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Cinq questions : Joel Quenneville est à la bonne place

mardi 2013-12-17 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Cinq questions : Joel Quenneville est à la bonne place
Cinq questions : Joel Quenneville est à la bonne place

La chronique hebdomadaire de LNH.com appelée « Cinq questions » est publiée chaque mardi. Nous nous entretenons avec des personnalités phares du monde du hockey et nous leur posons des questions qui nous permettent d'en savoir plus sur leurs vies, leur carrière et leurs équipes.

Cette semaine, nous discutons avec Joel Quenneville, l’entraîneur des Blackhawks de Chicago :

Si son équipe l’emporte mardi soir contre les Predators de Nashville au Bridgestone Arena, Joel Quenneville, l’entraîneur des Blackhawks de Chicago, aura l’exclusivité du quatrième rang sur la liste des entraîneurs les plus victorieux dans l’histoire de la LNH.

Quenneville est présentement à égalité avec Pat Quinn en quatrième place avec 684 victoires. Il lui manque huit gains pour rejoindre Dick Irvin au troisième échelon, et 98 pour rattraper Al Arbour au second rang.

C’est Scotty Bowman, évidemment, qui détient le record avec 1 244 victoires, et cette marque pourrait bien demeurer intouchable.

Bowman, Arbour et Irvin ont tous été intronisés au Temple de la renommée du hockey. Quenneville pourrait bien s’y retrouver lui aussi un jour, mais pour l’instant, il est bien satisfait de la place qu’il occupe dans l’histoire de son sport, et de l’endroit où il exerce son métier.

« Je suis excessivement heureux de l’endroit où je me trouve », a déclaré Quenneville au LNH.com. « J’aime bien ma situation, et j’apprécie la chance que j’ai eue d’avoir pu être l’entraîneur de bonnes organisations par le passé, et tout particulièrement ici à Chicago, où nous avons remporté deux championnats. Je suis privilégié d’avoir dirigé de grands joueurs partout où je suis passé ainsi que d’excellentes équipes, ce qui m’a aidé à être là où j’en suis aujourd’hui. Je suis très reconnaissant.

« J’ai beaucoup de raisons d’être enthousiaste, et j’apprécie grandement ma situation. »

Quenneville a toutes les raisons de l’apprécier, car il fait probablement l’envie des 29 autres entraîneurs de la LNH. Quelques mois après avoir mis la main sur une deuxième Coupe Stanley en quatre ans, les Blackhawks amorcent la semaine au sommet de la ligue avec une récolte de 53 points. Six joueurs de Chicago ont marqué au moins dix buts, et huit joueurs comptent au moins 20 points, dont Patrick Kane, qui a entrepris la semaine au deuxième rang des pointeurs de la LNH avec 45 points.

Quenneville a accepté de discuter avec LNH.com des différentes intrigues qui entourent l’équipe en ce moment, incluant le retour de Kris Versteeg, les blessures qui s’acharnent sur ses gardiens, le candidat au trophée Norris qui évolue sous ses ordres, la présence qu’exerce son équipe devant le filet adverse et le seul aspect négatif d’une saison particulièrement positive jusqu’à maintenant.

Voici cinq questions à … Joel Quenneville:

Depuis le retour de Kris Versteeg à Chicago, il a été très productif, et vous lui avez trouvé différents rôles dans l’alignement. Est-ce que son retour avec les Blackhawks s’est déroulé mieux que tu ne l’avais imaginé, ou est-ce qu’il ne fait que respecter tes attentes?

« Je crois qu’il se comporte plutôt comme on s’y attendait. J’aime sa polyvalence. Lorsque des joueurs doivent s’absenter, je peux l’envoyer dans toutes les situations, et l’employer dans différents rôles. Il trouve plusieurs façons de se rendre utile. J’apprécie la flexibilité qu’il procure à mon alignement, puisqu’il peut jouer avec tellement de joueurs et à plusieurs positions, car il peut aussi évoluer au centre. Nous avions aussi besoin de lui. Il a été jumelé avec presque tous les joueurs et a évolué à toutes les positions depuis son arrivée, ce qui ne remonte pas à très longtemps. Nous ne l’avons pas encore employé à la défense, mais nous savons que cette option existe. Il a joué à cette position dans le junior. Je ne crois pas que nous irons jusque-là cependant. »

Votre situation devant le filet n’est évidemment pas idéale en ce moment, avec Corey Crawford et Nikolai Khabibulin qui soignent des blessures. Quelle est ta philosophie concernant les gardiens de but, toi qui te fies sur deux gardiens qui en sont à leurs premiers pas dans la LNH?

