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    Les joueurs canadiens croient que Mike Babcock est l’entraîneur olympique parfait

    lundi 2014-01-20 / 6:00 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Les joueurs canadiens croient que Mike Babcock est l’entraîneur olympique parfait
    Il ne fait aucun doute parmi les membres de l’équipe canadienne de hockey qui prendront part aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014 que Mike Babcock est l’entraîneur parfait pour leur équipe.

    Mike Babcock aime dire que se préparer pour une médaille d’or mène à une médaille d’or. Les joueurs qui étaient avec lui en 2010 aux Jeux olympiques de Vancouver peuvent dire qu’ils ont obtenu leur médaille d’or en partie en raison de cette philosophie.

    Le Canada a remporté la médaille d’or il y a quatre ans et tentera de conserver son titre de champion le mois prochain, alors que Babcock sera encore derrière le banc de l’équipe canadienne lors des Jeux olympiques de 2014 à Sotchi.

    « Tout était là pour nous quand on est arrivé aux Jeux olympiques, a noté le défenseur des Blackhawks de Chicago Duncan Keith. Nous étions très bien préparés pour accomplir ce qu’on voulait faire sur la patinoire en ce qui concerne nos systèmes de jeu et la manière de jouer en équipe. On nous avait aussi dit clairement quelles étaient les tendances des autres équipes, comment elles déployaient leur système de jeu et utilisaient les joueurs de leur équipe. C’est une chose qui ressortait pour moi de voir jusqu’à quel point les joueurs étaient bien préparés. »

    Cette préparation fait en sorte que des joueurs comme Keith et les 10 autres qui ont aussi représenté le Canada à Vancouver ont confiance que Babcock est encore l’entraîneur idéal pour eux dans un tournoi de courte durée.

    Ses succès dans la LNH sont bien connus – Babcock est un champion de la Coupe Stanley (2008), finaliste de la Coupe Stanley à trois reprises (2003, 2008, 2009) et troisième parmi les entraîneurs ayant atteint le plus rapidement le cap des 400 victoires après Scotty Bowman et Glen Sather – et il a eu autant de succès lors des tournois internationaux.

    Babcock est le seul entraîneur à faire partie du club des « Triple Gold » dans la Fédération internationale de hockey sur glace (champion de la Coupe Stanley, médaille d’or aux Jeux olympiques, médaille d’or au Championnat mondial de hockey). Il a aussi récolté l’or comme entraîneur au Championnat mondial de hockey junior de 1997 à Genève.

    « Il va droit au but et il porte une grande attention aux détails », a souligné l’attaquant des Rangers de New York Rick Nash, de retour avec l’équipe canadienne. « Il s’assure qu’on ait tout ce qu’il faut savoir et il est intense. Au moment où les gars se présentent, ils se nourrissent de son intensité et de son plan de jeu.

    « C’est parfois difficile de porter un jugement en deux semaines seulement, mais lors d'un tournoi de courte durée, il est honnête, direct, il donne l’heure juste et c’est tout ce qu’on peut demander dans un tournoi de courte durée. C’est formidable. Il est un entraîneur vraiment talentueux. »

    Keith aime particulièrement comment Babcock traite ses joueurs en professionnels. Il est optimiste, mais il n’en fait pas trop. Il est dur, mais il n’est pas têtu.

    « Ce n’est pas un film ici. Ce n’est pas 'Miracle', a dit Keith. Ce n’est pas nécessaire de faire des discours héroïques. Nous savons tous ça, que ce soit dans la LNH ou aux Jeux olympiques. Comme joueurs, quand on est traité comme des hommes, on joue comme des hommes. »

    Babcock a entrepris la préparation de ses joueurs en prévision de Sotchi lors du camp d’orientation de l’équipe olympique canadienne en août. Les 45 joueurs présents n’ont pas obtenu l’autorisation de patiner en raison des coûts d’assurance prohibitifs pour protéger leurs contrats. Babcock a plutôt soumis ses joueurs à des exercices de hockey avec une balle sur une surface de jeu aux dimensions internationales pour qu’ils se familiarisent avec la patinoire sur laquelle ils joueront en Russie.

    Il s’est lui-même préparé en parlant à ses amis entraîneurs, incluant celui de l’équipe masculine de basketball de Michigan State, Tom Izzo. Il a obtenu des conseils sur la façon d’utiliser le mieux possible ses joueurs dans ce qui sera essentiellement une courte expérience sur une surface étrangère. Izzo soumet ses joueurs à des répétitions dans les salles de bal des hôtels pour leur éviter du travail supplémentaire au gymnase.

    L’objectif visé au camp de Calgary était de s’assurer que les joueurs présents (23 ont été choisis dans l’équipe olympique) comprennent la terminologie et les systèmes de jeu que Babcock et son personnel d’entraîneurs projettent d’utiliser à Sotchi.

    Les joueurs ont été laissés à eux-mêmes quand ils ont quitté Calgary. Babcock ne voulait pas qu’ils aient trop d’informations en tête au cours de la saison de la LNH. Il ne voulait pas qu’ils se concentrent moins sur leur travail dans leurs équipes respectives. Quand l’équipe canadienne se réunira à Sotchi pour son premier entraînement, on espère cependant que ce qu’ils auront appris au camp d’orientation leur permettra d’opérer la transition plus facilement.

