Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

    Bouchard: le match Canada-Finlande, un duel inégal mais révélateur pour Mike Babcock

    dimanche 2014-02-16 / 17:50 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Olivier Bouchard - Chroniqueur LNH.com

    Partagez avec vos amis


    Bouchard: le match Canada-Finlande, un duel inégal mais révélateur pour Mike Babcock
    Bouchard: le match Canada-Finlande, un duel inégal mais révélateur pour Mike Babcock

    Si le Canada a fini par remporter un match qu’il a dominé de bout en bout, les Finlandais leur ont néanmoins lancé un sérieux avertissement: même amochées, les bonnes équipes ont suffisamment de bons joueurs pour écorcher la puissante formation canadienne. Si on s’attendait à cette domination et à cette victoire, l’entraîneur Mike Babcock et ses adjoints doivent néanmoins se pencher sérieusement sur la configuration actuelle du groupe d’attaquants.

    Une confrontation inégale, mais un adversaire qui se dégêne

    Si on a bien vu le Canada prendre possession de la zone finlandaise avec aisance, c’est lorsque venait le temps de casser le quadrillage défensif adverse que les choses se gâtaient. Tous les trios ont fini par faire leur chance et seul le manque d’opportunisme a, au bout du compte, sauvé le gardien finlandais Tuukka Rask et ses coéquipiers de l’avalanche, le Canada obtenant à la fois 70 pour cent des chances de marquer à forces égales, soit 17 au total.

    Lorsqu’on considère les données de l’ensemble du match, on voit tout de même un léger ressac en deuxième période. Les Finlandais ont multiplié les tirs bloqués en défensive, annulant l’avantage territorial canadien. Mais au cours des trois dernières périodes, ils se montré plus agressifs contre la défensive canadienne et ont multiplié les entrées en zone ennemie en contrôle de rondelle:

                    


    Un groupe d’attaquants à peaufiner

    Lorsqu’on regarde le total des actions individuelles au cours du match, on doit noter que tant les chances de marquer que les entrées de zone en possession de rondelle sont désormais le fait des ailiers. En effet, alors que les centres, notamment Sidney Crosby et John Tavares, étaient parmi les plus actifs sur ces plans au cours des deux premiers matchs, on voit désormais les quatre pivots relégués en bas de liste, derrière même Drew Doughty

                    

    On peut supposer qu’il s’agit là d’un choix tactique, mais aussi du résultat d’une plus grande adversité, forçant les entrées de zone en périphérie, terrain privilégié des ailiers en entrée de zone. Le tableau ci-dessus nous montre par ailleurs que si Doughty a obtenu les deux buts, c’est encore une fois Jeff Carter qui a obtenu le plus grand nombre de chances de marquer, Jonathan Toews en obtenant deux autres. Ces belles performances individuelles ne doivent par contre pas masquer les performances globales de ce trio complété par Patrick Marleau. Ayant eu à affronter le premier trio finlandais tout au long du match, leur travail en défensive n’a pas, lui, été impeccable:

                    

    C’est bien contre le trio constitué des deux Jokinen (Jussi et Olli) et de Tuomo Ruutu qu’ils ont fait leur beurre. Contre Teemu Selanne, Mikael Granlund et Jarkko Immonen, ils ont bel et bien terminé dans le rouge, et ce malgré l’appui de Duncan Keith et Shea Weber et un faible nombre de mises en jeu en territoire défensif contre ce trio. Un problème potentiel, donc, face aux meilleures équipes, qui peut selon moi être réglé aisément.

    Le Canada ne manque en effet pas de joueurs de cet acabit. À mon sens, en ramenant Patrick Sharp – toujours excellent en défensive – aux côtés de Toews, on ferait déjà un bon pas dans cette direction. La question suivante est de savoir si Carter, pur sniper s’il en est un, est capable de compléter correctement les deux sbires dans ce genre de tâches.

    En fait, lorsqu’on regarde les performances des trios dans leur ensemble (figure suivante), on constate que les entrées de zone révèlent deux trios capables de prendre le contrôle du territoire adverse avec constance: ceux de Crosby et de Ryan Getzlaf. Rien de nouveau sous le soleil dans les deux cas. Mais on voit bien que séparé de Jamie Benn et Patrice Bergeron, John Tavares a semblé s’effacer. Si on ajoute à ça les problèmes éprouvés par Toews, on voit bien que c’est là que l’entraîneur aura des décisions à prendre. Sharp ayant graduellement obtenu plus de glace que Chris Kunitz alors que le match avançait, on peut déjà entrevoir la suite des choses.

    Une défensive qui s’est stabilisée

    Si les duos sont désormais relativement bien installés, les rôles sont encore en mouvance. Alors que les tâches défensives étaient réparties entre tous au cours des deux premiers matchs, on a vu contre la Finlande Jay Bouwmeester, Alex Pietrangelo et Dan Hamhuis tenus loin des mises en jeu en zone défensive. C’étaient donc Doughty/Marc-Édouard Vlasic et Keith/Weber qui ont pris ces missions. J’ajouterais que Keith et Weber étaient clairement assignés à la couverture du trio de Selanne.

    Hamhuis semble clairement installé comme septième défenseur, mais on ne doit pas s’attendre à le voir trop souvent. Avec un peu moins de quatre minutes de jeu, on l’a simplement fait jouer pour éviter qu’il ne soit totalement inefficace si une blessure devait survenir.

    En plus des habituels tableaux sur les performances des joueurs du Canada, j’ai cru bon ajouter ceux démontrant les performances des joueurs de la Finlande. On peut constater à quel point c’est lorsque les deux derniers duos de défenseurs (particulièrement Sami Lepisto et Juuso Hietanen) que le Canada prenait particulièrement ses aises. C’est pourquoi il est impératif pour Babcock de « débloquer » les trios de Toews et surtout Tavares. Avec quatre trios fonctionnels, aucun adversaire ne possède suffisamment de défenseurs pour couvrir toute cette puissance.

                     

                     

                     

     

    La LNH sur Facebook