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    Shea Weber se présentera aux Jeux olympiques au sommet de son art

    jeudi 2014-02-06 / 6:00 / Jeux de Sotchi 2014

    Par John Manasso - correspondant LNH.com

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    Shea Weber se présentera aux Jeux olympiques au sommet de son art
    Shea Weber se présentera aux Jeux olympiques au sommet de son art

    Il y a des athlètes professionnels qui aiment attirer l’attention sur eux et il y en a d’autres qui trouvent les projecteurs encombrants et tentent de détourner l’attention sur leurs coéquipiers.

    Vous pouvez sans aucun doute placer le défenseur des Predators de Nashville, Shea Weber, dans la deuxième catégorie.

    À l’approche des Jeux olympiques de Sotchi, Weber domine les défenseurs de la LNH avec 15 buts, et à titre de défenseur droitier, il pourrait jouer à sa position naturelle au sein de la première paire défensive du Canada avec le gaucher Duncan Keith, des Blackhawks de Chicago.

    Weber possède l’un des tirs frappés les plus puissants du hockey. Son but, qui était passé à travers les mailles du filet contre l’Allemagne aux Jeux de Vancouver en 2010, sera certainement montré plusieurs fois en reprise quand le tournoi de Sotchi commencera. Weber pourrait avoir une bonne chance de marquer le genre de but mémorable qui obtient une renommée internationale.

    Si cela devait arriver, est-ce que Weber, un fervent adepte de la NFL, se livrera à Richard Sherman devant la caméra?

    La perspective fait sourire Weber.

    « Non, a-t-il dit. Tout est à propos de l’équipe, surtout le hockey qui est un jeu d’équipe. Ce n’est pas l’affaire d’un seul joueur, tout le monde est impliqué. »

    Pour Weber, le capitaine des Predators, tout passe par l’équipe. Dernièrement, il a transporté l’équipe sur ses épaules en amassant 25 points (huit buts, 17 assistances) à ses 26 derniers matchs pour aider les Predators à revenir dans la course pour les séries éliminatoires, même si l’équipe est privée de Pekka Rinne, son gardien no 1 depuis quatre mois. Rinne souffre d’une infection à la hanche. Nashville, 9-5-5 à ses 19 derniers matchs, se retrouvait à quatre points d’une place dans les séries éliminatoires de l’Association de l’Ouest, avant les matchs de jeudi.

    Si un joueur pourrait atteindre son sommet aux Jeux de Sotchi 2014, ça pourrait fort bien être Weber. Il est à égalité au cinquième rang de la ligue avec neuf buts en avantage numérique; lui et Zdeno Chara, des Bruins de Boston, sont les seuls défenseurs parmi les 30 premiers dans cette catégorie. Il est à égalité au quatrième rang au chapitre des points chez les défenseurs avec 38, ce qui le place en deuxième place chez les Predators, un point derrière le centre David Legwand.

    Weber joue en moyenne 26:42 par match, ce qui le place au quatrième rang de la ligue. Depuis le 10 décembre, il a été utilisé sept fois plus de 29:40, et à cinq reprises, il a surpassé la marque des 30 minutes.

    « C’est bien », a mentionné Weber, un solide gaillard de 6 pieds, 4 pouces 233 lb. « Nous avons plusieurs joueurs qui peuvent jouer des rôles importants et être utilisés de nombreuses minutes. Le fait de jouer si souvent te permet de demeurer dans le match. »

    La seule statistique qui ternit un peu le rendement de Weber cette saison, est son différentiel de moins-8. Il joue pour l’une des équipes qui marque le moins de buts dans la LNH. Avant les matchs de jeudi, les Predators occupaient le 22e rang avec une moyenne de 2,47 buts par match. Comme Nashville obtient la plupart de ses buts en avantage numérique, une unité qui est classée au septième rang de la ligue et qui est surtout alimentée par Weber, son différentiel des plus/moins en souffre.

