Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

    Analyse: cinq questions qui ont possiblement façonné l’alignement du Canada

    mardi 2014-01-07 / 19:32 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

    Partagez avec vos amis


    Analyse: cinq questions qui ont possiblement façonné l’alignement du Canada
    Afin de passer au crible la profondeur incroyable que Hockey Canada possède en terme de qualité de joueurs parmi lesquels choisir afin de former une équipe olympique de 25 athlètes, certaines questions devaient d’abord trouver réponses. LNH.com s’est penché sur cinq d’entre elles.

    Personne n'a jamais caché le fait que le Canada devrait laisser de côté un certain nombre de joueurs étoiles de sa liste de 25 joueurs pour les Jeux olympiques de 2014 à Sotchi. Maintenant que l’alignement a été annoncé, il serait tout simplement inexact d’affirmer que des joueurs comme Claude Giroux, Martin St Louis, Joe Thornton, Brent Seabrook et Dan Boyle ont été snobés.

    Ces joueurs et bien d’autres qui n'ont pas été retenus sur la liste divulguée mardi n'ont pas été ignorés, repoussés ou dédaignés. Ils n'ont pas été retenus parce que le Canada possède un lot notable de joueurs étoiles et ne pouvait sélectionner que trois gardiens, huit défenseurs et 14 attaquants.

    Aux Jeux olympiques, la profondeur se retrouve seulement dans la liste des joueurs que vous décidez d’amener, pas dans les joueurs qui sont dignes d'être là. C'est pourquoi ces décisions étaient si difficiles pour le directeur général du Canada Steve Yzerman, qui a admis qu'il essayait d’insérer 17 attaquants pour seulement 14 postes disponibles, et ça, ce n’est pas permis.

    Pour arriver à la liste finale, en tenant compte de l'ensemble des joueurs en lice, Yzerman a dû se poser, à lui-même ainsi qu’à son personnel de dirigeants et d’entraîneurs, une série de questions. Les conclusions qu’ils en ont tiré auraient un impact majeur dans la composition de la liste qu'ils ont annoncée mardi.

    Basées sur des observations faites par Yzerman et l'entraîneur Mike Babcock, mardi, voici cinq questions qui ont été probablement soulevées à un certain moment dans le processus de sélection:

    Est-ce que Chris Kunitz est assez bon pour faire partie de cette équipe par mérite et non pas parce qu'il joue avec Sidney Crosby?

    Yzerman a admis que le personnel du Canada s’était effectivement posé la question. La réponse est oui. Et c'est la bonne réponse.

    « Nous sommes remontés à la saison dernière et quand Sid était hors de la formation, Kunitz a bien joué », a déclaré Yzerman.

    Kunitz a amassé huit points, soit deux buts et six passes, avec Crosby sur la touche pour les 12 derniers matchs de la saison régulière 2012-13. Peut-être qu’un meilleur échantillonnage serait de savoir comment Kunitz a joué au cours de la saison 2011-12, quand Crosby a été limité à 22 matchs en raison de problèmes de commotions cérébrales. Kunitz avait alors tout de même établi des sommets personnels en carrière avec 26 buts et 61 points.

    Que diriez-vous de remonter à l'époque où Kunitz évoluait pour les Ducks d'Anaheim? Il a inscrit 20 buts à deux occasions et était en route vers une troisième saison de 20 buts avant d'être échangé aux Penguins à la fin de la saison 2008-09. Ses compagnons de trio à Anaheim étaient ses futurs coéquipiers olympiques canadiens Ryan Getzlaf et Corey Perry.

    Le Canada espère que Kunitz et Crosby pourront recréer la magie qu'ils ont connue à Pittsburgh, sur la plus grande surface glacée à Sotchi. Ce sera l'objectif et c’est ainsi que Mike Babcock devrait commencer le tournoi. Si Steven Stamkos est en bonne santé, il pourra évoluer sur le côté droit de cette ligne et le tour est joué, le Canada aura un premier trio qui disposera de tous les attributs estimés nécessaires pour gagner à Sotchi: la vitesse, le sens du hockey, la possession de rondelle et le sens des responsabilités défensives.

    Toutefois, le fait de caser Kunitz à un seul endroit et dire qu'il fait partie de l'équipe seulement grâce à un autre joueur, même si ce joueur est Crosby, est une injustice envers Kunitz.

