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    Cinq questions: le joueur de centre des Blues obtient une autre opportunité aux Jeux olympiques

    mardi 2014-02-04 / 6:00 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Cinq questions: le joueur de centre des Blues obtient une autre opportunité aux Jeux olympiques
    Après avoir remporté la médaille d’or pour les États-Unis en 2010, le joueur de centre des Blues de St. Louis David Backes fait partie du groupe de leaders pour l’équipe qui prendra part aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014.

    La chronique hebdomadaire appelée « Cinq questions avec » est publiée tous les mardis. Nous nous entretenons avec des individus clés dans le monde du hockey d’aujourd’hui afin d’en savoir davantage au sujet de leurs vies, leurs carrières et des dernières nouvelles qui les concernent.

    La plus récente édition met en vedette le capitaine des Blues de St. Louis et joueur de centre de l’équipe olympique américaine, David Backes.

    David Backes obtiendra une seconde chance de réaliser ce qu’il a toujours considéré comme étant une opportunité qui ne se présente qu’une fois dans une vie.

    Alors que Backes, le capitaine des Blues de St. Louis, se prépare pour les trois matchs qu’il lui reste à disputer au Scottrade Center avant la pause olympique de la LNH, il doit également penser au vol dans lequel il s’embarquera à Newark, New Jersey, à destination de Sotchi, en Russie, dimanche. Après avoir remporté la médaille d'argent en tant que joueur de centre robuste pour les États-Unis en 2010, Backes fait maintenant partie du groupe de leaders pour l'équipe qui arborera un chandail rouge, blanc et bleu durant les Jeux olympiques de Sotchi en 2014.

    Il n'aura pas de lettre cousue sur son chandail (celles-ci appartiennent au capitaine Zach Parisé et à ses assistants Ryan Suter et Dustin Brown), mais si les Américains font route vers l'or d’ici la fin du mois, Backes y sera certainement pour beaucoup.

    Avant de participer à ses deuxièmes Jeux olympiques, Backes s’est entretenu avec LNH.com, lundi, afin de discuter de ses attentes à l’approche de Sotchi, de son jeu et du style de jeu pratiqué sur des patinoires aux dimensions internationales, des leçons de vie qu'il a tirées à la suite des Jeux olympiques de 2010 à Vancouver, de la profondeur de l’équipe des États-Unis au poste de centre et évidemment, un peu des Blues. Nous en avons même profité pour ajouter une question bonus.

    Voici cinq questions avec… David Backes:

    Vous êtes à neuf jours de disputer votre premier match à Sotchi. Présentement, pouvez-vous établir une comparaison entre vos attentes en vue de ces Jeux olympiques, au succès de votre équipe et à votre succès personnel, par rapport à celles que vous aviez il y a quatre ans, alors que vous vous rendiez vers Vancouver?

    À Vancouver, je pense que nous étions un groupe de jeunes joueurs en qui les attentes n’étaient pas vraiment élevées. À l’interne, nous voulions réussir, mais c’était relativement de l’inconnu. Et cette année arrive, avec le succès que nous avons connu à Vancouver, je pense que nous avons encore plus d'attentes à l’interne et nous avons un groupe de gars qui a déjà formé un tout auparavant. Nous avons su prouver à nous-mêmes, comme à beaucoup d'autres personnes, que nous avions la capacité et les aptitudes pour batailler au niveau olympique.

    Vancouver est un endroit où nous sommes à l'aise, une ville où nous voyageons régulièrement durant notre calendrier de la NHL, par exemple, un après-midi quelconque, je peux diriger mes parents vers un restaurant où j’ai mangé à plusieurs reprises auparavant et les rencontrer au terme de l’entraînement. Avec Sotchi, il y a beaucoup d’éléments inconnus. C'est une culture différente, une autre partie du monde, d’autres langues y sont parlées. Vous vous retrouvez un peu plus sous les feux de la rampe à cause de certaines menaces terroristes potentielles. Je suppose que l'attente générale veut que les jeux se déroulent sans anicroche et les autorités font tout leur possible pour s'assurer que nous aurons de grands jeux, des jeux sécuritaires, mais vous ne pouvez pas tout contrôler. En fin de compte, nous sommes là pour pratiquer un sport, pour représenter notre pays et c’est ce que nous avons l'intention de faire.

    Étant donné que vous évoluerez sur une patinoire plus grande, pensez-vous que le fait que vous n’ayez pas joué sur une grande surface depuis le Championnat mondial de 2009 est à considérer?

    Je vais m’en remettre à mes expériences antérieures. Vous parlez de 2009, mais en 2007, j'étais à Moscou pour prendre part au Championnat du monde sur une grande patinoire. Au collège (Minnesota State) mon équipe a joué sur une surface olympique. À la maison, pendant la saison estivale, vous disputez quelques rencontres sur des patinoires aux dimensions olympiques. Pour moi, c'est une chose davantage mentale que physique.

    Ce n'est pas une manière de penser automatisée où vous vous répétez: « J’ai déjà vu cela, vous pourchassez un joueur et soudainement, vous réalisez que les 15 pieds supplémentaires de la patinoire font en sorte que vous vous retrouvez loin de l’endroit où vous devriez être », de toute évidence, certains gars vont avoir un peu plus de marge de manœuvre en raison de leur capacité de patinage et de leur capacité à récupérer, mais pour moi c'est l’aspect mental du jeu. Vous devez réfléchir et anticiper le jeu avec le fait d’évoluer sur une patinoire plus grande. Les joueurs plus intelligents auront beaucoup de succès à mon avis, à moins d’évoluer déjà en Europe ou d’y jouer plus régulièrement, suffisamment pour y être à l’aise dès le départ.

    C’est une question d’aspect mental et non une question d’essayer de pourchasser et de vouloir être partout pour distribuer des mises en échec à chaque présence. Mais il y aura encore des moments où vous vous battrez pour une rondelle dans le coin, alors que la taille, la force et la capacité à sortir d’une bataille avec le disque sont des atouts énormes. Il ne faut jamais perdre de vue le fait que même si vous arrivez à patiner en compagnie de plusieurs joueurs, il y a certains joueurs avec qui vous ne pouvez rivaliser au niveau du patinage, mais vous devez tout de même jouer votre match et utiliser les atouts qui vous ont permis de connaître du succès à ce jour.

    Par rapport à Vancouver, qu’avez-vous appris à propos de vous, en tant que personne et en tant que joueur. Est-ce que cette expérience vous a changé d’une quelconque manière, en étant plus confiant, plus dur, certaines de ces choses?

    Certaines de ces choses? Je dirais toutes ces choses ! Vous jouez à ce niveau de hockey, vous représentez votre pays sur la plus grande scène, c'est une leçon d'humilité et c'est un honneur. Je crois que lorsque vous y êtes, vous ne saisissez pas de leçons particulières, mais en rétrospective, vous vous assoyez et vous en profitez. Vous réalisez que c’est une expérience qui n’arrive qu’une fois dans une vie. Je vais obtenir une autre opportunité d’y parvenir, mais j’ai déjà disputé un match pour la médaille d’or devant 35 millions de téléspectateurs à travers le monde et j’ai peut-être été en mesure d’inspirer quelques jeunes à essayer le hockey pour la première fois de leur vie, où encore, peut-être que des marchés non traditionnels qui observaient ont réalisé qu’ils devaient s’y mettre aussi dans leur région.

    En plus de cela, le fait de rencontrer quelques blessés de guerre, comme nous l'avons fait en 2010, c'est l'inspiration qui vient remettre les choses en perspective. Oui, je pense qu’à l’occasion, je connais de mauvaises journées à l’aréna, ou je ne connais pas un bon match, mais en réalité c'est une défaite sur la feuille de pointage, et le lendemain, je dois me lever, aller promener mon chien, embrasser ma femme et me présenter pour une autre journée à l’aréna. Ces hommes et ces femmes qui se battent pour notre pays, qui vont à l'étranger sur une terre étrangère, leurs vies sont en jeu.

    Grâce à tout cela, vous grandissez vraiment en tant que personne. Vous rencontrez des gens de différents pays et même quand il y a des barrières linguistiques, il y a un respect entre les joueurs de hockey, évidemment, mais également parmi les athlètes en général, surtout à ce niveau. Vous regardez un bobeur de l’Allemagne et vous savez à quel point vous avez travaillé pour arriver à ce niveau d’élite et combien de temps et d’efforts il a mis pour y arriver, et l’occasion de s’illustrer à ce niveau ne se présente qu’une fois tous les quatre ans.

    Demandez à n'importe quel expert ou personne des médias comme moi et il vous dira que la profondeur au poste de centre est une préoccupation pour les États-Unis, l’équipe semble être plus forte à l'aile qu’au centre. Je suppose que vous n'êtes pas d'accord, pouvez-vous me dire ce que vous aimez à propos de la profondeur des États-Unis au poste de centre, quelles sont ses forces?

