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Steven Stamkos guérit plus vite que prévu mais ne va rien brusquer

lundi 2013-11-25 / 16:37 / LNH.com - Nouvelles

Par Lonnie Herman - Correspondant LNH.com

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Steven Stamkos guérit plus vite que prévu mais ne va rien brusquer
Steven Stamkos s’est présenté devant les médias sans plâtre ni béquilles lundi et en boitant à peine.

TAMPASteven Stamkos s’est présenté devant les médias sans plâtre ni béquilles lundi et en boitant à peine.

Il guérit donc plus vite que prévu par à peu près tout le monde, à commencer par Stamkos lui-même, d’une fracture au tibia subie il y a moins de deux semaines.

« Ce qui me surprend le plus, c’est qu’avec une jambe fracturée la plupart des gens sont dans le plâtre de six à huit semaines », a raconté le joueur étoile du Lightning de Tampa Bay. « Dans ce cas-ci, étant donné que la cassure s’est faite à peu près à moitié, on a pu insérer une tige, ce qui assure presque la pleine force. L’os n’a plus qu’à cicatriser. Ça ne fait même pas deux semaines et je peux marcher sans aucun support depuis deux jours. »

Stamkos semble donc guérir rapidement, même pour quelqu’un en aussi bonne condition physique, mais il y a eu des jours difficiles.

« Les quatre premiers jours ont été assez misérables, a-t-il confié. Je ne pouvais même pas lever ma jambe du lit, c’est comme si ma jambe était morte. C’était très douloureux et juste revenir ici et prendre l’avion a représenté un défi incroyable.

« C’est renversant de réaliser comment on prend pour acquises les petites choses de la vie: se lever, aller au frigo, à la salle de bain ou juste se redresser. Je ne pouvais rien faire de tout ça et ça remet vraiment les choses en perspective. D’être capable de faire ce que je fais maintenant, me déplacer par moi-même, je dirais que cela permet de surmonter le choc initial, la frustration et la déception. Il s’agit maintenant de voir ce que je peux faire pour revenir au jeu le plus tôt possible. »

Mais il ne faut pas s’attendre à revoir Stamkos sur la glace bientôt. Une longue période de réhabilitation l’attend et il ne veut rien brusquer.

« C’est pour quand? Je ne le sais pas, a-t-il avoué. Je n’avais jamais subi une blessure du genre et je ne peux vous donner une idée du temps qu’il faudra. J’ose croire que le fait d’être capable de marcher sans béquilles est un bon signe. J’ai entrepris ma réhabilitation. Je commence à faire certains mouvements et des exercices que je n’aurais pas cru être capable de faire aussi rapidement dans les jours qui ont suivi ma blessure. »

Pour Stamkos, il s’agit en fait d’une première véritable blessure en carrière.

« Je n’ai pas raté un seul match chez les juniors, a-t-il rappelé. Je me suis cassé un pied à ma dernière saison mais j’ai pu continuer à jouer. J’avais peut-être huit ou neuf ans la dernière fois que j’ai dû rater un match. C’est difficile quand on n’a jamais été blessé ni raté un match. »

Si c’est difficile pour Stamkos de passer son tour, ça l’est aussi pour le Lightning d’être privé de ses services. Son équipe a perdu quatre matchs de suite lors de son récent voyage sur la Côte Ouest.

« C’a été difficile de suivre l’équipe pendant cette séquence sur la Côte Ouest, a reconnu Stamkos. Je n’avais jamais été dans cette situation. C’est ça qui a été le plus difficile, rester assis en sachant que je ne pouvais rien faire pour aider l’équipe, surtout lorsqu’elle traverse une mauvaise période comme maintenant. »

Stamkos a revu à plusieurs reprises le jeu qui a entraîné sa blessure: une lutte devant le filet avec le défenseur Dougie Hamilton des Bruins de Boston.

« À l’époque, je me rappelle avoir pensé qu’il m’avait donné une poussée dans une zone dangereuse, mais plus vous regardez la reprise plus vous réalisez que c’est un accident de hockey, a-t-il expliqué. Il y a des contacts physiques dans cette zone. M’a-t-il poussé un peu? Je crois que oui. Était-ce intentionnel? Non.

« J’ai revu le jeu plusieurs fois, cela ne me dérange pas. Je voulais voir exactement ce qui s’est passé. Ça s’est fait tellement rapidement. Je savais que ma jambe avait heurté le poteau, mais je ne savais pas exactement où et dans quelle position j’étais.

« C’était un jeu de routine, il n’y a probablement pas eu de contact intentionnel, mais il y a eu contact et j’ai perdu l’équilibre. J’ai glissé dans le poteau très durement et j’ai su que quelque chose clochait mais je n’ai pas su à quel point avant d’essayer de me relever. C’est alors que j’ai senti l’os bouger et que j’ai réalisé que ça n’allait pas du tout. »

Tous ceux qui ont vu la scène vont se rappeler que Stamkos frappait la glace de ses poings et semblait se tordre de douleur, mais celui-ci affirme que sur le coup c’était dû davantage à la frustration qu’à la douleur.

« Je ne savais pas que c’était brisé, mais je m’en doutais pas mal, a-t-il dit. Les choses se passaient très bien pour l’équipe et pour moi personnellement. C’était presque trop beau pour être vrai. C’est comme le vieil adage qu’il était dû pour arriver quelque chose. Je me souviens très bien d’avoir pensé à tout ça quand j’ai quitté la glace sur une civière. Les Olympiques m’ont aussi traversé l’esprit.

« C’est quelque chose que je visais. C’est relégué au second plan pour le moment car je pense d’abord à guérir et retourner sur la glace. C’est l’objectif à court terme. Je veux revenir et jouer pour Tampa. Et si tout va bien, comme je l’espère, peut-être que j’aurai une chance d’aller aux Olympiques. Ce serait formidable, mais on ne va rien brusquer ni risquer pour cela. »

Pendant qu’il était hospitalisé à Boston, Stamkos a reçu un texto du capitaine des Bruins Zdeno Chara, de la part de tous ses coéquipiers, et il a reçu la visite de l’entraîneur Claude Julien.

« C’était beaucoup de classe », a-t-il apprécié.

Julien, qui sera entraîneur associé aux Jeux de Sotchi, voulait seulement souhaiter la meilleure des chances à Stamkos.

« Parce que je l’avais rencontré et que je l’ai eu au camp d’orientation olympique, j’ai appris à connaître Steve l’être humain, a expliqué Julien. Compte tenu de ce qu’il représente et de ce qu’il a accompli dans cette ligue, quand un accident comme ça arrive, je pense que c’était important de passer le voir pour prendre de ses nouvelles. C’est aussi simple que ça.

« C’est un individu, et je l’ai dit après le match, c’est un de ces joueurs que les spectateurs viennent voir jouer partout dans la ligue. Il est une des raisons pour lesquelles on remplit les arénas et personne n’aime voir un joueur comme lui être blessé de cette façon. Je suis donc allé le voir. Il veut certainement saisir cette occasion de représenter son pays, il va faire tout ce qu’il peut pour y parvenir et je lui ai en quelque sorte apporté mon soutien. »

Donc, pour le moment, Stamkos ne peut que rester au repos et regarder ses coéquipiers, une situation à laquelle il n’est pas habitué mais qu’il n’a pas le choix d’endurer. Mais il garde la foi.

« Je pense vraiment que nous avons une assez bonne équipe pour accéder aux séries, peu importe (que je sois là ou non), a-t-il assuré. Nous avons les joueurs qu’il faut pour y parvenir. Que je sois de la formation ou non, cette équipe est capable de gagner des matchs. »

 

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