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    Rosen: plusieurs points à considérer avant la phase éliminatoire du tournoi de hockey masculin

    lundi 2014-02-17 / 13:06 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Rosen: plusieurs points à considérer avant la phase éliminatoire du tournoi de hockey masculin
    Qui sera laissé de côté par l’équipe canadienne? Les Américains auront-ils suffisamment de résilience? La Suède pourra-t-elle survivre malgré ses nombreux blessés? Les Tchèques pourront-ils s’imposer? Dan Rosen répond à ces questions et à bien d’autres encore.

    SOTCHI – On a déjà trouvé des réponses aux Jeux de Sotchi, mais avec comme résultat que l’on se pose encore plus de questions avant le début de la phase à élimination directe du tournoi de hockey des Jeux olympiques de Sotchi 2014.

    En attendant les réponses finales qui viendront au dernier jour des Jeux, voici 12 questions que l’on peut se poser en ce lundi de congé en attendant les matchs de qualification de mardi et les quarts de finale de mercredi.

    Le Canada saura-t-il demeurer patient?

    Le Canada a dû faire preuve de patience pour venir à bout de la Finlande dimanche parce que ses adversaires se sont repliés en défense et ont tout fait pour garder les attaquants canadiens à l’extérieur du centre de la patinoire. C’était un peu comme si les Finlandais défiaient les Canadiens de tenter quelque chose. En même temps, ils essayaient de les mener à l’erreur en appliquant de la pression.

    Ce fut une bonne leçon et le Canada a bien réagi. S’il retrouve la Suisse en quarts de finale, le défi sera différent quoiqu’un peu semblable.

    Les Suisses n’imposeront pas autant de pression que les Finlandais, mais ils vont aussi se concentrer sur le centre du territoire défensif. Aucune équipe n’est dangereuse le long des bandes et c’est là que les Suisses voudront garder les attaquants canadiens.

    Le Canada devra donc continuer de s’armer de patience, mais il aura besoin d’une meilleure contribution de ses attaquants.

    La troupe de Mike Babcock a marqué 11 buts en trois matchs. Six ont été réussis par des défenseurs, dont quatre par Drew Doughty, et Jeff Carter a enregistré un tour du chapeau contre l’Autriche. C’est dire que seulement deux autres attaquants, Ryan Getzlaf et Jamie Benn, sont parvenus à trouver le fond du filet.

    La patience est une vertu, mais elle a des limites.

    Est-ce qu’on va trouver les bons compagnons de trio pour Crosby?

    Mettons les choses au clair: ce n’est pas à propos de Sidney Crosby, c’est à propos de ses compagnons de trio et des attentes irraisonnables à son endroit.

    Crosby a obtenu une mention d’aide et il a été l’attaquant le plus dangereux dans cette victoire de 2-1 remportée en prolongation sur la Finlande. Carter et Jonathan Toews pourraient aussi être considérés, et c’est à peu près tout.

    Mais on s’attend à ce que Crosby cumule des points à chaque match même s’il y a 12 autres attaquants qui font face aux mêmes attentes à chaque rencontre dans la LNH.

    Le problème, c’est que le jeu de ses compagnons de trio contre la Finlande, Jamie Benn et Patrice Bergeron, a un peu laissé à désirer. Quant à son compagnon de trio régulier à Pittsburgh, Chris Kunitz, il a l’air égaré dans ce tournoi. La grande surface de jeu ne semble pas convenir à son style qui consiste à foncer au filet. Ne soyez pas surpris s’il est laissé de côté lors de la prochaine rencontre.

    La composition des trios de Babcock pour ce match de quarts de finale sera disséqué et analysé à profusion, mais quels que soient les joueurs désignés pour jouer en compagnie de Crosby, ils auront probablement à affronter les meilleurs défenseurs adverses. Crosby doit trouver une façon de se montrer dangereux. Il y est parvenu contre la Finlande, mais il ne peut tout faire seul.

    Qui sera l’attaquant laissé de côté par le Canada?

    On l’a dit, ça devrait être Kunitz. Et certainement pas Martin St Louis. S’il y a quelque chose, il devrait être le premier joueur considéré pour jouer avec Crosby.

