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David Desharnais, le guerrier à la moustache du Canadien

mardi 2013-12-03 / 1:47 / LNH.com - Nouvelles

Par Emna Achour - Journaliste LNH.com

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David Desharnais, le guerrier à la moustache du Canadien
David Desharnais, le guerrier à la moustache du Canadien

MONTRÉAL – Quelques jours après la fin du Movember, David Desharnais est un des rares joueurs du Canadien de Montréal qui arbore encore la moustache – et la Fu Manchu de surcroît.

Certains y ont vu un signe de superstition chez Desharnais, lui qui a mis fin à sa disette offensive et retrouvé sa forme des beaux jours au cours de ce même mois de novembre.

Mais le principal intéressé, son entraîneur et ses coéquipiers savent tous très bien qu’il y a bien plus que seulement la chance qui soit responsable des succès du petit attaquant québécois.

Son compagnon de trio de longue date et bon ami à l’extérieur de la patinoire, Max Pacioretty, est un de ceux à n’avoir jamais raté une occasion de défendre haut et fort Desharnais lorsque les choses allaient moins bien.

« On n’a pas vraiment besoin [de parler] », a indiqué le Québécois en commentant la relation qu’il entretient avec l’Américain. « Je sais qu’il sait. Je veux qu’il connaisse du succès, on veut avoir du succès ensemble, on veut aider l’équipe à avoir du succès. Et quand on ne jouait pas ensemble, on voulait jouer ensemble, et quand on a finalement eu la chance de le faire, on savait qu’on avait une opportunité et qu’il fallait mettre des points en banque. »

Pacioretty, qui a lui aussi connu un début de saison en-deçà des attentes, parle souvent de l’importance de suivre ses instincts sur la patinoire au lieu de trop réfléchir. Desharnais et lui appliquent cette stratégie à merveille par les temps qui courent, avec les résultats que l’on connaît.

« Il faut juste avoir du plaisir sur la glace et juste jouer au hockey, et ne pas avoir peur de faire des erreurs, a déclaré Desharnais. Quand tu as peur de commettre des erreurs, c’est là que tu n’es plus autant sur la rondelle, plus autant dans le jeu, et que tu te recules au lieu d’être plus agressif. »

Il n’a pas manqué de le démontrer lundi soir, lui qui a récolté deux aides – dont une sur le but de Pacioretty sur le jeu de puissance – dans un gain de 3-2 face aux Devils du New Jersey, comme l’a noté Michel Therrien après la rencontre.

« Oui il a fait de bons jeux, mais pour moi c’est vraiment sa combativité avec la rondelle, a-t-il mentionné. Il est solide sur la rondelle. Quand il y a une rondelle libre, il veut être le premier à aller la chercher et il prend de bonnes décisions. Sur le but de Pacioretty en avantage numérique, j’ai cru que l’effort était là. Il y avait un disque libre, deux gars ont bataillé pour l’avoir et il a gagné sa bataille. […] C’est ce qu’on veut de David, c’est le David qu’on connaît. Son éthique de travail amène de la confiance, c’est assez simple pour moi. »

Selon Therrien, tout le crédit ne revient d’ailleurs à personne d’autre qu’à Desharnais lui-même, qui a su traverser les moments plus difficiles avec brio.

Et lorsqu’il pense à son joueur de centre de 5 pieds 7 pouces, un mot bien précis lui vient en tête: guerrier.

« David Desharnais doit être un guerrier pour performer dans la Ligue nationale. Et c’est ça qu’il nous donne présentement, c’est un petit guerrier. C’est un guerrier à sa façon, c’est un guerrier qui va être combatif avec la rondelle, c’est un guerrier par son éthique de travail. Quand tu mets tout ça ensemble, la confiance arrive, les bonnes décisions arrivent, tout s’enchaîne, a expliqué Therrien. On revoit le David Desharnais en qui on a toujours cru.

« Même quand il a connu son passage à vide, ce n’est pas qu’on ne croyait plus en lui, on a tout fait en notre pouvoir pour l’aider à retrouver sa game. Mais le crédit lui revient. C’est lui qui s’est retroussé les manches, qui a sorti ses bottes de travail, et c’est toujours dans l’adversité que tu reconnais les bonnes personnes et les gens de cœur. »

Après n’avoir récolté qu’un point à ses 17 premières rencontres de la saison, Desharnais en a amassés huit à ses neuf derniers matchs, incluant un but bien spécial qui n’est même pas comptabilisé dans ces statistiques.

Ce but, il l’a marqué le 15 novembre dernier en tirs de barrage contre le gardien des Blue Jackets de Columbus Curtis McElhinney pour donner la victoire aux siens, et il n’y a pas de doute, c’est ce but qui a complètement transformé sa saison.

« Mon but en fusillade », a-t-il répondu du tac au tac quand un journaliste lui a demandé s’il pouvait mettre le doigt sur le but qui avait été le plus important pour lui. « J’ai juste vu que tout le monde était super content pour moi, je ne sais pas, c’était aussi un gros but pour l’équipe. Et quand je suis revenu au banc, j’étais plus content de la réaction des joueurs que de mon but parce que je voyais que tout le monde était derrière moi et c’est ce qui était le fun, ça m’a donné un boost je pense. »

C’est un Desharnais sincère et honnête qui s’est présenté devant les médias lundi soir, avec une certaine amertume dans la voix, tout en affichant une confiance implaquable en ses moyens.

Plusieurs ont laissé entendre que cette confiance avait été ébranlée à la suite des commentaires du nouveau maire de Montréal, Denis Coderre, sur son compte Twitter au début du mois de novembre, qui réclamait que Desharnais soit cédé dans la Ligue américaine.

Mais le principal intéressé assure qu’il ne se laisse jamais atteindre par ce genre de reproches.

« Je n’en ai tellement rien à foutre de ce que les gens pensent », a-t-il déclaré d’un ton franc et direct. « Personne n’a cru en moi jusqu’à ce que j’arrive [à Montréal], et après 180 matchs, s’il y en a qui n’y croient toujours pas, ce n’est pas grave. Moi je vais continuer d’y croire. »

 

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