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Analyse: trop de buts alloués ont mené Claude Noel à sa perte

dimanche 2014-01-12 / 22:18 / LNH.com - Nouvelles

Par Corey Masisak - Journaliste LNH.com

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Analyse: trop de buts alloués ont mené Claude Noel à sa perte
Analyse: trop de buts alloués ont mené Claude Noel à sa perte

Quand les Thrashers d’Atlanta sont devenu les Jets de Winnipeg, l’organisation s’est amenée au Manitoba avec une collection de jeunes joueurs doués pour l’attaque, mais avec un penchant pour concéder beaucoup trop de buts pour connaître du succès dans la LNH.

Quand Claude Noel a été embauché à titre de premier entraîneur des Jets version 2.0, un de ses objectifs était d’aider ces jeunes joueurs à garder la rondelle hors de leur propre filet. Deux saisons et demie plus tard, trop de buts alloués est demeuré le plus grand frein au succès de l’équipe, et c’est la raison qui explique la fin du règne de Noel à Winnipeg.

Les Jets ont accordé 141 buts en 47 matchs cette saison, ce qui les place à égalité au 25e rang de la ligue à ce chapitre. Winnipeg avait terminé à égalité au 24e échelon avec une moyenne de 2,94 buts alloués par match la saison dernière, et au 26e rang avec 2,95 il y a deux ans.

C’est un problème qui existait évidemment avant l’arrivée de Noel, mais qu’il n’a pas été en mesure de corriger. Les Thrashers n’avaient pas terminé plus haut que le 25e rang au niveau des buts accordés avant leur déménagement depuis 2006-07, ce qui coïncide étrangement avec leur seule présence en séries éliminatoires jusqu’à présent.

Mais même à ce moment-là, les Thrashers ont tout de même accordé 2,94 buts en moyenne par match, mais c’était une année où ils en ont aussi marqué beaucoup, alors que leur attaque a conclu la saison au 15e échelon de la LNH à ce chapitre. L’équipe a terminé 24e ou plus bas dans la catégorie des buts alloués lors de chacune des autres campagnes de l’histoire de l’organisation.

L’offensive n’a pas été un problème majeur pour les Jets, quoique la profondeur à l’attaque a parfois soulevé des questions lors des trois premières saisons. Les additions de Michael Frolik et Devin Setoguchi, ainsi que le développement de Mark Scheifele, ont aidé, mais les Jets marquent exactement le même nombre de buts (2,62 par match) en 2013-14 que l’an dernier.

Avec Blake Wheeler, Andrew Ladd, Bryan Little et Evander Kane à l’avant et Dustin Byfuglien et Tobias Enstrom à la ligne bleue, les Jets ont terminé en 12e place dans la LNH pour la moyenne de buts marqués par match à leur première campagne à Winnipeg, au 16e échelon l’an dernier et figurent encore au 16e rang en 2013-14.

Une équipe avec une meilleure unité défensive et de meilleurs gardiens peut connaître du succès à titre d’attaque de milieu de peloton, mais une équipe avec les problèmes dans son propre territoire que Winnipeg a est vouée à l’échec.

S’amène donc Paul Maurice, qui devient le prochain entraîneur à tenter d’instaurer une mentalité de dévouement défensif pour les Jets. Une chose que Maurice possède définitivement plus que Noel est de l’expérience dans la LNH, Noel n’ayant dirigé que 24 matchs dans la ligue à titre d’entraîneur-chef avant d’être embauché par les Jets.

Maurice a été derrière le banc d’une équipe de la Ligue nationale pendant près de 1100 matchs. Il a mené une équipe à la Finale de la Coupe Stanley et une équipe en finale de l’Est.

Son curriculum vitae présente une fiche défensive variée. Les Whalers de Hartford/Hurricanes de la Caroline ont terminé dans le top-3 de la ligue au chapitre des buts accordés à deux reprises et au milieu du classement quatre autres fois en 13 saisons pour Maurice avec l’organisation. Ses deux années à la barre des Maple Leafs de Toronto n’ont pas été aussi reluisantes défensivement alors que l’équipe a fini dans les trois pires formations pour les buts alloués, mais il faut dire qu’il avait Andrew Raycroft et Vesa Toskala devant le filet.

Maurice tentera d’instaurer une meilleure discipline défensive chez ses joueurs. Mais les joueurs des Jets seront-ils en mesure d’accomplir une tâche aussi lourde?

Le directeur général Kevin Cheveldayoff a offert des contrats au noyau de l’équipe, alors que huit joueurs seront des Jets jusqu’au moins en 2015-16 et coûteront au moins 3,9 millions $ par saison contre le plafond salarial. Scheifele et le jeune défenseur Jacob Trouba pourraient grandement s’améliorer, mais autrement, ce groupe de huit joueurs devra soit jouer mieux, soit être modifié.

Un de ces huit joueurs est le gardien Ondrej Pavalec, qui en est à sa quatrième saison en tant que gardien no 1 de l’organisation. Sa première année de gardien partant était sa meilleure, avec un taux d’efficacité de ,914 et une moyenne de buts alloués de 2,73.

À ses trois dernières campagnes, le pourcentage d’efficacité de Pavalec a chuté à ,906, ,905 et maintenant ,898 cette saison. Il a mené la ligue au chapitre des buts accordés lors de chacune des deux dernières campagnes et figure encore au sommet en 2013-14.

Cette organisation a laissé aller Kari Lehtonen après quatre saisons comme partant remplies de blessures et d’inconstance, mais Lehtonen avait été le seul à les amener en séries éliminatoires en 2006-07, et il avait présenté un taux d’efficacité d’au moins ,911 lors de trois de ces années. Il a été en mesure de demeurer davantage en santé pour les Stars de Dallas, et travaille sur une quatrième campagne de suite de solide ou de meilleur travail devant le filet pour cette équipe.

Pavelec est-il la réponse pour les Jets? Ses défenseurs ont pointé du doigt les problèmes défensifs de l’équipe devant lui, ce qui a constitué une critique valide de cette organisation. Maurice pourrait réussir à se débarrasser de cette excuse, et s’il y parvient ce sera à Pavelec de prouver qu’il peut être un gardien viable pour une équipe qui aspire aux séries éliminatoires dans cette ligue.

Et c’est de cette façon que l’ère Paul Maurice à Winnipeg débute, un peu de la même façon que celle de Noel. Le mandat est assez simple; trouver un moyen de garder la rondelle hors de son propre filet plus souvent que cette organisation ne l’a fait au cours de toute son histoire.

 

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