    Les craintes que l’on pouvait entretenir à propos de l’adaptation de Kunitz à la plus grande surface se sont avérées légitimes. Il n’a pas été le même homme que dans la LNH. Il reste trop à l’extérieur car c’est difficile pour lui de s’imposer devant le filet. Il n’a pas été suffisamment menaçant, sauf pour la fois contre la Finlande où Crosby lui a servi une passe parfaite à l’embouchure du filet, forçant Tuukka Rask à faire un bel arrêt de la mitaine.

    Le Canada pourrait aussi se passer des services de deux défenseurs, une possibilité que Babcock a envisagée lundi pour faire appel à tous ses 14 attaquants.

    Y aura-t-il des surprises chez les gardiens?

    La situation de la Slovaquie semble la moins claire parce que c’est Jaroslav Halak qui devrait être le no 1, mais il n’a pas été fort dans le tournoi et celui qui était considéré comme le troisième gardien, Jan Laco, a été excellent contre les Russes dimanche, arrêtant les 36 rondelles dirigées vers lui avant d’être déjoué par Alexander Radulov et Ilya Kovalchuk lors des tirs de barrage.

    Alors aussi bon soit-il dans la LNH, comment l’entraîneur Vladimir Vujtek pourrait-il préférer Halak à Laco?

    Les Américains devraient s’en remettre à Jonathan Quick contre la République tchèque ou la Slovaquie. Quick a été excellent contre la Russie et a mérité sa journée de repos lors du match contre la Slovénie. Ryan Miller a bien paru dans cette rencontre, mais il est assez évident qu’il est le no 2.

    On a toujours pensé que le gardien utilisé par le Canada contre la Finlande serait destiné à poursuivre le tournoi et Carey Price n’a fourni aucune raison de le remplacer. Il n’a pas été mis à l’épreuve souvent, mais il a fait les arrêts qu’il fallait, 14 en tout.

    La Russie n’a rien eu à reprocher à Semyon Varlamov face à la Slovaquie. Il n’a absolument rien donné face à 27 tirs en 65 minutes et deux autres en fusillade. Sergei Bobrovsky a été solide contre les Américains, mais Varlamov était le favori au début des Jeux et il n’a pas donné de raisons à l’entraîneur Zinetula Bilyaletdinov de changer d’idée.

    Tuukka Rask devrait être le gardien de la Finlande et assurément Henrik Lundqvist pour la Suède. Jonas Hiller devrait protéger le filet suisse et les Tchèques ont intérêt à utiliser Ondrej Pavelec s’ils veulent avoir une chance de rester en vie.

    Le jeu de puissance des Russes va-t-il sortir de sa torpeur?

    L’ineptie des Russes en avantage numérique est peut-être le plus grand mystère du tournoi jusqu’ici.

    Malgré une machine offensive en théorie inégalée avec des joueurs comme Alex Ovechkin, Pavel Datsyuk, Ilya Kovalchuk, Alexander Radulov, Andrei Markov, Evgeni Malkin et Alexander Semin, la Russie n’a marqué que deux petits buts en 13 supériorités numériques pour se classer septième sur 12.

    Même la Norvège (2-en-12) et la Lettonie (3-en-11) ont un meilleur taux de réussite.

    Le jeu de puissance des Russes aurait enregistré un résultat pire encore si l’Américain Dustin Brown n’avait pas écopé d’une punition inutile pour coup de genou à l’endroit de Vladimir Tarasenko, ce qui a mené au but égalisateur de Datsyuk, son deuxième de la rencontre, avec moins de neuf minutes à jouer en troisième période (les États-Unis l’ont emporté 3-2 en fusillade).

    Attention si le jeu de puissance de la Russie débloque. Mais est-ce que ça va se produire? Rien de ce qu’ils ont fait jusqu’ici ne permet de répondre oui.

    Est-ce que la Russie a suffisamment de profondeur à l’avant pour gagner l’or?

    Le talent des Russes dans les deux premiers trios ne peut être comparé qu’aux Canadiens. La Suède aurait pu être dans le coup n’eut été les blessures subies par Henrik Zetterberg, Henrik Sedin et Johan Franzen. Les États-Unis ne sont pas démunis, mais même l’entraîneur Dan Bylsma admet qu’on ne peut comparer ses meilleurs attaquants aux meilleurs Russes du strict point de vue du talent.

