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Touchette : Le Canadien, un chantier de construction accéléré

lundi 2013-12-09 / 14:55 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Le Canadien, un chantier de construction accéléré
Pour la deuxième année de suite, le Canadien appartient à l'élite de son association. Ce n'est pas si mal lorsqu'on pense que Marc Bergevin, il y a moins de deux ans, a hérité d'une équipe, qui était aussi mal en point que le pont Champlain.

Montréal restaure.

Elle restaure ses ponts, ses rues, une partie de son métro et bien d'autres choses.

Mais de tous ses chantiers de construction, c'est celui impliquant son ... équipe de hockey, qui avance le plus vite !

Pour la deuxième année de suite, le Canadien appartient à l'élite de son association. Ce n'est pas si mal lorsqu'on pense que Marc Bergevin, il y a moins de deux ans, a hérité d'une équipe, qui était aussi mal en point que le pont Champlain.

En début de saison, j'ai écrit que le Canadien formait une bonne équipe et non une bonne p'tite équipe comme ce fut souvent le cas au cours des dernières années.

Une bonne équipe en est une, qui progresse; une bonne p'tite équipe en est une encore fragile capable du meilleur comme du pire.

Or le Canadien continue de progresser. Et à un rythme, qui m'étonne, je l'avoue.

Au cours des derniers jours, ils ont été nombreux à souligner les prouesses des Price, Subban, Markov, Pacioretty, Desharnais, Emelin, Plekanec et autres. Avec raison, d'ailleurs.

Mais à cette liste, il faut aussi ajouter le nom de Michel Therrien ou si vous préférez la version améliorée de Michel Therrien. Nuance.

Sa première expérience à Montréal, son purgatoire dans les ligues mineures et ensuite son aventure chez les Penguins de Pittsburgh, vraisemblablement, ont fait de lui un meilleur entraîneur.

Le recyclage a ses mérites.

Une seconde chance

Ce n'est pas souvent qu'un coach se voit offrir une seconde chance par la même organisation, mais le succès de Therrien pourrait convaincre d'autres organisations d'en faire autant éventuellement. Il y a à peine quelques semaines, les Sabres de Buffalo n'ont-ils pas offert une seconde chance à Ted Nolan ?

Lorsque Bergevin, souvenez-vous, s'est lancé à la recherche d'un entraineur, la grande majorité du public avait accordé son vote à Patrick Roy.

Michel Therrien, c'est celui qu'on n'a pas vu venir.

Et quand il a été l'heureux élu, plusieurs n'ont pu s'empêcher de faire une grimace ou deux.

Michel Therrien ? Ben voyons donc !

Moi aussi, j'avais des doutes.

Or Therrien, fort bien secondé par ses adjoints Gerard Gallant, Jean-Jacques Daigneault, Clément Jodoin et Stéphane Waite, mène son équipe avec un doigté qu'on ne lui connaissait pas.

Il y a quelques semaines, certains observateurs lui ont reproché d'avoir pointé P.K. Subban du doigt après une défaite du Canadien.

« On ne traite pas des joueurs-vedettes de cette façon », se sont indignés certains observateurs.

Curieusement, Subban joue mieux depuis cet incident.

Ce soir-là, Therrien a envoyé un message clair au reste de l'équipe. Il n'y aura pas de passe-droit que tu t'appelles Subban, Desharnais ou Plamondon.

Pas de passe-droit et pas de chouchou non plus.

Il réagit

Il a aussi contribué à la relance de Desharnais au moment où plein de gens, dont le maire de Montréal (!), avaient démissionné sur le petit joueur de centre.

Il se sert également à souhait de Brendan Gallagher pour tenter de ranimer des trios en panne.

Gallagher, c'est sa boîte de vitamines, le chalumeau qui sert à allumer des joueurs offensifs qui traversent un passage à vide.

Et pas plus tard que samedi contre les Sabres, il a eu la bonne idée de greffer Alex Galchenyuk aux côtés de Tomas Plekanec et Brian Gionta à partir du milieu du deuxième engagement. On connait la suite. Galchenyuk a marqué le but gagnant.

Therrien ne fait rien de génial, mais il multiplie les décisions, qui ont pour effet de garder ses joueurs sur un pied d'alerte.

Bref, il ne s'entête pas dans l'unique but d'avoir raison. Il change d'idée, il essaie des trucs et, comme on dit par chez nous, il ne dort pas au gaz.

Cela dit, la saison est encore bien longue. Le Canadien n'est pas à l'abri d'une baisse de régime. Il vivra d'autres périodes difficiles.

La capacité de se relever

Mais cette équipe, depuis bientôt deux ans, fait la preuve qu'elle est désormais capable de se relever et même de déclencher des séries de victoires.

Coiffés de leur casque de travailleur, Bergevin, Therrien et ses adjoints dirigent un chantier de construction, qui contrairement à bien d'autres par chez nous, tire à sa fin.

 

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