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Jets: les succès de Paul Maurice proviennent d’une combinaison de plusieurs éléments, selon Pascal Vincent

dimanche 2014-02-02 / 20:46 / LNH.com - Nouvelles

Par Emna Achour - Journaliste LNH.com

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Jets: les succès de Paul Maurice proviennent d’une combinaison de plusieurs éléments, selon Pascal Vincent
Jets: les succès de Paul Maurice proviennent d’une combinaison de plusieurs éléments, selon Pascal Vincent

MONTRÉAL – Une chose est sûre, personne ne pourra jamais reprocher à Paul Maurice de ne pas être un entraîneur dévoué. Tellement dédié, que le nouveau dirigeant des Jets de Winnipeg a admis n’avoir aucune idée de l’identité des deux équipes qui allaient s’affronter au Super Bowl dimanche soir.

« Je sais, c’est embarrassant… », a-t-il déclaré dimanche matin, avant la victoire de 2-1 des Jets contre le Canadien de Montréal au Centre Bell.

Mais une chose que Maurice sait, c’est comment aider une équipe à renverser la vapeur alors que bon nombre de personnes avaient perdu espoir.

Depuis que Maurice s’est amené en relève à Claude Noël, licencié le 12 janvier dernier, les Jets ont remporté huit de leurs 10 matchs, eux qui en avaient perdus cinq de suite avant que Noël ne se fasse montrer la porte de sortie.

D’après son adjoint Pascal Vincent, qui a de son côté survécu à la vague de congédiements qui a emporté Noël et son autre adjoint Perry Pearn, c’est un amalgame de plusieurs éléments dans la façon de diriger de Maurice qui explique la tenue récente de l’équipe.

« Avec son expérience, il est arrivé et il a dit: ‘Les boys, je sais que ç’a été difficile et c’est normal, et ce que je vous demande c’est d’être professionnels et d’apporter le meilleur de vous-mêmes à chaque jour’, a évoqué Vincent. Et il a demandé la même chose aux entraîneurs et aux joueurs. Je pense qu’un bonhomme comme Paul Maurice amène son expérience, sa présence et ses connaissances; c’est quelqu’un de très intelligent. Sa capacité de voir les petits détails dans un match et de s’adapter rapidement sont importants, donc je pense que c’est la combinaison de beaucoup de choses qui font qu’on a du succès. »

Après avoir été congédié à son deuxième séjour derrière le banc des Hurricanes de la Caroline en novembre 2011, Maurice a fait le saut dans la KHL pour y diriger le Metallurg de Magnitogorsk, avant de revenir en Amérique du Nord et travailler comme analyste hockey pour le réseau TSN. Et ce sont toutes ses expériences qui ont fait que lorsque le poste d’entraîneur des Jets lui a été offert, Maurice était plus que prêt.

« Ça remonte à très longtemps, a-t-il dit. [Les Thrashers d’]Atlanta (qui ont déménagé à Winnipeg et fait renaître les Jets en 2011-12) et la Caroline s’affrontaient souvent, il y a beaucoup de matchs où on les battait. Et ensuite ils se sont mis à ajouter des morceaux et j’ai appris à les connaître, donc je connaissais déjà beaucoup de joueurs et leur façon de jouer.

« Et en travaillant à TSN, on couvrait des équipes canadiennes, et honnêtement quand tu travailles comme entraîneur dans la LNH il y a probablement cinq équipes que tu suis de très près, parce que si le téléphone sonne ce sera probablement une de ces équipes. Alors tu veux te préparer parce que même si tu n’es pas sur la liste, tu veux t’assurer d’être prêt. Alors j’avais une bonne idée d’où l’équipe en était et les aspects du jeu qui avaient besoin d’ajustements. »

Et outre le fait qu’il ait une présence extraordinaire dans le vestiaire aux dires de Vincent et que son message passe très bien jusqu’à présent, Vincent croit que la clé depuis l’arrivée de Maurice à Winnipeg est l’importance qu’il a accordé à un aspect bien précis du jeu; la défensive.

« Il a mis l’accent sur une structure défensive parce qu’on a de la vitesse, parce qu’on a des gros bonhommes dans l’équipe, et qu’on est une des trois plus jeunes équipes de la ligue, a mentionné Vincent. Donc ces trois choses-là; le dynamisme qu’on peut apporter, l’aspect physique et notre rapidité [jumelés à] une bonne structure défensive font en sorte que ça peut être une bonne combinaison. Il met l’accent là-dessus et jusqu’à maintenant ça va bien. »

Les Jets ont accordé 21 buts depuis l’arrivée de Maurice, soit un peu plus de deux par match, mais en ont aussi marqués 33, pour une moyenne de 3,3 par rencontre. Et c’est là que réside une des solutions pour ramener l’équipe dont il a hérité sur les rails, selon Maurice; améliorer la défensive, sans toutefois négliger l’attaque.

« On a essayé de séparer les deux concepts, l’attaque et la défensive, a expliqué Maurice. Le défi n’était pas d’essayer de devenir une meilleure équipe défensivement, je pense que tout le monde est capable de le faire. C’était plutôt de ne pas régresser à l’attaque en même temps. Si tu passes de 25e à 20e défensivement, c’est super, mais si tu passes de 10e à 20e offensivement en le faisant, tu n’es pas plus avancé.

« Alors c’était une question de garder les deux, de garder confiance. On a des joueurs qui sont capables de faire des passes et de créer des jeux, et bien sûr qu’il va y avoir des revirements à cause de ça. Mais tu dois devenir une meilleure équipe défensivement, au final c’est ce qui prime pour gagner plus de matchs. Sauf que tu ne dois pas perdre ta touche offensive en essayant d’y parvenir. »

 

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