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Cinq questions: Julien, des Bruins, parle de Sotchi et de ses jeunes défenseurs

mardi 2014-03-04 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Cinq questions: Julien, des Bruins, parle de Sotchi et de ses jeunes défenseurs
Cinq questions: Julien, des Bruins, parle de Sotchi et de ses jeunes défenseurs

La chronique hebdomadaire de LNH.com appelée « Cinq questions à… » est publiée chaque mardi. Nous nous entretenons avec des personnalités phares du monde du hockey et nous leur posons des questions qui nous permettent d'en savoir plus sur leurs vies, leur carrière et leurs équipes.

Cette semaine, on rencontre l’entraîneur en chef des Bruins de Boston, Claude Julien:

NEW YORK - Claude Julien semble aussi déterminé qu’il le dit depuis son retour des Jeux olympiques de Sotchi.

L’entraîneur en chef des Bruins de Boston se déplace rapidement, parle rapidement, sourit et rit. S’il y avait un trampoline à proximité, on penserait que Julien sauterait dessus pendant des heures.

Julien a aidé Équipe Canada à remporter la médaille d’or à titre d’entraîneur-adjoint de Mike Babcock. Il a qualifié son séjour à Sotchi d’une expérience d’une vie.

Il était curieux et nerveux avant de se rendre en Russie, croyant qu’il serait fatigué mentalement et physiquement à son retour. C’est tout le contraire. Julien est revenu à Boston la semaine dernière et il se sentait frais et enthousiaste pour conduire les Bruins à un autre beau parcours dans les séries éliminatoires de la coupe Stanley.

Julien a rencontré LNH.com avant la victoire de 6-3 de ses Bruins contre les Rangers de New York au Madison Square Garden, dimanche. Il a parlé de tout, de son expérience aux Jeux olympiques, du fait qu’il dirige Jarome Iginla et de la jeune brigade défensive de Bruins, sur laquelle l’équipe se fie énormément pour l’instant.

Voici les cinq questions à… Claude Julien:

Que retiens-tu de tout ton expérience olympique?

« Fantastique. Ce fut une expérience fantastique. Juste les Jeux olympiques eux-mêmes, être entouré de ce genre de joueurs, formé une équipe, être entouré de tous ces entraîneurs, on parle d’entraîneurs en chef qui font partie de l’élite, on apprend beaucoup juste à avoir des discussions avec eux. Il y a des opinions différentes, tout est bon, et tu grandis à travers tout cela. On retient plusieurs choses positives d’un tel tournoi.

« Pour moi, ce fut une grande opportunité de connaître tous ces joueurs d’un point de vue personnel. On est habitué de jouer contre eux, on les voit en tant que joueur, mais vous savez, on avait un groupe incroyable de gars. On allait à la cafétéria, on voyait certains de nos gars avec d’autres joueurs, c’était un bel environnement pour discuter avec des gens d’autres pays. Nous avons rencontré des athlètes d’autres disciplines et nous avons eu du plaisir avec eux. Ce fut un grand changement de rythme comparativement à notre horaire habituel. »

Je peux maintenant te poser la question: peux-tu comparer la différence entre remporter la médaille d’or et gagner la coupe Stanley?

« Quand tu grandis, ton rêve est de remporter la coupe Stanley; je ne pense pas avoir rêvé remporter la médaille d’or aux Jeux olympiques. Mais je vais vous le dire, c’est vraiment plaisant. Vous devez placer cela très haut, car c’est tout un accomplissement, et c’est un exploit que tu ne penses jamais que tu vas réaliser. C’est vraiment un exploit incroyable. Je suis vraiment très fier d’avoir eu cette opportunité et encore plus fier de l’avoir gagné. »

Vous êtes maintenant de retour et après avoir préparé l’équipe canadienne à essentiellement trois septièmes matchs consécutifs, vous devez reprendre les activités régulières de la LNH. À quoi cela ressemble pour toi, comme entraîneur en chef, revenir aux activités régulières?

