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    Plusieurs questions pointent à l’horizon à la veille du tournoi olympique des Jeux de Sotchi

    dimanche 2014-02-09 / 6:00 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Plusieurs questions pointent à l’horizon à la veille du tournoi olympique des Jeux de Sotchi
    Quatre des huit pays favoris pour aspirer à une médaille aux Jeux olympiques de Sotchi 2014 n’ont pas clairement un gardien no 1 à quelques jours du tournoi olympique.

    C’est le début officiel de la pause olympique dans la LNH alors que plus de 100 joueurs de la ligue et plusieurs entraîneurs s’envolent dimanche vers les Jeux olympiques de Sotchi à la recherche d’une médaille.

    Le tournoi olympique de hockey débutera mercredi. Dans les deux prochaines semaines, on aura des réponses à toutes les questions qu’auraient pu se poser les amateurs de hockey depuis quatre ans.

    Voici les 12 principales questions qui nécessitent des réponses alors que les joueurs de la LNH entreprennent leur voyage à Sotchi:

    1. Qui deviendra le gardien no 1 du Canada ?

    Avec deux matchs en autant de jours à disputer au début du tournoi, l’entraîneur-chef du Canada Mike Babcock a déjà dit que deux gardiens, probablement Carey Price et Roberto Luongo, se partageront la tâche contre la Norvège jeudi et l’Autriche vendredi.

    Si Babcock est capable de déterminer celui qui a le mieux fait lors de ces deux matchs, il le choisira probablement pour protéger le filet du Canada lors de la dernière rencontre de la ronde préliminaire contre la Finlande, dimanche. Le Canada devrait l’emporter facilement à ses deux premiers matchs, ce qui pourrait faire en sorte que la décision ne soit pas si facile.

    Price semble avoir l’avantage compte tenu de ses récentes prestations, mais on pensait la même chose en ce qui concerne Martin Brodeur en 2010. Luongo l’a éventuellement remplacé et il a aidé le Canada à remporter la médaille d’or.

    Mike Smith est le troisième gardien, mais il est possible qu’il ne joue pas aux Jeux olympiques. Marc-André Fleury était le gardien no 3 du Canada en 2010 et il n’a pas endossé l’uniforme une seule fois pour prendre part à un match.

    La bonne nouvelle ici, c’est que Babcock sait déjà qu’il peut faire appel à Luongo pendant un match. Il pourrait donc opter d’abord pour Price.

    2. Qui deviendra le gardien no 1 des États-Unis ?

    Ryan Miller a été choisi le joueur par excellence du tournoi à Vancouver il y a quatre ans et il est solide cette saison, même s’il reçoit très peu d’appui de ses coéquipiers des Sabres de Buffalo.

    Jonathan Quick a remporté le trophée Conn Smythe en 2012, quand il a mené les Kings de Los Angeles à la conquête de la Coupe Stanley. Il a été blessé plus tôt cette saison, mais il était le favori pour jouer à Sotchi au début de la campagne et il a été solide même s’il ne bénéficie pas de beaucoup d’aide à l’attaque par les Kings de Los Angeles.

    Miller possède de l’expérience olympique, tandis que Quick n’a pratiquement aucune expérience internationale. Il était le troisième gardien à Vancouver il y a quatre ans, mais il n’a jamais pris part à un match international – peu importe le niveau – avec les États-Unis. Quick est le plus agressif des deux gardiens, mais Miller l’a aussi été devant son filet en 2010 et ça lui a bien servi.

    Jimmy Howard est la troisième option et il a la plus récente expérience internationale, ayant joué lors du Championnat mondial de 2012, mais il semble que Bylsma choisira entre Miller et Quick.

    Les Américains entreprendront le tournoi jeudi contre la Slovaquie et ils joueront ensuite contre la Russie samedi et la Slovénie dimanche. Idéalement, ils auront déterminé qui est leur gardien no 1 après le match contre la Russie.

    3. Les Russes pourront-ils maîtriser la pression ?

    Alex Ovechkin et compagnie auront à composer avec une atmosphère tendue à l’intérieur du Palais de glace Bolchoï. Si ça devient insoutenable, la pression aura raison des Russes et ils seront écartés bien avant la fin du tournoi.