    Mais les troisième et quatrième trios ont été peu visibles.

    Valeri Nichushkin, la recrue des Stars de Dallas, est le seul à avoir marqué un but, et Alexei Tereshenko est le seul avec une mention d’aide, deux en fait. Tarasenko, Artem Anisimov, Nikolai Kulemin et Alexander Popov n’ont aucun point et ont été limités à 15 tirs au but.

    On dira que le Canada n’a pas obtenu une meilleure production de ses attaquants, mais personne ne sera surpris si ses soi-disant troisième et quatrième trios se mettent à sonner la charge. Ce qui serait par contre bien surprenant dans le cas de la Russie.

    La profondeur est un facteur parmi les plus importants dans ce genre de tournoi, et la Russie n’en a peut-être pas assez.

    Est-ce qu’un négligé va surprendre?

    Ayez la Suisse à l’oeil et ne mésestimez pas la Slovaquie.

    Les Suisses peuvent être très tenaces. S’ils atteignent les quarts de finale en battant la Lettonie, ils risquent de frustrer le Canada en mettant carrément l’accent sur le jeu défensif. La Slovaquie fera de même face avec les États-Unis si elle parvient à éliminer ses cousins de la République tchèque.

    La bonne nouvelle pour les deux équipes nord-américaines, c’est qu’elles ont disputé et gagné des matchs serrés en ronde préliminaire, des matchs où les chances de marquer étaient rares et la patience de rigueur.

    Rappelez-vous tout de même que la Suisse s’est classée deuxième au dernier Championnat du monde et que la Slovaquie a fait de même l’année précédente en 2012 après avoir pris le quatrième rang aux Jeux de Vancouver en 2010.

    Les grandes scènes n’intimident pas la Suisse et la Slovaquie.

    Est-ce que leur résilience va mener les Américains aux plus grands honneurs?

    L’équipe américaine est celle qui a fait preuve de plus de résilience depuis le début du tournoi, une qualité importante puisque l’adversité et la pression vont devenir de plus en plus fortes.

    Les Américains ont eu le tirage le plus difficile des 12 équipes puisqu’ils ont dû entreprendre le tournoi olympique en affrontant les Slovaques et les Russes. Et ce que Bylsma a retenu de ces deux premiers affrontements, il l’a revu pendant un bon bout de temps contre la Slovénie.

    Les Américains ont surmonté un but des Slovaques en début de deuxième période qui faisait que l’issue du match était toujours indécise en marquant six buts de suite pour l’emporter 7-1.

    Les Américains sont ensuite venus de l’arrière face à la Russie pour s’emparer d’une avance de 2-1 et ils ne se sont pas laissé abattre quand Datsyuk a créé l’égalité en troisième période. Et en marquant deux buts lors des cinq premières minutes, Phil Kessel a vu à ce qu’il n’y ait pas de relâchement face à la Slovénie après une victoire si émotive, et les Américains ont triomphé 5-1.

    Est-ce que la Finlande est trop diminuée au centre pour jouer dans la cour des grands?

    Les Finlandais n’ont pas été parfaits contre le Canada dimanche, mais on peut se demander s’ils peuvent faire mieux compte tenu du fait qu’ils ne peuvent plus compter sur aucun des quatre joueurs de centre qu’ils avaient prévu envoyer sur la glace à Sotchi.

    Mikko Koivu, Valtteri Filppula et Aleksander Barkov sont tous blessés, et Saku Koivu a refusé l’invitation.

    En fait, seul Barkov a fait le voyage et il s’est blessé à un genou une fois à Sotchi. Il ne jouera plus du tournoi et peut-être pour plus longtemps.

    Jarkko Immonen était le centre du premier trio contre le Canada. Sans vouloir l’insulter, il ne fait peur à personne.

    Lorsque les Finlandais affronteront les Russes en quarts de finale (à moins que la Norvège cause un choc immense en battant la Russie mardi), on devra de nouveau se rabattre sur le jeu défensif en espérant créer des revirements.

