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Touchette : Alfie ou le général sans médaille

lundi 2013-12-02 / 17:01 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Alfie ou le général sans médaille
Touchette : Alfie ou le général sans médaille

Je l'avoue: je ne m'habitue pas de voir Daniel Alfredsson vêtu d'un chandail des Red Wings de Detroit.

Plusieurs milliers de spectateurs ont sans doute partagé la même impression lorsque le Suédois de 40 ans a effectué son retour tant attendu dans son ancien château-fort, dimanche soir, à Ottawa.

Il a inscrit un but dans un filet désert et une passe et, surtout, ses coéquipiers, visiblement, se sont fendus en quatre pour lui procurer une victoire de 4-2. Un bien beau boni dans les circonstances.

Longuement ovationné, Alfie a eu droit à un hommage bien senti digne d'un joueur de son rang. Un moment fort émouvant. Et combien mérité.

Et oui, j'ai eu des frissons. Pas vous ?

Au cours des dernières années, j'ai vu l'ancien capitaine des Sénateurs d'Ottawa jouer des dizaines et des dizaines de fois. Jamais je ne l'ai vu se trainer les pieds. Pas même pendant cinq secondes. Juré, craché.

Il n'a jamais gagné la Coupe Stanley, le trophée Art Ross ou le Hart, mais il s'est toujours présenté comme un seul homme match après match. À Ottawa, si on fait exception du Calder, il a été un général sans médaille, mais un général, qui n'a jamais agité le drapeau blanc.

« Il a toujours prêché par l'exemple », a dit son ex-coéquipier et ex-gardien de but, Patrick Lalime. « Toujours le premier sur la glace pendant les exercices, toujours le premier au gymnase ... »

Et encore bon premier dans le cœur de bien des partisans des Sénateurs.

Une place au Panthéon ?

Alfredsson connait une bonne saison avec les Wings. Et il n'écarte pas la possibilité de poursuivre sa carrière, l'an prochain. Pourquoi pas ?

Il affiche la forme d'un joueur de 30 ans et, s'il n'est plus aussi rapide qu'avant, il compense autrement. La preuve, il demeure un sérieux candidat pour l'équipe suédoise en prévision des Jeux de Sotchi.

Cela dit, mérite-t-il une place au Panthéon ? Bonne question.

Si vous me posez la question, je réponds oui. Voilà un joueur, qui, jusqu'à ce jour, a accumulé 1129 points, y compris 433 buts, en 1201 matchs. C'est tout près d'une moyenne d'un point par match. Mais au-delà des chiffres, il a été un leader et un ambassadeur de premier ordre pour le hockey.

Dans le sport, les statistiques, les records et les trophées ne disent pas tout.

À cet égard, Alfie se veut certainement un bien bel exemple.

Les Hawks et les Bruins encore meilleurs ?

À une époque où la parité domine le paysage de la LNH, il est devenu de plus en plus difficile de remporter la Coupe Stanley deux années de suite.

Il faut d'ailleurs remonter aussi loin qu'en 1997 et 1998 pour retracer la dernière équipe en l'occurrence les Red Wings de Detroit, à avoir réalisé pareil doublé.

De nos jours, une équipe qui gagne la Coupe connait bien souvent une baisse de régime l'année suivante. À cause des blessures ou encore à cause des contraintes du plafond salarial, contraintes, qui l'obligent parfois à se départir de joueurs, qui campaient des rôles importants.

Bref, le succès a un prix, qui oblige les directeurs gérants à faire de preuve de créativité et d'audace.

Cette année, l'histoire s'annonce différente.

Non seulement les champions en titre, les Blackhawks de Chicago, continuent de gagner à un train d'enfer, mais les finalistes de la Coupe, les Bruins de Boston, représentent toujours une puissance de l'Association de l’Est.

À vrai dire, les deux équipes semblent encore meilleures que l'an passé.

C'est tout à l'honneur des deux organisations.

Depuis le milieu des années 1970, les mêmes finalistes de la Coupe Stanley se sont affrontés pendant deux années de suite à trois reprises seulement, soit le Canadien de Montréal et les Bruins en 1977 et 1978, les Oilers d'Edmonton et les Islanders de New York en 1983 et 1984 ainsi que les Penguins et les Red Wings en 2008 et 2009.

Bien des choses peuvent survenir d'ici là, mais les Hawks et les Bruins sont bien partis pour les imiter.

En attendant, ils sont la preuve que la parité n'est pas un obstacle à l'excellence sur une courte ou moyenne période.

 

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