    Les Canadiens ont été capables de maîtriser la pression en 2010, mais ils ont eu à se battre dès la ronde préliminaire, jusqu’à ce que Sidney Crosby inscrive le but en or qui a permis au Canada de monter sur la plus haute marche du podium.

    Les Russes projettent d’être sur la même marche que le Canada l’a été il y a quatre ans avec une médaille d’or autour du cou pour entendre leur hymne national, mais les probabilités démontrent qu‘il y aura de l’adversité dans la recherche de la médaille d’or.

    Les Canadiens avaient eu à résister à une équipe suisse coriace qui les avait amenés à une fusillade et à surmonter une défaite contre les Américains en ronde préliminaire. Ils ont été obligés de jouer (et gagner) un match additionnel en ronde éliminatoire avant d’écraser la Russie et de résister à une remontée tardive de la Slovaquie pour accéder au match pour la médaille d’or, où ils l’ont emporté contre les Américains.

    4. Qui sera le gardien de la Russie, Semyon Varlamov ou Sergei Bobrovsky?

    Au début de la saison, le poste appartenait à Bobrovsky et c’était à lui de la perdre. Il était le récipiendaire en titre du trophée Vézina et les Russes pouvaient être à l’aise avec lui pour espérer remporter la médaille d’or. Cependant, Bobrovsky a été inférieur à la moyenne lors des deux premiers mois de la saison pendant que Varlamov était fantastique.

    Bobrovsky a ensuite été blessé au début de décembre. Soudainement, le poste appartenait à Varlamov et c’était à lui de le perdre.

    Il ne l’a pas nécessairement perdu, mais Bobrovsky a récemment effectué une poussée pour rendre la décision difficile une nouvelle fois .Bobrovsky a affiché un dossier de 10-3-1 et un taux d’efficacité de .926 du 6 janvier au 7 février.

    5. Les gardiens suffiront-ils à des Finlandais diminués par les blessures ?

    La Finlande devrait être aussi solide devant le filet que tout autre pays aux Jeux olympiques avec Tuukka Rask, Antti Niemi et Kari Lehtonen.

    Cependant, les Finlandais ont perdu deux de leurs centres les plus importants en raison des blessures alors que Mikko Koivu et Valtteri Filppula ont déclaré forfait. Ils devront donc s’en remettre encore plus à leurs gardiens s’ils veulent obtenir une médaille pour la cinquième fois lors des six derniers Jeux olympiques.

    De plus, le centre Saku Koivu a décidé le mois dernier qu’il ne serait pas aux Jeux olympiques parce qu’il veut se concentrer entièrement sur sa saison dans la LNH.

    Rask est probablement le gardien no 1 et il a clairement montré qu’il sait comment se comporter lors des moments importants en séries éliminatoires la saison dernière. Niemi a remporté la Coupe Stanley en 2010 et depuis, il a été solide devant son filet lors des séries éliminatoires. Lehtonen a peu de chances de jouer et les espoirs de la Finlande pourraient déjà être perdus s’il est appelé à prendre part à un match.

    6. Qui jouera au centre avec la Finlande maintenant que Koivu et Filppula seront absents ?

    Mikael Granlund et Olli Jokinen devraient être les deux premiers centres des Finlandais. Granlund et Jokinen auraient probablement joué à l’aile si Koivu et Filppula étaient à Sotchi.

    La recrue des Panthers de la Floride Aleksander Barkov, qui avait été une sélection surprise en quelque sorte considérant qu’il n’a que 18 ans, entreprendra probablement le tournoi comme troisième centre. Malgré son âge, il ne serait pas surprenant s’il se hissait parmi le groupe des six premiers attaquants.

    Petri Kontiola et Jarkko Immonen sont les autres centres de la Finlande. Ce n’est pas assez fort, et c’est pourquoi la Finlande devra être exceptionnelle devant le filet.

    Les Finlandais n’ont pas autant de profondeur au centre que les autres équipes qui aspirent à une médaille.

    7. La Suisse peut-elle être encore l’équipe surprise ?

    La Suisse semble toujours être le pays qui cause des problèmes au Canada, mais heureusement pour les Canadiens, ils n’auront pas à composer avec eux en ronde préliminaire car les deux pays ne sont pas dans les mêmes groupes.

    Les Suisses voudront surprendre la Suède et la République tchèque tout en supplantant la Lettonie.

