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    Le jour fatidique approche pour les candidats à l’équipe canadienne olympique

    lundi 2014-01-06 / 12:00 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Le jour fatidique approche pour les candidats à l’équipe canadienne olympique
    Il est maintenant trop tard pour impressionner les dirigeants et les entraîneurs de Hockey Canada. Soit le joueur en a fait assez pour assurer sa place sur l’équipe olympique, soit il peut commencer à planifier ce qu’il fera pendant sa pause olympique.

    Il est maintenant trop tard pour impressionner les dirigeants et les entraîneurs de Hockey Canada. Soit le joueur en a fait assez pour assurer sa place sur l’équipe olympique, soit il peut commencer à planifier ce qu’il fera pendant sa pause olympique.

    Le directeur général du Canada, Steve Yzerman, va dévoiler mardi la formation du pays en vue des Jeux olympiques 2014 de Sotchi au cours d’une conférence de presse à Toronto. Cette annonce va assurément provoquer des débats intenses et émotifs d’un océan à l’autre. En fait, il faut multiplier par dix, sinon plus, ce qui s’est produit aux États-Unis lorsque les omissions de Bobby Ryan et de Keith Yandle ont engendré la controverse.

    C’est le genre de conversations dans lesquelles sera plongé le monde du hockey mardi. Pour l’instant, ces discussions sont toujours remplies de questions à propos de la composition finale de l’alignement canadien.

    Il n’y a aucun doute que Steven Stamkos a sa place sur l’équipe, mais sera-t-il en mesure de jouer à Sotchi, ou est-ce que le Canada sera forcé de le remplacer?

    Combien de joueurs de centre devront jouer à l’aile? Combien d’ailiers naturels, en particulier sur le côté gauche, est-ce que le Canada retiendra?

    Est-ce que Taylor Hall en a fait assez? Est-ce que Chris Kunitz est suffisamment talentueux pour percer l’alignement grâce à ses propres performances, ou est-il un candidat seulement parce qu’il évolue avec Sidney Crosby?

    Est-ce que la blessure à Eric Staal inquiète? Est-ce que Staal avait assuré sa place avant de se blesser?

    À quel point est-ce que l’entraîneur du Canada Mike Babcock tient à aligner autant de gauchers que de droitiers à la ligne bleue?

    Qui sera le troisième gardien derrière Carey Price et Roberto Luongo?

    Nous tentons ci-dessous de répondre à quelques-unes de ces questions. Cette édition canadienne du Bulletin olympique examine la candidature de cinq joueurs dont la place n’est pas assurée, mais dont le rendement récent leur permettra peut-être d’entendre leur nom mardi, ainsi que de cinq joueurs qui n’en ont peut-être pas fait assez :

    VALEUR EN HAUSSE

    Chris Kunitz, Penguins de Pittsburgh

    Il faut maintenant se demander s’il serait juste de la part du Canada de laisser Kunitz de côté. Il a été exceptionnel avec les Penguins, amassant 23 buts, dont 11 en avantage numérique, ainsi que 47 points en 44 parties. Le débat qui entoure Kunitz concerne Crosby, car ces deux joueurs sont fabuleux ensemble à Pittsburgh. Si Kunitz va à Sotchi, est-ce que Babcock est dans l’obligation de le faire jouer avec Crosby? Ce serait très probable, mais il s’agit presque d’une injustice à l’endroit de Kunitz de le confiner à un rôle de la sorte. Il est un joueur fougueux qui n’hésite pas à aller au filet et qui peut évoluer avec n’importe quel joueur de centre qui possède des qualités de passeur. Souvenez-vous qu’il jouait avec Ryan Getzlaf et Corey Perry à Anaheim avant de s’amener à Pittsburgh.