« Pour le moment, nous nous trouvons dans une situation où deux jeunes sont heureux de profiter de l’occasion qui leur est présentée, et Antti obtient beaucoup de départs et tire parti de la chance qu’il a de jouer régulièrement à ce niveau. Il faut souligner son approche et son attitude, ainsi que ses performances devant le filet. Tout se déroule bien jusqu’ici.

« En tant qu’équipe, on ne joue pas différemment. C’est l’approche que nous souhaitons adopter. Je crois aussi qu’Antti, au cours de la courte période où il a été avec nous, a bien tenu le fort derrière ses coéquipiers. Il est facile d’aimer ce jeune homme. J’adore sa combativité. Je crois qu’il effectue de l’excellent travail jusqu’ici. Et dans le cas de Kent, qui vient d’arriver avec l’équipe, je sais que la marche est haute par rapport à ce qu’il a vu au cours des dernières années, alors il faut faire preuve de patience avec lui. »

Il serait faux de dire que Duncan Keith a perdu sa touche ces dernières années puisqu’il est l’un des meilleurs défenseurs de la ligue depuis un moment déjà. Mais crois-tu qu’il a retrouvé le niveau de jeu qui lui a valu le trophée Norris en 2009-10?

« Je pense qu’il est encore meilleur cette année qu’il ne l’avait été en 2009-10. À mon avis, il avait été phénoménal pendant une longue période cette année-là, et il avait été correct pour le reste de la saison. Il a bien entrepris la présente saison, et il a été excellent pendant la majeure partie de nos matchs. Lui et [Brent] Seabrook ont fait du très, très bon travail ensemble.

« Il gère à merveille l’espace qu’il accorde aux joueurs devant lui. Il brise des jeux, et il déplace la rondelle rapidement, en plus de bien appuyer l’attaque. Il semble mieux comprendre le jeu, et afficher plus de patience avec la rondelle. Son jeu est plus direct, et il fait preuve de toute la constance recherchée chez un défenseur. »

Andrew Shaw semble toujours se trouver autour du filet adverse, et être en bonne position pour marquer. Quelles améliorations a-t-il apportées à son jeu par rapport à la saison dernière?

« Nous lui offrons un défi différent, et je suis convaincu qu’il adore évoluer sur le jeu de puissance, et être le joueur qui se poste devant le filet. Il a vraiment contribué au succès de notre avantage numérique cette année. Il n’y a aucun doute dans mon esprit qu’il peut continuer sur cette lancée. Il est très doué pour aller chercher la rondelle, et il effectue des petites choses qui permettent d’un coup à l’équipe d’être plus patiente en territoire ennemi, et d’y passer plus de temps. Il a un réel don pour être au bon endroit devant le filet pour tenter de nuire à la vision du gardien. Nous espérons qu’il pourra être comparé à un joueur de Détroit qui a fait de même pendant toute sa carrière, [Tomas] Holmstrom, et qu’il sera en mesure de devenir aussi bon que lui, car il le faisait à la perfection.

« C’est un rôle très important, et il retire beaucoup de fierté à faire ce travail. Peu de joueurs possèdent la volonté et les aptitudes requises pour occuper ce rôle comme il l’a fait depuis quelque temps. Je tiens aussi à souligner la contribution globale qu’il apporte à l’équipe, sa combativité et ses efforts incessants. Il est un excellent joueur de hockey très combatif. Les autres joueurs vont presque toujours être plus imposants que [Shaw], mais il fera toujours ce qu’il faut, et c’est ce que j’apprécie chez lui. »

Plusieurs aspects du jeu de votre équipe vont très bien, mais votre travail en infériorité numérique représente le seul élément négatif jusqu’ici, vous qui occupez l’un des derniers rangs de la LNH à ce chapitre. Qu’avez-vous tenté pour résoudre ce problème?

« Nous avons essayé d’employer différents joueurs à l’attaque, tout en modifiant nos paires de défenseurs. Nous sommes d’avis que nous n’accordons pas vraiment davantage de chances de marquer que l’an dernier, et que les chances de marquer que nous accordons ne sont pas de meilleure qualité, mais nos résultats sont complètement à l’opposé de ceux que nous affichions la saison dernière. Je crois que nous devons conserver la même approche. Il peut ne s’agir que d’une mauvaise séquence. Nous devons régler cette situation en travaillant fort, en simplifiant nos jeux, et en exerçant peut-être plus de pression dans notre territoire. Nous avons connu de courtes périodes où nous sentions que nous nous dirigions dans la bonne direction, simplement pour accorder deux buts en infériorité numérique au match suivant. Nous tentons de demeurer positifs, et je ne crois pas cette facette du jeu soit suffisamment perturbante pour avoir une incidence négative sur l’ensemble de notre jeu d’équipe. Nous croyons que nous pouvons compter sur des joueurs qui savent comment y parvenir, et qu’il faut simplement être plus confiant. À l’heure actuelle, nous sommes trop hésitants. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

 

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