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    Le jeu blanc de Carey Price permet au Canada de remporter l’or

    dimanche 2014-02-23 / 10:00 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

    SOTCHI – Le Canada a fait tout ce qu’il fallait dimanche au Palais de glace Bolchoï dans une victoire de 3-0 face à la Suède dans le match pour la médaille d’or aux Jeux olympiques de Sotchi 2014.

    Après toute l’attention entourant le choix de la formation du Canada et toutes les analyses et débats concernant les décisions prises par l’entraîneur Mike Babcock depuis l’arrivée de l’équipe en Russie il y a deux semaines, le Canada a remporté sa deuxième médaille d’or de suite et sa troisième aux quatre derniers Jeux olympiques sans jamais tirer de l’arrière dans le tournoi, et en n’accordant que trois buts.

    Babcock n’a pas arrêté de dire que l’équipe était encore en évolution, tout comme il l’avait fait en 2010. Il a eu raison, encore.

    « Pour nous de réussir à exécuter de la bonne manière dans un match aussi important et de jouer de la façon qu’on l’a fait, et il y a eu plusieurs plaintes en début de tournoi concernant le fait qu’on ne marquait pas, j’ai cru qu’on avait été dominants, a déclaré Babcock. J’ai trouvé qu’on avait très bien joué. »

    Le Canada est le premier pays à remporter deux médailles d’or de suite en hockey masculin depuis que l’Union soviétique/Russie en avait gagné trois d’affilée de 1984 à 1992. Les Canadiens détiennent le record avec neuf médailles d’or olympiques datant de 1920, et ça inclut une séquence de 50 ans (1952 à 2002) sans gagner l’or.

    Jonathan Toews et Sidney Crosby, tous les deux champions olympiques aux derniers Jeux et vainqueurs de la Coupe Stanley, ont contribué au bon moment, comme ils l’ont fait tout au long de leur carrière. Toews et Crosby ont marqué leurs premiers buts du tournoi dimanche, et Carey Price a réalisé 24 autres arrêts pour son deuxième jeu blanc de suite; il s’agissait d’un premier blanchissage réalisé lors du match pour la médaille d’or depuis Dominik Hasek et 1998. Price avait également fait 31 arrêts dans un gain de 1-0 face aux États-Unis en demi-finales.

    Chris Kunitz a aussi marqué son premier but olympique à mi-chemin en troisième période.

    Toews a touché la cible lorsqu’il a redirigé un lancer dans le filet pour donner au Canada une avance de 1-0 à 12:55 du premier tiers. Crosby a ensuite marqué sur une échappée à 15:43 de la deuxième période pour faire 2-0.

    Toews et Crosby avaient aussi fait vibrer les cordages lors du match de la médaille d’or aux Jeux de Vancouver en 2010. Crosby avait évidemment inscrit le but vainqueur en prolongation contre les Américains.

    La Suède a dû jouer sans son joueur de centre Nicklas Backstrom, qui a été rayé de la formation tout juste avant la rencontre puisqu’il a échoué un test antidopage selon ce qu’ont affirmé des officiels suédois.

    Backstrom a été testé positif pour excès de pseudoéphédrine, résultat de médicaments pour allergies distribués sans ordonnance consommés par le joueur, d’après ce qu’a révélé le médecin de l’équipe suédoise, Bjorn Waldeback, lors d’une conférence de presse après la rencontre de dimanche. Waldeback a dit que le médicament était du Zyrtec-D, et que Backstrom l’avait consommé de façon intermittente au cours des sept dernières années selon son équipe de la LNH, les Capitals de Washington.

    Perdre Backstrom signifiait que les Suédois devaient composer sans leurs trois meilleurs centres.

    Une blessure au dos a forcé Henrik Zetterberg à quitter l’équipe après avoir disputé le premier match, et Henrik Sedin n’a pas fait le voyage jusqu’à Sotchi en raison d’une blessure aux côtes.

    La profondeur du Canada à l’avant, qui a attaqué les Suédois par vagues, était tout simplement trop difficile à contrer.

    Le directeur exécutif d’Équipe Canada, Steve Yzerman, a dit qu’il s’agissait pour lui de la meilleure performance défensive de l’histoire par une équipe canadienne. Babcock a dit que c’était parce que le Canada n’avait jamais abandonné son plan de match d’attaquer l’adversaire par vagues, de créer de l’offensive par sa défensive et de contrôler la possession de rondelle le plus souvent possible.

    C’était le message au mois d’août lors du camp d’orientation du Canada, et ça n’a jamais changé depuis.

    Les Canadiens ont marqué 17 buts en six rencontres. Ils ont vaincu la Finlande, la Lettonie et les États-Unis par un but même s’ils ont dominé le temps de possession de rondelle, dominé au chapitre des chances de marquer et dominé au niveau des tirs au but à chaque fois. Le Canada a terminé le tournoi avec 241 lancers, et n’en a alloués que 129.