    Jamie Benn, Stars de Dallas

    Benn sera peut-être le seul joueur à ne pas avoir été invité au camp d’orientation de l’été dernier à se rendre à Sotchi. Il était l’illustration parfaite du joueur qui se devait de prouver qu’il avait sa place au cours des trois premiers mois de la campagne, et c’est exactement ce qu’il a fait. Benn comble un besoin du Canada, soit celui d’un ailier gauche puissant avec des aptitudes pour fabriquer des jeux. Il est responsable défensivement, et il possède un assez bon coup de patin pour se tirer d’affaire sur la patinoire aux dimensions olympiques. Il brillera si une partie se transforme en guerre de tranchées intense et robuste, mais il sera tout aussi bon si le jeu devient plus ouvert. Il a récolté 14 buts et 22 mentions d’aide en 41 parties cette saison. Il est un ailier naturel, ce qui augmente ses chances. Yzerman a déjà statué que même si des joueurs de centre devront jouer à l’aile à Sotchi, le Canada se doit aussi de compter sur des ailiers naturels.

    Patrick Sharp, Blackhawks de Chicago

    Le statut de Sharp ne devrait maintenant plus faire de doute. Il a suffisamment bien fait pour s’assurer d’une place sur l’équipe canadienne. Les chances de Sharp étaient déjà bonnes avant le début de la campagne en raison de sa vitesse, de son talent et de sa polyvalence. Ce sont ces aptitudes qui ont fait de lui une vedette dans la LNH, et elles devraient suffire pour convaincre les dirigeants qu’ils auront besoin de lui en Russie s’ils veulent remporter l’or. Il occupe le deuxième rang des buteurs de la ligue avec 25 buts, et le sixième rang des pointeurs avec 46 points. Le fait de jouer à l’aile gauche de Jonathan Toews, qui est assuré d’aller à Sotchi, milite en faveur de Sharp. La chimie entre ces deux joueurs s’apparente à celle qui existe entre Kunitz et Crosby.

    Dan Hamhuis, Canucks de Vancouver

    Hamhuis est un défenseur qui peut remplir plusieurs rôles et qui est facile à diriger. Il est le type de joueur que Babcock qualifierait de « joueur de tous les jours », c’est-à-dire qu’il donne tout ce qu’il a chaque jour, que ce soit à l’entraînement ou pendant un match. Il est intelligent et il peut passer beaucoup de temps sur la patinoire. Il serait un choix sûr, puisqu’il ne prend pas beaucoup de risque, ce qui ne l’empêche pas de réussir d’excellents jeux. Hamhuis a peut-être un léger avantage puisqu’il est gaucher. En plus d’Hamhuis, les défenseurs gauchers dont le nom revient le plus souvent sont Duncan Keith, Jay Bouwmeester, Marc-Édouard Vlasic et Dion Phaneuf. Si Babcock souhaite amener à Sotchi un nombre égal de défenseurs gauchers et droitiers, le Canada va peut-être retenir Hamhuis, qui a amassé 13 points en plus d’être le meneur chez Canucks au chapitre du temps de glace (24:13 par rencontre).

    Claude Giroux, Flyers de Philadelphie

    Le statut de Giroux a beaucoup changé depuis le début de la saison. On croyait d’abord que sa place était assurée avant de voir ses chances devenir bien minces. Il a ensuite fait en sorte que son nom revienne dans les discussions, et il est peut-être à nouveau assuré d’aller à Sotchi. Ce fut un parcours en montagnes russes pour le capitaine des Flyers depuis la blessure qu’il a subie cet été, et qui explique probablement son difficile début de saison. À ses 15 premiers matchs, Giroux n’avait toujours pas marqué, se contentant de sept mentions d’aide. Au début de novembre, on lui accordait peu de chances de percer l’alignement canadien. Heureusement pour lui, il lui restait encore deux mois pour redorer sa candidature, et c’est ce qu’il a fait avec une récolte de 31 points, dont 12 buts, au cours des 27 dernières parties. Giroux peut évoluer au centre comme à l’aile. Il est rapide, responsable défensivement et audacieux. Il y a une place pour lui dans la formation du Canada.