    Après la victoire de 3-2 en prolongation contre les Devils du New Jersey, samedi, quand Weber a marqué deux buts, dont celui de la victoire, l’entraîneur en chef des Predators, Barry Trotz, a qualifié le double finaliste au trophée Norris de « notre fondation » et de « celui qui fait la différence. »

    « Je continue de dire : les gens sont mieux de porter attention à Shea Weber, a dit Trotz. Ne vous fiez pas aux plus/moins. Je pense qu’il connaît peut-être la meilleure saison de sa carrière et personne ne l’a remarqué. »

    Hockey Canada l’avait certainement remarqué. C’est l’une des raisons pour laquelle la direction l’a nommé adjoint au capitaine pour les Jeux olympiques, nomination que Weber a qualifié « de très grand honneur ».

    « Regardez dans le vestiaire le nombre de capitaines que l’on retrouve avec leurs équipes respectives et vous savez que n’importe quel joueur aurait pu faire le travail », a-t-il déclaré.

    Il est surprenant de constater que cette saison, Weber tire moins souvent au but que par le passé. Il a soulevé ce point quand on a lui demandé pourquoi il avait amassé tant de points dernièrement. S’il conserve le même rythme, il totalisera 200 tirs à la fin de la saison; tandis qu’il avait maintenu une moyenne de 239 tirs entre les saisons 2008-09 et 2011-12. La saison dernière, il avait tiré à 124 reprises, ce qui lui aurait donné 211 tris pour une saison complète de 82 matchs.

    C’est peut-être un raffinement dans son jeu, lui qui évolue avec de jeunes défenseurs. Depuis que les Predators ont échangé Kevin Klein, âgé de 29 ans, aux Rangers de New York le 22 janvier, aucun des autres défenseurs réguliers de l’équipe n’a plus de 23 ans.

    « Quand l’opportunité se présente, je tire, a dit Weber. Les jeunes jouent bien. »

    Avec les nombreux bons marqueurs au sein de l’équipe canadienne aux Jeux olympiques, Weber n’aura pas besoin d’utiliser à outrance son puissant tir, ce qui signifie qu’il devrait bien s’adapter en raison du changement dans son jeu. Malgré l’énorme pression de tout un pays, Weber ne classe pas le Canada à titre de favori.

    « C’est difficile à dire, a-t-il mentionné. Dans un court tournoi comme celui-là, je crois qu’il y a cinq ou six équipes qui ont des chances légitimes de l’emporter et il reste à voir qui jouera le mieux ces matchs. »

    Weber ne s’en fait pas outre mesure à savoir qui sera son partenaire à la ligne bleue à Sotchi, car il a indiqué que c’est un « privilège » de faire partie de cette équipe. Son partenaire pourrait être soit l’ex-défenseur des Predators Dan Hamhuis, maintenant membre des Canucks de Vancouver; soit Marc-Édouard Vlasic, des Sharks de San Jose; soit Keith; un autre gaucher; ou n’importe quel autre (quoiqu’il est pratiquement assuré que le duo des Blues de St. Louis composé de Jay Bouwmeester et d’Alex Pietrangelo jouera ensemble).

    La dernière fois que Weber a participé aux Jeux olympiques, son partenaire à la ligue bleue chez les Predators était l’Américain Ryan Suter, qui porte maintenant les couleurs du Wild du Minnesota. Après le tournoi, les Predators avaient pris une photo avec leurs Olympiens : Weber avec sa médaille d’or, tandis que Suter portait sa médaille d’argent.

    Depuis que la LNH envoie des joueurs aux Jeux olympiques (1998), les équipes nord-américaines n’ont pas bien fait dans les tournois olympiques quand les Jeux étaient présentés à l’extérieur du continent. Weber ne croit pas que les pays européens auront un avantage parce que le tournoi sera disputé en Russie.

    « Évidemment, la plupart des joueurs qui joueront à Sotchi proviennent de la LNH et on joue en Amérique du Nord, donc je ne vois aucun avantage, a-t-il dit. On traversera tous l’océan en même temps. Ils étaient habitués de jouer sur les grandes patinoires quand ils étaient jeunes, mais il y a certains joueurs qui jouent dans la LNH depuis sept ou huit ans et ils patinent sur des patinoires aux dimensions nord-américaines. »

    Si le Canada remporte encore une fois la médaille d’or et si Weber joue un rôle important dans la victoire, on sait déjà à qui il donnera tout le crédit : à l’équipe.

     

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