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    Sharp est reconnaissant du soutien de ses parents

    vendredi 2014-01-17 / 17:53 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Brian Hedger - Correspondant LNH.com

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    Sharp est reconnaissant du soutien de ses parents
    Sharp est reconnaissant du soutien de ses parents

    CHICAGO -- Patrick Sharp a esquissé un sourire vendredi matin lorsque interrogé à propos du premier de ses deux tours du chapeau cette saison, réussi le jour de son 32e anniversaire, le 27 décembre.

    Ce sourire concernait surtout ceux qui en ont été les témoins directs. En plus de son épouse Abby et de ses deux jeunes filles, ses parents étaient présents au United Center

    Après avoir dû passer 11 heures à l’aéroport de Calgary, ceux-ci sont finalement arrivés à Chicago juste à temps pour assister à l’exploit de leur fils, choisi première étoile de la rencontre.

    « Ils ont été pris dans un bordel à l’aéroport de Calgary et ils ont sacrifié beaucoup afin d’être là pour mon anniversaire, a rappelé Sharp. Je ne marque pas souvent quand mes parents sont sur place, mais cette fois-là j’ai réussi un tour du chapeau rapide juste devant eux, juste devant les sièges qu’ils occupaient. C’était vraiment cool. »

    Sharp a eu droit à une remontrance de son père après la rencontre.

    « Il m’en voulait pour avoir signalé sa présence dans l’entrevue d’après-match », a-t-il confié avec humour. « J’ai pointé en sa direction et la foule s’est mise à l’applaudir. Il n’a pas aimé cette attention. Il préfère garder le profil bas. »

    Ses parents ont toujours été présents dans la vie et la carrière de hockeyeur de leurs fils et c’est pourquoi cet appel de Hockey Canada qui confirmait sa présence aux Jeux de Sotchi le 7 janvier au matin a été si spécial pour Sharp, qui a tout de suite su à qui annoncer la nouvelle en premier.

    « C’était à mon père, a-t-il dit. Je lui ai téléphoné tout de suite et il était excité. Un peu nerveux aussi. Il réalisait que je méritais d’être là, mais toute ma vie on a tous deux vécu des occasions où j’ai été laissé de côté de certaines équipes, de matchs d’étoiles ou d’autres trucs du genre, alors nous n’étions sûrs de rien. »

    Mais cette fois, les succès à répétition de Sharp lui ont valu un poste.

    Il s’est présenté au dernier camp d’entraînement en grande forme, gagnant le concours d’équipe de forme physique, et il a enchaîné en survivant à un lent départ d’un point de vue statistique pour se retrouver avec une fiche impressionnante. Avant le match de vendredi soir contre les Ducks d’Anaheim, il avait marqué 25 buts et totalisait 49 points en 49 rencontres en plus d’afficher un différentiel de plus-21. Des statistiques surtout amassées en jouant à l’aile gauche d’un talentueux premier trio complété par Jonathan Toews et Marian Hossa.

    Sharp a entrepris la saison dans le deuxième trio, limité à un but et cinq points à ses 11 premiers matchs. Après avoir été invité à Sotchi, il a reconnu que la possibilité de représenter son pays aux Jeux d’hiver l’avait perturbé.

    « Un petit peu, a-t-il précisé. Cela a probablement beaucoup à voir avec mon lent départ pour être honnête. J’estime avoir bien joué dans ces (11) premiers matchs et créé beaucoup d’offensive, mais je frappais le poteau et je tenais peut-être mon bâton un peu trop serré. Une fois que j’ai chassé cette pensée individuelle de mon esprit et que je me suis concentré à jouer au hockey et aider les Blackhawks à gagner, c’est alors que les choses ont débloqué. »

    Cela a coïncidé avec sa promotion dans le premier trio, devenu un des plus efficaces de la LNH. Sharp, Toews et Hossa affichent un différentiel combiné de plus-66 et peuvent dominer un match pendant de longs moments.

