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Rosen : Ted Nolan se concentre sur le présent

mercredi 2014-01-22 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Rosen : Ted Nolan se concentre sur le présent
Rosen : Ted Nolan se concentre sur le présent

Ted Nolan a relancé son histoire d'amour avec le hockey et le coaching dans des endroits comme Moncton, au Nouveau-Brunswick, et en Lettonie. Buffalo est l'endroit où il veut continuer à exercer son métier pour les années à venir, mais il ignore si on lui permettra de le faire.

Nolan, cependant, affirme que son focus est tellement orienté vers aujourd’hui et sur ce qui se passe en ce moment avec les Sabres de Buffalo qu'il ne peut pas et ne se permettra pas à penser à demain, à son avenir, ou à la possibilité de retirer de son titre l'étiquette intérimaire, et qu’on lui offrira un contrat de plusieurs années pour être l'entraîneur de l’équipe dans le futur.

« Je suis plus préoccupé à essayer de prouver que je suis le gars tout désigné pour ce travail qui consiste à redresser le navire et finalement à essayer de gagner », a raconté Nolan, l'entraîneur intérimaire des Sabres depuis le 13 novembre, à LNH.com.

DANS LE COURRIER DE ROSEN

Quelle équipe bénéficiera le plus de la pause olympique? -- @Northside_Joe

Je pense directement aux Stars de Dallas, aux Hurricanes de la Caroline, aux Capitals de Washington et aux Sénateurs d’Ottawa. Les Stars, Hurricanes et Capitals ont trois joueurs qui iront à Sotchi; les Sénateurs en ont deux. Ils ont tous amorcé la journée de mardi hors de la course aux séries, mais les trois équipes de l’Est surtout sont très près. D’avoir la majeure partie de ses joueurs au repos pendant la pause olympique alors que des adversaires comme les Red Wings de Detroit, le Canadien de Montréal et les Rangers de New York auront de sept à 10 joueurs à Sotchi pourrait être important. Si j’avais à choisir une seule équipe, je prendrais Ottawa. Bobby Ryan est motivé par le fait de ne pas avoir été sélectionné par les États-Unis. Jason Spezza pourrait se server de cette pause pour redémarrer à zero après un début de saison décevant. Les Sénateurs disputent sept de leurs neuf matchs avant la pause sur la route. S’ils peuvent rester près de la course, j’aime leurs chances de revenir dans le portrait après la pause.

Qu’est-ce qui va aider les Capitals à renverser la vapeur? Des transactions? Des changements au niveau de la haute direction? -- @zchizar

Mike Green a besoin de retrouver qui il est et redevenir une arme offensive. Ils doivent aussi trouver quoi faire avec Martin Erat. S’il va faire partie de cette équipe, ils doivent en faire sortir plus de lui. Sinon, ils doivent l’échanger bientôt. Les Capitals doivent s’assurer de mieux faire à 5-contre-5 pour qu’ils n’aient plus autant à se fier à leur jeu de puissance. Ils doivent améliorer leur profondeur en défensive parce qu’elle n’est pas assez bonne en ce moment derrière Green, John Carlson, Karl Alzner et Dmitry Orlov, qui a encore beaucoup de choses à prouver. Mais encore plus important, il est temps pour Braden Holtby de lever son jeu d’un cran et d’être le gardien qu’il est capable d’être. Il devra peut-être voler quelques matchs pour que les Capitals reprennent le droit chemin.

Comment se fait-il que les Blues éprouvent autant de difficultés contre les équipes californiennes? -- @Allen_Schneider

Vous voulez dire autre que le fait que les Kings de Los Angeles, Ducks d’Anaheim et Sharks de San Jose sont de très bonnes équipes, parce que plusieurs équipes de la LNH ont aussi des problèmes avec ces trois formations? Les Kings sont hermétiques, les Ducks sont équilibrés et les Sharks sont explosifs. Mais, pour répondre à votre question, les Blues sont aussi un peu de tout ça mais ils présentent tout de même un dossier de 1-7-0 contre les équipes de la Californie cette saison et de 4-12-1 datant de l’an dernier. Ça n’inclut pas leur élimination en six matchs aux mains des Kings en séries éliminatoires la saison passée.

Sans analyser chaque match en profondeur, le plus gros problème des Blues semble être en défensive. Ils ont été une des équipes contre qui il est le plus difficile de marquer depuis que Ken Hitchcock s’est amené comme entraîneur, mais les Sharks, Ducks et Kings ont marqué au total en moyenne 3,65 buts par match face à St. Louis en saison régulière. Tant que les Blues ne résoudront pas ce problème, ils ne vont pas réussir à vaincre une de ces équipes en séries.

Est-ce que les Devils devraient procéder à une transaction pour aller chercher Daniel Brière? Il aiderait en fusillade et à l’attaque, et sa famille habite au New Jersey? -- @Brian_Bobal

Je pensais qu’ils auraient dû s’entendre avec lui au cours de l’été. Les Devils ont besoin d’un gars qui peut marquer lors de moments clés. Brière peut faire ça. Comme vous l’avez dit, ils ont besoin de quelqu’un qui peut leur donner une chance en fusillade. Brière peut faire ça. Ils n’auraient sûrement pas à céder beaucoup et pourraient même convaincre le Canadien de Montréal de continuer à lui verser une partie de la valeur de son contrat, qui s’étend jusqu’à la fin de la saison prochaine avec une valeur annuelle de 4 millions $. J’ai toujours aimé Brière et je crois qu’il pourrait aider les Devils.

Qui est plus rapide hors de la patinoire: Chris Kreider en patin à roues alignées ou un guépard? -- @bill_goldthorpe

Carl Hagelin en patins à roues alignées.

Que pensez-vous du succès assez discret de Craig Berube jusqu’à maintenant? -- @psychobillymac

Impressionnant. Très impressionnant. Je ne pensais pas que les Flyers seraient une équipe des séries au début de la saison, alors leur début d’année sous Peter Laviolette ne m’a pas vraiment surpris. Maintenant que Berube a ramené les Flyers dans le portrait éliminatoire, je pense qu’il devrait être considéré pour le trophée Jack Adams. Si j’avais à voter je voterais pour Jon Cooper du Lightning de Tampa Bay, mais Berube doit faire partie des discussions.

Qui croyez-vous sera nommé si Steven Stamkos réalise/admet /démontre qu’il n’est pas prêt pour Sotchi? Martin St Louis? Claude Giroux? Quelqu’un d’autre? -- @THEREALBIGLORDY

Martin St Louis. Je pense que Stamkos est ciblé pour jouer à l’aile droite pour le Canada, alors s’il ne peut y être, il serait logique de le remplacer par un gars qui joue à l’aile droite. St Louis mérite sa place au sein de cette équipe. Je n’ai pas entendu de bonnes raisons quand on l’a ignoré parce que j’étais certain qu’il allait être nommé. Stamkos pousserait aussi sûrement pour que St Louis soit son remplaçant puisqu’ils sont amis et coéquipiers à Tampa Bay. Je ne sais pas à quel point la décision de ne pas sélectionner St Louis a affecté la relation de Steve Yzerman avec le capitaine du Lightning parce qu’ils sont tous les deux des professionnels qui agissent tout le temps ainsi, mais j’ose croire que de finalement avoir St Louis à Sotchi enlèvera une certaine pression sur les épaules d’Yzerman.

Pensez-vous que les récents succès de Rick Nash sont dus à sa nomination olympique ou au fait qu’il soit finalement remis de sa commotion cérébrale? -- @mmaselNYR

Les deux. L’annonce olympique a permis de rassurer Nash du fait qu’il était encore un des meilleurs joueurs de la LNH et qu’il méritait sa place à l’avant-scène. C’est la partie psychologique. La partie physique maintenant est la façon dont Nash joue. Il fonce au filet, il n’hésite pas, tout ça a à voir avec le timing et avec Nash qui a retrouvé la façon dont il doit jouer, ce qui nous ramène bien sûr à sa commotion. Nash a été sur la touche pendant six semaines et il a toujours été un joueur « de séquences », alors ce n’est pas une surprise que ça lui ait pris autant de temps à reprendre son erre d’aller. J’aurai d’ailleurs plus de détails sur cela dans un article à propos des Jeux olympiques qui sera publié jeudi.

Est-ce que l’Avalanche pourra garder à la fois Paul Stastny et Ryan O'Reilly après la date limite des transactions?

