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    Le Groupe C inclut de la profondeur et en intrigue plus d'un aux Jeux de Sotchi

    mardi 2014-02-11 / 6:00 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Corey Masisak - Journaliste LNH.com

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    Le Groupe C inclut de la profondeur et en intrigue plus d'un aux Jeux de Sotchi
    Trois équipes avec des aspirations de médailles et un potentiel début de tournoi qui a du chien qui pourraient faire du Groupe C le plus profond et intrigant des trois présents aux Jeux de Sotchi 2014.

    Trois équipes avec des aspirations de médailles et un potentiel début de tournoi qui a du chien qui pourraient faire du Groupe C le plus profond et intrigant des trois présents aux Jeux de Sotchi 2014.

    La Suède sera favorite pour terminer au sommet du groupe, mais il pourrait y avoir une période d’ajustements pendant que les joueurs trouvent leurs rôles avec l’absence d’Henrik Sedin et de Johan Franzen en raison de blessures. La République tchèque manquera aussi quelques-uns de ses joueurs clés, incluant certaines omissions auto-imposées.

    La Suisse sera le choix de tout le monde pour causer la surprise après avoir terminé deuxième lors du Championnat mondial 2013. La Lettonie a fini dernière du groupe il y a quatre ans, mais avait également donné la frousse aux Tchèques en ronde des qualifications et comptera sur un entraîneur de la LNH, Ted Nolan, derrière le banc.

    Voici une analyse des quatre équipes du Groupe C, qui a la distinction d’amorcer le tournoi avec deux matchs (République tchèque vs Suède, Suisse vs Lettonie) mercredi soir.

    RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

    Entraîneur: Alois Hadamczik

    Joueurs clés: G Ondrej Pavelec (Jets de Winnipeg), D Marek Zidlicky (Devils du New Jersey), C Tomas Plekanec (Canadien de Montréal), AD Jaromir Jagr (Devils)

    Retour sur 2010: La République tchèque a affiché un dossier de 2-1 lors de la ronde prélimimaire (défaite contre la Russie), avant de défaire la Lettonie en ronde éliminatoire et de perdre 2-0 contre la Finlande en quarts de finale.

    Aperçu: Après trois années de suite avec une médaille, les Tchèques ont été éliminés tôt du Championnat mondial l’an dernier, tout comme ils l’ont été il y a quatre ans aux Jeux de Vancouver 2010. Plusieurs des mêmes joueurs à avoir participé à ces Jeux seront de retour.

    La force de cette équipe est au centre. Tomas Plekanec, David Krejci et Martin Hanzal peuvent rivaliser avec n’importe lequel des meilleurs trios adverses. Les prouesses défensives de Plekanec seront aussi un atout, lui qui se fera probablement les missions les plus ardues.

    Krejci semble rarement recevoir le crédit qui lui revient. Il a été le meneur au chapitre des points en séries éliminatoires à deux reprises en trois ans. Le dernier à accomplir l’exploit était Mario Lemieux.

    Jagr a connu un tournoi à oublier il y a quatre ans (recevant une énorme mise en échec de la part d’Alex Ovechkin n’est un bon souvenir pour personne), mais il a fait son retour dans la LNH et prouvé qu’il pouvait encore jouer au plus haut niveau depuis Vancouver. Il reste à Jagr peu de choses à prouver, mais un tournoi olympique productif à son âge serait une autre raison de le considérer parmi les cinq meilleurs attaquants de l’histoire du sport.

    Les autres ailiers incluent quelques joueurs ayant connu des saisons en deçà des attentes dans la LNH comme Milan Michalek et Martin Erat, mais ça pourrait changer dans ce tournoi. Le vétéran Patrik Elias pourrait aussi aboutir sur le premier trio avec Plekanec et Jagr, et Jakub Voracek est un autre joueur du top 6 à la disposition de l’équipe.

    Jagr n’est pas le seul joueur de l’équipe tchèque à avoir été repêché parmi les cinq premiers lors de l’encan 1990, et il n’est pas le plus vieux non plus. Le titre revient plutôt à Peter Nedved, qui n’a pas joué dans la LNH depuis 2006-07, mais qui continue à produire dans la Ligue tchèque.

    Le pays compte sur son lot d’expérience à la ligne bleue, mais est-ce trop? Zidlicky devrait faire partie de la première paire et mener le jeu de puissance. Il est rejoint par Zbynek Michalek et Michal Roszival au sommet d’une intéressante unité défensive, qui n’a pas autant de joueurs étoiles que certains des autres pays à cette position.

