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Jones et Scrivens se sont levés pour les Kings en l’absence de Quick

jeudi 2013-12-19 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Curtis Zupke - Correspondant LNH.com

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Jones et Scrivens se sont levés pour les Kings en l’absence de Quick
Jones et Scrivens se sont levés pour les Kings en l’absence de Quick

EL SEGUNDO, Californie - Avant que les Kings de Los Angeles ne disposent de gardiens de but à profusion, le capitaine Dustin Brown se souvient des jours plus sombres.

De 2006 à 08, pas moins de 11 gardiens de but ont amorcé une rencontre devant le filet de Los Angeles, de la série de quatre matchs de Yutaka Fukufuji à l’ère du vétéran Sean Burke. Sans vouloir dénigrer les joueurs, Brown se rappelle de l'instabilité qui régnait avant l’arrivée de Jonathan Quick.

« Je pense que je l'ai toujours dit que c'était notre plus grand changement, a déclaré Brown. « Avec Quick qui est débarqué, le niveau de jeu qu’il a apporté parle de lui-même, mais je pense que c’est aussi un sous-produit de la mentalité que l’on retrouve autour de l'équipe, parce que quand vous avez un gardien de but numéro un solide, à long terme, toute l'incertitude de ne pas savoir qui sera devant le filet pour vous tous les soirs peut avoir un effet négatif sur l'équipe et le moral, ainsi que sur la façon dont vous jouez devant ce dernier.

« Cela a un effet sur votre équipe quand vous arrivez à un repas d'avant match ou que vous vous rendez à la patinoire et que vous demandez qui aura le départ? Et qu’ils ne savent pas. »

Brown, Anze Kopitar et Quick sont les seuls joueurs des Kings à avoir vécu ces saisons et ils peuvent constater à quel point cela a changé puisque Los Angeles a aujourd’hui tellement de profondeur devant le filet, les Kings peuvent perdre Quick à cause d’une blessure et ne pas perdre le rythme pour autant.

Depuis que Quick est tombé au combat avec une blessure à l'aine le 12 novembre, Ben Scrivens et Martin Jones ont affiché un dossier combiné de 12-2-3. Mardi, Jones est devenu le premier gardien de but des Kings à commencer sa carrière avec une fiche de 6-0-0, une moyenne de buts alloués de 0,82 et un pourcentage d’arrêts de ,972.

À quel point les choses ont tourné en faveur de Los Angeles? Le sort réservé à Scrivens pour avoir maintenu une fiche de 6-1-3 en remplacement de Quick est une place sur le banc des joueurs à observer Jones. Si les Kings avaient de la profondeur devant le filet avec Quick et l’ancien auxiliaire Jonathan Bernier, le fait de devoir aller puiser aussi profondément dans les ressources est tout nouveau pour la concession.

Une grande partie de cet exploit peut être expliqué par la défensive qui est déployée devant Scrivens et Jones. Le jeu des Kings sur la totalité de la surface glacée est égal et peut-être même supérieur à celui de l’édition de l’équipe qui a remporté la Coupe Stanley en 2012. Los Angeles a alloué deux buts ou moins dans 19 de ses 20 derniers matchs et a accordé un but en première période à une seule occasion au cours de cette séquence.

Combien du succès est attribuable à la défensive et combien à la performance des gardiens de but ?

Ben Scrivens
GARDIEN - LAK
Fiche: 7-3-4
Moyenne: 1,66 | % d'arrêts: 0,941

« C’est la combinaison des deux », explique l’entraîneur des gardiens de l’équipe, Bill Ranford. « Vous avez besoin de gros arrêts de la part de vos gardiens lorsque le moment l’exige et vous avez aussi besoin de bien jouer en défensive. Je pense que le groupe réuni ici, en remontant au passage de l’ancien entraîneur Terry Murray, tire beaucoup de fierté à déployer un bon jeu défensif et ça n’a pas changé. »

Cela n'enlève rien à ce que Scrivens et Jones ont montré. Scrivens a été une acquisition plutôt discrète des Maple Leafs de Toronto et son arrivée n'a pas empêché Los Angeles de donner une chance à Mathieu Garon lors du camp d’entraînement.

Depuis, Jones s’est placé sous le feu des projecteurs avec des statistiques qui ne peuvent pas être ignorées et une histoire de succès instantané qui a mis des années à s’écrire. Jones était le gardien substitut de Daniel Spence pour les Hitmen de Calgary de la Ligue junior de l’Ouest et il n’a pas été repêché en dépit d'une fiche de 18-8-1 et d’une moyenne de buts alloués de 2,12 lors de son année d’éligibilité au repêchage en 2007-08.