Je pense que Ryan O'Reilly va rester. Ça devrait être selon ce qu’il et l’équipe préfèrent. Du côté de Stastny, c’est un dilemme intéressant. Son contrat se termine et il faisait 6,6 millions $ par saison. O'Reilly et Semyon Varlamov ont besoin de nouveaux contrats. L’Avalanche doit améliorer sa defensive. Il reste encore deux ans au contrat de recrue de Nathan MacKinnon, mais l’Avalanche devra prendre pour acquis sa possible augmentation de salaire qui débutera en 2016-17. Patrick Roy adorerait avoir de la profondeur au centre avec Matt Duchene, MacKinnon et Stastny pour les prochaines saisons, mais ça pourrait s’avérer être un luxe trop coûteux. Mais l’Avalanche est une bonne équipe, une équipe des séries. Ce qu’ils doivent faire c’est être réalistes et déterminer s’ils ont des chances de faires les séries cette saison et s’ils peuvent se permettre de garder Stastny à long terme. Si la réponse est non, il faut l’échanger tout de suite. Il pourrait être une bonne prise pour une équipe dans la course (préférablement de l’Association de l’Est) en manque de joueurs de centre (bonjour Toronto).

Si vous avez une question à laquelle vous souhaitez que Dan Rosen réponde, envoyez un tweet à @drosennhl. Le courrier sera une section hebdomadaire de cette rubrique.

Nolan ne pense pas que ce qu’il essaie de démontrer à ses patrons sera influencé par la fiche des victoires et des défaites des Sabres d’ici la fin de la saison. Sa tâche, depuis qu’il a remplacé Ron Rolston, a été de changer la culture de l’équipe et de relancer le développement de certains jeunes joueurs des Sabres. Sur ces aspects, il obtient des résultats et les victoires ont lentement commencé à s’intégrer à l'équation.

Les Sabres avaient un dossier de 9-12-6 sous les ordres de Nolan (avant leur match contre les Panthers de la Floride mardi soir), après avoir maintenu une fiche de 4-15-1 sous Rolston. C’est à la défensive que l’amélioration s’est fait le plus sentir.

Buffalo a été surclassé 27-3 au niveau des buts accordés en première période sous les ordres de Rolston et par 15-12 sous Nolan. Les Sabres accordaient 3,15 buts par match sous Rolston et 2,56 sous Nolan. La moitié de leurs revers avec Nolan à la barre l’a été par un but, dont trois en temps réglementaire et trois en fusillade.

« La défense peut être là pour vous si vous voulez la travailler, dit Nolan. Au cours de mes trois ou quatre premières semaines en poste, nous avons effectué beaucoup de travail au niveau de la zone défensive. C'est le domaine que, selon moi, nécessitait le plus de travail, c’est donc ce sur quoi nous nous sommes concentrés. »

Nolan a déclaré que l'attaquant recrue Zemgus Girgensons commence à jouer comme un joueur beaucoup plus âgé qu’il ne l’est (20 ans) et Mark Pysyk est en train de devenir un arrière de qualité capable de faire partie du premier quatuor en défensive et qui a le potentiel de pouvoir un jour porter une lettre sur son chandail. Tyler Myers a mieux joué sous Nolan. Cody Hodgson a bien fait depuis son retour au jeu, suite à sa blessure.

« Changer la culture et l'attitude et faire un pas en avant [pour devenir une équipe capable de remporter la Coupe Stanley] sont les deux aspects où je pourrai mesurer la progression et non en me fiant sur les victoires et les défaites, a déclaré Nolan. Actuellement, c’est une question de savoir la direction à emprunter, comment y arriver et prendre connaissance de ce qu’il faut faire pour arriver à gagner. »

Nolan sent qu'il a apporté une direction, le souci, le respect et la responsabilité aux Sabres. Le reste est relatif à l'avenir immédiat de l’équipe et à l’allure qu’aura son alignement avec les leaders Ryan Miller, Matt Moulson et Steve Ott qui pourraient tous être échangés avant la date limite des transactions dans la LNH le 5 mars.

Leurs contrats arrivent à échéance et le nouveau directeur général Tim Murray pourrait décider qu'il doit obtenir des actifs comme des choix au repêchage et des joueurs d’avenir en échange de ces éléments.