    Ondrej Pavalec a mieux joué pour les Jets depuis que l’entraîneur Paul Maurice s’est amené à Winnipeg, et les Tchèques espèrent que ça se poursuivra. Tomas Hertl aurait pu aider cette équipe, mais est sur la touche en raison d’une blessure. Omettre de sélectionner Jiri Hudler et Radim Vrbata au sein de la formation est une décision intéressante, qu’on ne manquera sûrement pas de rappeler si l’équipe en vient à éprouver des difficultés à l’attaque.

    Les Tchèques sont une des équipes pour qui de nombreux résultats différents sont possibles dans ce tournoi. Si Pavelec fait bien, ils pourraient certainement jouer pour une médaille. Ils pourraient aussi s’incliner en ronde préliminaire face à la Suisse et à une autre équipe en quarts de finale.

    LETTONIE

    Entraîneur: Ted Nolan

    Joueurs clés: G Kristers Gudlevskis (Crunch de Syracuse), C Zemgus Girgensons (Sabres de Buffalo), D Sandis Ozolinsh (Dinamo de Riga)

    Retour sur 2010: La Lettonie a perdu ses trois matchs de ronde préliminaire par une marge totale de 19-4 pour se classer 12e, mais a bien failli causer une surprise historique avant de s’incliner face aux Tchèques 3-2 en prolongation.

    Aperçu: Alors que Nolan et Girgensons ont été ensemble à Buffalo, un autre joueur pourrait être la clé vers un meilleur tournoi en 2014 qu’il y a quatre ans. Gudlevskis avait été un choix de cinquième ronde du Lightning de Tampa Bay en 2013 et a disputé 22 matchs dans leur filiale de la Ligue américaine cette année.

    Il n’a que 21 ans, mais il pourrait y avoir des chances que Gudlevskis vole un match à lui seul pour les Lettons avec une grosse performance. Girgensons est le seul actuel joueur de la LNH dans cette équipe, mais un trio au sein de l’unité défensive a déjà évolué dans la ligue. Le gros nom est Sandis Ozilinsh, un bébé à côté de Jagr et Nedved (d’accord, il a été repêché en 1991) et en est à ses troisième Jeux olympiques après avoir raté le tournoi il y a quatre ans.

    Oskars Bartulis et Arturs Kulda ont moins de 100 matchs d’expérience dans la LNH en tout, mais les ont disputés après qu’Ozolinsh eut quitté pour la KHL. On fera confiance à l’attaquant Kaspers Daugavins pour faire plus que faire avancer la rondelle avec la pointe de son bâton, mais attendez-vous à ce genre de feinte si les Lettons se rendent jusqu’en fusillade.

    Après avoir terminé 12e à la phase de groupe aux Jeux de Vancouver, les Lettons tenteront d’éviter les mauvaises défaites et pourraient facilement terminer quelques rangs plus haut. Les Tchèques et les Suisses seront tous les deux des favoris, mais pourraient également être vulnérables. Une surprise en ronde éliminatoire serait historique pour la Lettonie, mais même de belles performances en ronde préliminaire suivies par un bel effort en ronde éliminatoire seraient déjà un pas vers l’avant.

    SUÈDE

    Entraîneur: Par Marts

    Joueurs clés: G Henrik Lundqvist (Rangers de New York), C Henrik Zetterberg (Red Wings de Detroit), C Nicklas Backstrom (Capitals de Washington), D Oliver Ekman-Larsson (Coyotes de Phoenix)

    Retour sur 2010: La Suède avait terminé la ronde préliminaire sans défaite et figurait au deuxième rang en quarts de finale, mais a perdu 4-3 face à la Slovaquie pour stopper leur tentative d’aller décrocher une deuxième médaille d’or de suite.

    Aperçu: Les Suédois semblaient être de sérieux aspirants à une médaille il y a quatre ans, mais une mauvaise performance en quarts de finale et leur tournoi était terminé. Ils ont cependant gagné l’or la dernière fois que les Jeux olympiques ont été disputés sur de grandes patinoires et une deuxième médaille d’or en trois tentatives est certainement une possibilité.

    Johan Franzen va beaucoup manquer à la Suède, mais l’absence d’Henrik Sedin est aussi une grosse perte. Zetterberg et Backstrom devraient bien s’en sortir sur les deux premiers trios, mais avec Sedin les Suédois étaient meilleurs au centre que n’importe quelle équipe autre que le Canada. Patrik Berglund devrait avoir plus de temps de glace et Marcus Kruger devrait être un bon pivot pour le quatrième trio.

    Daniel Sedin n’a pas besoin de son frère pour être un excellent joueur, mais leur complicité manquera à la Suède. L’équipe possède une collection fantastique d’ailiers avec un mélange de jeunes (Gabriel Landeskog et Jakob Silfverberg), de plus vieux (Daniel Alfredsson), de rapides (Carl Hagelin, Gustav Nyquist et Marcus Johansson) et de joueurs élites dans les deux sens de la patinoire (Loui Eriksson et Alexander Steen). Il y a beaucoup d’options pour trouver des fins marqueurs ici.

