2014-03-17 / 17:01 / LNH.com - Nouvelles

Par Richard Milo - Correspondant LNH.com

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L’arrivée de Patrick Roy derrière le banc a transformé l’Avalanche
Il s’agit d’un retour triomphal au Centre Bell pour Patrick Roy, qui a remporté la Coupe Stanley avec le Canadien de Montréal en 1986 et 1993 et dont la nouvelle équipe est une des plus agréables surprises dans la LNH cette saison.

MONTRÉAL - Patrick Roy effectue sa première visite à Montréal à titre d’entraîneur-chef de l’Avalanche du Colorado.

Il s’agit d’un retour triomphal au Centre Bell pour l’ancien gardien étoile, qui a remporté la Coupe Stanley avec le Canadien de Montréal en 1986 et 1993 et dont la nouvelle équipe est une des plus agréables surprises dans la LNH cette saison.

L’Avalanche (44-19-5) se dirige vers une première participation aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley depuis 2010 après avoir terminé 29e au classement général de la LNH la saison dernière.

« C’est particulier d’être ici (à Montréal) mais en même temps, j’essayais de ne pas trop y penser », a affirmé Roy à l’issue de l’entraînement de l’Avalanche au Centre Bell, lundi, à la veille du match contre le Canadien. « Je voulais surtout mettre le focus sur notre saison et notre séquence de matchs avant notre séjour à Montréal. J’avais demandé aux joueurs cette saison de rester concentré sur la façon qu’on voulait jouer, non pas regarder trop en avant ou en arrière, et je me devais de faire la même chose. »

Roy s’attend à être très bien accueilli par les partisans du Canadien même s’il a quitté l’équipe en claquant la porte en 1995 à la suite d’un différend avec l’entraîneur-chef de l’époque, Mario Tremblay.

« Je m’attends à ce que ce soit formidable, a-t-il révélé. Il y a deux ans, j’étais no 1 [dans une sondage des amateurs] pour les postes d’entraîneur et directeur général [du Canadien]. J’aurais pu avoir les deux postes si j’avais été choisi par les partisans.

« C’est sûr, a-t-il insisté, que je ne peux pas passer sous silence mes belles années avec le Canadien à partir du jour où on a retiré mon chandail. J’ai beaucoup de respect pour l’organisation et les amateurs du Canadien, qui ont toujours été derrière moi. »

Crédit aux joueurs

Roy a formé une équipe à son image au Colorado mais selon lui, tout le crédit revient aux joueurs.

« Je ne vais pas prendre le crédit pour les succès de l’équipe, a-t-il dit. Ce sont les joueurs qui font d’être où on est. Ils méritent le crédit. L’équipe a raté les séries quatre fois lors des cinq dernières années. Les joueurs avaient le goût que ça change. »

Bien préparé après avoir fait ses classes à la barre des Remparts de Québec dans la Ligue junior majeure de hockey du Québec, Roy a rapidement gagné le respect de ses joueurs, il leur a donné confiance et ils ont du plaisir à jouer et gagner.

« Mes 10 saisons dans le junior ont été importantes », a expliqué l’ancien no 33 du Canadien. « Je n’aurais jamais essayé de faire le saut dans la Ligue nationale si je ne m’étais pas senti prêt à l’aventure. Évidemment, le fait d’avoir vécu de bonnes et aussi de moins bonnes choses au niveau junior m’a certainement bien préparé pour ça. »

L’arrivée de Roy a transformé l’Avalanche et c’est presque le jour et la nuit maintenant par rapport à l’an passé.

« C’est un gros changement avec Patrick », a admis le vétéran Jean-Sébastien Giguère, qui sera le gardien partant contre le Canadien. « On savait qu’on avait une bonne équipe sur papier et c’était décevant l’an passé d’avoir joué de cette façon. Avec Patrick, les gars ont la chance de d’exprimer plus sur la glace et on s’amuse beaucoup plus.

« Les gars sont plus professionnels et on a aussi une meilleure attitude de travail, a-t-il précisé. En même temps, on est plus détendu. On a une équipe assez offensive et Patrick laisse les gars jouer en zone offensive. En autant qu’ils reviennent dans notre zone, il n’y a pas vraiment de problèmes. »

Selon Giguère, Roy est complice avec ses joueurs et son attitude gagnante déteint dans le vestiaire.