« Ces trois joueurs font partie des raisons pour lesquelles nous jouons mieux maintenant, a déclaré Nolan. Miller nous donne des performances étincelantes à chaque match. Moulson est un leader silencieux à sa manière. Et Steve Ott, si ce n'était de son leadership avec ce groupe de joueurs, je ne sais pas si la vapeur aurait pu être renversée. C’est formidable de pouvoir compter sur ces trois joueurs au sein de votre équipe. À l'heure actuelle, la seule chose que je sais, c'est qu'ils sont avec nous et je les apprécie tous les trois. »

Lors de la conférence de presse où on a présenté Murray, ce dernier a mentionné que lui et Lafontaine allaient étudier cette étiquette intérimaire affublée au titre de Nolan et peut-être la lui retirer. Nolan a dit n’avoir rien entendu à ce sujet depuis et qu’il n’y prête pas trop d’attention de toute façon.

« J'ai entendu brièvement, a-t-il dit. Je ne suis pas trop préoccupé par cela. »

Sa seule préoccupation est de rendre les Sabres meilleurs aujourd'hui. S'il continue sur cette voie, cela pourrait être suffisant pour qu’il puisse diriger cette équipe pour de nombreux lendemains.

« Si cela fonctionne et que je suis ici pour les 20 prochaines années, c’est formidable, a dit Nolan. Demain n’arrivera pas tant que je ne me serai pas concentré sur aujourd’hui »

Bertuzzi a trouvé une protection en portant la visière

L’ailier des Red Wings de Detroit Todd Bertuzzi a déjà essayé de porter une visière auparavant. Il a tenté de porter la chose lors de périodes d’échauffement, avant de voir le responsable de l’équipement des Wings Paul Boyer retirer la pièce de protection à sa demande avant le match. Il a déjà porté la visière durant la première période d’un match, mais a demandé à Boyer de la retirer sur le banc ou lors du premier entracte.

Bertuzzi a de nouveau porté la visière pour la Classique hivernale Bridgestone 2014 de la LNH, disputée le jour de l’An au Michigan Stadium, afin de l’aider à mieux voir à travers la neige qui tombait. Il ne l’a pas enlevée depuis.

« En fait, j’ai presque été atteint au visage lors de la Classique hivernale et j’ai reçu quelques bâtons élevés dans la région de l’œil, a dit Bertuzzi. Elle est installée présentement, je verrai pour la suite.

« Ça n’a jamais vraiment été un sujet de discussion, vous prenez la décision d'aller dans un sens ou dans l'autre. »

La LNH et l'AJLNH ont accepté de rendre le port de la visière obligatoire pour tous les joueurs qui sont entrés dans la LNH cette saison et pour ceux qui avaient moins de 26 matchs d'expérience dans la LNH avant d’entamer cette saison.

Les autres joueurs de la LNH, des joueurs comme Bertuzzi, ont l’option de porter la visière ou non.

Sobotka génère de la puissance grâce à sa technique d’entraînement

Vladimir Sobotka ne mesure que 5 pieds, 10 pouces et pèse 197 livres, mais il est l’un des joueurs les plus puissants des Blues de St. Louis parce qu’il passe ses étés en République tchèque à s’entraîner, en pratiquant les arts martiaux mixtes, a révélé l’entraîneur Ken Hitchcock.

« C’est vraiment quelqu’un de fort, beaucoup plus fort que les gens le réalisent, a dit Hitchcock. Il s’entraîne avec ces gens des arts martiaux mixtes et l’entraînement lié à ce sport est axé sur l’explosion et la puissance, sur ce genre de choses. Il est très robuste. »

Sobotka est troisième au sein de l’équipe au niveau des mises en échec avec 78. Il se fait rarement soutirer la rondelle et est parmi les meilleurs patineurs de la formation.

La puissance de Sobotka, combinée à ses habiletés, lui ont permis de gravir des échelons dans l’alignement des Blues. Il avait récolté 25 points avant les matchs de mardi et en maintenant le rythme actuel, il terminerait la saison avec une récolte de 44 points, un sommet en carrière.

Pouliot redécouvre que simplifier signifier s’améliorer

L’attaquant des Rangers de New York Benoit Pouliot a connu une disette de 18 matchs consécutifs sans but, dont 14 d'affilée sans même amasser un point, avant de voir l'entraîneur Alain Vigneault perdre patience et le laisser sur la galerie de la presse. Il a été rayé de l’alignement durant trois matchs consécutifs, du 7 au 10 décembre.