    Les Suédois ont laissé un de leurs meilleurs jeunes défenseurs derrière (Victor Hedman), mais possèdent tout de même une des meilleures unités défensives du tournoi. Oliver Ekman-Larsson n’est plus vraiment sous-estimé, mais il aura une plus grande tribune pour démontrer son éventail d’habiletés, qui s’approche beaucoup de celui du magicien offensif Erik Karlsson.

    Le reste de l’unité défensive pourrait être formée de paires qui évoluent ensemble dans leurs équipes de la LNH, ce qui pourrait aussi signifier qu’Alex Edler des Canucks de Vancouver ferait cavalier seul.

    De nombreux aspirants aux médailles dans ce tournoi ne savent pas qui sera leur gardien de but no 1. Mais ce n’est pas un problème pour la Suède, et les insuccès d’Henrik Lundqvist en début de saison ne semblent pas l’être non plus.

    Lundqvist a remporté la médaille d’or en 2006 avant d’être un joueur étoile, et a gagné le trophée Vézina en plus de signer une prolongation de contrat lucrative. S’il peut aller chercher une autre médaille d’or, son titre de meilleur gardien dans le sport pourrait être difficile à discuter.

    La Suède était un choix populaire pour décrocher l’or avant la blessure à Henrik Sedin. Les Suédois pourraient encore présenter la formation la plus complète et pourraient encore gagner le tournoi. Ils devraient du moins gagner ce groupe, alors qu’une récolte de neuf points est grandement possible. Le Canada semble avoir le chemin le plus facile pour se rendre au premier rang, mais du jeu solide dès le départ de la part de Lundqvist pourrait faire de ce groupe les favoris au début de la ronde éliminatoire.

    SUISSE

    Entraîneur: Sean Simpson

    Joueurs clés: G Jonas Hiller (Ducks d’Anaheim), D Roman Josi (Predators de Nashville), D Mark Streit (Flyers de Philadelphie), AD Damian Brunner (Devils du New Jersey)

    Retour sur 2010: La Suisse a poussé le Canada jusqu’aux tirs de barrage en ronde préliminaire, mais a également eu besoin de la prolongation pour battre la Norvège. Après avoir mérité le huitième échelon, la Suisse a défait le Bélarus en fusille avant de s’incliner 2-0 face aux États-Unis en quarts de finale.

    Aperçu: Les Suisses ne sont plus considérés comme des négligés. Ils ont connu des années de compétitions internationales difficiles, mais sont sortis de leur coquille au Championnat du monde l’an dernier.

    Et ce n’était pas un parcours en dents de scie jusqu’à la médaille d’argent non plus. La Suisse a gagné ses sept matchs de la phase de groupes, incluant un gain en fusillade contre le Canada, et des victoires en temps réglementaire face à la Suède et à la République tchèque, avant un autre gain contre les Tchèques et un jeu blanc face aux Américains pour atteindre la finale.

    Même si ces pays n’avaient pas tous leurs meilleurs joueurs, les Suisses n’avaient pas non plus Jonas Hiller ou Damian Brunner. La Ligue suisse est devenue une des meilleures en Europe, et les joueurs de la LNH qui y ont joué lors du lock-out en 2004-05 pourraient avoir aidé à hisser le pays vers de plus hauts sommets à long terme.

    Le moins bon côté de ces succès est que les attentes n’ont jamais été aussi élevées pour ce pays. Hiller est incontestablement le gardien no 1 pour la meilleure équipe de la LNH, Roman Josi est une étoile montante et a été nommé joueur par excellence du Championnat du monde.

    Brunner rejoint plusieurs des meilleurs contributeurs de l’équipe 2013 à l’avant. L’unité défensive compte sur quatre joueurs de la LNH, et n’inclut pas l’olympien en 2010 Luca Sbisa.

    Ceci pourrait s’avérer être le groupe parfait pour que la Suisse évalue sa progression. La Suisse devrait contenir la Lettonie, mais comment répondra-t-elle à la pression d’être la favorite évidente? Les Tchèques tenteront de venger leurs deux défaites face aux Suisses au Championnat du monde et cet affrontement sera très important pour le classement de la ronde éliminatoire.

    La Suisse n’a pas besoin de médailles dans ce tournoi pour considérer l’aventure comme un succès, mais ça demeure certainement un objectif. La deuxième place dans ce groupe et une bonne performance en quarts de finale serait déjà très bien alors que le pays continue son chemin pour éventuellement devenir une puissance.

     

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