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Les directeurs généraux de la LNH envisagent des ajustements aux procédures des mises en jeu

mardi 2014-03-11 / 19:31 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Les directeurs généraux de la LNH envisagent des ajustements aux procédures des mises en jeu
Les directeurs généraux de la LNH envisagent des ajustements aux procédures des mises en jeu

BOCA RATON, Floride – Si les directeurs généraux de la LNH réunis en Floride ne souhaitent apporter aucun changement majeur aux règlements pour le moment, ils s’entendent sur l’à-propos de procéder à quelques modifications mineures concernant la prolongation et les mises en jeu, et ce dès la saison prochaine.

Les dirigeants sont sortis de leur session de mardi avec un consensus pour proposer formellement trois recommandations au comité de compétition, qui se réunira en juin.

Ils recommanderont que les marques indiquant où les joueurs peuvent se tenir aux mises en jeu soient séparées de deux pieds supplémentaires et portées de trois à cinq pieds. Ils souhaitent aussi que la pénalité pour une manœuvre illégale lors d’une mise en jeu soit modifiée et qu’au lieu de remplacer le joueur fautif par un autre, ce joueur soit plutôt forcé de reculer de 12 à 18 pouces. Finalement, les directeurs généraux devraient proposer que les deux équipes changent de côté pour la prolongation de façon à ce que les remplacements de joueurs soient plus exigeants.

Tout changement de règlement doit être approuvé à la fois par les directeurs généraux, le comité de compétition et le Bureau des gouverneurs de la LNH.

« Ce qu’il faut surtout retenir de cette réunion, je crois, c’est que les directeurs généraux sont vraiment satisfaits de l’état actuel de notre sport, mais que pour l’améliorer encore il y a de petits changements que le Bureau des gouverneurs doit approuver », a déclaré le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly.

L’idée d’éloigner les lignes de mises en jeu épouse la formule de la Fédération internationale de hockey sur glace qui était appliquée aux Jeux olympiques de Sotchi 2014. Le principe, selon ses partisans, consiste à éloigner davantage les ailiers et réduire ainsi la congestion et les possibles bousculades autour du cercle des mises en jeu lorsque la rondelle tombe sur la glace.

« Cela élimine les mêlées le long des clôtures et permet aux joueurs plus rapides de s’emparer de la rondelle et de provoquer des occasions de marquer », a expliqué Doug Armstrong, d.g. des Blues de St. Louis, qui a été converti à l’idée à Sotchi.

On veut également changer le règlement qui remplace un joueur fautif par un autre lors d’une mise en jeu. Le règlement actuel prévoit aussi que si une deuxième faute est commise par la même équipe, celle-ci écope d’une punition mineure pour avoir retardé la rencontre.

Selon la nouvelle formule qui sera proposée, une première infraction forcerait le joueur en cause à reculer de 12 à 18 pouces pour reprendre la mise en jeu, la distance exacte restant à préciser. Une deuxième infraction serait donc le fait du même joueur, et on estime que les arbitres seraient plus en mesure de sévir.

Des tests ont été faits au camp de recherche et développement de la LNH en 2011, et si le joueur fautif est nécessairement désavantagé à la reprise, la différence n’est pas énorme.

Les d.g. estiment néanmoins que cette modification diminuerait la tricherie à la mise en jeu initiale afin d’éviter d’être ensuite désavantagé. Et aussi qu’elle ferait disparaître cette stratégie qui consiste à le faire exprès pour reprendre la mise en jeu de façon à gagner du temps de repos, notamment après un dégagement refusé.

« Nous savons tous que c’est un truc », a confessé Bryan Murray des Sénateurs d’Ottawa. « Et nous voulons faire le ménage. »

Pour la prolongation, les directeurs généraux souhaitent retrouver la dynamique des longs remplacements qui existe à la deuxième période, historiquement la plus offensive et avec le plus de punitions parce que les joueurs doivent se rendre plus loin lors d’un changement de trio, ce qui est susceptible de causer plus de revirements et donc plus de chances de marquer.

Le but visé est que moins de matchs soient décidés en tirs de barrage. Depuis cette innovation en 2005, environ 57 pour cent des matchs qui ont nécessité une période supplémentaire se sont rendus jusqu’à la fusillade. Le USHL, une ligue junior américaine, a implanté ce règlement cette saison et a vu une augmentation de 10 pour cent de ses matchs se terminer durant la prolongation, avant les tirs de barrage.

Il se peut aussi que les d.g. entérinent une proposition de nettoyer la glace avant le début de la prolongation afin de fournir une surface plus rapide à 4-contre-4. On discute encore à savoir si on devrait passer la resurfaceuse sur toute la patinoire, ou juste pelleter le gros de la neige là où c’est le plus nécessaire.

« Nous avons décidé d’en reparler avec les joueurs pour recueillir leur point de vue, a indiqué Daly. Les deux possibilités que nous avons abordées sont un nettoyage complet ou un entretien comme nous le faisons trois fois par période, mais pas avant la prolongation. On se demande si l’entretien serait suffisant. »

Les d.g. aimeraient aussi que plus de buts marqués à l’aide du patin soient accordés de façon à augmenter le nombre total de buts, mais Daly a expliqué que c’était une question de jugement qui n’a donc pas besoin de l’approbation du comité de compétition ou du Bureau des gouverneurs. On discutera néanmoins de l’interprétation des règlements concernés avec le comité de compétition, a prévu le commissaire adjoint.

« Il y a beaucoup de zones grises », a constaté Craig MacTavish des Oilers d’Edmonton. « Le plus frustrant pour moi, de même que pour le département des opérations hockey, j’en suis sûr, est quand on n’est pas certain s’il y a un but ou non. Selon moi, on ne devrait pas refuser un but à moins d’un jeu clairement et nettement dangereux. »

On a aussi parlé, mardi, de l’addition possible de reprises vidéo, mais Daly a confié que les d.g. ne sont pas parvenus à s’entendre à savoir jusqu’où on doit aller, et discutent toujours de la possibilité de permettre un recours aux reprises vidéo aux entraîneurs.

On pourrait toutefois être intéressé à installer un moniteur vidéo près du banc des punitions pour permettre aux arbitres de revoir les buts qui pourraient avoir été favorisés par de l’obstruction à l’endroit du gardien. Daly a fait savoir que cette formule pourrait être testée en matchs pré-saison.

« Est-ce qu’on mêle tout ça à un challenge des entraîneurs? Allons-nous considérer les dits challenges à part? Est-ce qu’on aura recours à un moniteur vidéo au banc des punitions plutôt que de s’adresser à Toronto?, a questionné Armstrong. On a eu des discussions très intéressantes, mais on n’a pas trouvé de terrain d’entente. C’est quelque chose qu’il faut continuer d’explorer.

« On ne peut tout régler en trois jours. On fait de notre mieux et on avance petit à petit. On ne veut pas avoir à en parler avec notre entraîneur deux jours plus tard alors que les nouvelles dispositions seraient déjà dans le livre de règlements. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter: @drosennhl

 

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