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    Jaromir Jagr et Tomas Plekanec misent sur leur complicité pour avoir du succès à Sotchi

    dimanche 2014-01-19 / 6:00 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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    Jaromir Jagr et Tomas Plekanec misent sur leur complicité pour avoir du succès à Sotchi
    Jaromir Jagr et Tomas Plekanec misent sur leur complicité pour avoir du succès à Sotchi

    Quand la République tchèque a annoncé la composition de son équipe qui prendra part aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014, la nomination du joueur de centre du Canadien de Montréal Tomas Plekanec au poste de capitaine a été une des grandes surprises.

    Ce n’est pas parce qu'il ne méritait pas un tel honneur mais le choix de Plekanec a fait sourciller considérant qu’il y avait plusieurs autres options qui s’offraient à l’entraîneur tchèque Alois Hadamczik.

    Plekanec a admis qu’il était quelque peu surpris de sa nomination même s’il avait déjà été le capitaine de l’équipe tchèque au Championnat mondial au cours des dernières années, mais il ne pense pas que cela aura une grande importance au sein d’une équipe remplie de vétérans.

    « C’est évidemment un grand honneur et je suis content, mais ce n’est qu’une lettre sur un chandail, a révélé Plekanec. Nous avons tous besoin de jouer comme des capitaines pour avoir du succès. »

    S’il y a une personne qui n’était pas surprise du choix de Plekanec, c’est le joueur que la plupart considérait comme le candidat idéal pour le poste, l’attaquant des Devils du New Jersey Jaromir Jagr, le joueur de hockey le plus prolifique dans l’histoire tchèque.

    « Naturellement, je n’ai pas été surpris », a admis Jagr avant que les Devils se mesurent au Canadien et à Plekanec mardi. « Je le savais. »

    Jagr et Plekanec étaient peut-être des adversaires mardi, mais les deux ont une grande expérience, non seulement comme coéquipiers, mais aussi comme compagnons de ligne avec l’équipe nationale tchèque, et ils joueront probablement ensemble à Sotchi en février.

    Originaires tous les deux de Kladno, Plekanec considérait Jagr comme son mentor dans sa jeunesse et les deux joueurs ont connu du succès ensemble en compétition internationale. Mais en ce qui concerne leurs personnalités, elles ne peuvent pas être plus différentes.

    Jagr est un gars plein d’entrain, faisant régulièrement des blagues avec ses coéquipiers et les médias, alors que Plekanec est beaucoup plus réservé et à ses affaires. Généralement, il s’entretient avec les médias uniquement quand on lui demande et il n’est pas plus volubile avec ses coéquipiers. Quand le gardien du Canadien Carey Price a appris que Plekanec avait été nommé au poste de capitaine de l’équipe tchèque, il s’est demandé si Plekanec parlait plus souvent en tchèque qu’il le fait en anglais.

    « Pas vraiment », a répondu Jagr quand on lui a posé la question mardi. « Mais ça n’a pas d’importance. J’ai joué avec plusieurs grands joueurs et ils ne parlaient pas beaucoup dans le vestiaire. Ils étaient des leaders en donnant l’exemple. Il faut jouer sur la patinoire. Ça n’a pas d’importance qu’on parle beaucoup dans le vestiaire si on n’aide pas l’équipe. Il faut faire le travail sur la patinoire, et c’est beaucoup plus difficile sur la glace que dans le vestiaire. »

    Plekanec fait du bon travail sur la patinoire avec le Canadien depuis des années, remplissant un rôle hybride en tant que joueur de centre défensif qui est aussi productif à l’attaque. Même s’il a le profil parfait pour être un candidat au trophée Selke, qui est remis au meilleur attaquant défensif de la LNH, Plekanec n’a pourtant jamais été dans le groupe des 10 premiers au scrutin pour l’obtention de cet honneur.

    Mais Jagr précise que ce n’est pas son jeu dans sa propre zone qui fait de Plekanec un compagnon de ligne avec lequel on souhaite jouer.

    « Je n’ai jamais voulu jouer avec lui en raison de ses rôles défensifs, a noté Jagr. Nous voulions marquer des buts. Je ne l’ai jamais considéré comme un joueur de centre défensif. »

    Quand il a évolué aux côtés de Jagr, Plekanec a en effet été une force à l’attaque.

    Au Championnat mondial de 2011, la dernière compétition internationale où ils ont joué ensemble, Plekanec a réussi six buts et quatre passes en huit matchs pour terminer à égalité au deuxième rang des pointeurs du tournoi, tandis que Jagr avait obtenu cinq buts et quatre passes en neuf matchs pour finir à égalité au cinquième rang des pointeurs.

    Les deux joueurs ont évolué ensemble plus récemment avec le HC Kladno, l’équipe tchèque que Jagr possède dans leur ville natale, pendant le lock-out dans la LNH en 2012. Jagr a terminé à égalité au troisième rang dans la Czech Extraliga avec 57 points en 34 matchs même s’il a raté la fin de la saison à la reprise des activités dans la LNH, et Plekanec a réussi 46 points en 32 matchs, à égalité au 13e rang des pointeurs de la ligue.

    Bien que cette complicité devrait bien servir les Tchèques à Sotchi, ce que plusieurs voient comme un gros désavantage pour l’équipe est vu par Jagr et Plekenec comme un atout.

    Les Tchèques ont sélectionné 17 joueurs de la LNH dans leur formation de 25 joueurs alors que les huit autres proviennent de la Czech Extraliga ou de la KHL en Russie. Ces huit joueurs ont évolué durant toute la saison sur une patinoire internationale sur laquelle aura lieu le tournoi olympique de Sotchi et qui est de 15 pieds plus large que dans la LNH.

    « C’est un sport complètement différent », a estimé Plekanec en parlant de la largeur de la patinoire.

    Jagr a expliqué que la grande différence qu’il voit sur une patinoire plus large est que les occasions de marquer sont plus difficiles à créer parce qu’on se retrouve souvent plus loin du filet. Les défenseurs sont prêts à donner plus d’espace de manœuvre aux joueurs à l’extérieur, mais il est inutile de lancer de là contre les meilleurs gardiens au monde, a indiqué Jagr. Alors que dans la LNH on met beaucoup l’accent sur les batailles pour la rondelle près de la rampe pour générer des occasions de marquer, ce sera un ajustement difficile à faire.

    « Ce ne serait pas un problème si on avait un mois pour se préparer, a noté Jagr. Quand on préconise un style de hockey durant trois mois où il faut batailler près de la rampe et qu’on doit tout d’un coup patiner tout le temps, c’est du hockey complètement différent. Il y a des gars en Europe que vous ne connaissez peut-être pas qui pourraient être des facteurs importants dans ce tournoi. »

    C’est peut-être vrai, mais il est plus probable que le plus gros facteur sera la combinaison formée de Jagr et Plekanec, un duo inusité qui a produit avec l’équipe de la République tchèque presque chaque fois qu’ils ont porté l’uniforme ensemble.