    Eh bien, si vous regardez l’alignement, il y a d’excellents ailiers, donc si ça représente un problème, je vais encore le prendre comme un compliment. J'ai joué contre chacun de ces gars-là et si on parle de Ryan Kesler, moi, Paul Stastny, Derek Stepan ou Joe Pavelski, en fait, tout l’alignement, tous ces joueurs sont en mesure de dicter l’allure d’un match un soir donné. Est-ce que ce sont les gros noms qui sont placardés sur les panneaux publicitaires à travers le pays? Non, mais c’est le cas pour très peu de joueurs et ils peuvent être étiquetés en tant que centres dans ce tournoi, mais il y a tellement de joueurs qui peuvent évoluer au poste de centre et certains de ces joueurs seront forcés d’évoluer à une position non naturelle et se retrouveront à l'aile. Pour moi c'est une autre de ces situations où on parle de négligés. Si c’est le maillon faible de l'équipe, alors je sens que nous avons une bonne formation. J'ai entendu les critiques, mais je vais les prendre.

    Je ne peux vous laisser partir sans vous poser une question liée aux Blues, donc voici: vous bénéficiez de trois matchs à domicile avant la pause olympique, vous êtes nez à nez avec Chicago dans la Division Centrale, vous avez des matchs en main et plus de victoires en temps réglementaire et en prolongation, mais vous reviendrez des Jeux olympiques en ayant à disputer six matchs sur sept sur la route. Même si vous semblez en bonne position en vue des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, voyez-vous ces trois rencontres comme étant des matchs cruciaux à cause de ce qui s’en vient en mars?

    Pour être franc et honnête, voir au-delà de ces trois rencontres et m’inquiéter du fait d’avoir à disputer six matchs sur sept sur la route après coup, je l’ignorais avant que vous m’en fassiez part. Je pense que ce serait faire un pas dans la mauvaise direction pour nous. Peut-être que le personnel d'entraîneurs a assez de temps pour s'asseoir et analyser le calendrier en profondeur, mais en tant que joueurs, nous devons nous concentrer sur les Sénateurs d'Ottawa (mardi) et lorsque ce match sera chose du passé, nous mettrons l'accent sur les Bruins de Boston.

    Si nous regardons plus loin que notre prochain adversaire ou notre prochaine tâche à accomplir, je pense que ce serait nous placer nous-mêmes en position pour échouer, cela risquerait de nous placer sur une séquence perdante, car nous ne pourrions accomplir toutes les petites choses que nous devons faire parce que nous portons trop attention à ce qui s’en vient et nous perdons notre temps et notre énergie sur des choses que nous ne pouvons pas contrôler.

    Nous pouvons contrôler ce que nous faisons aujourd'hui, ce qui est à portée de main, c’est après que nous mettrons l'accent sur la tâche suivante. Oui, nous voulons gagner ces trois matchs et atteindre la pause de la bonne façon. Après la pause, je vais passer 16 jours à Sotchi et évoluer sur la route durant un bon moment, j’aurai hâte de passer une nuit dans mon lit, mais il ne faut pas se laisser distraire par ces choses. Nous écarter de ce qui nous a permis de connaître du succès.

    Pour ce qui est de la question bonus, croyez-vous être en mesure de compartimenter votre esprit et vous concentrer sur la tâche à accomplir, tout en sachant que vous serez à bord d’un vol vers Sotchi dimanche à l’aube d’un tournoi tant attendu?

    J’y arrive plutôt bien, mais pour moi la grande distraction avec les Jeux olympiques vient de la logistique d'essayer de savoir qui y sera, des visas, des passeports, du transport, des hôtels, des billets, de toutes ces choses qui sont maintenant réglées. Nous avons des itinéraires. Nous savons qui y sera. Nous savons où sont les billets. Nous savons où tout le monde se trouve. Donc il n'y a pas d’autres distractions. Maintenant, tout est en place, de sorte que lorsque nous aurons fini de jouer contre les Jets de Winnipeg, samedi, nous savons que nous avons un vol à prendre pour Newark, il suffira de suivre l’itinéraire, tout est prévu. Pour moi, il y avait davantage de distractions avant, par exemple, il y a deux semaines, alors qu’il fallait trier toutes ces choses, mais maintenant tout est en place.

    Suivez Dan Rosen sur Twitter: @drosennhl

     

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