« La chose que vous entendez le plus souvent avec des joueurs non repêchés, c’est qu’ils n’ont pas obtenu suffisamment de visibilité, a déclaré Ranford. Si votre personnel de dépistage tombe mal et n’a pas l’occasion de l’observer assez souvent, c’est difficile pour un joueur éligible au repêchage de se faire justice en ne se faisant pas suffisamment voir. C’était un peu notre scénario.

« Nous avons seulement vu un gars qui avait déjà un solide bagage technique et un potentiel certain et nous étions dans une situation où nous avions un poste à combler. Lors de ce repêchage, nous n'avons pas été en mesure de dénicher quelqu'un, de sorte que nous nous sommes penchés sur son cas et l'avons invité au camp. »

Signé par les Kings comme joueur autonome en octobre 2008, Jones a affiché un dossier de 45-5-4 avec sept blanchissages et une moyenne de buts alloués de 2,08 pour les Hitmen. Il a passé les trois saisons suivantes avec les Monarchs de Manchester de la Ligue américaine de hockey et a également servi en tant que gardien auxiliaire de Jake Allen pour le Canada aux Championnat mondial de hockey junior 2010.

Martin Jones
GARDIEN - LAK
Fiche: 6-0-0
Moyenne: 0,82 | % d'arrêts: 0,972

L’entraîneur des Kings Darryl Sutter note aussi le temps que Jones a passé au sein de l'équipe d’entraînement avec les Kings au cours des dernières années, lors des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

« Ce n'est pas comme si c’était un gars qui apparait soudainement, a dit Sutter. C’est juste un gars qui n’est pas arrivé avant 19 ou 20 ans, de sorte qu'il n'a pas obtenu la reconnaissance en tant que haut choix au repêchage ou comme gardien reconnu. »

Jones, 23 ans, a été imperturbable sur glace et hors glace. Il a grandi autour d'une patinoire de la LNH parce que son père, Harvey, est un dirigeant dans les bureaux des Canucks de Vancouver.

« Il s’est retrouvé sur une patinoire de qualité toute sa vie », disait à la blague son coéquipier Willie Mitchell.

Comme Quick, Jones révèle peu d'émotions, du moins dans ses interactions avec les médias. Même après une victoire à ses débuts dans la LNH contre les Ducks d'Anaheim, Jones est demeuré sobre et professionnel.

« C'est son comportement, a déclaré Mitchell. À l'intérieur, je suis sûr qu'il en a beaucoup. Nous sommes tous des gens différents. Nous les montrons de différentes manières. Mais il a définitivement esquissé un plus grand sourire qu’à l’habitude sur son visage. »

Le directeur général des Kings, Dean Lombardi, doit probablement sourire de l’intérieur également, car il a amené Jones avec l’équipe juste à temps pour qu’il devienne l’adjoint de Quick, la saison prochaine. Scrivens doit devenir joueur autonome sans restriction et pourra commander un salaire qui ne cadrera pas avec les plans financiers des Kings.

Pour Jones, qui a signé une prolongation de contrat de deux ans en septembre, c'est un bien petit échantillonnage de matchs. Cependant, il a déjà obtenu la confiance de ses coéquipiers.

« Je l'espère, a déclaré Jones. C'est mon travail. Je ne veux pas arriver et être un passif. Je veux être là et aider ces gars à gagner des matchs de hockey. »

Avec une victoire de 3-0 enregistrée mardi, Jones est devenu le troisième gardien de but de l'histoire de la LNH à enregistrer trois blanchissages à ses six premiers départs, selon le Elias Sports Bureau. Les autres sont Flat Walsh, en 1928-1929, pour les Americans de New York et Frank Brimsek, en 1938-39, chez les Bruins de Boston.

Quick. Bernier. Scrivens. Jones. Même l'ancien espoir des Kings Jeff Zatkoff affiche un dossier de 5-2 avec les Penguins de Pittsburgh à sa saison recrue. Ranford admet qu'il a eu la main heureuse en compagnie de Kim Dillabaugh, qui supervise le développement des gardiens de but pour Los Angeles.

« Kim et moi avons eu la chance de travailler avec beaucoup de bons jeunes, a déclaré Ranford. Quand vous les voyez atteindre le niveau suivant et bien performer, vous êtes excités pour eux. Sauf quand ils nous affrontent. »

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