« C’est un signal d’alarme, mais vous devez trouver une manière de vous en sortir également, a déclaré Pouliot. J’avais besoin d’un petit coup derrière la tête pour me réveiller et comprendre pourquoi je ne produisais pas. »

La réponse était simple: Il suffisait de jouer de manière simple.

Depuis qu’il a reçu ce fameux coup derrière la tête, Pouliot a marqué cinq fois et ajouté sept mentions d’aide en 19 rencontres (sans compter le match de mardi). Même s’il ne marque pas, il est impliqué dans l’action et aide ses compagnons de trio Derick Brassard et Mats Zuccarello. Cette ligne a permis aux Rangers de pouvoir profiter d’un peu de support pour ses deux premiers trios (Chris Kreider - Derek Stepan - Rick Nash; Carl Hagelin - Brad Richards - Ryan Callahan).

Pouliot utilise sa taille pour foncer davantage au filet. Il utilise son gabarit pour conserver le disque en zone offensive, afin de libérer de l’espace dans l’enclave pour Brassard ou Zuccarello.

« Je pense que dans le cas de Ben, depuis un moment, il joue certainement avec plus de confiance, il s’affirme beaucoup plus sur la glace dans ses batailles à un contre un, a déclaré Vigneault. Il est l'un de nos attaquants les plus robustes. Il termine ses mises en échec. Il rend les choses difficiles pour la défense adverse. À cause de cela, quand il a la rondelle, il est capable de la conserver quelques secondes de plus ce qui lui donne le temps d’effectuer des jeux de finesse avec ses deux compagnons de trio; ce qui rend cette ligne très efficace pour nous. »

Un passage dans un rôle défensif aide Bjugstad présentement

Le joueur de centre des Panthers de la Floride Nick Bjugstad a été utilisé dans un rôle de soutien pour les États-Unis au Championnat mondial de hockey de 2013. Le directeur général des Panthers Dale Tallon estime que ce séjour de 10 matchs passé en Suède et en Finlande a aidé Bjugstad à devenir un joueur plus complet dans la LNH, et ce plus rapidement.

« À cause de cela, je vois maintenant un joueur différent, a dit Tallon. Il commence à réaliser que s’il fait ce dont il est capable et qu’il a confiance en ses moyens, il peut jouer à ce niveau et avec un très haut niveau d’intensité. C’est une question d’avoir confiance en lui et de croire en ses capacités. »

Bjugstad a récolté 19 points en 43 rencontres, incluant une récolte de quatre points à ses cinq derniers matchs, avant les rencontres de mardi. Il passe en moyenne près de 16 minutes par match sur la patinoire. Le fait d’avoir peaufiné l’aspect des mises en jeu avec les adjoints John Madden et Brian Skrudland a permis à Bjugstad d’augmenter son pourcentage de réussite à 48,6 pour cent après un départ relativement lent dans le cercle des mises en jeu.

« Il s’est présenté au camp des recrues et a dominé, puis, malheureusement, il a subi une commotion cérébrale lors des derniers jours du camp, a précisé Tallon. Il a enregistré un tour du chapeau et a été blessé le lendemain. Notre but était de le voir se remettre en forme et l’envoyer à San Antonio (dans la Ligue américaine de hockey) pour qu’il puisse gagner un peu en expérience, mais nous l’avons fait jouer quelques matchs en l’utilisant entre 10 et 12 minutes et nous n’avions pas de gros joueur de centre droitier, nous l’avons donc gardé et à chaque match il s’est amélioré. Maintenant, il commence à croire en lui.

CE QU'ILS ONT DIT



La philosophie de l’entraîneur des Sabres, Ted Nolan, sur comment gagner dans la LNH et ce qui définit un gagnant:
« Combien de gens gagnent vraiment dans cette ligue? Il n’y a qu’un gagnant à chaque année, un seul. Il y a des gars qui jouent dans cette ligue pendant 15 ou 20 ans et qui ne gagnent pas. Est-ce que gagner signifie participer aux séries éliminatoires? Je n’en suis pas certain. Je crois que gagner signifie gagner la Coupe Stanley et pour y arriver, il faut être dans un certain état d’esprit et au sein d’une certaine culture dans une organisation. Tu regardes aux récents champions comme Boston, Chicago, L.A., tu veux avoir des standards aussi élevés. »

L’entraîneur des Red Wings, Mike Babcock, sur le possible retour de l’ancien défenseur de Detroit Brian Rafalski dans la LNH :
« Je ne sais pas à quel niveau est sa forme physique. Je ne sais rien de tout ça. Je n’en lui ai pas parlé. Je l’ai vu en Floride, on a parlé du soccer des enfants et du hockey des enfants, on n’a pas parlé de son retour. Je lui souhaite tout le meilleur. Évidemment il a eu quelques problèmes au dos, mais s’il est en forme et qu’il est à nouveau en santé, Raffy est un joueur très intelligent et un patineur hors pair. Il pourrait certainement aider. »

« Les gars lui disent qu’il doit réaliser à quel point il est bon et à quel point il peut l’être avec cette taille. Il mesure 6 pieds, 6 pouces, c’est donc dire qu’au moment où il aura gagné un peu de force, il sera dominant. »

D’un autre côté, une autre jeune vedette des Panthers connaît des difficultés.

Il est difficile de passer sous silence la guigne de la deuxième année qui s’est acharnée sur l’ailier gauche des Panthers Jonathan Huberdeau cette saison.

Huberdeau a remporté le trophée Calder la saison dernière, alors qu’il a récolté 31 points en 48 rencontres, mais à l’aube des matchs de mardi, il n’avait amassé que 20 points en 47 parties cette saison. Huberdeau a mis fin à une disette de 16 matchs sans marquer dans un gain de 5-1 face aux Penguins de Pittsburgh, lundi, alors qu’il n’a joué que 11:31.

« Il est tout simplement frustré, a dit Tallon. Il n’avait jamais connu de problèmes, jamais. Il avait toujours connu du succès et avait toujours été le joueur sur qui on pouvait compter. »

Tallon a affirmé que la vitesse de Huberdeau était amenuisée à cause d’un os fracturé dans son pied, une blessure qu’il a subie le mois dernier et qui l’a forcé à rater deux rencontres.

« Il s’est cassé un os du pied et n'a pas tout à fait récupéré, a déclaré Tallon. Il ne patine plus comme il le faisait avant. Il vient à peine de recouvrer la santé. Il va travailler et trouver un moyen de s'en sortir. Les joueurs le surveillent un peu plus et il lui faut trouver une manière de s’en sortir. C’est aussi simple que cela. Il y arrivera. »

Ici et là

* L’attaquant des Blues T.J. Oshie a un rendement de 4-en-6 avec deux buts décisifs lors des fusillades, et il a également converti son seul tir de pénalité cette saison. C’était son premier tir de pénalité en carrière dans la LNH. Il affiche un rendement de 22-en-42 avec 11 buts décisifs en fusillade depuis le début de sa carrière.

Pourquoi tant de succès ?

« La patience avec la rondelle et il ne panique pas lorsqu’il s’approche du but, a dit Hitchcock. Il est capable d’attendre à la dernière seconde afin de lire le premier geste du gardien de but et il en tire avantage. Il n’a pas de plan. Il se présente et lit le mouvement du gardien, il retient le disque jusqu’à la dernière seconde pour trouver une faille. »

Les Blues présentent un dossier de 4-2 en tirs de barrage cette saison, après avoir affiché un dossier de 5-1 la saison dernière.

* Le Lightning de Tampa Bay affiche un rendement de 6-1-1 lors de la deuxième rencontre en autant de soirs cette saison. Le Lightning aura quatre autres séquences du genre cette saison.

* La prochaine victoire des Blackhawks de Chicago permettra à Joel Quenneville de s’emparer seul de la troisième position chez les entraîneurs les plus victorieux de l’histoire de la LNH. Quenneville est à égalité avec Dick Irvin avec 692 gains. Scotty Bowman est en tête de liste avec 1 244 victoires et Al Secord est bon deuxième avec 782 triomphes.

Les Blackhawks affronteront les Red Wings de Detroit mercredi, au Joe Louis Arena (20h, H.E., TSN2, NBCSN).

« Si vous demandez à ses joueurs, ils vous diront qu’il arrive à maintenir un certain niveau de calme, de constance », a expliqué l’entraîneur des Stars de Dallas Lindy Ruff au sujet de Quenneville. « Il dispose d’un niveau de confiance qui lui permet de connaître du succès, de maintenir une bonne relation avec ses joueurs et ça lui a permis de remporter les deux Coupes Stanley qu’il a gagnées au cours des dernières années. »

 

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