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    Bouchard: le Canada a péniblement vaincu la Lettonie, qui a connu un match superbe

    mercredi 2014-02-19 / 17:20 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Olivier Bouchard - Chroniqueur LNH.com

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    Bouchard: le Canada a péniblement vaincu la Lettonie, qui a connu un match superbe
    Bouchard: le Canada a péniblement vaincu la Lettonie, qui a connu un match superbe

    On sera tenté, dans les différents résumés qui seront faits de ce match, de dire que le Canada a vaincu péniblement la Lettonie. Si le score fut serré et que, par conséquent, l’issue du match est restée jusqu’à la dernière minute dépendante d’un simple mauvais bond, on doit quand même considérer la manière.

    Les Lettons, disons-le d’emblée, ont disputé un match superbe. Avec 12 chances de marquer générées à forces égales (la définition des indicateurs utilisés dans cet article se trouve dans le résumé du match Canada-Norvège), ils ont en effet surpassé la Finlande, qui n’en avait obtenu que sept, et égalé l’Autriche. Et avec 21 chances accordées aux Canadiens à forces égales, ils font meilleur score que les Autrichiens, à 26.

    Ce fut un match remarquable du gardien letton, Kristers Gudlevskis, que Corey Perry, ayant personnellement obtenu cinq chances – toutes de l’embouchure du filet – va probablement revoir dans ses cauchemars. Si on ajoute les trois chances obtenues par Rick Nash et Jonathan Toews, c’est tout un tableau de chasse, seulement à forces égales, à quoi on doit ajouter 10 chances de marquer stoppées en avantage numérique (tir de la pointe, le but de Shea Weber n’en est pas une, si remarquable soit le lancer).

    Les tableaux suivants donnent une meilleure idée de la domination d’ensemble de l’équipe canadienne:

                                

    À voir ces scores, on comprend que, anxieux d’ouvrir le jeu, les Canadiens ont au bout du compte souvent ouvert le jeu un peu trop et on ne peut que souligner la remarquable performance du duo Oskars Bartulis/Arturs Kuldas, qui terminent au positif aux chances de marquer et ont fait jeu égal aux entrées de zone en possession de rondelle, et ce malgré une terrible charge défensive (neuf et 10 mises en jeu en zone défensive, respectivement):

                                

    On constate aussi que les choses sont moins reluisantes du côté des attaquants lettons, dépendants au final de l’appui de leurs meilleurs défenseurs. Reste que ceux des deux premiers trios ont su menacer, notamment Lauris Darzins (trois chances) et Martins Karsums (deux chances), concrétisant chacun sur des poussées menées à pleine vapeur. Nullement intimidés, on les a vus (surtout en première période) attaquer de front les défenseurs canadiens, Duncan Keith notamment, cherchant à les traverser en leur feintant la rondelle à travers les patins. Au culot, donc, et lorsqu’Alex Pietrangelo et Jay Bouwmeester ont échappé Darzins (oubli franchement indigne de leurs exploits avec les Blues de St. Louis) pour le but en échappée, c’était un pied de nez joliment travaillé que les Lettons ont envoyé aux Canadiens un peu trop confortables.

    Ceux-ci, plus relâchés en début de match, se sont souvent laissés prendre à partir un peu trop vite vers la zone adverse, à aller un peu trop loin du porteur ami du disque pour trouver de l’espace libre. Les Lettons étaient parés et appliquaient une obstruction méthodique du centre de la glace. Lorsque les Canadiens s’éparpillaient trop, on les a mêmes vus à quelque reprise opter brusquement pour une couverture homme à homme serrée, tactique inhabituelle s’il en est une sur les glaces internationales. Mais la chose fut accomplie avec circonspection et jamais trop longtemps.

    Les Canadiens ont bien fini par comprendre et resserrer le jeu. De là, les Lettons, écrasés en zone défensive, n’ont pu que résister et encaisser.

    S’il est vrai que cette courte victoire fut largement le fait d’exploits exceptionnels de l’adversaire (et donc indépendants de la méthode canadienne), ce n’est pas moins le moment de souligner qu’il y a, encore une fois, d’évidents dysfonctionnements dans l’attaque canadienne. Et pour la première fois du tournoi, la chose est réellement inquiétante. Le tableau des performances par trio du Canada nous le donne à voir d’emblée:

                                 

    La chose est là, en haut de la liste des attaquants. Sitôt séparé de Patrice Bergeron, Sidney Crosby a coulé aux chances et aux entrées de zone, et ce malgré une formidable poussée territoriale (10 mises en jeu en zone offensive, quand même). Le trio de Ryan Getzlaf a su compenser, profitant massivement de l’arrivée de Jamie Benn en remplacement de Matt Duchene. Getzlaf et Perry sont de grands et gros joueurs, pas nécessairement les plus rapides, et leur jeu tout en puissance s’accorde mieux avec un ailier gauche qui pratique le jeu en force. Benn a bien fait, tout comme Patrick Marleau plus tôt dans le tournoi. Je me permettrai de suggérer que Chris Kunitz, qui a bien accompagné les deux autres à l’époque à Anaheim, ferait aussi probablement le travail.

    J’amène la chose sur le tapis parce que de toute évidence, la chimie Kunitz/Crosby, qui opère si bien à Pittsburgh, disparaît sur les larges surfaces internationales. On devra donc donner au capitaine de l’équipe canadienne un meilleur appui, sans quoi c’est toute la formation qui se retrouve en situation risquée. Le problème, en effet, n’est pas simplement que Crosby soit perdant aux chances. Le problème, c’est qu’il le fasse alors qu’on lui consacre une forte poussée territoriale. On attend normalement de celui des quatre trios qui bénéficie de ce traitement qu’il livre les chances de marquer sans pour autant laisser l’adversaire constamment revenir sur sa défensive. Crosby, meilleur joueur au monde, ne devrait pas être incapable d’accomplir cette tâche parce qu’on lui oppose Arturs Kulda et Oskars Bartulis.

    Notons aussi que la perte de John Tavares, si elle se prolonge, sera lourde; encore aujourd’hui, on l’a vu transporter la rondelle et animer le jeu. Séparés de lui, Nash et Patrick Sharp ont quelque peu déraillé. Pourtant, on leur a donné Bergeron pendant un moment (Martin St Louis prenant sa place à droite de Crosby), mais l’entraîneur Mike Babcock a abandonné l’idée en cours de route.

    De nouveaux tableaux, en terminant. Ces tableaux résument les performances des joueurs en « tête-à-tête ». On peut donc voir pour chaque joueur du Canada quel fut son différentiel de chances, d’entrées de zone et de mises en jeu face à chaque adversaire letton. On y constate clairement à quel point Crosby a cédé contre le haut de l’alignement adverse! La quatrième ligne, intitulée Total (N), indique le nombre total de chances, entrées de zone et mises en jeu (incluant, cette fois-ci, celles en zone neutre) contre chaque joueur, ce qui nous permet d’avoir une idée du temps de glace passé contre chaque adversaire.

                      

                     


                             

                   

     

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