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Une évaluation des quatre divisions au quart de la saison 2013-14

dimanche 2013-11-24 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Olivier Bouchard - Chroniqueur LNH.com

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Une évaluation des quatre divisions au quart de la saison 2013-14
Une évaluation des quatre divisions au quart de la saison 2013-14

Le quart de la saison s’est maintenant écoulé et on commence à voir le classement des différentes divisions se consolider. Nous allons faire ici un état des lieux des différentes luttes se dessinant, en tâchant de distinguer les équipes susceptibles de monter au classement, d’une part, et d’autre part les formations dont la situation semble devenir de plus en plus précaire. On cherchera donc à voir dans quelle mesure les différentes formations sont capables de tenir leur bout dans les trois principales phases du jeu (jeu à forces égales, désavantage numérique et avantage numérique) et dans quelle mesure la chance joue pour ou contre leurs intérêts.

Pour cerner la capacité d’un club donné à contrôler son destin, j’utiliserai ici trois mesures simples auxquelles j’ai d’ailleurs déjà eu recours, toutes basées sur le volume de tirs au but. L’avantage pris sur le nombre de tirs au but à forces égales lorsque le score est serré exprime la capacité d’un club à contrôler le jeu dans cette situation. Le volume de tirs dirigés sur le gardien adverse par heure passée en avantage numérique exprime de même la compétence de l’avantage numérique, alors que l’hermétisme d’une équipe en désavantage numérique se mesure par sa capacité à empêcher l’adversaire de menacer son propre filet.

Parce que le hockey est un sport chaotique et parce que la LNH est une ligue équilibrée, le hasard joue aussi un grand rôle dans les succès ou insuccès d’un club sur une période de 10 à 20 matchs. Le jeu du hasard se constate par les variations des pourcentages de conversion de tirs en buts. Lorsqu’une équipe voit ses taux de réussite décrocher (positivement ou négativement) de la moyenne de la ligue sur un quart de saison, il est fréquent de voir ceux-ci revenir vers la normale dans la séquence suivante.

À la capacité de chaque club à contrôler les différentes facettes du jeu ainsi que par l’effet du hasard sur ses performances, il faut enfin ajouter la force relative des adversaires que ces mêmes clubs auront à affronter au cours des 10 prochains matchs. En triangulant contrôle du jeu, effet du hasard et difficulté du calendrier, on voit émerger plus nettement les mouvements potentiels à venir au classement.

Pour chaque division, j’ai construit un tableau illustrant les trois indicateurs de contrôle du jeu (temps de possession, tirs générés en avantage numérique, tirs accordés en désavantage numérique) ainsi que les quatre indicateurs (conversion de tirs en buts à forces égales et en avantage numérique, pourcentages de tirs arrêtés à forces égales et en désavantage numérique) mesurant l’importance positive ou négative du hasard pour un club donné. Pour chaque club, on retrouve trois lignes d’informations : les résultats pour la partie écoulée de la saison, les résultats du club au cours des 10 derniers matchs et les résultats des clubs à affronter au cours des 10 prochains matchs.

Pour alléger le tout, chaque tableau est illustré de barres bleues ou rouges. Plus une barre bleue est longue, plus les performances du club sont supérieures à la moyenne de la ligue. Plus une barre rouge est longue, plus les performances du club sont médiocres.

Division Atlantique

La division Atlantique est une division faible. En tête, les Bruins de Boston se démarquent par l’absence de faiblesses et une forte performance des gardiens de but. Le Lightning de Tampa Bay, bien qu’ayant dernièrement perdu les services de l’extraordinaire Steven Stamkos, sont sur une lancée, ayant développé au cours des 10 derniers matchs un fort avantage à forces égales.

Derrière les deux meneurs, trois clubs faibles et deux clubs moyens. Les Red Wings de Detroit (qui semble faiblir à forces égales) a actuellement l’avantage sur le Canadien de Montréal, mais les Montréalais bénéficient d’un calendrier favorable au cours des 10 prochains matchs : s’ils affrontent les Penguins de Pittsburgh, les Bruins et les Kings de Los Angeles, ils vont aussi voir les Capitals de Washington (deux fois), les Sabres de Buffalo (deux fois) et les Maple Leafs de Toronto. Occasion à saisir, donc.

Toronto survit par son avantage numérique et l’excellence de ses gardiens, ce qui ne saurait durer, vu l’avantage systématiquement concédé aux tirs à l’adversaire depuis le début de la saison. Leur descente aux enfers est probablement sur le point de débuter. Les Panthers de la Floride et les Sabres sont déjà largués, Buffalo exsudant un désarroi particulièrement frappant.

