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    Bouchard: Comment Gaborik et St-Louis vont-ils s'intégrer à leur nouvelle équipe?

    dimanche 2014-03-09 / 6:00 / LNH.com - Date limite des transactions 2014

    Par Olivier Bouchard - Chroniqueur LNH.com

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    Bouchard: Comment Gaborik et St-Louis vont-ils s'intégrer à leur nouvelle équipe?
    Bouchard: Gaborik et St-Louis comment vont-ils s'intégrer à leur nouvelle équipe?

    La date limite des échanges fut particulièrement riche en rebondissements. Des multiples mouvements opérés par les différents clubs, nous avons d’ores et déjà jeté un œil sur les tenants et aboutissants de deux échanges faits par le Canadien de Montréal, soit l’acquisition de Mike Weaver et celle de Thomas Vanek. Nous regarderons aujourd’hui de plus près comment deux autres marqueurs échangés mercredi dernier vont s’intégrer à leur nouveau club.

    Marian Gaborik, Kings de Los Angeles

    Gaborik est un marqueur, probablement le plus talentueux de tous ceux qui ont changé de camp mercredi. Ayant la réputation d’être un joueur fragile, le slovaque n’a pas, dans les faits, connu beaucoup d’ennuis de santé depuis son arrivée avec les Rangers, manquant 20 matchs en 2010-11 mais ne manquant que 7 matchs au cours des trois autres saisons passées à New York.

    Reste que le doute quant à sa fragilité s’est à nouveau fait sentir cette saison, alors qu’on l’a vu manquer l’essentiel des matchs de Columbus en raison d’une fracture de la clavicule. On ne le dit pas assez, rester en santé est, pour un joueur de hockey, une habileté au même titre que le maniement de rondelle. Certains joueurs ne peuvent être efficaces dans la LNH qu’en s’exposant à une prise de risque physique particulièrement importante. Dans le cas de Gaborik, on a longtemps cru à une certaine fragilité physique, notamment à cause de problème d’aine récurrente au Minnesota. La clavicule brisée est-elle le signe d’un joueur qui, à 32 ans, commence à ralentir?

    Lorsqu’on regarde un bref sommaire de ses accomplissements à forces égales depuis quelques saisons, on voit que, si son rôle a changé entre ses passages au Minnesota, à New York et à Columbus, sa production est restée constante.

    Gaborik a été utilisé par John Tortorella à New York dans un rôle strictement offensif, cueillant dans les 60 pour cent de mises en zone offensive au cours de chacune des saisons disputées avec les Rangers, mode d’utilisation qui s’est perpétué lors de son passage à Columbus en 2012-13. Au Minnesota et à Columbus en 2013-14 (que 21 matchs avec les Blue Jackets cette saison, alors attention), on le voit dans des rôles plus neutres.

    Reste que Gaborik est un marqueur. Les taux de réussite dans le tableau ci-dessus sont calculés sur les tirs au but et les tirs manqués et tout ratio supérieur à 7 pour cent est franchement supérieur à la moyenne. Si on ajoute à la chose que les bons ailiers offensifs produisent une douzaine de tirs à l’heure, on constate que l’ami Gaborik est encore loin d’avoir perdu sa touche.

    À Columbus, Gaborik avait perdu sa place sur les deux premiers trios à la faveur du retour de Nathan Horton, mais aussi par l’émergence du jeune Boone Jenner.

    Tenu loin des mises en zone offensive et n’étant plus utilisé contre les meilleurs éléments adverses, Gaborik devenait en quelque sorte un joueur de soutien de luxe. Et comme le tableau ci-dessus nous le montre, ça ne se traduisait pas par des performances particulièrement étincelantes à forces égales (les données ci-dessus concernent les situations de score serré).

    Échangé à Los Angeles, on l’a vu, lors de son premier match, utilisé aux côtés de Justin Williams et Anze Kopitar, à la place qui avait été celle de Dustin Brown au cours des dernières saisons.