    À la direction du programme suisse de hockey, Sean Simpson a remplacé Ralph Krueger, qui est maintenant un consultant auprès de Mike Babcock et du personnel d’entraîneurs du Canada. il semble cependant que les Suisses ne font que s’améliorer. Ils ont eu des difficultés en terminant au huitième rang à Vancouver mais ils se sont ressaisis en remportant la médaille d’argent au Championnat mondial en 2013, subissant la défaite 5-1 contre la Suède lors du match pour la médaille d’or.

    Jonas Hiller procure de la stabilité devant le filet. Mark Streit et Roman Josi sont les têtes d’affiche d’une ligne bleue de qualité, et la Suisse possède des attaquants talentueux, incluant Nino Niederreiter et Damien Brunner.

    Plus important encore, le noyau de l’équipe est ensemble depuis plusieurs saisons et la chimie n’est pas une préoccupation. Ils savent comment jouer sur une grande patinoire et ils devraient aussi être confiants après leur solide prestation au championnat mondial l’an passé.

    8. Comment les joueurs nord-américains s’adapteront-ils à la grande patinoire ?

    La patinoire sera plus large de 15 pieds et la zone neutre sera plus grande, les coins de patinoire peuvent avoir l’air d’être à des milles, et les gardiens doivent s’adapter à des angles différents. Il y aura 3,000 pieds carrés de plus avec lesquels les Canadiens et les Américains devront composer sur la patinoire de Sotchi, et l’histoire démontre qu’ils n’ont pas bien fait sur une telle patinoire aux Jeux olympiques.

    Ni le Canada ou les États-Unis n’ont remporté une médaille lors des deux derniers tournois olympiques à l’extérieur de l’Amérique du Nord avec des joueurs de la LNH. Le Canadien a terminé quatrième aux Jeux olympiques de Nagano en 1998 et septième aux Jeux olympiques de Turin en 2006; les États-Unis ont fini sixièmes à Nagano et huitièmes à Turin.

    On disait que la patinoire des Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002 répondait aux exigences internationales, mais l’entraîneur associé du Canada Ken Hitchcock, qui faisait aussi partie du personnel d’entraîneurs canadiens il y a 12 ans, a noté que la patinoire était définitivement plus petite que 200 pieds par 100 pieds. Le Canada a vaincu les États-Unis lors du match pour la médaille d’or à Salt Lake et encore à Vancouver en 2010 sur une patinoire aux dimensions régulières de la LNH.

    Les Canadiens et les Américains ont essayé de bâtir une équipe pour jouer sur une grande patinoire et ils ont opté pour des patineurs talentueux et responsables défensivement. Ils aimeraient préconiser un style sécuritaire, mais ils espèrent que s’ils prennent des chances et qu'ils se font prendre, ils auront suffisamment de patineurs rapides sur la patinoire pour pouvoir récupérer.

    9. Quelle influence aura Ralph Krueger sur les Canadiens ?

    Krueger a été amené uniquement pour aider le jeu des Canadiens contre les équipes européennes sur une grande patinoire. Il a passé la majeure partie de sa carrière de joueur et d’entraîneur en Europe. Il comprend mieux le jeu qu’on y pratique et il sait mieux que Babcock, Hitchcock, Lindy Ruff et Claude Julien comment jouer sur une patinoire internationale.

    Avant que Krueger ne devienne entraîneur avec les Oilers d’Edmonton (deux saisons au poste d’adjoint et une à la barre), il avait fait de l’équipe suisse une menace sérieuse sur la scène internationale.

    Babcock a expliqué à plusieurs reprises comment Krueger est et sera d’une importance vitale aux entraîneurs canadiens. S’il se pose une question en ce qui concerne un jeu de puissance ou un désavantage numérique et qu'il se demande comment la grande patinoire pourrait les affecter, il pourra se tourner vers Krueger pour obtenir une réponse. Krueger était responsable du dépistage en Autriche et en Norvège, les deux équipes auxquelles le Canada fera face au début du tournoi de Sotchi.