« Ça va assez bien. Nous avons remporté l’or à Sotchi, ce fut excitant, je suis donc revenu enthousiaste et plein d’énergie. Est-ce que j’aurais dit la même chose, si on n’avait pas remporté l’or? Je ne sais pas, mais je me sens vraiment bien. Je veux apporter cet enthousiasme à l’équipe. J’ai beaucoup d’énergie en ce moment. Le plus grand défi pour tous ceux qui étaient en Russie, c’est d’aller au lit le plus tôt possible. Nous sommes fatigués aux environs de 20h. Mais en même temps, le lendemain on se lève en pleine forme et on est prêt à repartir.

« À Sotchi, on marchait beaucoup et c’était une bonne chose, alors qu’ici on saute dans l’autobus, on monte dans un avion, avant de resauter dans un autre autobus. À Sotchi, on marchait environ de sept à huit kilomètres par jour. Pour se rendre à la cafétéria on marchait environ 2,5 kilomètres aller-retour. On faisait ce chemin une couple de fois par jour, on marchait pour se rendre à la patinoire, pour se rendre à la maison du Canada. Ça faisait du bien, c’était une bonne expérience. »

On sait beaucoup de choses à propos de Jarome Iginla juste en le regarder jouer. Qu’est-ce que vous pouvez apprendre sur Iginla en le dirigeant?

« Je ne sais pas s’il y a encore beaucoup de choses qui demeurent un mystère ou qui est inconnu à son sujet. Tout le monde sait qu’il est une bonne personne, un grand joueur d’équipe. Pour un entraîneur qui dirigeait contre lui de temps en temps, je voyais qu’il était un joueur avec une grande éthique de travail. Les gens parlent de son âge, mais je vois un joueur qui donne tout à tous les soirs. Il possède une bonne éthique de travail, il est en grande forme. Il n’est pas le genre de joueurs qui parle beaucoup dans le vestiaire, mais quand il parle, les joueurs l’écoutent.

« Il a été une grande acquisition car nous mettons beaucoup d’emphase sur la chimie d’équipe. Il est important pour nous que les joueurs s’entendent bien et il s’est très bien adapté. Il a mis son égo de côté. Il n’a pas besoin de lettre sur son chandail. Il veut juste faire partie de l’équipe et il donne l’exemple à sa manière. Ce n’est rien de surprenant, mais on a une meilleure appréciation de la personne quand on le côtoie dans le vestiaire et que l’on passe beaucoup de temps avec lui à chaque jour. »

Dougie Hamilton, Torey Krug et Matt Bartkowski sont trois jeunes défenseurs qui doivent jouer un rôle important au sein de la brigade défensive. La saison dernière, ils étaient tous membres de l’équipe dans les séries éliminatoires, donc, est-ce que cela a fait en sorte que votre niveau de confiance envers eux a augmenté parce qu’ils connaissent le style de jeu pratiqué dans les séries éliminatoires?

« Ce qui a été bien, c’est que la saison dernière, on a dû se fier à eux contre New York. Nous avons remporté cette série avec ces jeunes défenseurs. Ils ont acquis beaucoup d’expérience qu’ils n’auraient pas obtenue sans les nombreuses blessures qui ont touché notre équipe. Il est évident que nous avons cette confiance en sachant ce qu’ils ont accompli.

« Je pense que Torey savoure vraiment ce genre de défi. Il connaît habituellement de bons matchs quand il fait face à ce genre de situations. Matt Bartkowski gagne de plus en plus en confiance. Il est tellement un bon patineur. Il sort très bien la rondelle de notre zone. On doit continuer de travailler avec ces jeunes pour améliorer leur jeu dans la zone défensive, leur jeu le long des rampes, et améliorer leur positionnement. C’est le défi de tous les jeunes défenseurs, mais comme vous pouvez le voir depuis que (Dennis) Seidenberg a été blessé, notre fiche n’est pas trop mauvaise. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

 

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