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Touchette : Toujours trop vieux, toujours en séries

lundi 2014-02-03 / 16:19 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Toujours trop vieux, toujours en séries
La dernière fois que les Red Wings de Détroit ont raté les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, Wayne Gretzky continuait d'empiler les trophées Art Ross dans son sous-sol

La dernière fois que les Red Wings de Détroit ont raté les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, Wayne Gretzky continuait d'empiler les trophées Art Ross dans son sous-sol, Borje Salming jouait ses derniers matches dans la LNH et Alain Vigneaut était l'entraineur du Canadien de Montréal.

Et les Oilers d'Edmonton remportaient leur dernière Coupe Stanley.

« Ca fait une mèche ! », diraient les Français.

À vrai dire, il faut remonter aussi loin qu'en 1989-90 pour retracer le dernier rendez-vous printanier raté par les Wings.

Les Red Wings, menés par Henrik Zetterberg et Pavel Datsyuk, tentent donc de mériter une place dans les séries pour une 23e année de suite, s'il vous plait. Qui dit mieux ? Je vous le demande.

Cette séquence est loin d'être banale dans un circuit où la parité est omniprésente et dans lequel toutes les organisations réalisent des bons comme des mauvais coups au repêchage amateur. Dans la LNH, les ascensions ou les dégringolades rapides ne se comptent plus. Et une participation aux séries tient souvent à peu de choses. Pour cette raison et bien d'autres, la séquence des Wings mérite d'être soulignée en gros caractères.

Au fil des 22 dernières années, les Red Wings ont perdu des joueurs de concession. On n'a qu'à

penser à Steve Yzerman et Nicklas Lidstrom, l'un des meilleurs défenseurs de son époque. Or l'équipe a toujours été en mesure de garder la tête hors de l'eau, peu importe les pertes encourues en cours de route.

À tous les ans, on entend le même refrain.

« Ils sont trop vieux, les Red Wings ! », disent les prophètes de malheurs.

Et à chaque fois, ils trouvent une façon de se qualifier pour les séries.

Une bonne tête de hockey

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la constance des Wings depuis le début des années 1990.

La qualité des choix au repêchage en est un, le développement des joueurs en est un autre. Il y en a beaucoup d'autres et à cette liste, il faut ajouter de bonnes têtes de hockey.

Les Wings en ont quelques-unes, dont leur entraîneur Mike Babcock, qui, en fin de semaine dernière, est devenu seulement le troisième entraineur dans l'histoire des Red Wings après Jack Adams (413) et Scotty Bowman (410) à atteindre le cap des 400 victoires, lui qui a également dirigé Anaheim pendant deux saisons.

Bref, la recette Babcock continue de faire ses preuves à une époque où l'espérance de vie d'un entraîneur de la LNH n'est pas particulièrement élevée.

Choisi pour diriger Équipe Canada à Sotchi, il a la capacité de se renouveler et de créer un environnement propice à la performance. Les succès de ses Wings sont là pour en témoigner.

La machine vieillit peut-être, mais elle continue de bien performer. Son conducteur n'est pas l'unique responsable, bien sûr, mais une importe partie du mérite lui revient d'emblée.

Un coach, c'est vrai, est aussi bon que ses joueurs, mais il y aura toujours des coachs qui permettront leurs joueurs d'aller un peu plus loin, un peu plus haut.

Mike Babcock est de ceux-là.

St. Louis réplique

Ceux qui s'attendaient à voir Martin St. Louis piquer du nez après avoir été écarté d'Équipe Canada en prévision des Jeux de Sotchi étaient dans le champ. Et pas à peu près.

« Cette décision me servira de motivation », avait promis le rapide attaquant du Lightning de Tampa Bay, malgré sa déception.

St. Louis a tenu parole.

Depuis le dévoilement des effectifs d'Équipe Canada le 7 janvier dernier, le joueur Québécois, en date du 3 février, a obtenu pas moins de 15 points en 13 matches.

Non, il n'y pas grand-chose qui l'arrête, celui-là.

 

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