    « Je ne dirais pas que ç’a cliqué dès le début, a raconté Toews. Nous avons eu des moments difficiles où nous en avons arraché et que peu importe ce que nous faisions, la rondelle se retrouvait dans notre filet et non dans celui de l’adversaire. On réalise maintenant qu’on doit se présenter chaque jour pour travailler. »

    Si Toews était considéré une valeur sûre pour l’équipe canadienne après avoir gagné la médaille d’or à Vancouver en 2010, le cas de Sharp n’était pas évident. Mais Toews a fait la promotion de son coéquipier après son premier tour du chapeau et n’a jamais cessé de mousser sa candidature. Le fait que Sharp soit devenu un tel joueur d’impact à Chicago après avoir été repêché au 95e rang par les Flyers de Philadelphie en 2001 a impressionné le capitaine des Blackhawks, lui-même choisi au troisième rang cinq ans plus tard.

    « Plusieurs personnes n’ont peut-être pas reconnu son talent et ses habiletés, a noté Toews. Depuis cinq ou six ans, je l’ai vu vouloir montrer ce qu’il peut faire à chaque année. J’aime le taquiner à ce sujet mais je pense que c’est une très bonne chose. Il est motivé à devenir meilleur et le voir rendu à ce niveau, représenter le Canada aux Olympiques, est assez renversant. Il le mérite certainement. »

    Patrick Kane, qui sera le seul représentant des Blackhawks au sein de l’équipe américaine, est bien d’accord.

    « Je suis content pour lui parce qu’il semble que ce soit quelque chose qu’il voulait désespérément », a-t-il dit.

    Kane a rappelé une information récemment obtenue d’un ancien entraîneur de Sharp du temps qu’il était un membre des Flyers.

    « J’ai entendu un commentaire de John Stevens quand on lui a demandé si on savait ce qu’on avait en Patrick Sharp quand on a décidé de le laisser partir, a raconté Kane. Il a répondu "Oui, en quelque sorte, mais nous n’avons pas réalisé à quel point il aimait son sport." »

    C’est aussi pourquoi l’appel du 7 janvier a été si spécial, quand Sharp a rejoint ses parents à Thunder Bay, où sa famille demeure toujours et où son frère et lui ont travaillé l’été chez Robin's Donuts, une chaîne canadienne de restauration rapide co-fondé par son père, Ian.

    Quand il est devenu clair que Patrick était plus intéressé à servir des passes que du café, son père n’a jamais tenté de minimiser ses ambitions, ce que le fils n’a jamais oublié.

    « C’est une belle sensation lorsque vous obtenez cette reconnaissance, mais on commence alors à penser à ceux qui vous ont aidé à vous rendre jusque-là, a confié Sharp. Je sais que mon père et ma mère en ont fait beaucoup pour mon frère (Chris) et moi et maintenant que je fais partie d’une équipe olympique, ce qui est très gros au Canada, je sais qu’ils sont contents et fiers de moi. C’est une autre belle sensation. »

    Porter le chandail canadien en Russie sera tout aussi agréable.

    Cette sélection s’ajoute à deux conquêtes de la Coupe Stanley, alors que Sharp a chaque fois été le meilleur marqueur des Blackhawks, et à sa présence au match des étoiles de 2011, quand il a été nommé le joueur par excellence.

    Bientôt donc il participera aux Jeux olympiques, résultat de son dur labeur et du soutien qu’il a toujours obtenu de ses parents, en passant par ses équipes juniors et l’Université du Vermont jusqu’à la LNH.

    « Il m’a fallu attendre mes dernières années dans la vingtaine pour me faire un nom et obtenir de la reconnaissance au niveau individuel, mais c’est pourquoi c’était si plaisant d’appeler mon père pour lui dire que je faisais partie d’Equipe Canada, a-t-il rappelé. Il me connaît mieux que quiconque et il croyait probablement que j’étais sous-estimé. C’était une occasion pour lui de dire que j’avais réussi. »

     

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