    À quel point est-il important d'avoir un équilibre à la ligne bleue avec quatre gauchers et quatre droitiers?

    Babcock a dit que ce n’était pas là l’unique motivation de la décision, mais il semble que la recherche d’équilibre a certainement forcé la main à ligne bleue et cela a possiblement exclu Seabrook et Boyle des plans de cette équipe.

    Les défenseurs droitiers du Canada sont Drew Doughty, Alex Pietrangelo, Shea Weber et P.K. Subban. Seabrook est un droitier et il est difficile d'argumenter son inclusion au détriment de l'un de ses quatre compatriotes droitiers.

    Les défenseurs gauchers du Canada sont Duncan Keith, Jay Bouwmeester, Marc-Édouard Vlasic et Dan Hamhuis. Si Seabrook avait intégré l’alignement, il l’aurait probablement fait aux dépens de Dan Hamhuis, mais Babcock dit que le Canada aime l’apport de ce dernier au niveau de l’intelligence, de la sécurité et de l’aspect défensif de son jeu. Il a également noté que Bouwmeester est un gaucher qui peut se déplacer vers la droite si un droitier se blesse.

    « Lorsque vous regardez la Ligue nationale de hockey et que vous regardez ici et là, il y a tout un tas de gars qui sont gauchers et qui évoluent sur le côté droit, mais peu de droitiers évoluent sur le côté gauche, a déclaré Babcock. Au sein de notre équipe, si quelqu'un se blesse à droite, Bouwmeester peut changer de côté. Nous n'avons pas vu beaucoup de joueurs aptes à changer de côté. Soudainement, vous propulsez un gars sur la grande scène et il joue là où il n’est pas habitué de jouer, nous ne savions pas si c'était la meilleure chose à faire. »

    Il y a un argument qui pourrait être soulevé au niveau du fait que Babcock et le Canada tiennent un peu trop compte de l'équilibre gauche-droite. Par exemple, le directeur général de l’équipe Américaine, David Poile, a récemment déclaré que l'ancien défenseur Brian Rafalski lui avait dit que le facteur gauche-droite était amenuisé lors de tournois disputés outremer sur de grandes surfaces, puisqu’on dispose de plus d’espace pour effectuer les jeux et pivoter. En fait, on dispose de 3 000 pieds carrés de plus par rapport à une patinoire de la LNH.

    Il y a aussi un argument qui joue en faveur de Seabrook puisqu'il est le partenaire de défense habituel de Keith, et de toute évidence, ils jouent bien ensemble. Le Canada va faire quelques expériences avec ses trios et ses appariements en défensive au début du tournoi, mais en ajoutant Seabrook et en le jumelant avec Keith, cela aurait représenté une expérimentation de moins pour les entraîneurs.

    À partir de combien a-t-on trop de joueurs de centre?

    Le Canada est le pays qui dispose de la plus grande profondeur au poste de centre et aurait probablement pu choisir au moins une douzaine de pivots sans entendre les doléances de la plupart des gens. Yzerman en a pris sept: Crosby, Stamkos, Getzlaf, Jonathan Toews, Patrice Bergeron, John Tavares et Matt Duchene.

    Giroux, Thornton, Logan Couture, Eric Staal et Tyler Seguin n’ont pas été retenus et les échos négatifs, en particulier en ce qui concerne Giroux et Thornton, se sont faits bruyants.

    Cependant, un lot de sept joueurs de centre semble un bon nombre, car cela réduit le nombre de joueurs qui auraient été forcés de jouer hors position à Sotchi, tout en donnant au Canada sept ailiers naturels qui sont plus à l'aise le long des rampes. Avoir trop de joueurs forcés d’évoluer hors position ne serait pas bon pour la chimie et l'équilibre que le Canada doit trouver au début du tournoi.

    Crosby, Getzlaf, Toews et Bergeron joueront au centre. Tavares, Duchene et Stamkos ont de l'expérience, puisqu’ils ont évolué à l’aile dans certains tournois internationaux et Babcock va probablement demander à plusieurs joueurs de changer de position à Sotchi.

    Le Canada devra rayer au moins un avant, donc il y aurait une possibilité de voir les sept centres se retrouver dans la formation. À tout le moins, il faut s’attendre à voir le Canada aligner au moins cinq centres au cas où quelqu'un se blesserait.