    VALEUR EN BAISSE

    Rick Nash, Rangers de New York

    Au mois d’août, Yzerman a indiqué que Nash ferait partie du groupe de meneurs de l’équipe canadienne. Cependant, Nash a connu beaucoup de difficultés cette année. Il a d’abord subi une commotion cérébrale, et il éprouve maintenant des problèmes à l’attaque. Il n’a qu’un but à ses 11 dernières parties, et seulement trois à ses 16 derniers matchs. Il ne fonce plus en territoire ennemi avec vitesse, et il n’utilise pas sa puissance et sa créativité pour générer des chances depuis la rampe. Trop souvent, Nash donne l’impression qu’il peut en donner davantage. Il a représenté le Canada au cours des deux derniers Jeux olympiques, et il a été particulièrement bon à Vancouver. Toutefois, Yzerman doit se demander si Nash va retrouver sa touche avec le début du tournoi olympique.

    Dan Boyle, Sharks de San Jose

    Boyle sera peut-être victime du nombre de défenseurs de qualité, surtout si Babcock tient à compter sur quatre droitiers et quatre gauchers à la ligne bleue. Les défenseurs dont la place est assurée du côté droit sont Shea Weber et Drew Doughty. Alex Pietrangelo pourrait être ajouté à cette liste, surtout si son partenaire régulier Jay Bouwmeester obtient aussi son billet pour Sotchi. Cela veut dire que Boyle se retrouve en compétition avec P.K. Subban et Brent Seabrook, qui connaît une saison exceptionnelle aux côtés de Keith. Keith et Boyle ont représenté le Canada en 2010. Le rendement de Boyle a décliné dernièrement, lui qui n’a amassé que deux points à ses dix derniers matchs. Il est extrêmement fiable, et il possède toujours un excellent coup de patin, mais Babcock devra peut-être renoncer à son équilibre entre gauchers et droitiers s'il veut faire une place à Boyle.

    Eric Staal, Hurricanes de la Caroline

    Staal a été bon, sans être excellent jusqu’ici cette saison. Malgré son historique avec Hockey Canada, être bon ne sera pas suffisant pour lui assurer une place à Sotchi. La blessure au bas du corps subie par Staal samedi rend les choses encore plus difficiles pour le capitaine des Hurricanes. L’entraîneur de la Caroline Kirk Muller a déclaré que Staal n’allait rater que cinq ou six rencontres, mais cette blessure pourrait pousser Yzerman à ignorer l’aîné de la famille Staal, qui a récolté 35 points en plus de présenter un différentiel de moins 15 cette saison. Une telle décision serait difficile à accepter pour Staal, lui qui a subi une sérieuse blessure au genou alors qu’il avait accepté de représenter le Canada au Championnat du monde de l’IIHF l’an dernier, ce qui pourrait expliquer son difficile début de saison. Le Canada compte toutefois sur d’excellents attaquants qui connaissent de solides saisons. De bons joueurs seront donc ignorés.

    Milan Lucic, Bruins de Boston

    Le plus grand reproche adressé à Lucic est son coup de patin. Lorsqu’il patine en ligne droite, il ressemble à un train qui écraserait tout sur son passage. Cependant, sur une patinoire internationale, le style de jeu est davantage est-ouest que nord-sud. Cela ne joue pas en faveur de Lucic, même si ce dernier serait l’attaquant le plus puissant sur lequel le Canada pourrait compter à Sotchi. Lucic a toutefois éprouvé des difficultés récemment, comme en témoigne sa récolte d’un but en 15 parties. Il avait beaucoup à faire pour impressionner les décideurs canadiens, et il n’en a peut-être pas fait assez.

    Mike Richards, Kings de Los Angeles

    Richards faisait partie de l’équipe olympique en 2010. Il serait toutefois très surprenant qu’il perce l’alignement cette année. Richards n’a simplement pas été suffisamment bon avec les Kings jusqu’ici pour mériter sa place aux Jeux olympiques. Il n’a qu’un point et une fiche de moins-5 à ses 11 dernières rencontres. Richards a récolté 28 points en 43 parties cette saison.

    Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl