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    Le Canada prévoit emprisonner la Suède dans sa zone défensive

    samedi 2014-02-22 / 14:25 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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    Le Canada prévoit emprisonner la Suède dans sa zone défensive
    Le Canada prévoit emprisonner la Suède dans sa zone défensive

    SOTCHI – Le Canada s’est amené aux Jeux olympiques de Sotchi 2014 chargé d’attaquants étoiles.

    L’équipe canadienne peut compter sur 11 des 25 meilleurs pointeurs de la LNH parmi ses 14 attaquants. Le reste des formations participant au tournoi en ont neuf au total.

    C’est pour cette raison qu’il était permis de croire que le Canada allait écraser ses adversaires grâce à son offensive.

    Les Canadiens l’ont fait, sauf qu’ils ont inversé la théorie; ils ont utilisé leur attaque comme source principale de défense.

    Avant le match de la médaille d’or contre la Suède dimanche (7 h 00 HE; CBC, NBC), le Canada avait marqué 14 buts en cinq rencontres et en avait alloués trois, surtout parce que la rondelle a passé énormément de temps dans la zone offensive sans nécessairement retrouver son chemin jusqu’au filet adverse.

    « Je ne crois pas qu’on ait vraiment eu à jouer en zone défensive, pour la plupart du temps », a déclaré le capitaine du Canada, Sidney Crosby, après la séance d’entraînement de samedi. « On a fait du bon boulot en échec avant et en possession de rondelle. C’est beaucoup mieux de jouer de cette façon que d’avoir à jouer en territoire [défensif]. »

    Dans un gain de 1-0 en demi-finales vendredi, le Canada a dominé les États-Unis 37-31 au chapitre des lancers. Les Canadiens détenaient un avantage d’à peu près 20-15 pour les chances de marquer, tout dépendant d’à qui on pose la question. C’était un match serré où chaque gardien a fait face au même genre de musique, effectué le même nombre d’arrêts clés, et le résultat s’est finalement décidé quand le Canada a profité d’un de ses chances.

    Sauf que ce n’était pas ça du tout. Si un match se terminant 1-0 pouvait donner l’impression d’être une totale domination, ce sera celui-là. Le Canada a contré une des meilleures équipes au monde, et les 31 arrêts de Carey Price y ont été pour beaucoup.

    « On n’a pas exercé de pression », a déclaré le défenseur américain Ryan Suter, démoralisé après la défaite. « C’est difficile de gagner quand tu ne joues pas dans la zone offensive. »

    Les Américains, grandement considérés comme l’équipe des deux avec le plus de cran, ont été incapables de contrer la vitesse des Canadiens en zone neutre et leurs présences en territoire des États-Unis, qui ont mené à beaucoup de moment calme pour Price devant son filet.

    « On est trop gros, trop forts et rapides pour donner la rondelle aussi facilement, a mentionné le défenseur du Canada Alex Pietrangelo. J’ai trouvé que [vendredi] soir nous avions vraiment fait du bon boulot dans cet aspect-là. »

    La Suède représente un tout autre animal que les États-Unis par rapport au fait qu’une bonne partie de l’attaque est générée par un défenseur. Erik Karlsson des Sénateurs d’Ottawa mène l’équipe aux chapitres des buts (quatre) et des points (huit), et il sera le centre d’attention de l’effort défensif du Canada dimanche.

    Cette stratégie sera exécutée en forçant Karlsson de jouer dans son territoire.

    « Je pense que la meilleure chose que l’on puisse faire c’est jouer dans leur zone et garder la rondelle, en espérant le faire jouer en défense le plus possible parce qu’il est dangereux, il l’a démontré tout au long du tournoi, et il est mobile, a dit Crosby. Alors on devra trouver un moyen de nous assurer de savoir où il est, et tenter de jouer dans leur zone aussi longtemps que possible. »

    Menés par l’entraîneur Mike Babcock, le Canada a été confiant pendant tout le tournoi, même si plusieurs partisans qui regardaient les matchs à la maison et la plupart des médias s’acharnaient sur les difficultés des Canadiens à marquer des buts.

    Et cette confiance s’explique par le fait que, même s’ils n’ont pas profité de toutes leurs chances de marquer, tous les autres aspects du jeu des Canadiens ont été exécutés à la perfection selon le plan présenté aux joueurs lors du camp d’orientation tenu à Calgary en août dernier.

    « On n’a rien changé de notre plan depuis le jour 1, a évoqué Pietrangelo. Depuis l’été dernier, quand on a eu notre camp d’orientation, c’était le plan de match qu’on avait mis sur pied. Évidemment on a apporté quelques changements selon les adversaires, mais on a gardé le même plan depuis le match no 1.

    « Tu ne changes pas quelque chose qui fonctionne, et ç’a fonctionné pour nous jusqu’à présent. »

    Si les Canadiens réussissent à déployer à nouveau une défensive étanche avec leur attaque dimanche, la médaille d’or olympique pourrait revenir à la maison avec eux.

    Ils ont besoin que ce plan ficelé à Calgary l’été dernier fonctionne le temps d'un dernier match.