    « Quand on parle d’excellentes unités défensives, parfois on devient confus, a indiqué Babcock. Avoir une excellente unité défensive signifie que tu joues avec beaucoup de vitesse défensivement et que tu as toujours la rondelle, alors tu es toujours à l’attaque. Ne vous méprenez pas, nous avons clairement dominé ces équipes pour les chances de marquer; on n’a pas touché la cible. On a été un très bonne équipe offensive. C’est de cette façon que j’ai dirigé l’équipe. C’est à cela que je m’attendais. C’est ce qu’on a obtenu. On n’a pas demandé aux gars de reculer.

    « Ce qui est intéressant pour moi quand je regarde tout ça, c’est quand je me demande si quelqu’un sait qui a terminé au sommet des pointeurs? Est-ce que ça importe à quelqu’un? Est-ce que quelqu’un sait qui a gagné la médaille d’or? Au revoir. »

    À ce stade-là, Babcock a quitté la conférence de presse pour se diriger vers la cérémonie de clôture. Il n’a pas vraiment eu à en dire plus.

    Les Canadiens ont dicté le rythme de la rencontre et gagné les batailles en zone neutre. La Suède a éprouvé des difficultés à obtenir des premières chances de marquer, et encore plus des deuxièmes chances. Les Suédois ont dirigé quatre tirs au but en troisième période, eux qui étaient tout simplement impuissants devant le rouleau compresseur canadien.

    Tout comme il l’avait fait contre les États-Unis vendredi, Price a eu besoin de faire quelques bons arrêts dimanche, mais n’a pas été aussi testé que son homologue suédois Henrik Lundqvist (33 arrêts).

    Price a eu la chance de son côté en début de première avant que le Canada n’établisse le rythme. Gustav Nyquist s’est amené du côté droit et envoyé un tir de près sur le poteau gauche. La rondelle a ricoché derrière Price et s’est approchée de la ligne des buts, avant que le gardien du Canadien de Montréal ne réussisse à lui mettre la mitaine dessus.

    Les poteaux ont aussi donné un coup de main aux Suédois quelques minutes plus tard quand le Canadien Patrice Bergeron a atteint le gauche de plein fouet.

    Crosby a été pointé du doigt pour ne pas avoir produit à l’attaque pendant le tournoi avant le match de la médaille d’or, même s’il avait créé son lot de chances de marquer au cours des cinq précédentes rencontres. Son jeu était à couper le souffle dès sa première présence, lorsqu’il a mis la table pour une chance de marquer de Bergeron que Lundqvist a repoussée.

    Le capitaine du Canada est passé bien près de s’échapper plus tôt en deuxième période, mais le défenseur suédois Erik Karlsson l’a rattrapé à temps. Les Suédois n’ont cependant pas réussi à contrer Crosby sur sa deuxième opportunité seul devant le gardien.

    Il a soutiré la rondelle à Jonathan Ericsson à sa ligne bleue et s’est amené seul face à Lundqvist avec Loui Eriksson et Alexander Steen à ses trousses. Crosby a effectué une feinte pour placer la rondelle sur son revers, et malgré le fait que Lundqvist s’était étiré la jambière gauche pour tenter de faire l’arrêt, Crosby a réussi à le contourner pour porter la marque à 2-0.

    « Tu obtiens une chance comme celle-là en deuxième et tu sais que tu peux prendre les devants par deux buts, tu veux t’assurer d’en profiter, a mentionné Crosby. Je me souviens qu’à Vancouver j’avais raté une chance avec quelques minutes à jouer et [les Américains] avaient fini par créer l’égalité. C’était bien de pouvoir marquer et d’avoir un petit coussin. »

    Toews avait permis aux Canadiens d’ouvrir le pointage en réussissant à se défaire de Patrik Berglund dans l’enclave. Jeff Carter a envoyé une passe vive du bas du cercle droit et Toews a placé son bâton au bon endroit pour faire dévier la rondelle derrière Lundqvist.

    Le but de Kunitz a cloué le cercueil des Suédois pour assurer une autre médaille d’or au Canada, une nation qui a encore une fois confirmé son statut de superpuissance dans le monde du hockey.

    « Nous sommes tout simplement une équipe incroyable à regarder, la façon dont on travaille tous ensemble, a dit Toews. On les a tout simplement dominés. »

    Suivez Dan Rosen sur Twitter: @drosennhl

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    SOMMAIRE DU MATCH

    SWE 0 0 0 - 0

    CAN 1 1 1 - 3

    Première période

    1. CAN, Toews - (Carter, Weber) 12:55

    Pénalités – Jo. Ericsson SWE (retenu) 14:55, Kunitz CAN (bâton élevé) 19:47.

    Deuxième période

    2. CAN, Crosby - (sans aide) 15:43

    Pénalités - Silfverberg SWE (retardé le match) 5:46, Berglund SWE (donné de la bande) 17:20.

    Troisième période

    3. CAN, Kunitz - (sans aide) 9:04

    Pénalité - Perry CAN (avoir fait trébucher) 10:12.

    TIRS AU BUT

    SWE 11 9 4 - 24

    CAN 12 11 13 - 36

    Gardiens de but (arrêts-tirs reçus) - SWE: Lundqvist (D, 33-36); CAN: Price (V, 24-24)

    Jeu de puissance (buts-chances) - SWE: 0-2; CAN: 0-3

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