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    Être le gardien du Canadien a bien préparé Carey Price à la pression des Jeux olympiques

    mardi 2014-02-18 / 11:09 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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    Être le gardien du Canadien a bien préparé Carey Price à la pression des Jeux olympiques
    Carey Price ne semble pas nerveux devant le filet du Canada aux Jeux olympiques de Sotchi. C’est parce qu’il est habitué de ressentir la pression à chaque soir devant le filet du Canadien de Montréal.

    SOTCHI – Carey Price répondait aux questions des médias mardi après avoir été nommé le gardien partant du Canada en vue des quarts de finale du tournoi des Jeux olympiques de Sotchi, pendant que derrière lui, quelques coéquipiers s’entraînaient toujours sur la patinoire.

    Pendant l’entretien, un de ses coéquipiers sur la patinoire a lancé une rondelle qui a dévié haut dans le filet protecteur derrière lui et Price a reculé pour voir si la rondelle allait le frapper, même si c’était dans son dos.

    « Un sixième sens », a révélé Price en souriant. « Non, je lis dans vos yeux. »

    Ce sens inné qu’il possède pour voir les rondelles qu’il n’a pas à voir est ce qui a mené Price où il est aujourd’hui dans sa carrière en montagnes russes, alors qu’il sera devant le filet du Canada dans un match où, s’il n’est pas à la hauteur, la participation de son équipe au tournoi pourrait être terminée. Et tout un pays pleurera si c’est le cas.

    Pendant des années, certains se sont demandés si un jour, Price pourrait atteindre de tels sommets alors qu’il avait de la difficulté à être constant en occupant probablement le poste où il y a le plus de pression dans le sport professionnel en Amérique du Nord: celui de gardien partant du Canadien de Montréal.

    Maintenant qu'il est ici, le fait d’avoir grandi dans un tel environnement à Montréal, où chaque match ressemble pratiquement à une rencontre olympique sans lendemain, a mieux préparé Price à une telle situation à court terme que s’il avait entrepris sa carrière à peu près n’importe où ailleurs.

    Le plus important, c’est d’avoir appris qu’il n’a pas à se préoccuper de ce qui est écrit ou de ce qu’on dit à son sujet, et beaucoup de choses seront écrites ou dites d’ici au match de quarts de finale mercredi, au cours duquel le Canada affrontera la Lettonie.

    « J’ai appris beaucoup de choses à Montréal et ça aurait pu me prendre plus de temps dans d’autres marchés, a expliqué Price. Quand on est une recrue et qu’on n’est pas habitué à une telle couverture, on veut peut-être savoir ce que les gens pensent de nous. Mais à ce stade-ci de ma carrière, je suis content du déroulement des choses et je sais sur quoi je dois me concentrer. Je n’ai pas besoin de me concentrer sur ce que les autres pensent que je devrais faire.

    « Je sais ce que je dois faire. »

    La rencontre de quarts de finale risque encore d’être un match avec peu de buts, un peu comme les deux autres rencontres auxquelles Price a participé depuis le début du tournoi. Lors d’une victoire de 3-1 contre la Norvège lors du match d’ouverture et d’un gain de 2-1 en prolongation contre la Finlande, Price a affronté un total de 35 tirs. Il a fait face à plus de tirs dans une rencontre à 12 reprises en 48 matchs dans la LNH cette saison.

    L’incapacité du Canada jusqu’à maintenant de marquer davantage a eu pour effet de réduire la marge d’erreur de Price, et souvent dans ces matchs, il peut y avoir deux ou trois attaques de suite où la rondelle entre à peine dans la zone canadienne, encore moins qu’un tir soit effectué.

    « Actuellement, j’essaie seulement de faire les mêmes choses qu’à Montréal, a noté Price. On ne reçoit pas autant de tirs, mais quand ils sont dans la zone, il faut seulement essayer de trouver la zone de confort qu’on possède quand on fait face régulièrement à 30-35 tirs. »

    Ce n’est pas toujours facile, mais Price ne se plaindra pas de faire partie d’une équipe qui a tendance à avoir la possession de la rondelle pendant pratiquement tout le match.

    « Personnellement, c’est plutôt agréable de jouer derrière une très bonne équipe défensive où les bâtons de tout le monde sont bien placés, où tout le monde est du bon côté de la rondelle, a souligné Price. On essaie seulement de faire notre travail et de rester alerte. On veut bloquer le prochain tir; c’est la seule chose à laquelle on pense. »

    Le fait que Price obtienne le départ en quart de finale confirme que le poste de gardien partant lui appartient et que c’est à lui de le perdre, ce qui signifie aussi que la pression sur lui doublera ou triplera avec chaque victoire. Mais Price ne commencera pas à s’inquiéter de ça maintenant, pas avec un match de quarts de finale en face de lui.

    Cette capacité de se concentrer sur la tâche à accomplir et rien d’autre qu’il a amenée de Montréal à Sotchi lui a été inculquée durant toute la saison par le nouvel entraîneur des gardiens de but du Canadien, Stéphane Waite.

    « Waite m’a vraiment appris ça cette année, a révélé Price. Ça simplifie vraiment votre état d’esprit. Si on commence à penser à des objectifs à long terme ou qu’on passe outre à ce qui est immédiatement devant vous, on ne se concentre pas entièrement sur ce qui est devant vous. »

    Même si ce sont ses premiers Jeux olympiques, et même s’il a encore insisté mardi pour dire qu’il s’est concentré sur le tournoi uniquement à son arrivée ici, Price s’est dans un sens préparé en vue de ce moment depuis qu’il a endossé pour la première fois l’uniforme du Canadien quand il était une recrue en 2007.

    Tout ce qu’il a expérimenté, tous ses échecs et ses succès à Montréal avec le Canadien, seront dans sa boîte d’outils quand il sautera sur la glace du Bolchoï mercredi.

    Et tout un pays sera encore plus heureux de ça.

     

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