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Le directeur général des Jets, Kevin Cheveldayoff, discute de l’avenir de l’équipe

mardi 2014-01-14 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Patrick Williams - Correspondant LNH.com

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Le directeur général des Jets, Kevin Cheveldayoff, discute de l’avenir de l’équipe
Le directeur général des Jets de Winnipeg, Kevin Cheveldayoff, discute de l’avenir de son équipe un jour après avoir congédié Claude Noel pour le remplacer par l’expérimenté Paul Maurice derrière le banc.

WINNIPEG – La lune de miel est terminée à Winnipeg et la reconstruction des Jets pourra enfin commencer.

Le directeur général Kevin Cheveldayoff a congédié Claude Noel pour le remplacer par l’expérimenté Paul Maurice derrière le banc. Il a aussi remercié l’entraîneur adjoint Perry Pearn pour ainsi lancer le processus de reconstruction de son équipe dimanche.

À leur première saison dans l’Association de l’Ouest après le réalignement des sections de la LNH, les Jets présentent un dossier de 19-23-5 et ils occupent le dernier rang de la section centrale. Cette franchise n’a pas participé aux séries éliminatoires depuis 2007, alors qu’elle évoluait à Atlanta. Plus récemment, une séquence de cinq défaites a scellé le sort de Noel et a repoussé les Jets à 12 points d’une place en séries dans l’Ouest.

Les attentes des Jets étaient élevées au début de la saison. Cheveldayoff avait fait l’acquisition des vétérans attaquants Michael Frolik et Devin Setoguchi pour renforcer ses deuxième et troisième trios. Frolik connaît du succès à Winnipeg, mais Setoguchi a été laissé de côté plus souvent qu’à son tour et il n’a pas compté à ses 18 dernières parties.

Cheveldayoff a fait signer une entente de cinq ans d’une valeur de 19,5 millions $ au gardien de but Ondrej Pavelec à l’été 2012. Or, la progression de Pavelec semble stagner à Winnipeg. Son pourcentage d’arrêts de ,898 le classe au 42e rang du circuit et sa moyenne de 3,14 buts accordés par partie le place en 44e position.

Maurice hérite d’une formation qui présente plusieurs lacunes. Les Jets allouent trois buts par partie, ce qui leur vaut le 26e rang de la ligue. Ils accordent 30,7 lancers par match (20e rang du circuit) et leur jeu de puissance, qui éprouve de sérieux problèmes depuis la saison dernière, occupe la 25e position. Les Jets ont besoin de plus de profondeur à la ligne bleue et leurs troisième et quatrième trios ne génèrent à peu près pas d’attaque.

« Parfois, il faut une bonne dose de réalité pour se rendre compte qu’il faut avoir un œil un peu plus critique », a déclaré Cheveldayoff dimanche, quelques heures après avoir remercié Noel. « Nous devons absolument nous pencher sur ce que nous avons fait jusqu’à présent et sur les objectifs que nous voulons atteindre. »

Bien que ce soit Noel qui ait perdu son emploi, Cheveldayoff et ses joueurs ont aussi dû essuyer leur lot de critiques des amateurs de hockey manitobains.

« Nous devons tous faire un travail d’introspection pour trouver comment nous pourrons nous améliorer, ce que nous aurions dû faire différemment et où nous avons échoué », a admis Cheveldayoff.

Les Jets ont eu de la difficulté à atteindre et à surpasser la barre de ,500 pendant toute l’année. Cheveldayoff est revenu sur ses discussions à ce sujet avec Noel.

« Quand on discutait entre nous, on se demandait tout le temps: ‘Pourquoi ,500?’ », a révélé Cheveldayoff.

Depuis qu’il a accepté ce poste en 2011, Cheveldayoff a toujours mis l’accent sur l’importance du repêchage et du développement des jeunes talents. Le centre Mark Scheifele, le septième choix du repêchage de 2011, et le défenseur Jacob Trouba, qui a été sélectionné au neuvième rang en 2012, sont tous les deux des membres importants de la formation des Jets cette saison.

Pourtant, cette organisation connaît des problèmes de profondeur, alors que la plupart de ses espoirs sont encore à plusieurs années d’une éventuelle carrière dans la LNH.

« Il faut que les IceCaps de St. John's [le club-école des Jets dans la Ligue américaine] mettent plus de pression sur nous, a reconnu Cheveldayoff. Nous devrions pouvoir compter sur des jeunes joueurs dans l’organisation qui poussent les joueurs établis dans la LNH. Donc, aussitôt qu’on stagnerait ou que quelque chose ne fonctionnerait pas, on pourrait alors se retourner pour donner une chance à un espoir.

« Nous sommes très optimistes à propos de certains de nos jeunes (à St. John's), mais ils ne sont pas encore prêts à s’imposer dans la Ligue nationale. »

Maintenant que les Jets ont changé d’entraîneur, les joueurs pourraient être les prochaines cibles de Cheveldayoff.

« Je ne suis pas ici pour promettre qu’il arrivera quelque chose à un moment précis, a déclaré Cheveldayoff. Évidemment, [le changement d’entraîneur] signifie que la période d’évaluation est commencée. Nous croyons que nous sommes capables de mieux faire. C’est maintenant aux joueurs de montrer ce qu’ils ont dans le ventre. En fin de compte, nous devons nous pencher sérieusement sur ce que nous devrons faire pour progresser.

« Est-ce que nous devrons procéder à d’autres changements éventuellement? Sûrement, mais c’est aujourd’hui le temps de déterminer la direction que nous voulons prendre à l’avenir. »

La perspective nouvelle qu’apportera un entraîneur comme Maurice, qui compte sur une expérience de 1084 parties comme entraîneur dans la LNH, cadre parfaitement dans la vision de Cheveldayoff. Le contrat de Maurice n’est valide que pour le reste de la présente campagne, mais Cheveldayoff a indiqué que lui et son nouvel entraîneur discuteront de son avenir à Winnipeg au cours de la saison.

« [Maurice] est quelqu’un qui a beaucoup d’expérience et il jouera un rôle très important pour nous pendant le processus d’évaluation des effectifs et la planification de tout changement nécessaire pour l’avenir », a conclu Cheveldayoff.

 

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