    Jeff Carter, Rick Nash et Perry sont les ailiers droits naturels du Canada, mais Stamkos pourrait se déplacer sur le côté droit. Kunitz, Jamie Benn, Patrick Sharp et Patrick Marleau sont les ailiers gauches du Canada, mais Tavares et Duchene pourraient se tourner vers le côté gauche et pousser un d'entre eux hors de l'alignement. Benn peut se glisser au centre également.

    Stamkos est la carte cachée avec sa blessure, mais l’équipe a le luxe de le remplacer par un meneur de jeu aussi bon que Giroux, une chose dont seul le Canada peut se vanter. Comme Stamkos, Giroux est un droitier qui est suffisamment polyvalent pour changer de position et ne pas être affecté par le déplacement vers l'aile.

    Est-il possible d'oublier le fait que Rick Nash connaisse une saison bien en dessous de ses standards parce qu'il a été bon dans les tournois internationaux?

    La réponse, selon Yzerman, est un oui retentissant. Et c’est logique compte tenu de la capacité de Nash à jouer sur les deux ailes et avec les statistiques qu’il présente dans les tournois internationaux.

    Nash a récolté 50 points en 47 matchs du genre en carrière en tant que professionnel, y compris une récolte de cinq points en sept matchs au cours des Jeux olympiques de 2010, où il était l'un des meilleurs attaquants du Canada vers la fin du tournoi et était à son mieux lorsque jumelé à Toews et Mike Richards.

    Il possède également une expérience sur les patinoires internationales, lui qui a évolué pour le HC Davos de la Ligue suisse pendant le lock-out de 2004-05 ainsi qu’en 2012. Nash a récolté un total combiné de 64 points en 61 matchs pour Davos.

    Yzerman et compagnie ont eu à considérer la saison actuelle que connaît Nash (18 points en 27 matchs), mais ont également dû prendre en compte le fait qu'il a raté 17 matchs à cause d’une commotion cérébrale et ne produisait pas outre mesure avant d’inscrire deux buts, lundi, contre son ancienne équipe des Blue Jackets de Columbus.

    « Nous continuons à le regarder et nous nous attendons toujours à ce que le niveau de jeu de Rick Nash augmente à partir d'aujourd'hui (mardi), pour revenir au niveau que nous avons vu de sa part dans le passé, a déclaré Yzerman. Il s’en va dans la bonne direction. »

    C'est un pari, mais Nash a encore 15 matchs à jouer avant la pause olympique pour répondre aux attentes d’Yzerman.

    Est-ce que l’élément de risque dans le jeu de P.K. Subban en vaut la récompense et peut-il être aussi efficace quand son temps d’utilisation est limité?

    Oui. Ç’a toujours été oui. C'est pourquoi, si Subban n’avait pas été inclus dans cette équipe, ça ne ferait pas de sens. Le risque dans son jeu peut être tempéré en limitant son temps de glace à des situations offensives, en particulier sur le jeu de puissance.

    « Il peut faire une grande pièce de jeu qui va vous faire gagner un match », a déclaré Ken Holland, directeur général des Red Wings de Detroit et membre du personnel décisionnel d’Yzerman. « Il peut changer l’issue d’un match. »

    Exactement, et c'est pourquoi il était absurde qu'il y ait même un débat à propos de Subban, qui rejoint Keith parmi les deux lauréats du trophée Norris au sein de la formation du Canada.

    Subban peut diriger un jeu de puissance et son tir rivalise avec celui de Weber au niveau de la puissance. Weber peut tirer à quelques kilomètres à l’heure de plus que Subban, mais c'est tout. Et Subban peut déplacer la rondelle d’un bout à l’autre de la glace rapidement.

    Le hic, c’est que Subban est sujet à tenter des jeux risqués en zone défensive, des jeux qui conduisent à des revirements, mais c'est aux entraîneurs de le protéger des positions potentiellement compromettantes dans la zone défensive.

    Les Américains n'ont pas sélectionné Keith Yandle parce qu'ils étaient préoccupés par l’élément risque lié à son jeu. Cela pourrait représenter une omission flagrante si la formation a des problèmes à marquer des buts à Sotchi.

    Au moins le Canada peut dire qu'il a amené son défenseur offensif le plus dangereux et le plus risqué aux Jeux olympiques.

     

    La LNH sur Facebook