    10. Quel vétéran olympique aura le plus d'impact; le Finlandais Teemu Selanne ou le Tchèque Jaromir Jagr ?

    Selanne en est à ses sixièmes Jeux olympiques et il vise une quatrième médaille tandis que Jagr en est à ses cinquièmes Jeux olympiques et il vise une troisième médaille. Selanne a inscrit 96 points en 90 matchs avec l’équipe nationale de la Finlande alors que Jagr a réussi 82 points en 96 matchs avec l’équipe nationale de la République tchèque.

    Jagr a effectué ses débuts avec l’équipe nationale de son pays en 1990 et Selanne, en 1991. Selanne a effectué ses débuts olympiques en 1992 et Jagr, en 1998, quand il a aidé les Tchèques à remporter la médaille d’or à Nagano.

    Ce seront sans aucun doute les derniers Jeux olympiques de Selanne et il est probable qu’il en soit autant pour Jagr, bien que personne ne le sache vraiment compte tenu qu’il ne semble pas vieillir.

    Les deux se retrouveront probablement sous les feux de la rampe à un moment donné à Sotchi. Ils le font toujours. Pourquoi changeraient-ils maintenant, même si c’est leur chant du cygne.

    La bonne chose, c’est que les deux peuvent encore contribuer aux succès de leurs pays respectifs.

    Selanne patine encore bien et à la condition que son temps de glace soit bien géré, il est capable d’être un des six attaquants les plus productifs des Finlandais. Il est encore presque impossible de ravir la rondelle à Jagr, surtout quand il la protège avec son corps quand il s’approche du filet pour obtenir une occasion de marquer.

    11. La Slovaquie pourra-t-elle marquer suffisamment de buts pour gagner ?

    Les Slovaques comptent toujours sur Marian Hossa, mais la perte de Marian Gaborik a porté un dur coup à leurs chances d’inscrire suffisamment de buts pour accéder à la deuxième ronde.

    Hossa a réussi 50 points cette saison; Tomas Tatar, avec 24, est l’attaquant slovaque qui est le plus près de lui parmi les pointeurs de la LNH. Les défenseurs Zdeno Chara et Andrej Sekera ont plus de points que Tatar.

    Les Slovaques devront trouver un autre marqueur de premier plan pour être une menace en plus de Hossa. Ce sera peut-être l’espoir des Rangers de New York Tomas Zaborsky, qui a réussi 21 buts et 41 points en 52 matchs dans la KHL avec le Salavat Yulaev Ufa.

    12. Parmi ceux qu’on appelle les petits joueurs, y en a-t-il qui peuvent surprendre ?

    Les attentes ne sont pas élevées pour l’Autriche, la Slovénie, la Lettonie et la Norvège. Le simple fait que la Lettonie et la Norvège sont aux Jeux olympiques représente déjà une grosse affaire pour ces deux pays. Ce sera la première participation des Slovènes aux Jeux depuis le démantèlement de la Yougoslavie et la première fois que les Autrichiens prennent part au tournoi depuis qu’ils avaient terminé au 12e rang en 2002.

    La Norvège et la Lettonie ont pris part au tournoi en 2010, mais aucune n’a remporté une victoire. Cependant, les Norvégiens et les Lettons ont une fois de plus démontré en 2010 que les négligés ne doivent pas être comptés pour battus.

    La Norvège s’est rendue en prolongation contre la Suisse lors du dernier match de la ronde préliminaire et la Lettonie a comblé un déficit pour rendre nécessaire une prolongation contre la République tchèque lors de la ronde de qualification avant de perdre 3-2. Mats Zuccarello a tellement impressionné avec la Norvège qu’il a été mis sous contrat par les Rangers de New York peu de temps après le tournoi, et il est maintenant un de leurs meilleurs pointeurs en plus d’être le seul joueur de la Norvège dans la LNH.

    La Slovénie devrait avoir plus de confiance considérant qu’elle a joué en prolongation contre le Canada lors du Championnat mondial 2013 sans avoir dans sa formation son seul joueur de la LNH, le centre Anze Kopitar. Les Autrichiens possèdent Thomas Vanek, Michael Grabner et Michael Raffl, mais ils n’ont jamais eu de succès contre les huit premiers pays.

    La recrue des Sabres de Buffalo Zemgus Girgensens est le seul joueur de la Lettonie qui évolue dans la LNH. L’entraîneur par intérim des Sabres, Ted Nolan, est aussi l’entraîneur de la Lettonie.

    Suivez Dan Rosen sur Twitter: @drosennhl