    « On a fait ça cet été pour qu’ils soient capables d’ouvrir la lumière plus rapidement, a expliqué Babcock. Ils auront vu, ils connaissent la terminologie et ils comprennent ce qu’on attend d’eux. Je ne suis pas du tout inquiet. De plus, le quotient hockey de ce groupe est très élevé. Je ne suis donc pas inquiet qu’on soit capable d’atteindre notre vitesse de course.

    « L’autre chose est qu’on ne sera pas aussi bon lors du premier match qu’on le sera au fur et à mesure que le tournoi se poursuivra. Nous savons tous que ça ira en s’améliorant. »

    La deuxième partie de ce commentaire est aussi importante que la première pour Babcock. Cette façon de penser a été une des clés qui ont aidé le Canada à remporter la médaille d’or à Vancouver.

    Les Canadiens étaient loin d'être à leur mieux au début du tournoi. Ils ont écrasé la Norvège 8-0, mais ils ont eu besoin d’un but en fusillade de Sidney Crosby pour battre la Suisse et ils ont ensuite perdu 5-3 contre les États-Unis lors du troisième et dernier match de la ronde préliminaire.

    La pression augmentait et la population canadienne était nerveuse en ce qui concerne les chances du Canada de remporter la médaille d’or lors des Jeux olympiques qui se déroulaient dans leur pays. Babcock a toutefois gardé son calme et il n’a jamais laissé cette pression influencer ses propres décisions et les joueurs.

    « Même jusqu’à la fin, nous avions vraiment le sentiment que nous étions en cours d’élaboration d’un travail et j’étais à l’aise avec ça, a noté Babcock. Je sais que les médias et les partisans ne l’étaient probablement pas, mais c’est la vie… C’est pourquoi il faut comprendre et prendre ses décisions sur ce qu’on fait en se basant sur ce qu’on pense, et pas sur ce que le public pense. »

    Selon Keith, les joueurs se sont nourris de l’optimisme de Babcock pendant le tournoi.

    « Nous avons évidemment compris quel était l’enjeu, la pression et tout le reste, mais il y avait toujours ce renforcement positif de lui et du reste des entraîneurs et des membres de la direction de l’équipe pour qu’on soit capable de faire des choses et qu’on soit capable de jouer de notre mieux, a souligné Keith. On croyait vraiment qu’on pouvait accomplir quelque chose de spécial. »

    Le Canada a facilement battu la Russie 7-3 en quarts de finale et il a ensuite vaincu la Slovaquie 3-2 en demi-finale pour accéder au match ultime. C’est alors que Crosby a réussi son but mémorable en prolongation pour procurer une victoire de 3-2 contre les États-Unis lors du match pour la médaille d’or.

    Babcock doit maintenant voir à ce que l’équipe canadienne, qui comprend 14 joueurs qui ne faisaient pas partie de la formation en 2010, l’emporte de nouveau à Sotchi, où tout – des dimensions de la patinoire au fuseau horaire, au logement, à la nourriture et à l’atmosphère de famille – sera différent.

    À Sotchi, ils joueront sur une surface de jeu qui a une plus grande zone neutre et qui est plus large de 15 pieds, ce qui donne environ 3000 pieds carrés de plus. Ce sera un endroit qui ne leur est pas familier, éloigné de neuf à 12 fuseaux horaires en fonction du lieu où ils jouent dans la ligue. La nourriture sera différente. Le village olympique sera différent. Et certains soirs, leur famille pourrait ne pas être avec eux.

    Mais ils seront prêts.

    Babcock a indiqué que l’équipe canadienne avait eu un appel-conférence plus tôt cette saison pour discuter du programme familial pour que les joueurs dont les membres de la famille iront à Sotchi sachent qu’on s’occupera d’eux. Il a précisé que d’autres appels sont prévus pour discuter de ce qu’il a appelé le programme de repos pour que les joueurs sachent comment se préparer au changement draconien de fuseau horaire.

    « Toutes ces choses ne sont qu’un processus en développement pour qu’on soit capable immédiatement de se mettre en marche dès qu’on aura atterri, a expliqué Babcock. De toute évidence, nous devrons voir à certaines choses et trouver des solutions par la suite sans qu’on ait des surprises comme ce fut le cas à Vancouver, mais nous serons dans un pays différent avec une culture différente et il y aura des choses qui surgiront. Un peu d’adversité n’a jamais tué personne, mais nous voulons être extrêmement bien préparés.

    « En tant qu’entraîneur ayant déjà été aux Jeux olympiques et ayant déjà eu du succès une fois, on ne veut jamais regarder en arrière et dire qu’on n’en a pas fait suffisamment la deuxième fois parce qu’on avait gagné la première fois, a dit Babcock. J’aimerais être trop préparé plutôt que pas assez et être assuré qu’on a vu à tout. C’est ce que nous essayons de faire. »

    Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

     

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