Division Métropolitaine

Après Pittsburgh, le déluge, ou presque. Outre une légère sous-performance en désavantage numérique, Pittsburgh n’a pas vraiment de faiblesse. Les Capitals, eux, vivent un peu de la grâce de leurs gardiens et de l’opportunisme de certains de leurs buteurs. Outre ça, ils sont franchement sous les moyennes de la ligue sur les trois plans, une tendance qui semble aller s’accentuant. Derrière eux, les Devils du New Jersey semblent plus affirmés à forces égales et en désavantage numérique et disposent d’un calendrier nettement plus favorable. Les Rangers de New York sont-ils en train d’émerger d’un terrible début de saison? Rien n’est moins sûr, mais ils sont dans les moyennes et Rick Nash vient de revenir. Derrière eux, personne ne semble à même de leur souffler dans le cou. Je note quand même que les Islanders de New York semblent meilleurs que ce que leur classement laisse entendre. Si l’administration tient le cap, ce club pourrait, à défaut d’être invité à la danse de fin de saison, jouer les trouble-fêtes d’ici la date limite des échanges. Les Blue Jackets de Columbus et les Hurricanes de la Caroline semblent s’enliser, alors que les Flyers de Philadelphie vivotent, sans plus.

Division Centrale

J’ai parlé de parité en début de texte, mais celle-ci est relative. L’Ouest est immensément plus fort que l’Est et la Centrale est le théâtre d’une lutte terrible. En tête, les Blackhawks de Chicago et les Blues de St. Louis affirment leur suprématie : Chicago n’a pour seule faiblesse qu’une certaine contre-performance de ses gardiens. Outre un avantage numérique un peu anémique, les Blues n’ont eux non plus pas de véritable point sensible. Exact inverse de ces deux premiers de classe, l’Avalanche du Colorado : de pire en pire à forces égales, semblant perdre son mordant en avantage et avec un désavantage numérique qui largue de plus en plus ses gardiens sur la banquise, le club dirigé par Patrick Roy, plus que tout autre dans la ligue, doit son succès à la précision de ses marqueurs et à l’hermétisme total de ses gardiens. Ces niveaux (11 pour cent de taux de conversion et ,950 de taux d’arrêts à forces égales contre un maigre 44 pour cent des tirs obtenus) sont intenables. Le grand rendez-vous semble de fait arriver dans les 10 prochains matchs. Colorado y affrontera alors les Kings, les Blues ainsi que le Wild du Minnesota à trois reprises. Le club du Minnesota, qui souffle déjà dans le cou de l’Avalanche au classement, apparait lui aussi sans véritable faiblesse, à l’image des deux premiers de division.

Les trois derniers clubs sont déjà loin au classement (8 , 8 et 9 points du Wild), mais les Stars de Dallas et les Jets de Winnipeg laissent entrevoir un profil de trouble-fête.

Division Pacifique

L’autre division forte de la LNH. En tête, les Ducks d’Anaheim semblent faiblir, fort mauvais signe lorsqu’on constate que leurs 10 derniers matchs ont été principalement disputés contre la médiocre (outre Pittsburgh) division Métropolitaine. Avec une séquence de 10 parties où ils auront notamment à affronter dans l’ordre les Sharks de San Jose, les Kings, les Blackhawks et les Blues, Anaheim est probablement sur le point de glisser au classement. Les Kings et les Sharks sont prêts à s’engouffrer dans la brèche. San Jose n’accumule plus les victoires au même rythme, mais les indicateurs d’un club dominant sont encore tous présents. Les Kings sont du même moule, simplement grevés par une incapacité momentanée à convertir leurs tirs en buts. Le cas des Canucks de Vancouver est intéressant : au jeu des qualifications, ils sont neuvièmes, quatre points derrière Los Angeles et le Wild, qui ont une séquence de matchs à venir tout aussi accommodante que celles des Canucks. Neuvièmes et pas vraiment d’espace pour passer. Dur, la vie dans l’Ouest.

Olivier Bouchard est journaliste indépendant. Il s'intéresse particulièrement au journalisme de données, notamment à son application au domaine du hockey. Vous pouvez le lire sur son blogue En attendant les Nordiques et il publie quotidiennement des observations sur le hockey et les statistiques sur Twitter. Pour mieux comprendre les statistiques avancées, cliquez ici.

 

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