« Je ne l’ai jamais vu se fâcher de la saison, même quand il aurait pu, a-t-il dit. Il y a des entraîneurs qui auraient crié après les joueurs mais il est resté positif. Ce fut une approche complètement différente par rapport au passé. »

Un gagnant

Roy est bien préparé mais il y a beaucoup plus, selon Giguère.

« Il connaît bien le jeu et je pense que la différence avec lui, c’est qu’il est un gagnant, a-t-il noté. Partout où il est allé, il a gagné. C’est quelque chose qu’on ne peut pas enseigner. Les personnes autour de toi deviennent des gagnants. Sans dire que c’est la magie, on peut dire que c’est son plus gros atout. C’est une personne qui veut toujours gagner. »

Roy avait confiance de réussir avec l’Avalanche et il s’est bien entouré en faisant appel, notamment, à André Tourigny, l’ancien entraîneur des Huskies de Rouyn-Noranda, et François Allaire, dont la réputation n’était plus à faire comme entraîneur des gardiens de but.

« Quand j’ai regardé dans l’alignement qu’on avait et le fait d’avoir le premier choix au repêchage – j’avais en tête un gars comme [Nathan] MacKinnon – ça faisait en sorte que j’étais confiant, a expliqué Roy. Je me rappelle d’avoir parlé à plusieurs occasions avec André Tourigny qu’on avait des ajustements à faire à tel ou tel endroit mais on était tous unanime qu’on avait un noyau de joueurs qu’on aimait beaucoup.

« On était confiant de connaître une bonne saison avec le groupe de joueurs qu’on avait et on avait confiance de s’en aller dans la bonne direction, a-t-il poursuivi. On avait un bon jeune gardien de buts et c’est pour ça qu’un gars comme François Allaire est excessivement important.

« Une semaine avant d’accepter le défi avec l’Avalanche, a-t-il relaté, j’avais appelé François pour lui dire que je voulais qu’il travaille avec [Semyon] Varlamov et Jean-Sébastien Giguère était encore là et ils ont travaillé longtemps ensemble.

« La première fois qu’ils se sont rencontrés en Suisse, a-t-il relaté en parlant d’Allaire et Varlamov, je me rappelle que François m’avait appelé pour me dire. ‘Ouf, on a de la job à faire.’ Aujourd’hui, on doit admettre que [Varlamov] joue du hockey extraordinaire. C’est notre meilleur joueur depuis le début de la saison. »

Pourquoi pas nous ?

L’Avalanche a connu un départ canon en remportant 12 de ses 13 premiers matchs et Roy a signalé qu’un souper d’équipe au restaurant de Raymond Bourque à Boston au début de la saison a aussi été un facteur dans la relance de l’équipe.

« [Bourque] m’a demandé s’il pouvait s’adresser aux joueurs. Il a pris la parole et il a dit, ‘Why not us ?’ ou Pourquoi pas nous ? C’est devenu un peu notre histoire et un peu la phrase qu’on utilise depuis le début de la saison. À chaque jour, on dit aux joueurs de prendre ça un jour à la fois et de rester humble malgré les succès. On a commencé la saison avec une fiche de 12-1 et c’est un début extraordinaire qui nous a permis de jouer avec beaucoup de confiance et de croire en nos moyens. À partir de moment-là, tout est possible. J’ai vu des équipes, celles de 1986 et de 1993, qui ne devaient pas remporter la Coupe Stanley, et on a trouvé une façon de le faire. »

Roy a aussi insisté sur l’importance d’établir une relation de confiance et de respect avec les joueurs et les entraîneurs.

« La clé de notre succès, c’est la qualité des individus dans le groupe, a-t-il noté. Autant les entraîneurs que les joueurs. La communication est très importante pour nous. On essaie de parler régulièrement avec les joueurs. Dès le premier jour, on voulait avoir une relation de confiance et de respect.

« On voulait aussi établir un partenariat entre les joueurs et les entraîneurs, a-t-il ajouté. On expliquait aux joueurs que le système n’était pas bâti pour nous, les entraîneurs, mais pour eux, les joueurs. C’est important qu’ils se sentent impliqués chaque jour. »

Face au Canadien, ce ne sera sûrement pas un match comme les autres et Roy le reconnaît.

« Le fait d’avoir connu une belle carrière avec le Canadien, le fait d’avoir joué ici, ça rend le match différent, a-t-il reconnu. Mais comme entraîneur, on veut que ce match soit au même niveau que les autres. Ce sera peut-être difficile mais je me sens bien et je viens ici pour un match comme un autre. »

 

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