    Brown semble être de plus en plus éloigné des minutes dures au fil de la saison et il semble que l’entraîneur Darryl Sutter cherche maintenant à réunir Williams avec Kopitar. Gaborik, s’il reste sur ce trio, y prend alors le rôle « tireur » de service. Autre avantage de cette configuration, la réunion de Jeff Carter et Mike Richards. L’excellent site shiftchart.com nous permet en effet de constater que, si Brown joue désormais avec Stoll et King sur le 3e trio, Richards et Carter sont réunis sur le deuxième trio en compagnie de Tyler Toffoli.

    Le bénéfice, pour les Kings, est ici manifestement de pouvoir enfin séparer Kopitar et Carter sans pour autant priver Kopitar d’un franc-tireur. La réunion des anciens Flyers redonne aussi à Sutter une combinaison sur laquelle il s’était lourdement appuyé en défensive lors de la conquête de la Coupe Stanley il y a deux ans. Avec deux trios de leveurs de fonte ayant chacun un buteur naturel, les Kings ont enfin une attaque équilibrée pour appuyer leur extraordinaire défensive.

    Martin St-Louis, Rangers de New York

    Qui eût cru, il y a deux ans à peine, que Martin St-Louis et Vincent Lecavalier ne seraient plus avec le Lightning de Tampa Bay? Les temps changent et Tampa semble maintenant résolument opérer un virage. Nombre de jeunes émergent de leurs filiales et Steven Stamkos, à 23 ans, n’a pas encore atteint son apogée. Les Rangers, eux, voient les Penguins de Pittsburgh vaciller (cinq victoires, trois défaites, deux défaites en prolongation au cours des 10 derniers matchs à la date limite des échanges). Dans une lutte serrée pour une place en séries (trois points séparaient la deuxième de la sixième place en division Métropolitaine lors de l’échange), ils ont donc tenté le grand coup.

    Il ne suffit pas d’avoir droit à des mises en jeu en zone offensive, encore faut-il produire et c’est ce que St-Louis a fait. Au cours de la période couverte par le tableau ci-dessus, il est le deuxième meilleur pointeur de la ligue, derrière Alex Ovechkin et devant Evgeni Malkin et, fait non négligeable, il est aussi le meneur pour le nombre de matchs joués avec 517 (à égalité avec Antoine Vermette et Joe Thornton) et seuls quatre défenseurs (Duncan Keith, Zdeno Chara, Brian Campbell et Shea Weber) ont surpassé ses 11 427 minutes jouées. Je le disais en parlant de Gaborik et je le rappelle ici : rester en santé est une habileté et St-Louis excelle sur ce plan. À 38 ans, la chose n’est pas peu remarquable.

    Jouant pour une équipe amenant graduellement un fort contingent de jeunes à se trouver un rôle dans la LNH, St-Louis a été cette saison pour Tampa Bay un pur leveur de fonte.

    Chez les Rangers, on l’a vu jouer son premier match aux côtés de Brad Richards et Carl Hagelin, prenant ainsi directement la place de Ryan Callahan :

    Callahan, historiquement, est lui aussi un « leveur de fonte » et le tableau ci-dessus nous montre ce qui en a fait un joueur dont on pouvait se départir. Je pense en effet qu’il n’est pas ici simplement question de négociations de contrats, car le changement d’affectation est net. Rick Nash, Chris Kreider et Derek Stepan ont clairement pris le rôle de premier trio et Richards et Hagelin sont désormais la deuxième unité.

    En fait, si on reprend une représentation utilisée plus haut pour montrer comment Gaborik avait perdu sa place en Ohio, on peut voir très nettement à quel point Alain Vigneault a fait des choix quant aux différents rôles de ses trios au cours des 15 derniers matchs :

    Le poste occupé jusqu’à présent par Callahan est taillé sur mesure pour Martin St-Louis. Gavé de mises en zone offensive, accompagné de son vieux sbire Richards et du talentueux Hagelin, on peut attendre du #26 des Rangers une fin de saison du tonnerre.

    Olivier Bouchard est journaliste indépendant. Il s'intéresse particulièrement au journalisme de données, notamment à son application au domaine du hockey. Vous pouvez le lire sur son blogue En attendant les Nordiques et il publie quotidiennement des observations sur le hockey et les statistiques sur Twitter. Pour mieux comprendre les statistiques avancées, cliquez ici.

     

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