    Les Finlandais ont toujours la vitesse et la créativité qui peuvent leur permettre d’être dangereux dans le jeu de transition, même privés des quatre centres qui auraient pu en faire une opposition redoutable. Mais c’est difficile de gagner en tirant seulement 15 fois au filet.

    Est-ce que la Suède pourra surmonter ses nombreuses blessures pour atteindre la ronde des médailles?

    Certainement, en autant que Lundqvist soit le meilleur joueur sur la glace et que le jeu de puissance continue de fonctionner comme il l’a fait contre la Lettonie samedi.

    Contrairement à la Finlande, la Suède n’a pas eu à remplacer ses deux premiers centres (Nicklas Backstrom était-il vraiment un troisième centre?) par des joueurs qui ne trouveraient pas leur place dans la LNH. Backstrom et Patrik Berglund, eux, y sont bien établis.

    Le groupe de défenseurs suédois peut se comparer à celui de n’importe quelle équipe dans le tournoi. Et il a été renforcé par le retour au jeu d’Alexander Adler après une suspension de deux matchs imposée par la Fédération internationale de hockey à la suite d’un incident survenu au dernier Championnat du monde.

    La Suède a complété la ronde préliminaire avec le meilleur jeu de puissance grâce aux quatre buts marqués contre la Lettonie, et Erik Karlsson joue de façon phénoménale.

    Mais les Suédois ont remporté leurs trois matchs par des scores peu impressionnants de 4-2 contre les Tchèques, 1-0 contre la Suisse et 5-3 contre la Lettonie. La Suède a aussi été la deuxième équipe la plus pénalisée.

    Les Suédois n’ont pas été dominants, mais ils ont été la seule équipe à remporter ses trois premiers matchs en temps réglementaire. Oui, ils peuvent toujours gagner l’or.

    Les Slovaques pourront-ils marquer suffisamment de buts s’ils veulent continuer de s’en tenir à un style défensif?

    Après deux défaites par total de buts de 10-2 subies aux mains des États-Unis et de la Slovénie, la Slovaquie s’est convertie au jeu défensif contre la Russie et est venue près de causer la surprise. Le problème, c’est qu’on n’a marqué aucun but contre Varlamov.

    Donnons le crédit aux Slovaques d’avoir redécouvert les mérites du jeu défensif, mais il faut aussi marquer des buts et ils ne semblent pas avoir suffisamment de punch offensif pour le faire.

    On savait que l’absence de Marian Gaborik (fracture de la clavicule) allait se faire sentir, mais c’est encore plus grave si la Slovaquie veut continuer de mettre l’accent sur la défensive. On pourra peut-être ouvrir davantage le jeu face aux Tchèque, mais si on se rend jusqu’à un affrontement contre les États-Unis mercredi, il faudra recommencer à fermer le jeu.

    Les Slovaques ont été limités à un but par les Américains en ronde préliminaire quand ils ont voulu livrer un match axé sur l’attaque.

    Est-ce que les Tchèques sont trop désorganisés pour s’avérer une menace?

    À moins de changements d’ici le début du match contre la Slovaquie, la réponse est oui.

    Les Tchèques ont pris de drôles de décisions, c’est le moins que l’on puisse dire, à commencer par les joueurs choisis pour disputer le tournoi.

    Qu’on n’ait pas invité Jiri Hudler, Radim Vrbata et le défenseur Jan Hejda demeure un grand mystère pour tous ceux qui suivent les activités de la LNH. Pourquoi avoir préféré Martin Erat, qui n’a qu’un but à sa fiche, à Hudler, ou Vrbata lorsque Vladimir Sobotka a dû se retirer pour cause de blessure était et demeure intrigant.

    Et pourquoi l’entraîneur Alois Hadamczik a-t-il décidé de ne même pas faire endosser l’uniforme à Pavelec, son seul gardien de la LNH, lors du premier match contre la Suède, a constitué la décision la plus incompréhensive du tournoi.

    Les Tchèques ont bien battu les Lettons en les surclassant 39-20 au total des tirs au filet, mais l’impression ici est que tout le monde attend la prochaine décision déroutante d’Hadamczik.

    Suivez Dan Rosen sur Twitter: @drosennhl

     

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