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    Canada - États-Unis: Un match entre coéquipiers et rivaux à la fois

    jeudi 2014-02-20 / 17:43 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Canada - États-Unis: Un match entre coéquipiers et rivaux à la fois
    Canada - États-Unis: Un match entre coéquipiers et rivaux à la fois

    SOTCHI – L’enjeu de l’affrontement entre le Canada et les Etats-Unis vendredi va encore plus loin que l’accès au match pour la médaille d’or olympique qu’ils espèrent ramener à leur retour en Amérique du Nord lundi matin.

    Il est ressenti dans les vestiaires des équipes de la LNH de Los Angeles à New York et de Vancouver à Montréal. Il touche des coéquipiers dans la LNH qui sont devenus de grands rivaux à Sotchi seulement pour redevenir des coéquipiers la semaine prochaine.

    Neuf formations de la LNH seront représentées par des joueurs des deux côtés de la patinoire, dont cinq des Blues de St. Louis et quatre des Kings de Los Angeles, des Blackhawks de Chicago, des Penguins de Pittsburgh et des Rangers de New York, quoique dans le cas de ces derniers Derek Stepan devrait être l’attaquant laissé de côté au sein de l’équipe américaine.

    « Vous voulez être l’équipe championne, a convenu le défenseur canadien Drew Doughty des Kings. Pour le reste de la saison, pour le reste de votre vie en fait.

    « Je veux tellement les battre. »

    Doughty a raconté avoir rencontré le gardien américain et en même temps son coéquipier des Kings Jonathan Quick jeudi en allant chercher à manger au village olympique.

    « On s’est dit espérer que ça se termine en fusillade et que je sois un des joueurs désignés », a-t-il dit.

    Le centre Jonathan Toews, d’Equipe Canada, a confié de son côté avoir croisé son coéquipier américain des Blackhawks, l’ailier droit Patrick Kane, autour du village, mais que les deux ne se sont pas vraiment adressé la parole. Qu’aurait-il à se dire qui n’a pas été dit une centaine de fois?

    « Ni l’un ni l’autre n’a jamais douté que nous finirions par nous affronter, que ce soit en demi-finales ou en finale, a avoué Toews. Pour gagner une médaille d’or, c’est presque nécessaire de battre les Etats-Unis à un moment donné ou pour eux le contraire. »

    Les amitiés ne compteront plus vendredi alors que les Américains voudront venger leur défaite d’il y a quatre ans.

    Pas moins de 13 joueurs de l’équipe des Etats-Unis étaient aussi aux Jeux de Vancouver quand Sidney Crosby a brisé leur cœur en marquant le but de la médaille d’or en prolongation. Même l’entraîneur américain Dan Bylsma, qui était dans un restaurant de Pittsburgh quand son joueur étoile a déjoué Ryan Miller, ressent l’intensité de la rivalité et du désir de revanche, lui qui n’a jamais joué ou été derrière le banc lors d’un match Canada-Etats-Unis.

    « J’ai ressenti la même déception que tout le monde au bar, a-t-il expliqué. Mais j’avais eu le pressentiment qu’une fois proche du but il pourrait trouver le fond du filet, ce qu’il a fait. Je ne peux pas dire que j’étais heureux pour Sid. Mais si quelqu’un devait trancher je n’étais pas surpris que ce soit lui. Il y a eu beaucoup de déception. A ce moment-là, j’étais encore très loin des Jeux de 2014. Mais j’étais peut-être dans un bar à Pittsburgh, je me suis levé de ma chaise et j’étais prêt à essayer de me rendre en 2014, je sais ça."

    Et voilà qu’il y est.

    La médaille d’or ne sera pas l’enjeu de ce match entre les deux formations nord-américaines vendredi, mais l’occasion de disputer le match pour la gagner est un enjeu aussi gros pour le moment.

     

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