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    Les Russes ont à la fois le support et la pression de leurs partisans

    mardi 2014-02-11 / 14:39 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Corey Masisak - Journaliste LNH.com

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    Les Russes ont à la fois le support et la pression de leurs partisans
    Les Russes ont à la fois le support et la pression de leurs partisans

    SOTCHI – Ils sont arrivés en fil et au son des applaudissements. Ils ont entendu leur patron se faire applaudir après avoir répondu à une question au sujet de la pire défaite de l’histoire en rappelant un triomphe survenu quatre ans plus tard. Et quand ils ont quitté la scène, les applaudissements ont été encore plus forts.

    Toute l’équipe nationale russe a participé à une conférence de presse mardi. Mais ce n’était pas comme une rencontre normale avec les membres des médias. Pas moins de 463 personnes étaient réunies dans une espèce d’auditorium, dont plusieurs qui ne devraient même pas assister à un seul match de hockey mais qui voulaient jeter un coup d’œil sur les rock stars des Jeux de Sotchi.

    Si le patineur artistique Evgeni Plushenko est le Michael Phelps de la Russie, les joueurs de hockey en sont le Dream Team.

    « Le hockey est extrêmement populaire en Russie et c’est très évident en voyant autant de monde ici, de nombreux partisans et médias, et je pense que ce sera le plus prestigieux tournoi des Jeux » , a déclaré l’ancien gardien Vladislav Tretiak, le directeur de la Fédération de hockey russe et une légende du sport, par le biais d’un interprète. « Laissez-moi le dire encore une fois: nous savons ce que nous avons à faire et nous allons nous battre à chaque match. »

    Les 25 joueurs de l’équipe étaient présents en compagnie du personnel d’entraîneur et de Tretiak à cette conférence de presse doublée d’une opération de relations publiques.

    Malgré sa riche tradition, cette équipe n’a pas gagné une médaille d’or olympique depuis celle remportée par l’Equipe unifiée de l’ancienne URSS en 1992. Des critiques ont été entendues ces dernières années, à savoir notamment qu’un groupe composé de joueurs de la LNH et de la Ligue continentale de hockey (KHL) était plus difficile à transformer en équipe unie que pour d’autres pays avec moins de joueurs de talent.

    Même si seuls Pavel Datsyuk, le capitaine, Alex Ovechkin, Ilya Kovalchuk et Evgeni Malkin ont répondu aux questions parmi les joueurs, ceux-ci étaient regroupés comme pour démontrer leur solidarité à deux jours du début d’un tournoi à la fin duquel tout ce qui ne sera pas une médaille d’or sera considéré comme un échec par la population russe.

    « Nous savons que nous avons beaucoup de support ici mais aussi énormément de responsabilités, beaucoup de réponses à apporter, a reconnu Tretiak. Mais le sport est le sport, notre équipe va tenter de se présenter sous son meilleur jour et nous allons faire de notre mieux. Quant aux résultats, il faudra attendre de voir. Mais tout le monde dans cette équipe réalise ce qu’on attend de nous. »

    Kovalchuk, qui est revenu jouer dans la KHL cette saison, sait très bien ce qui est à l’enjeu.

    « Des Jeux olympiques dans son propre pays c’est quelque chose de très spécial, qui n’arrivera peut-être qu’une fois dans votre vie, a-t-il rappelé. C’est un très grand honneur pour nous d’être ici. Nous espérons un bon résultat. »

    Le grand nombre de joueurs de talent est indéniable parmi les six premiers attaquants et devant le filet. Tout comme sont bien connus la longue période écoulée depuis la dernière médaille d’or olympique et le fait que le pays n’a pas remporté un tournoi international d’envergure depuis la Coupe Canada en 1981.

    Ce qui s’est passé il y a plusieurs années importe peu aux joueurs actuels, mais la défaite aux mains du Canada en quarts de finale à Vancouver il y a quatre ans oui. Si cette défaite a été gênante, la médaille d’or remportée par le Canada est une source d’encouragement pour les Russes.

    « Toute équipe qui accueille les Jeux olympiques est probablement celle qui a le plus de pression et je suis certain que nous sommes dans la même position que le Canada il y a quatre ans. Mais je suis aussi certain que nous avons assez d’expérience et que nous sommes assez vieux pour contrôler cette pression. Je suis certain que tout va bien se passer », a déclaré Ovechkin.

    « Dès que nous allons sauter sur la glace, nous allons nous concentrer sur le match et sur la façon de l’emporter, nous ne penserons pas à la pression ou à des choses du genre. »

    On a parlé à Tretiak de cette fameuse défaite de la Russie aux Jeux de Lake Placid en 1980 et c’est alors qu’il a rappelé que la Russie a eu sa médaille d’or quatre ans plus tard à Sarajevo, ce qui a provoqué une salve d’applaudissements dans l’assistance. La suite de la réponse a peut-être fourni la meilleure illustration de la façon de réagir à cette pression que doivent affronter les joueurs après des jours de questionnement.

    « Chaque match sera une finale pour nous, a dit Tretiak. Peu importe qui on va affronter, il va falloir approcher chaque match comme une finale. Tout le monde comprend qu’il faut tenter d’aborder chaque rencontre dans cet état d’esprit. »