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    Crosby est à l’aise dans son rôle de leader au niveau international

    mardi 2014-02-11 / 12:49 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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    Crosby est à l’aise dans son rôle de leader au niveau international
    Crosby est à l’aise dans son rôle de leader au niveau international

    SOTCHI - Après avoir sauté sur la patinoire mardi pour participer à l’entraînement du Canada à l’amphithéâtre du Bolshoy, Sidney Crosby s’est dirigé tout droit vers Mike Babcock.

    L’entraîneur-chef du Canada a immédiatement mis son bras autour du capitaine de son équipe et les deux ont entrepris de faire le tour de la patinoire ensemble, discutant du travail à faire relativement aux systèmes défensifs que Babcock avait révisés avec l’équipe sur vidéo. Babcock a pointé les endroits sur la glace où il devait être dans certaines situations et Crosby a posé plus de questions. Quand ils se sont finalement séparés pour que Babcock se prépare en vue de l’entraînement, ils avaient discuté pendant 10 minutes et effectué 15 tours de patinoire.

    C’est manifestement une indication que le joueur de centre étoile des Penguins de Pittsburgh est concentré à 100 pour cent sur son deuxième tournoi olympique, mais c’est aussi une indication subtile que Crosby est prêt à réussir dans son nouveau rôle de Capitaine Canada.

    La plupart des gens pense qu’avoir du leadership signifie qu’il faut parler beaucoup dans le vestiaire, motiver l’équipe, rallier les gens ensemble et s’assurer que tout le monde sent qu’il est impliqué. Mais ça peut aussi se traduire par le fait qu’un des meilleurs joueurs ne craint pas de poser des questions s’il ne comprend pas quelque chose, démontrant aux autres qu’ils devraient en faire autant, tout en s’assurant que tous poussent dans la même direction.

    « Sid ne parle pas beaucoup, mais ce qu’il dit est sensé, a révélé l’entraîneur-adjoint du Canada Ken Hitchcock. Et je pense qu’il y a des personnalités similaires pour l’appuyer. Jonathan [Toews] agit de la même façon. C’est un gars tranquille, très sincère. Ce qu’ils font, c’est d’apporter du sérieux dans la façon qu’on s'occupe de nos affaires. Ce sont eux qui posent toutes les questions à l’entraînement. Ils posent aussi toutes les questions après l’entraînement. Ils veulent connaître tous les détails. C’est ce qui apporte du sérieux dans nos affaires et ça fait que c’est vraiment professionnel. »

    Babcock avait eu l’occasion de jeter les bases de son système lors du camp d’orientation de l’équipe canadienne en août dernier, mais c’était il y a près de six mois et les joueurs l’avaient mis en application à Calgary en participant à un exercice en souliers de course et avec une balle plutôt qu’une rondelle.

    Il est simplement naturel que certaines choses semblent différentes maintenant que le Canada est sur la glace, et Babcock veut s’assurer que chaque joueur est à l’aise en n’hésitant pas à faire exactement comme Crosby mardi.

    « C’est un travail en cours de réalisation, a souligné Babcock. S’il y a quelque chose qu’un joueur ne sait pas, on l’encourage à parler. On veut que tout le monde se sente à l’aise et soit sur la même longueur d’ondes pour réagir rapidement. Quand on pense sur la glace, on ne peut pas réagir rapidement. »

    En plus de tout ce que Crosby a appris sur la patinoire, il a eu des modèles formidables à suivre en grandissant pour devenir un leader. Il a entrepris sa carrière dans la LNH lors de la dernière saison de Mario Lemieux avec les Penguins, et il a vu agir le défenseur Scott Niedermayer, membre du Temple de la renommée, qui a conduit le Canada à la médaille d’or lors des Jeux olympiques de Vancouver en 2010.

    Les deux sont plutôt calmes, montrant la voie à suivre surtout par l’exemple, mais ils parlent aussi quand c’est nécessaire et leurs mots ont beaucoup de poids parce qu’ils choisissent le bon moment pour prendre la parole.

    C’est une chose que Crosby voudrait imiter ici.

    « La chose la plus importante que j’ai apprise d’un gars comme Scotty, c’est qu’il ne parlait vraiment pas beaucoup. Il disait juste les bonnes choses au bon moment, a noté Crosby. La façon dont il agissait, tout son comportement, sa confiance tranquille, c’était vraiment quelque chose qu’on ressentait dans tout le vestiaire.

    « L’autre chose ici, c’est que nous avons plusieurs joueurs qui ont joué ensemble, pas seulement lors des derniers Jeux olympiques, mais aussi depuis longtemps, et je pense qu’il y a de la confiance. Et pour les nouveaux, on essaie de faire en sorte qu’ils se sentent à l’aise le plus possible. C’est ce que nous essayons de faire. C’est la force du Canada de toujours avoir des gars qui se regroupent rapidement. Ça nous est inculqué quand on est jeune. J’aime ça, c’est sûr. »

    Crosby n’a que 26 ans, mais il a déjà vécu des moments inoubliables pouvant remplir toute une vie. Il a remporté la Coupe Stanley. Il a réussi le but qui a procuré une médaille d’or olympique au Canada. Il a surmonté les blessures et il a acquis de la maturité en grandissant sous le regard du public pendant presque toute sa vie.

    Mais pour Crosby, le fait d’arborer le "C" à côté de la feuille d’érable sur le chandail de l’équipe canadienne est un nouveau défi à relever.

    À voir comment il a composé avec les autres défis dans sa vie, les chances sont bonnes que Crosby s’en tirera aussi bien que lors de tous les autres.

    « Est-il dans les environs depuis aussi longtemps que Scott Niedermayer aux derniers Jeux olympiques ? Non, a noté Babcock. Mais il a connu beaucoup de succès et vécu beaucoup de bonnes choses, et nous pensons qu’il est plus que capable. »

     

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